Le catharisme dans une société urbaine languedocienne en mutation : le cas de Limoux au XIIIe et XIVe siècles.

La Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude vous invite  le samedi 19 novembre à 15 h 30, dans la ville basse de Carcassonne, à l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes, à la conférence de Charles Peytavie, historien médiéviste, président de la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude, intitulée

Le catharisme dans une société urbaine languedocienne en mutation: le cas de Limoux au XIIIe et XIVe siècles.

Entrée gratuite.

L'église Saint-Martin de Limoux. © Franc Bardou.

Au début du XIIIesiècle, dans le contexte de la répression contre les hérésies dans le Midi de la France, la ville de Limoux est considérée comme un foyer majeur de la dissidence religieuse. Déclarée « faydite et rebelle » dès les débuts de la Croisade albigeoise en 1209, sa population est excommuniée en 1227 pour avoir accordé son aide et l’asile aux hérétiques. Son engagement contre les armées royales de Louis VIII et Louis IX est tel que le conflit étendu à tout le Razès et à la Haute vallée de l’Aude prendra, chez ceux qui en furent les témoins, le nom de « Guerre de Limoux ». En conséquence, dès 1242, Limoux est l’une des villes du Midi les plus frappées par l’Inquisition. Ce tribunal s’attaque à toutes les couches sociales de la cité convaincues de proximité avec l’hérésie des Bons hommes : la petite noblesse locale (les Marceille, les Taich, etc.) dont les membres continuent d’apporter avec régularité  et opiniâtreté leur aide aux  hérétiques et aux défenseurs de Montségur et les notables ou artisans de la ville déclarés accusés d’avoir assisté à des réunions hérétiques ou de leur avoir apporté assistance et soutien matériel. En quelques années, pénitences, condamnations et sanctions s’abattent sur la ville sans que pour autant ne s’éteigne définitivement ce vivier de la foi cathare.

Limoux. Le clocher de l'ancien couvent des franciscains (XIVe siècle). © Franc Bardou.

Au début du XIVe siècle, les Bons hommes Pierre et Jacques Authié peuvent encore bénéficier d’un solide réseau de croyants dans cette cité qui cultive toujours un fort esprit d’indépendance face aux pouvoirs dominants. Mais dans une société urbaine languedocienne en pleine mutation et une ville devenue le terrain de prédication de nombreuses institutions religieuses catholiques, le catharisme s’est désormais profondément marginalisé. Les raisons de cet effacement progressif sont complexes mais l’étude d’un cas comme celui de la ville de Limoux permet d’avancer quelques hypothèses.

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