Nouvelle Journée découverte de l’AEC à Saint-Sulpice-La-Pointe, samedi 26 septembre 2015. Sur les pas des cathares au confluent du Tarn et de l’Agoût.

1 septembre 2015
Les ruines du Castella, le château rebâti par Sicard Alaman à Saint-Sulpice.

Les ruines du Castella, le château rebâti par Sicard Alaman à Saint-Sulpice. Photo Charles Peytavie.

Samedi 26 septembre 2015. Nouvelle journée découverte de l’AEC / René Nelli à Saint-Sulpice-La-Pointe dans le Tarn.Sur les traces des cathares au confluent du Tarn et de l’Agoût.

Plusieurs pages d’histoire au programme :
Le lignage des Alaman au cœur de la Croisade Albigeoise.La création de la bastide de Saint-Sulpice et la reconstruction du Castella par le seigneur «bastidor» Sicard Alaman dans la seconde moitié du XIIIe siècle.
Les derniers cathares de Saint-Sulpice au début du XIVe siècle autour du Bon Homme Pierre Authié.
L’histoire et la visite du souterrain médiéval du Castella.

PROGRAMME DE LA JOURNÉE
09 h 30 – 10 h 00: Accueil par notre présidente Annie Lambert à l’Office de tourisme de Saint-Sulpice-La-Pointe (Tarn).

Le souterrain du Castella.

Le souterrain médiéval du Castella, une visite unique en son genre.

10 h 00 – 12 h 00: Conférences inédites et discussion.
Charles Peytavie, historien médiéviste : Un lignage au cœur de la Croisade albigeoise et de la lutte contre l’hérésie, les Alaman.
Apparentés aux seigneurs de Penne, les Alaman occupent d’abord une place importante dans l’essor de la cité d’Albi au tournant des années 1120-1140. Au début du XIIIe siècle, ils ont la confiance de Raymond VI. A travers cette conférence, nous verrons comment Doat Alaman et ses fils vont se conduire au cours des événements de la Croisade albigeoise et comment ils vont profiter des années qui suivent ce conflit pour constituer un important domaine en Toulousain, en Albigeois et en Agenais. Conseiller et lieutenant de Raymond VII à partir de 1239, Sicard Alaman devient son homme de confiance. Devenu indispensable, il maintiendra son pouvoir et son influence auprès du capétien Alphonse de Poitiers.

Ruines du château de Saint-Sulpice.

Bernard Mahoux, écrivain, auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de Saint-Sulpice : Le mouvement de création des bastides après le traité de Paris. Histoire de la bastide de Saint-Sulpice.
Ces interventions seront suivies d’une discussion autour de l’action de Sicard Alaman dans les domaines des comtes de Toulouse au XIIIe siècle et la présence du catharisme à Saint-Sulpice au début du XIVe siècle autour du Bonhomme Pierre Authié. Bernard Mahoux évoquera aussi l’histoire de la comtesse Jeanne de Boulogne, duchesse du Berry, réfugiée à Saint-Sulpice en 1418 pour fuir son second mari et contrainte de frapper de la fausse monnaie dans les souterrains du château pour survivre.

12 h 30 : Repas en commun au restaurant Au Relais fleuri (1 Avenue Rhin et Danube)

L’église de la bastide de Saint-Sulpice (XIVe siècle)

 

14 h 00 – 17 h : Visite guidée de la bastide créé entre 1240 et 1247 par Sicard Alaman en compagnie de Bernard Mahoux. Visite de l’église gothique de Saint-Sulpice commencée vers 1367. Visite des ruines du château de Saint-Sulpice (Le Castella) posé sur une motte castrale, dans un bel écrin de verdure. Visite guidée avec les hôtesses de l’Office du Tourisme du souterrain du Castella, seul souterrain de ce type ouvert à la visite dans la région.

Le programme et le bulletin d »inscription en pdf en cliquant ici :

Programme JD Saint-Sulpice (Tarn) 26 septembre 2015

 

Le pont suspendu de Saint-Sulpice, audessus de l’Agoût vu depuis le Castella.


Samedi 30 Mai 2015. Nouvelle journée découverte de l’AEC à Puisserguier et dans le Biterrois.

10 mai 2015
Le village de Puisserguier.

Le village de Puisserguier.

Samedi 30 mai 2015, l’AEC / René Nelli et l’ARESP château de Puisserguier vous propose une nouvelle journée découverte à PUISSERGUIER et au château de PERDIGUIER (Maraussan) sur les traces des Trencavel et  des cathares en Biterrois.

Nombre d’inscrits limité à 80 personnes.

Programme de la journée:

09h 30 – 10h : Accueil par notre présidente Annie Lambert et Jacques Chabert, président de l’ARESP à la Maison du peuple de Puisserguier. Café.

10h-11h 30 : Conférence de Serge Sotos, historien médiéviste :
Le Prieuré de Cassan et les Bérenger, seigneurs de Puisserguier, au XIIe siècle

Armes des seigneurs de Puisserguier. 1303.

Armes des seigneurs de Puisserguier. 1303.

Puisserguier est un puech couronné par une remarquable place-forte. Ces seigneurs apparaissent seulement dans les textes dans la première moitié du XIIe siècle, en la personne de Raimond Vassadel Ier de Puisserguier.Au milieu du XIIe siècle, ils placèrent l’une de leurs importantes possessions, située dans la banlieue Est de Béziers, à Saint-Bauzile du Libron, sous la dépendance et protection du monastère de Cassan. Désigné depuis peu nécropole dynastique par les Trencavel, ce prestigieux prieuré canonial du diocèse de Béziers avait eu pour second prieur Guiraud (1106-1121), devenu 26ème évêque de Béziers (1121?-1123) puis nouveau saint patron de la cité. Fervents catholiques, les seigneurs de Puisserguier furent les bienfaiteurs de Sainte-Marie de Cassan, qu’ils choisirent pour dernière demeure, rejoignant ainsi la famille princière de Béziers. Nous abordons cette histoire à travers l’examen de chartes, pour la plupart inédites, issues à la fois du chartrier et du Cartulaire de Cassan.

L’Abbaye de Cassan.

11h 30 – 12h 30 : Visite du château médiéval de Puisserguier, avec Jacques Chabert, président de l’ARESP.

Le château de Puisserguier.

12h 30 – 14h 00 : Repas pris en commun à la Maison du peuple.

14h 30 : Départ pour le château de Perdiguier (l’itinéraire du déplacement sera donné à chaque conducteur pendant le repas).

15h-16h : Visite commentée du château de Perdiguier suivie d’une conférence de M. Mazeran, architecte du service patrimoine au département de l’Hérault sur le château de Perdiguier au Moyen Age.

Le château de Perdiguer à Maurassan. Château des XIIIe-XVIIe siècles.

Le château de Perdiguer à Maurassan. Château des XIIIe-XVIIe siècles.

16h – 17h : Conférence de Charles Peytavie, historien médiéviste :
La lutte contre le catharisme et les événements de la Croisade albigeois en Biterrois (Béziers, Servian, Puisserguier, Maraussan, Capestang,etc.). 1207-1250.

17h : Dégustation offerte par M. FERRACHI, propriétaire du domaine de Perdiguier. Après 17h : Visite possible par groupe de quatre personnes des fresques de l’escalier du château datant de la première moitié du XVIIe siècle.

Le château de Perdiguier.

Le château de Perdiguier.

Le bulletin d’inscription pour la journée et le bulletin de réservation pour le repas en commun sont à télécharger ici :

Programme et bulletin d’inscription à la journée découverte AEC / ARESP à Puisserguier 30 mai 2015

 

 


Prochaine rando-découverte sur les traces des cathares en Cabardès à Montolieu, samedi 04 avril 2015, à partir de 13 h 45.

8 mars 2015
Montolieu.

Montolieu. Photo Franc Bardou.

Sur les pas des cathares à Montolieu.

Une nouvelle rando-découverte organisée par l’Association Patrimoines, vallées des Cabardès et l’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli, samedi 04 avril 2015.

en compagnie de Franc BARDOU, Jean-Claude CAPERA et Charles PEYTAVIE.

Rendez-vous à partir de 13 h 30, sur le parking (155 m), chemin de la chapelle St Roch, (en arrivant à Montolieu, après la maison de retraite Saint Vincent de Paul, ancien couvent, à droite). Rando-découverte facile d’environ 3 h sous l’entière responsabilité de chacun des participants, chaussures de marche conseillées.

Des épisodes méconnus de la résistance à la Croisade

Montolieu. Eglise Saint-André, détail. Photo Franc Bardou.

Montolieu. Eglise Saint-André, détail. Photo Franc Bardou.

Bien que siège de l’une des plus importants et des plus anciens monastères bénédictins de la Montagne Noire (Saint-Jean de Valsiguier attesté dès le début du IXe siècle), le village fortifié de Montolieu fut, au cours des XIIe et XIIIe siècles, une plaque tournante de l’activité des Bons hommes en Cabardès et en Carcassès. Plusieurs d’entre eux résident dans le village ou y sont reçus régulièrement par la noblesse locale, en particulier la bonne société féminine du lieu. En août 1209, quelques jours après la prise de Carcassonne, l’abbaye de Montolieu est attaquée, pillée et brûlée par les hommes du Cabardès, partisans du vicomte Raymond-Roger Trencavel. Les moines bénédictins et leur prieur Isarn d’Aragon sont contraints de fuir vers la Cité où ils trouvent refuge auprès des croisés. Cet épisode va fortement marquer l’avenir de la communauté villageoise et ses relations avec le monastère à l’époque de la Croisade (entre 1209 et 1229) et dans les années qui vont suivre au cours desquelles s’installent à Carcassonne et l’autorité royale et l’Inquisition.

Une présence active des hérétiques au plus fort de la Croisade

Sceau de la communauté de Montolieu, 1303.

Sceau de la communauté de Montolieu, 1303.

En 1220, les moines vont obtenir d’Amaury de Montfort tout pouvoir seigneurial sur les habitants de Montolieu. Mais au même moment, le Cabardès devient, avec Limoux en Razès, l’un des grands pôles de résistance à la Croisade. C’est la période connue sous le nom de « guerre de Limoux et de Cabaret ». Les prédicateurs cathares sont de retour à Montolieu et prêchent à nouveau devant la noblesse locale. Cette adhésion de la communauté aux forces qui s’opposent aux croisés provoquera le démantèlement des fortifications du castrum rebelle. L’intégration du Cabardès dans le domaine royal capétien à partir de 1229 ne freine pas l’activité des Bons hommes à Montolieu et ses environs. Même l’effort des moines de se rapprocher de la population en lui concédant des libertés et franchises n’y fera rien. Les habitants de Montolieu semblent vouloir rester fidèles à la lignée des Trencavel.

Une population rebelle face au roi de France et à l’Eglise

L'église paroissiale Saint_André de Montolieu, chef d'oeuvre de l'art gothique méridional et instrument de reconquête spirituelle de la population à la fin du XIIIe siècle.

L’église paroissiale Saint-André de Montolieu, chef d’oeuvre de l’art gothique méridional et instrument de la reconquête spirituelle de la population à la fin du XIIIe siècle. Photo Franc Bardou.

Conséquence, en août 1240, la population de Montolieu se rallie à Raymond Trencavel. Lors du passage du vicomte et ses faydits, le monastère subit à nouveau de nombreux dégâts. Les bâtiments monastiques sont envahis. L’échec de la prise de Carcassonne engendre des représailles : Jean de Baumont marche avec les troupes capétiennes vers Montolieu; il assiège la localité, s’en rend maître et la rase de fond en comble. Les libertés villageoises sont abolies par les moines avant d’être renégociées, la population est soumise à de fortes amendes. Consécutivement, l’Inquisition débute la traque des hérétiques en Cabardès et cherche à connaître les réseaux d’entraide présents dans le village. Certains hérétiques seront emmurés à Montolieu même. Quant aux moines, outre le fait qu’ils vont considérablement enrichir le patrimoine de leur abbaye avec les biens confisqués aux faydits de la région, ils vont devoir entreprendre dans seconde moitié du XIIIe siècle la reconquête spirituelle des habitants de Montolieu. Cela se concrétisera par la reconstruction de l’église paroissiale au centre du nouveau village, l’église Saint-André, aujourd’hui considérée comme un chef d’oeuvre de l’art gothique méridional.

Au cours de la visite, l’historien médiéviste Charles Peytavie reviendra en détails sur tous ces épisodes méconnus de l’histoire de la communauté de Montolieu; Franc Bardou évoquera l’art des troubadours contemporains de cette histoire et Jean-Claude Capéra nous proposera une approche paysagère et géologique des lieux parcourus (il nous parlera tout spécialement du calcaire de Montolieu). La rando comprend la visite de l’église Saint-André.

Montolieu depuis la croix de Saint-Roch. Une étape de notre rando-découverte. Photo Jean-Claude Capéra.

Montolieu depuis la croix de Saint-Roch. Une étape de notre rando-découverte. Photo Jean-Claude Capéra.


Samedi 28 février 2015. L’AEC vous propose une nouvelle conférence gratuite à Carcassonne: Les troubadours roussillonnais (XIIe-XIIIe siècles). Par Michel Adroher.

7 février 2015

[Carcassonne, Auditorium de la chapelle des Jésuites, 14 h 30, entrée libre et gratuite]

Le roi troubadour Alphonse d'Aragon à cheval.

Le roi troubadour Alphonse d’Aragon à cheval.

Ils ont pour noms ou surnoms Berenguer de Palol, Alphonse II d’Aragon, Guilhem de Cabestany, Pons d’Ortafà, Ausiàs March, El Capella de Bolquera (originaire de Carcassonne) et Joan de Castellnou.

Ces sept troubadours roussillonnais attendaient depuis plus de sept cents ans que leurs chansons fussent rassemblées en un recueil unique. Ces poètes-musiciens méconnus occupent pourtant, dans le monde du trobar en général et dans celui de la lyrique médiévale en particulier, une place à la fois originale et conforme à la tradition.

Par l’époque dans laquelle ils s’inscrivent, celle des grands troubadours classiques, par leur prédilection pour la canso, le genre poétique roi, et par la thématique amoureuse qu’ils développent au sein de leurs œuvres, ces chantres de la fin’amor entrent de plain-pied dans le cadre de l’orthodoxie courtoise. Ils furent, pour d’évidentes raisons de voisinage avec le Languedoc, les premiers poètes catalans à être influencés par la production littéraire occitane.

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Adeptes d’une expression simple et claire, les troubadours du Roussillon sont à même de jouer le rôle d’initiateurs à la lyrique courtoise méridionale.

Ils méritaient sans doute que le grand public les découvre à travers cette conférence en images proposée à Carcassonne ce 28 février par Michel Adroher, maître de conférence en langue et littérature du Moyen Age à l’Université Via Dominitia de Perpignan.


Conférence. Carcassonne, samedi 21 février 2015. Un trésor du patrimoine médiéval narbonnais : le Pontifical de l’archevêque Pierre de la Jugie (1350)

3 février 2015
L'archevêque de Narbonne Pierre de la Jugie (1319-1376)

L’archevêque de Narbonne Pierre de la Jugie (1319-1376)

Samedi 21 février 2015. Carcassonne, Auditorium des Jésuites, 14 h 30, La Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude reçoit, au cours de sa séance mensuelle, Emilie Nadal, docteur en Histoire de l’Art et chercheur associée au laboratoire TRACES (UMR 5608) – Université de Toulouse Jean Jaurès.
Entrée libre et gratuite.

Un trésor du patrimoine médiéval narbonnais : le Pontifical de l’archevêque Pierre de la Jugie (1350)

En 1350, Pierre de la Jugie est depuis trois ans sur le siège de Narbonne, à la tête d’un des archevêchés les plus riches du royaume de France. Il a seulement 29 ans et doit sa nomination aux bonnes grâces de son oncle, le pape Clément VI lorsqu’il décide de faire réaliser un magnifique pontifical, ouvrage contenant les bénédictions et consécrations réservées à l’évêque, auxquels il fait ajouter d’autres textes personnels.

Pontifical de l''archevêque de Narbonne Pierre de la Jugie. Bénédiction d'un bateau.

Pontifical de l’archevêque de Narbonne Pierre de la Jugie. Bénédiction d’un bateau.


Ce livre est aujourd’hui un des plus beaux témoins de l’histoire de l’art médiéval du Languedoc. C’est un gros manuscrit de 185 feuillets en parchemin qui mesure environ 37 cm de haut sur 27 cm de large, et qui présente un décor d’exception : une peinture en pleine page, 24 miniatures pour le calendrier, 61 lettres historiées encore en place (d’autres ont été découpées et vendues), d’innombrables décors marginaux, le tout ayant été peint par quatre artistes différents, venus de toute l’Europe. Ce livre luxueux a été conçu dès l’origine comme un objet d’apparat et de prestige, pour que le nom de Pierre de la Jugie reste dans les mémoires. Cette conférence permettra de revenir sur le personnage, sur les éléments les plus personnels de son livre, mais aussi sur le parcours des artistes qui ont été amené à travailler pour lui.Pose de la première pierre de la Cathedrale


Samedi 31 janvier 2015, à Carcassonne, « Trencavel à l’assaut de la Cité. Le grand siège de 1240. »

20 janvier 2015

[Conférence]
Carcassonne, samedi 31 janvier 2015, à 14 h 30, l’AEC / René Nelli vous invite à la conférence publique à deux voix de Bernard Mahoux & Gauthier Langlois
« Trencavel à l’assaut de la Cité. Le grand siège de 1240. »

Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes à Carcassonne.
Les deux auteurs dédicaceront leurs ouvrages respectifs à la fin de la conférence.

A la fin de l’été 1240, le jeune vicomte de Carcassonne, Albi et Béziers, Raymond Trencavel, tente de reprendre possession des terres dont la Croisade puis le roi de France l’a spolié. Grâce au soutien massif de la population, de la noblesse locale – et particulièrement des sympathisants du catharisme – il assiège la cité de Carcassonne où s’est réfugié le sénéchal représentant le roi capétien.
L’historien médiéviste Gauthier Langlois, qui a déjà publié plusieurs articles de référence sur ce siège, et l’écrivain Bernard Mahoux, qui fait revivre cet épisode dans son roman « Le Retour du rebelle. Carcassonne ou mourir (TDO éditions), unissent leur voix pour évoquer ce grand épisode de l’histoire de la Cité de Carcassonne.img407


L’AEC / René Nelli a le plaisir de vous inviter à assister à ses deux prochaines conférences.

29 octobre 2014

Samedi 29 novembre 2014, Auditorium de la chapelle des Jésuites , 14 h 30, entrée libre

h-norbertus-van-premontre_hendrik-causc3a9_grimbergen1Hérésies médiévales en Flandre et dans les Pays-Bas au début du XIIe siècle. L’hérétique Tanchelm ou Tanchelin, un proto-cathare ?

Une conférence de Michel Gybels, administrateur de l’AEC / René Nelli

Tanchelin, Tanchelm ou encore Tanchelin d’Anvers est un moine réformateur religieux, un prophète « communaliste » du début du XIIe siècle, connu surtout pour son antisacerdotalisme. Selon certaines sources il aurait fait partie de l’entourage du comte Robert II de Flandre (Robert de Jérusalem), dont il est peut-être officier ou notaire qui avait suivi le duc Godefroy de Bouillon en Croisade en Palestine (1096-1099). Tanchelin commence à prêcher en Hollande, en Zélande, en Flandre et en Brabant dès 1110. Ses critiques sont dirigées contre l’Église catholique romaine. Il prône l’agrandissement de l’évêché de Thérouanne jusqu’à Utrecht, prêche le refus de payer la dîme et nie la validité des sacrements délivrés par les prêtres indignes. Il opère aussi la distinction entre l’Église des simples – dont il se prétend le représentant au nom de l’Esprit qu’il dit incarner – à l’Église des clercs. Il s’oppose aux fastes et aux richesses inutiles de l’Église qu’il qualifie de bordel et vante les mérites de la vie apostolique, pour lui synonyme de pauvreté. Enfin, il favorise les mariages librement consentis par les époux. Il tire parti d’un conflit d’intérêt entre le comte et l’archevêché d’Utrecht afin de soulever le peuple anversois contre son clergé corrompu. Il dirige Anvers au nom de Dieu, s’entoure d’une garde armée et à sa dévotion il multiplie les sermons dans une ambiance d’hystérie. Emprisonné à Cologne en 1113-1114, il est libéré malgré les protestations des chanoines d’Utrecht.Finalement, il est assassiné en 1115 par un prêtre catholique alors qu’il traverse l’estuaire de l’Escaut à Vlissingen en Zélande. Toutefois ses adeptes conservent le pouvoir dans la ville d’Anvers.

Samedi 06 décembre 2014, Auditorium de la chapelle des Jésuites, 14 h 30, entrée libre

Le crépuscule d’une vicomté : l’histoire méconnue du Fenolhedès dernier foyer de la résistance à la croisade contre les Albigeois.

Une conférence de Rodrigue Tréton, docteur en Histoire médiévale.

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Le castrum de Fenouillet et le pic de Bugarach.  © Photo Franc Bardou.

 

L’historiographie de la croisade contre les Albigeois et de l’annexion du Languedoc méditerranéen au royaume de France entérinée par le traité de Corbeil en 1258 a bien souvent passé sous silence la question de l’ancien pays de Fenolhedès. Pourtant, ce territoire pyrénéen, devenu vicomté aux alentours de l’an mil, a été le dernier véritable foyer de la résistance militaire face à l’Eglise et au pouvoir des Capétiens. Ce n’est en effet que onze ans après la prise de Montségur que Xatbert de Barbaira rendit les armes à Quéribus en 1255.

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Le château de Quéribus et le Fenolhedès. ©Photo Franc Bardou.

En s’appuyant sur le résultat d’une longue enquête personnelle menée dans les archives de France et d’Espagne, le conférencier s’attachera à présenter l’originalité de la situation géopolitique du Fenolhedès et les motivations de ses derniers vicomtes tout en déroulant le fil des principaux événements qui aboutirent à la suppression définitive de la vicomté en 1262.


Beau succès pour notre dernière journée découverte à Burlats sur les traces de la vicomtesse Adélaïde et du catharisme en pays castrais dans la vallée de l’Agoût.

20 octobre 2014

Samedi 27 septembre 2014, les membres de notre association s’étaient donnés rendez-vous à Burlats sur les traces de la vicomtesse Adélaïde et du catharisme en pays castrais dans la vallée de l’Agoût. Ils furent aussi rejoints l’après-midi par plusieurs habitants du village désireux d’assister à la conférence à deux voix proposée par l’historien médiéviste Charles Peytavie et le romancier Bernard Mahoux. Un grand merci pour leur accueil à notre guide Jean-Louis Spertino (Association Patrimoine et culture du Burlats),aux représentants de la commune ainsi qu’au personnel du Moulin des Sitelles et aux propriétaires du château de Burlats. Retour en images sur ce très beau moment de convivialité et de culture populaire qui nous a permis de découvrir un patrimoine médiéval extraordinaire.

© Photos publiées avec l’autorisation de leurs auteurs: Franc Bardou, Jean-Claude Peytavie et Michel Gybels.

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Une nouvelle conférence sur Pennautier au temps de cathares. Après le destin de la famille seigneuriale, la vie de la communauté villageoise.

19 mai 2014

[Conférence à Pennautier. Samedi 24 mai 2014 au théâtre Na Loba à 18 h 30]

Le village fortifié de Pennautier en Cabardès.

Le village fortifié de Pennautier en Cabardès.

L’historien médiéviste Charles Peytavie poursuit son exploration de l’histoire de Pennautier au temps des cathares et vous propose une nouvelle conférence inédite:

Pennautier au Moyen Age (XIIe-XIVe siècles). L’essor d’une communauté villageoise au temps des cathares, du roi et des inquisiteurs.

Après s’être intéressé le mois dernier au sort et à la participation de la famille seigneuriale de ce village du Cabardès pendant les événements de la Croisade albigeoise, découvrons qu’elle fut la vie de la communauté villageoise de Pennautier durant cette époque troublée à l’origine de profonds bouleversements politiques, religieux et sociaux.

Résumé de la conférence:

Pennautier au Moyen Age (XIIe-XIVe siècles). L’essor d’une communauté villageoise au temps des cathares, du roi et des inquisiteurs.

Que sait-on de l’histoire de la communauté villageoise de Pennautier entre les XIIe et XIVe siècles ? Quel sort lui est réservé pendant les événements de Croisade albigeoise ? Comment tous ceux qui n’appartenaient pas aux clans qui dirigeaient la destinée du castrum et qui ne furent chassés pas de leurs terres par les croisés ont-ils vécu la lutte acharnée contre les hérétiques qui sera désormais portée au cœur de leur famille et de leur paroisse par les inquisiteurs et les frères des ordres mendiants ? Nous verrons comment pendant de longues années certains Pennautierois vont se montrer profondément fidèles aux Bons hommes, leur offrant gîte et couvert ou organisant leurs prédications clandestines. Ce dévouement a touché toutes les catégories de population et même parfois les plus surprenantes à commencer dans les années 1280 par le curé de leur village lui-même, un nommé Arnaud Morlane. Drôle d’homme. Accusé par ses ouailles d’avoir été consolé par les Bons hommes quelques minutes avant sa mort, cela lui vaudra d’être exhumé trente-cinq ans plus tard et d’être brûlé au nom de l’Inquisition !

Sceau de la communauté de Pennautier en 1303.

Sceau de la communauté de Pennautier en 1303.

Dans un tel contexte, les habitants de Pennautier devront aussi s’adapter à un nouveau seigneur suzerain, le roi de France, qui n’entend rien lâcher de ses prérogatives juridiques et économiques, à l’instar, comme nous l’observerons, de la pugnacité qu’il déploie pour s’opposer au comte de Foix qui réclame la haute justice sur le village.
Nouvel Eldorado avant l’heure, le Cabardès attire toutes les convoitises et le contrôle de Pennautier est une des clés de la stratégie mise en œuvre par la Couronne, et d’autres, pour renforcer leur pouvoir sur ce territoire et reléguer définitivement au second plan l’empreinte de ses anciens seigneurs. Car d’ailleurs qui saurait résister à la promesse d’importants revenus tirés de la mise en valeur de ses forêts, de ses terres arables ou de ses activités textiles, minières et métallurgiques ?
Face à tout cela, dans cette société médiévale où chacun cherche à tirer son épingle du jeu, nous verrons comment a pris forme la communauté des Pennautierois et comment au début du XIVe siècle elle s’est enfin dotée de sa propre identité juridique au point de compter désormais parmi les « bonnes villes » d’un domaine royal capétien en passe d’être presque définitivement respecté.


Beau succès pour notre premier rendez-vous de l’année sur les traces des cathares à Pradelles-Cabardès

17 avril 2014

Nous étions un peu plus de cent dix au rendez-vous fixé samedi dernier à Pradelles-Cabardès par nos amis de l’Association Patrimoines Vallées des Cabardès et leur président Jean-Claude Capéra. Un grand merci à tous ceux qui ont rendu possible cette belle randonnée au cours de laquelle nous avons pu évoquer la vie des Bons hommes et Bonnes femmes réfugiés à Pradelles pour éviter les poursuites de l’Inquisition dans les années 1226-1246. Retour en images sur quelques bons moments passés sur les chemins du Cabardès. Nos deux associations ont déjà pris rendez-vous pour l’année prochaine  et réfléchissent déjà aux choix d’une nouvelle destination.

© Photos publiées avec l’autorisation de leurs auteurs: Franc Bardou, Charles Peytavie, Jean-Claude Capéra.

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