Un irlandais seigneur de Laurac et de Castelnaudary pendant la Croisade albigeoise. Une conférence proposée par l’association L’ARBRE à Baziège, vendredi 19 avril 2013, à 21 heures.

8 avril 2013

Hugues de Lacy (v.1176-1242) , un irlandais seigneur de Castelnaudary et de Laurac.

Expulsé d’Irlande par Jean sans Terre,  le seigneur irlandais Hugues III de Lacy rejoint l’armée de la Croisade albigeoise dès 1209. Après avoir choisi de rester dans le Midi à la suite de la prise de Carcassonne, il entre dans le conseil de Simon de Montfort et reçoit de sa part la seigneurie de Laurac, puis celle de Castelnaudary à la suite de la bataille qui oppose les croisés aux troupes des comtes de Toulouse et de Foix en 1211. D’après le poète Guillaume de Tudèle, c’est même lui qui suggère à Montfort d’attendre les Toulousains dans la place chaurienne. Il accompagnera ainsi Montfort dans bien des combats, en particulier sur le champ de  bataille de Muret (1213) et au cours du siège de Toulouse (1217-1218). Durant cette période, il est aussi un des principaux soutiens du monastère de Prouille fondé en Lauragais par le futur saint Dominique. Après 1218, il apporte son aide à Amaury de Montfort, participe à la bataille de Baziège (1219) mais décide finalement de partir du Midi en 1221 quand il obtient l’autorisation de regagner l’Angleterre.

Paul Duffy, directeur de l’association Grassroots Archéology et membre de l’Institut of Archaeologists of Ireland, vous propose de découvrir les grandes étapes de la vie de ce grand seigneur irlandais, premier comte d’Ulster devenu seigneur seigneur de Laurac et de Castelnaudary par la grâce des Montfort, père et fils. Il reviendra aussi sur les liens politiques qui unissaient leurs deux dynasties et leurs intérêts communs dans les conflits qui secouent alors l’Europe du début du XIIIe siècle.

Cette conférence,est proposée par l’association L’ARBRE, vendredi 19 avril 2013 à 21 heures, Espace culturel la Coopé, allées Paul Marty à Baziège. Entrée 2 euros.

A 22 h 30, la conférence sera suivie par la présentation du Dictionnaire étymologique des noms de lieux, ruisseaux et rivières entre Aude et Garonne, nouveau livre de Lucien Ariès.


Prochaine rando découverte sur les traces des cathares et René Nelli à Fontiers-Cabardès, samedi 13 avril 2013, à partir de 13 h 30.

24 mars 2013

Fontiers. Tour dite de l’horloge, XVIe siècle.© J.-Cl. Capéra.

Une nouvelle rando-découverte organisée par l’Association Patrimoines, vallées des Cabardès et l’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli, samedi 13 avril 2013.

Rendez-vous, 13 h 30, place centrale de Fontiers-Cabardès.

Depuis Castelnaudary, l’accès à Fontiers se fait par Saint-Papoul, Saissac et Saint-Denis. Depuis Carcassonne,  suivre la route de Mazamet, puis prendre la direction Fontiers-Cabardès.

Selon la météo et le temps disponible, en covoiturage, départ après la visite de Fontiers vers la maison forestière de la forêt de la Loubatière et sa chartreuse (15 minutes).

Randonnée sans difficulté, prévoir de bonnes chaussures de marche.

Une rando-découverte organisée  par l’Association Patrimoines, vallées des Cabardès et l’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli, proposée et présentée par Jean-Claude Capéra, géologue, président de l’association « PATRIMOINES, vallées des Cabardès», Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme et Franc Bardou, écrivain et essayiste, spécialiste des troubadours et de la pensée et de l’œuvre de René Nelli.

Le clocher de l'église de Fontiers.

Le clocher de l’église Saint-Clément de Fontiers. Gouache de Carlos Pradal (1967) illustrant un article de La Dépêche du Midi de Michel Roquebert sur le Cabardès, « suisse en miniature sur les flancs de la Montagne Noire« .

Cette randonnée sera l’occasion d’évoquer la fondation de Fontiers au temps des vicomtes Trencavel, des cathares et de la Croisade albigeoise et les moyens engagés par les évêques de Carcassonne pour combattre l’hérésie dans cette partie de la Montagne Noire. C’est dans ce contexte que seront également rappelés la fondation de la chartreuse de la Loubatière et le sort des troubadours du Cabardès (en particulier Raymond de Miraval et Peire Vidal). Le parcours dans Fontiers-Cabardès sera également l’occasion d’évoquer la Cabardès de René Nelli à travers la lecture des extraits de son œuvre consacrée à ce pays.

René Nelli à Fontiers.

Fontiers-Cabardès. La Sauvagère. Gouache de René Nelli, 26 juillet 1947.© ADA.

René Nelli choisit Fontiers comme lieu de ses vacances en 1947. Les deux années précédentes, il s’était rendu à Montségur. Comme il le note dans ses carnets, 1947 est l’année où il se « remet à faire de la peinture« , précisément à Fontiers. Ces sujets : la nature environnante et le domaine de La Sauvagère où il réside (aujourd’hui domaine Clément). Il y revient l’année suivante, toujours à La Sauvagère. En 1949, il opte pour des vacances à Ussat et Montségur, mais revient en Cabardès en 1950, cette fois-ci à Cuxac-Cabardès au « Cammazou » qui à cette époque s’appelait la « Villa Saint-Georges »  et appartenait au fondateur de la distillerie Cabanel de Carcassonne. A partir de 1951, René Nelli opte définitivement pour des vacances estivales au château de Bouisse qu’il vient d’acheter dans les Corbières. Le Cabardès est pour lui un paysage fonctionnant comme une confidence hors du temps, tissée de prose narrative, contemplative et de poésie.


Prochaine assemblée générale de l’AEC / René Nelli, samedi 23 mars à 14 h à Carcassonne.

21 mars 2013

Chers adhérents,

Nous vous rappelons que l’assemblée générale de l’Association d’études du catharisme / René Nelli se tiendra samedi 23 mars 2013 à 14 heures à l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des études à Carcassonne.
A l’issue de cette assemblée, notre ami Franc Bardou animera une causerie intitulée:
Le paradoxe d’un cathare.
Autour de la présence des troubadours dans l’œuvre de René Nelli.
En comptant sur votre présence,

L’équipe de l’AEC.

Nous invitons par ailleurs à vous connecter sur la nouvelle page Facebook de l’AEC : http://www.facebook.com/rene.nelli
 Vous y trouverez des annonces de manifestation et des liens vers des ressources et documents en rapport avec le catharisme, l’histoire et le patrimoine méridional tout à fait complémentaires avec les contenus de ce blog. Nous invitons également tous ceux qui possèdent un compte Facebook à cliquer sur la mention « J’aime » de cette page. Nous comptons sur vous.

Les petits monastères des Corbières au Moyen Age et une possible représentation de Raymond Trencavel au programme des conférences de la SESA à Carcassonne, samedi 16 mars à 14 h 30.

12 mars 2013

Dans le cadre des séances mensuelles de la  Société d’Etudes Scientifiques de l’AudeGauthier Langlois proposera samedi 16 mars 2013 deux communications consacrées à l’histoire médiévale méridionale. Les séances de la SESA se tiennent à l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue de Verdun à Carcassonne. Entrée libre et gratuite.

Saint Victor de Montveyre, à Fontjoncouse, la chapelle vue du sud-est.

Saint Victor de Montveyre, la chapelle vue du sud-est.© Gauthier Langlois.

Les petits monastères des Corbières : un encadrement religieux dense (IXe-XIIIe siècles)

L’étude des petits monastères médiévaux est souvent négligée au profit de l’étude des grands monastères. Les raisons sont multiples, notamment l’absence ou la modestie des vestiges conservés et la disparition des sources écrites. Ces lacunes de la recherche ont conduit à sous-estimer l’encadrement religieux et à proposer, par exemple, d’expliquer le succès de la diffusion du catharisme dans certaines régions par ce faible encadrement religieux. Or il n’en est rien : cellules monastiques, petits et grands monastères constituent un maillage dense, notamment dans les Corbières.

Saint-Martin-des-puits. Église – Vue générale depuis le nord. © Gauthier Langlois.

La plupart de ces monastères sont des fondations carolingiennes. Mais tout comme les entreprises, le monde monastique au Moyen Âge est loin d’être figé : il est animé par des mouvements de création, disparition, fusion, absorption, délocalisation…

C’est l’histoire de quelques-uns de ces monastères que je vais vous conter : la cella de Padern, la prévôté de Sainte-Marie de Peyrepertuse, les abbayes Sainte-Marie d’Orbieu à Montjoi, Sainte-Eugénie à Peyriac-de-Mer, Saint-Martin-des-Puits, Saint-Victor à Fontjoncouse…

Sceau de Raimond-Roger Trencavel, 1247Une représentation du vicomte Raymond Trencavel sur une fresque représentant la conquête de Valence (1238)

Aucune représentation du dernier vicomte de Carcassonne, Albi et Béziers n’était connue, à l’exception de celle figurant sur ses sceaux. Sur une fresque aragonaise de la fin du XIIIe siècle, il est possible de repérer un cavalier en armes dont le blason correspond à celui des vicomtes de Carcassonne. La nouvelle interprétation de cette fresque permet de trancher entre les différentes hypothèses sur les couleurs des armoiries des Trencavel, couleurs jusque là inconnues, et de supposer la participation de  Raimond II Trencavel au siège de Valencia (1238).

Trois notes de numismatique audoise proposées par Michel CAU clôtureront la séance (Médaille offerte à M. Bunau-Varilla par la ville de Carcassonne en 1926. Médaille souvenir de la fête des Cadets de Gascogne 6-19 août 1898. Médaille à l’effigie de Monseigneur de Grignan, évêque de Carcassonne).


Qui était Guilhem Bélibaste,le dernier des Bons hommes du Midi, natif de Cubières, au pied du pech de Bugarach ?

23 décembre 2012

Bugarach. © Franc Bardou

L’effervescence médiatique étant retombée sur Bugarach, notre ami Gauthier Langlois nous propose de replonger dans l’histoire de Guilhem Bélibaste, le dernier Bon homme du Midi connu à ce jour, natif de Cubières, au pied du pech de Bugarach. A lire sur Paratge, le site de Gauthier Langlois. Ce sujet avait fait l’objet d’une conférence organisée par l’AEC / René Nelli à Carcassonne en novembre 2011.


Retour en images sur la conférence de Robert Vinas du 08 décembre 2012 à Carcassonne.

10 décembre 2012

Conférence de Robert Vinas à Carcassonne le 08 décembre 2012.

Samedi 8 décembre 2012, l’AEC / René Nelli recevait à Carcassonne l’historien médiéviste Robert Vinas pour la présentation de son nouveau livre La Compagnie catalane en Orient (1303-1311), tout juste publié par les éditions TDO. Devant les membres de notre association, auxquels s’étaient joints quelques carcassonnais et le romancier Bernard Mahoux,  Robert Vinas a retracé, avec la ferveur communicatrice que chacun lui connaît, l’histoire de cette troupe de mercenaires conduite par l’ancien templier Roger de Flor qui choisit de porter secours à l’Empire byzantin menacé par les Turcs. Nous ne saurions mieux conseiller à tous ceux qui n’ont pas pu venir nous rejoindre à Carcassonne de lire le récit de cette aventure invraisemblable et pourtant authentique dans le livre de Robert Vinas ou d’aller écouter ses prochaines conférences dont le programme est à découvrir ici sur son site mediterranees.net.

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Découvrez « Timour, l’Or du gouffre », l’une des plus anciennes BD consacrées au catharisme, une aventure publiée dans Spirou en 1968.

4 décembre 2012

Sur son blog Paratge, l’historien médiéviste Gauthier Langlois vous propose de découvrir  ou  redécouvrir en ce début du mois de décembre l’une des plus anciennes bandes dessinées consacrées au catharisme,  » Timour, L’or du gouffre », une histoire publiée par Sirius dans les numéros 1585 du 29/08/1968 au numéro 1606 du 23/01/1969 du journal Spirou à raison de deux planches par semaine. Au programme de cette aventure, conforme aux idées de son époque, les conséquences de la chute de Montségur et la recherche du fabuleux trésor des cathares prétexte à mettre en scène les exploits du chevalier Timour et son combat pour l’esprit de justice.