L’AEC vous donne rendez-vous samedi 8 décembre 2012 à Carcassonne pour une conférence inédite de Robert Vinas.

1 décembre 2012

L’AEC / René Nelli vous invite à partager l’histoire d’une épopée méditerranéenne exceptionnelle du début du XIVe siècle.

Livre Robert VinasA l’occasion de la publication du nouveau livre d’Agnès et Robert Vinas, l’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli vous invite à découvrir une page exceptionnelle dans la vie de la Méditerranée orientale, l’aventure de la Compagnie catalane en Orient.

Il s’agit de l’histoire d’une armée de mercenaires, une bande de “fous furieux”, partis de Sicile en 1303 au secours de l’Empire byzantin menacé par les Turcs, et qui, au terme de ses pérégrinations, finit par trouver, sans l’avoir recherchée, sa terre promise au pied de l’Acropole d’Athènes. Pour faire revivre cette épopée méconnue, Robert Vinas s’est appuyé sur des sources exceptionnelles, byzantines surtout, mais aussi italiennes, françaises et même serbes, pour la plupart traduites en français pour la première fois. Une place majeure est occupée par la Chronique du catalan Ramon de Muntaner, témoin oculaire de cette aventure, qui a consacré la fin de sa vie à en laisser un récit savoureux, grâce à un talent de narrateur inégalé au Moyen Age. Son texte, magnifique mais partial, est indispensable pour suivre les pérégrinations de cette troupe de mercenaires, qui comme une grain de sable irritant, est devenue un acteur incontournable de la géopolitique de l’Orient méditerranéen.

Robert Vinas

Cette conférence aura lieu le samedi 08 décembre 2012 à 14 h 30 à l’Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes à Carcassonne. Entrée libre et gratuite.

Une collation sera proposée à la suite de cette conférence, vers 16 h 45, dans les nouveaux locaux de l’AEC, au 4e étage de la Maison des Mémoires, 53 rue de Verdun.


La vie quotidienne à Durban et dans les châteaux des Corbières au Moyen Âge. Une conférence de Gauthier Langlois.

4 octobre 2012

Située à une demi-heure de Narbonne ou de Perpignan, la commune de Durban-Corbières possède un riche patrimoine plutôt méconnu. Je vous propose de vous faire connaître l’histoire du château de Durban et la vie quotidienne de ses habitants au Moyen Âge dans une conférence qui se tiendra le 19 octobre 2012 à 18 h 30 au foyer municipal.

Cette conférence est organisée par le Comité de Sauvegarde du Vieux Durban. Elle est accessible à tout public. Les enfants seront les bienvenus et pourrons y participer de manière ludique.

Empreinte en cire du sceau de Vésiade de Durban, vers 1300. Cliché : Comité de sauvegarde du vieux Durban

Durban au Moyen Âge

Le château de Durban.© Charles Peytavie.

Durban est situé dans un espace densément peuplé et christianisé dès l’Antiquité. En témoigne la présence de nombreux lieux de cultes anciens, autrefois associés à des habitats. Au début Moyen Âge c’est le chef-lieu d’une petite baronnie des Corbières, vassale des vicomtes de Narbonne. Le premier seigneur connu, Guilhem Ebrin, prête serment de fidélité pour les châteaux de Durban et Saint-Martin au vicomte de Narbonne vers 1020. Mais ses descendants de ne vont pas toujours respecter cette fidélité. En 1058 ils accueillent l’archevêque de Narbonne en conflit avec son archidiacre et le vicomte. À cette occasion l’église de Durban est érigée en cathédrale et accueille les reliques des saints Just et Pasteur. Dans la première moitié du XIIe siècle, Guilhem de Durban en conflit avec Narbonne devient un fidèle des Trencavel, vicomtes de Carcassonne. Ces derniers le récompensent par l’attribution de plusieurs fiefs. Au début du XIIIe siècle les seigneurs de Durban nouent des alliances avec plusieurs familles hérétiques, dont les Cabaret. Pourtant ils ne sont pas inquiétés pendant la croisade des Albigeois. Et à la fin du XIIIe siècle ils reconstruisent leur château pour lui donner la forme d’un vaste palais urbain. Leurs descendants restent seigneurs de Durban et propriétaires du château jusqu’au XVIIIe siècle.

Plus de renseignements sur le site personnel de Gauthier Langlois : http://paratge.wordpress.com/2012/10/03/la-vie-quotidienne-a-durban-et-dans-les-chateaux-des-corbieres-au-moyen-age/


Ouverture des 6e Rencontres de Serres. Les troubadours et l’amour courtois. Les vies imaginaires du troubadour Peire Vidal.

10 juillet 2012

Le troubadour Peire Vidal par le peintre Carlos Pradal (1832-1988). Dessin illustrant un article de MIchel Roquebert dans La Dépêche du Midi.© DR.

Jeudi 12 juillet à 18 heures débutent les 6e Rencontres de Serres, organisées par les amis de Jean DESCHAMPS et l’Association Patrimoine de Serres, au théâtre en plein air du château de Serres, dans l’Aude, entre Couiza et Arques. La première rencontre est consacrée à l’Occitanie médiévale:

Les troubadours et l’amour courtois. Les vies imaginaires du troubadour Peire Vidal.

Avec Michel ROQUEBERT, historien, Charles PEYTAVIE, historien médiéviste et Franc BARDOU, écrivain et poète occitan. Entrée libre.

Le troubadour toulousain Peire Vidal (vers 1150-vers 1210) a vécu en Languedoc à l’époque de l’essor du trobar et du développement du catharisme. Depuis Toulouse et les cours de Carcassonne, de la Montagne Noire et du Lauragais, il a parcouru le monde ouvert à la civilisation occitane de son temps, mettant sa plume au service des plus grands princes de ce monde (le comte Raymond V de Toulouse, le roi d’Aragon Alphonse II de Castille, Barral des Baux, vicomte de Marseille). On le retrouve aussi à la cour d’Alphonse VIII, le roi de Castille ; il voyage même jusqu’en Hongrie, à Gênes en Italie ou bien encore à Malte en 1204. Sa vie est un roman fabuleux dont on connaît encore le fameux épisode comme ceux racontant ses amours malheureuses avec la Louve de Pennautier.

Dessin de Carlos Pradal.© DR.

A travers le récit de sa vie et les textes  de ses poèmes (que Franc Bardou évoquera et chantera sur la scène du théâtre en plein air de Serres), les historiens Michel Roquebert et Charles Peytavie dresseront un portrait de l’Occitanie médiévale avant qu’elle ne subisse les coups de la Croisade contre les Albigeois.

 


Rendez-vous estivaux autour du catharisme et de la société médiévale méridionale.

6 juillet 2012

Cet été, l’équipe de l’AEC est heureuse de vous recommander quelques conférences et rencontres qui se dérouleront dans le département de l’Aude:

Rencontres de Serres 2012

Rencontres de Serres 2011. Franc Bardou, Michel Roquebert, Charles Peytavie.

Organisées par les amis de Jean DESCHAMPS et l’Association Patrimoine de Serres.

Le jeudi 12 juillet à 18 heures au théâtre de plein air du château de Serres (Aude), entre Couiza et Arques.

Les troubadours et l’amour courtois. Les vies imaginaires du troubadour Peire Vidal.

Avec Michel ROQUEBERT, historien, Charles PEYTAVIE, historien médiéviste et Franc BARDOU, écrivain et poète occitan. Entrée libre.

Le mardi 24 juillet à 21 heures au théâtre de plein air du château de Serres (Aude)
« Les mines en Corbières » par Michel RZEPECKI, président des Mines en Corbières. Entrée libre.
Le mercredi 25 juillet à 21 heures au théâtre de plein air du château de Serres (Aude)
« Quel avenir pour l’antarctique? » par Daniel DEVILLE ingénieur de recherches au CNRS, professeur à l’université du Québec. Entrée libre
Le vendredi 27 juillet à 21 heures au théâtre de plein air du château de Serres (Aude)
L’art des cavernes préhistoriques par Jean CLOTTES, président du Comité international des Monuments et sites, Conservateur général du patrimoine. Entrée libre

Le mardi 17 juillet à 21 heures à Quillan, salle de la Cigale

Au Moyen-âge, l’homme est ce qu’il mange. Propos apéritifs autour de la gastronomie médiévale. Conférence de Nicolas GOUZY, écrivain, spécialiste de la gastronomie médiévale. Entrée gratuite.

Le mardi 7 août à 21 heures à Tuchan (Aude) dans la cour des écoles.

Puilaurens. © Franc Bardou.

Les châteaux des pays du Roussillon et du Languedoc à travers les sources historiques et archéologiques. Soirée organisée par l’Association  des Amis d’Aguilar avec Thomas CHARPENTIER, guide conférencier et archéologue.

Le Mardi 28 août, à 21 heures  à Quillan, salle de la Cigale

De Toulouse à Montségur. Les origines du catharisme en pays d’oc. Conférence illustrée de Charles PEYTAVIE, historien médiéviste, spécialiste du catharisme. Entrée gratuite.

 Que sait-on des débuts du catharisme au XIIe siècle avant la tourmente de la Croisade albigeoise ? Comment les communautés cathares étaient-elles organisées et quelles étaient leurs croyances ? Voilà les deux questions auxquelles Charles Peytavie portera toute son attention dans une conférence illustrée par des images et des documents d’époque. Ce sera aussi l’occasion de découvrir la vie des Eglises cathares au moment où les Bons hommes vivent encore au grand jour leur foi chrétienne dissidente et prêchent en langue d’oc l’«entendement du Bien». On découvrira également comment la menace d’une répression de plus en plus sévère au début du XIIIe siècle les obligera à se concerter et à demander la reconstruction du village fortifié de Montségur.

Deux conférences à ne pas manquer sur la vie quotidienne dans les Corbières au Moyen Age.

2 juillet 2012

L’été est là et avec lui, dès le début du mois de juillet, de nombreux rendez-vous consacrés à l’histoire du catharisme ou à la société médiévale méridionale. L’AEC / René Nelli vous recommande dès aujourd’hui deux conférences de Gauthier Langlois sur la société médiévale méridionale:

– Le lundi  2 juillet à 21 heures à Tuchan (Aude), cour des écoles : La chasse à l’ours dans les Corbières et les Pyrénées au Moyen Âge. Gratuit. Conférence organisée par l’Association des Amis d’Aguilar.

Conférence de Gauthier Langlois, historien médiéviste, spécialiste de l’histoire médiévale des Corbières.

Chasse à l’ours. Chapiteau roman de Notre-Dame de la Daurade, Toulouse, vers 1140.

L’ours déchaîne les passions. En témoigne le conflit récurrent entre ceux qui veulent sauver de la disparition l’un derniers fauves européens dans son milieu naturel pyrénéen et ceux qui voient en lui surtout un prédateur des troupeaux. Au début du Moyen Âge l’ours est encore abondant, présent dans presque toute l’Europe et la Méditerranée. Au XIIIe siècle on le chasse dans toutes les Pyrénées mais aussi dans les Corbières tout près de Carcassonne ou de Narbonne. Comment est-il perçu par les hommes de cette époque ? Est-ce le roi des animaux, un gibier de choix, un animal diabolique ou un simple prédateur ? Pourquoi disparaît-il pour ne subsister que dans les Pyrénées et quelques autres massifs ? C’est à ces questions que Gauthier Langlois tentera de répondre à partir de ses recherches.

– Le mardi 3 juillet à 20 h 30 à Quillan (Aude), salle de la Cigale. La vie quotidienne dans les châteaux des Corbières au XIIIe siècle (conférence participative)

Conférence de Gauthier Langlois, historien médiéviste, spécialiste de l’histoire médiévale des Corbières.

Villerouge-Termenès. © Franc Bardou.

Qui vivait et comment vivait-on dans un château des Corbières au XIIIe siècle ? C’est ce qu’évoquera Gauthier Langlois dans une conférence où seront évoqués la vie des seigneurs, de l’archevêque de Narbonne dans ses châteaux de Quillan, Auriac et Villerouge, le public sera invité à participer de manière ludique pour faire revivre certaines scènes du passé.


L’historien Francesco Zambon et le photographe Patrick Courault sont avec Michel Roquebert les invités de la 4e journée René Nelli à Bouisse, le samedi 23 juin 2012.

8 juin 2012

Parmi les invités de la 4e journée René Nelli organisée au château de Bouisse le samedi 23 juin prochain, l’AEC a l’honneur de recevoir cette année l’historien italien Francesco Zambon, professeur de philologie à l’Université de Trente, spécialiste des troubadours et des sources cathares, et le photographe Patrick Courault.

En octobre 2009, les deux hommes se rencontraient pour la première fois en Italie. Venu réaliser un reportage photographique sur les cathares, Patrick Courault réalisait un entretien resté inédit du spécialiste italien qui aurait dû être publié début 2010 dans le n°11 du magazine Histoire du catharisme édité alors par le Centre d’Etudes Cathares. A l’occasion de leur venue à Bouisse, il nous a semblé intéressant de vous proposer la transcription de cet entretien qui présente un état des lieux de la recherche sur le catharisme en Italie.

Existe-t-il encore une recherche sur le catharisme en Italie ?

 F. Zambon:  Je pense que nous sommes dans une époque qui bouge par rapport à la période précédente, où ceux qui s’intéressaient au catharisme en Italie étaient des Allemands, des Français, dont le père Antoine Dondaine qui a découvert, à Florence, des textes fondamentaux sur le catharisme. Les progrès de ces dernières années sont considérables. On peut citer les études du chercheur Raoul Manselli dont nous sommes redevables du seul ouvrage général sur le catharisme en Italie, mais aussi d’autres comme, Grado Giovanni Merlo, Gabriele Zanella, Lorenzo Paolini, Enrico Riparelli…

Port de Desenzano (Italie). © Patrick Courault. Cette cité fut au début du XIIIe siècle le siège d’un évêché cathare italien et le lieu de résidence du théologien cathare Jean de Lugio, auteur du Livre des Deux Principes.

Depuis le début des années 1990 de jeunes chercheurs, souvent des femmes d’ailleurs, sous la direction d’historiens, ont aussi publié sur les sources italiennes. Tout n’est pas défriché. Par exemple, on m’a montré des procès verbaux de l’Inquisition se trouvant à la bibliothèque de Mantoue. Certains documents peuvent être parfois très intéressants, car ils permettent de reconstituer toute la vie, toute l’histoire d’hérétiques comme Armanno Pungilupo. Ils pouvaient être considérés par les gens et même par les autorités ecclésiastiques comme des saints, et lorsque l’on découvrait qu’ils étaient cathares, leurs dépouilles étaient déterrées et leurs os brûlés.

Existe-t-il des rapports difficiles entre l’Eglise romaine et l’histoire du catharisme en Italie ? Les chercheurs sont-ils critiqués ?

F. Zambon: Malheureusement oui ! Malgré le fameux discours du Pape Jean-Paul II qui avait demandé pardon pour les crimes commis par l’Eglise durant son histoire et notamment par l’Inquisition, on trouve, en son sein, des tendances que je définirais comme intégristes. J’ai eu une polémique publiée dans les journaux « Corriere Della Sera » et « la Répubblica » car un des plus importants écrivains catholiques, Vittorio Messori, biographe de Jean-Paul II. Il avait écrit un article à l’occasion de l’anniversaire de la prise de Béziers. Il communiquait sur l’intention de fonder une association catholique anti calomnie qui considèrerait que tous les historiens soutenant que les cathares ont été massacrés par l’église, ne sont que des calomniateurs et qu’il faut rétablir la vérité. Il citait tout un ensemble de pseudo informations sur le catharisme, parfois tirées de sources médiévales, et parfois inventées, et qui lui servait pour présenter le catharisme comme une religion, de violents, d’intolérants, qui ont créé des problèmes, alors que c’est tout le contraire. C’était un article tellement incompréhensible, plein de contre vérité, d’ignorance et par conséquent de déformation de la vérité historique.

Les arènes de Vérone (Italie). © Patrick Courault.                       166 Bons hommes et Bonnes femmes du Midi de la France arrêtés à Sirmione y sont brûlés le 13 février 1278.

(…) L’intérêt historique objectif pour  le catharisme est récent en Italie. Il y a toujours eu, de la part de l’Eglise, une résistance à ce développement. Et d’autre part, les traces matérielles du catharisme en Italie, même si il a connu un développement aussi important que celui du sud ouest de la France, sont très rares et peu significatives. Donc il n’y a pas eu de légendes, de traditions, de romans qui auraient pu nourrir l’histoire des cathares dans la conscience populaire ou collective. Cela a toujours été un petit chapitre de l’histoire de l’Eglise dont se sont occupés surtout les historiens catholiques et c’est seulement depuis vingt ans que des non catholiques, des historiens, des historiens des religions, commencent à s’intéresser à ce phénomène en soit, indépendamment de l’Eglise.

Parle-t-on des cathares dans les livres d’histoire en Italie ? 

F. Zambon : Très peu. En France il y a eu la croisade albigeoise, c’est un fait historique important pour l’histoire de la France et pour l’Europe en général. C’est par ce biais que l’on connaît, plus qu’en Italie,  le mot cathares ou albigeois. Les historiens du XIXème siècle, en France, ont fait des ouvrages littéraires sur la croisade, mais en Italie il n’y a rien eu de tout cela. Tout est resté un chapitre secondaire dans l’histoire de l’Eglise.

Francesco Zambon

Francesco Zambon est professeur de philologie et de linguistique romane à l’université de Trente. Depuis 2006, il est membre du conseil d’administration de cette université. Ces principales recherches portent sur  le « Livre du Graal » de Robert de Boron et le cycle romanesque du graal, les traités et les rituels cathares, la poésie et les chansons des troubadours et la mystique médiévale. Il a longtemps été correspondant italien de la revue Heresis publiée par le Centre d’Etudes Cathares. Parmi ses nombreux travaux sur le catharisme ou la croisade albigeoise, citons sans être exhaustif :

 «L’évêque Foulque dans la « Chanson de la Croisade albigeoise »», dans 1209-1309. Un siècle intense au pied des Pyrénées, sous la direction de Claudine Pailhès, Castanet-Tolosan: Conseil Général de l’Ariège – Archives Départementales, 2010, p. 181-194

«L’interprétation cathare des paraboles évangéliques: les deux arbres, la brebis et la drachme perdues», dans 1209-2009. Cathares: une histoire à pacifier?,  sous la direction d’Anne Brenon, Portet-sur-Garonne: Loubatières, 2010, p. 155-169

«Guénon e la leggenda del Graal» dans Esoterismo e religione nel pensiero di René Guénon, A. Iacovella (a cura di), Carmagnola (Torino): Arktos, 2009, p. 41-56

«Le mythe du Graal chez Jean Cocteau et Julien Gracq» dans La mythologie de l’antiquité à la modernité. Appropriation-adaptation-détournement, Rennes: Presses Universitaires de Rennes, 2009, p. 371-382

«I catari e il potere» dans Gli arconti di questo mondo. Gnosi: politica e diritto, Bonvecchio, T. Tonchia (a cura di), Trieste: Università di Trieste, 2000, p. 147-160

«Le catharisme et les mythes du Graal», dans Catharisme: l’édifice imaginaire, Carcassonne: Centre d’Etudes Cathares, 1998, p. 215-243

Paratge. Els trobadors i la croada contra els càtars, Barcelona: Columna, 1998

La cena segreta. Trattati e rituali catari, Milano: Adelphi, 1997, 472 p

«La notion de Paratge des troubadours à la ‘Chanson de la Croisade albigeoise’», dans Les voies de l’hérésie. Le groupe aristocratique en Languedoc, Carcassonne: Centre d’Etudes Cathares, coll. Heresis, 1995, vol. III,  p. 9-27

Retrouvez toutes les publications de Francesco Zambon sur sa page de présentation sur le site de l’université de Trente : http://www.unitn.it/dsllf/8390/francesco-zambon

Patrick Courault. © Jacques Jany.

 Patrick Courault est photographe. Normand au passé de marin, il s’est d’abord spécialisé dans la photographie aérienne des rivages et plus particulièrement ceux des côtes de Normandie entre le Tréport et le Mont Saint-Michel. Sa recherche permanente des lumières, a séduit, et lui a valu de publier douze livres préfacés par l’historienne Régine Pernoud, l’écrivain Didier Decoin de l’Académie Goncourt ou l’écrivain Frédéric Lasaygues. Depuis l’an 2000, il étend sa zone de travail au Grand Ouest ainsi qu’à l’Europe, notamment les Balkans et le Midi de la France sur les traces des bogomiles et des cathares.

Retrouvez les photographies et les livres de Patrick Courault sur son site internet : http://www.courault.org/nc.html


Samedi 23 juin 2012.La 4e journée René Nelli au château de Bouisse. L’héritage cathare de René Nelli. Avec Michel Roquebert, Francesco Zambon, Patrick Courault, Charles Peytavie et Franc Bardou.

1 juin 2012

Un rendez-vous annuel dédié à la mémoire de l’historien et poète René Nelli à Bouisse (Aude), au coeur des Corbières

La 4e journée René Nelli aura lieu dans les Corbières au château de Bouisse (Aude) le samedi 23 juin 2012.  Le thème choisi par les organisateurs cette année : l’héritage cathare de René Nelli.

Voici le programme de la journée :

09 h 30 : Rendez-vous à la mairie de Bouisse.

Accueil par Philippe Ramon, président de l’AEC / René Nelli, par Francis Baron, maire de Bouisse et Hervé Baro, conseiller général et président de la communauté de communes du Massif de Mouthoumet.

10 h : Au château de Bouisse

René Nelli était-il un “cathare” ? Par Franc Bardou, écrivain occitan, rédacteur en chef de la revue Gai Saber et auteur d’une thèse sur l’élan poétique occitan de René Nelli. Comment la pensée spirituelle de René Nelli s’est nourrie aux sources du catharisme mais aussi des gnoses antiques, de l’alchimie ou de la Kabbale, pour élaborer une spiritualité tout à fait originale.

Franc Bardou, Michel Roquebert et Charles Peytavie lors des Rencontres de Serres en juillet 2011.

1959. René Nelli publie les Ecritures cathares, la première traduction des textes cathares à l’usage du grand public. Par Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme. Retour sur la publication d’un livre décisif dans la connaissance des cathares européens.

Un photographe sur les traces des cathares et des bogomiles. Rencontre avec le photographe normand Patrick Courault, membre de l’AEC/ René Nelli, auteur d’une douzaine de livres préfacés par l’historienne Régine Pernoud, les écrivains Didier Decoin et Frédéric Lasaygues… Depuis plusieurs années, Patrick Courault parcourt l’Europe et notamment les Balkans, sur les traces des cathares et des bogomiles. Il vient nous présenter quelques uns de ses plus beaux clichés et partager les belles rencontres qu’il a pu faire avec tous ceux qui loin du Midi de la France conservent aussi la mémoire des dissidents des XIIe et XIIIe siècles.

12 h 30 : Repas, salle de l’ancienne école du village.

15 h 00 : Au château de Bouisse

L’historien italien Francesco Zambon.

– Des troubadours aux cathares. René Nelli et la philosophie du catharisme. Rencontre avec Michel Roquebert, historien du catharisme et Francesco Zambon, spécialiste du catharisme et des troubadours, professeur de philologie romane à l’Université de Trente. Au programme de cette rencontre, le dualisme cathare vu par René Nelli, ses thèses sur le rapport entre la poésie des troubadours et le catharisme, la place de ses écrits sur le catharisme dans les études consacrées à cette dissidence au XXe siècle, etc…

Retrouvez le programme et le bulletin d’inscription en fichier pdf en cliquant ci-dessous:

4e journée René Nelli 2012 : programme et bulletin d’inscription

Cette journée est organisée à l’initiative de l’AEC / René Nelli, en collaboration avec la communauté de communes du Massif de Mouthoumet, la commune de Bouisse, l’Association «Les bons vivants» de Bouisse et Philippe et Elisabeth Ramon.