Franc Bardou, Gérard Zuchetto et Gauthier Langlois vous donnent rendez-vous aux Médiévales de Pennautier,les 19-21 juin 2013. Les troubadours et l’oeuvre de René Nelli au programme.

15 juin 2013

médiévales PennautierEntre le 19 et le 21 juin 2013, le village de Pennautier, près de Carcassonne (Aude) , organise pour la première fois ses Médiévales , en partenariat avec la ville de Castello d’Empuries (province de Gérone en Catalogne). A  cette occasion, l’AEC / René Nelli  vous recommande plusieurs rendez-vous culturels retenus par les organisateurs:

Vendredi 21 juin 2013, à 21 heures, entrée libre

Concert : La chanson de Na Loba de Pennautier. Troubadours Art Ensemble.

Renseignements
Mairie Service Culture 04 68 11 45 32

Na  Loba était du Carcassès, et Peire Vidal se faisait appeler Loup pour elle et il portait des armes de loup. Dans la montagne de Cabaret, il se fit chasser par les bergers, avec leurs mâtins et leurs lévriers, comme on chasse un loup.
Il l’appelait Mais d’Amic Plus qu’Amie et la Louve acceptait ses prières et sa requête d’amour, et lui promettait de lui faire plaisir. Mais elle n’avait pas d’amour pour lui, et ne lui faisait ou ne lui disait des gentillesses que par tromperie….
Ce conte musical s’inspire à la fois des biographies et des chansons des célèbres troubadours Peire Vidal et Raimon de Miraval, de la légende de Na Loba, de la Canso de la Crosada et donne un écho actuel à la poésie de Franc Bardou, René Nelli et Louis Aragon. Cette création musicale de Troubadours Art Ensemble s’appuie sur une recherche des sonorités premières de la langue occitane, l’emploi des instruments anciens (harpe, vielle à roue ténor, luth,…) et contemporains( hang, vibraphone, percussion et Cristal Baschet…), la présence de deux comédiens et une création chorégraphique. NaLoba

Samedi 22 juin 2013

14 h30 : Conférence de Gérard Zuchetto, L’art lyrique des troubadours XIIe et XIIIe siècles, théâtre Na Loba, entrée gratuite

15 h 30 : Conférence de Franc Bardou, A propos de René Nelli, au théâtre Na Loba, entrée gratuite

Dimanche 23 juin 2013

17 h 00: Lecture de Franc Bardou, Votz de Trobar, au  Théâtre Na Loba, entrée gratuite

Sur le marché médiéval, les 22 et 23 juin, vous pourrez également retrouver Gauthier Langlois qui présentera sur un stand ses publications et les activités de l’AEC et de la SESA, avec aussi  quelques objets issus des fouilles de Palairac dans les Corbières ainsi que des reproduction de sceaux médiévaux.


Les Cahiers Max Rouquette N°6 publient deux articles consacrés à la complicité littéraire et ethnographique entre René Nelli et Max Rouquette

8 juin 2013

couverture Cahiers Max Rouquette 6

Le dernier numéro des cahiers Max Rouquette (n°6, 2012) consacre deux articles à la relation d’amitié et d’admiration réciproque entre les deux écrivains René Nelli et Max Rouquette :

René Nelli et Max Rouquette : un demi-siècle d’admiration réciproque, par Jean-Frédéric Brun.

Un moment ethnographique : Max Rouquette et René Nelli, 1940-1950, par Philippe Gardy.

Les choses étant ce qu’elles sont. il ne faut être sérieux qu’en lisant Platon, Fabre d’Olivet et Heiddegger. René Nelli à Jean-Frédéric Brun, novembre 1979.

Lisez poétiquement les philosophes, les biologistes, les romanciers… et pillez sans scrupule, ce qui vous a ému beaucoup. René Nelli à Max Rouquette.

Pour se procurer ce numéro : http://www.max-rouquette.org/cahiers


La bataille de Muret dans l’art contemporain. Une exposition à la médiathèque François Mitterrand de Muret jusqu’au 15 juin 2013.

14 avril 2013

muret expo-1En cette année de huit-centième anniversaire de la bataille de Muret, la ville de Muret, la médiathèque François Mitterrand de la ville et le Musée Clément Ader de Muret organise depuis le 12 avril jusqu’au 15 juin 2013, une exposition originale consacrée à la bataille de Muret dans l’art contemporain.

Le travail de Jacques Fauché réalisé en 1960 sur la Croisade albigeoise mis à l’honneur

La grande salle du 1er étage de la médiathèque de Muret accueille des œuvres ayant pour point commun de célébrer la mémoire de la célèbre bataille. Ce voyage dans la mémoire commence avec des œuvres des années 1960 avec la très peu figurative « bataille de Muret » de Charles-Pierre Bru,  ami de René Nelli dont nous avons évoqué tout récemment le souvenir lors de notre sortie à Fontiers-Cabardès. On peut également y découvrir les compositions sur la Croisade albigeoise et la bataille de Muret du peintre Jacques Fauché. Cette série d’huiles sur contreplaqué  avait été réalisée en 1960 pour le compte de l’ancien maire communiste de Noé,  Jean-Baptiste Doumeng et très peu montrée au public depuis cette époque. Pour l’anecdote, rappelons que Jacques Fauché s’était documenté pour l’occasion auprès d’André Lagarde et à travers les ouvrages de Zoé Oldenbourg. Il devait aussi une grande partie de ses connaissances sur les troubadours grâce à René Nelli et Robert Aribaud, alors critique d’art à la Dépêche du Midi. René Soula a raconté très précisément  l’histoire de cette commande artistique à partir des témoignages des protagonistes dans son livre Les Cathares. Entre Légende et Histoire. La mémoire de l’albigéisme du XIXe siècle à nos jours (IEO, 2004, p.169-187). Il a, à cette occasion, très bien montré comment cette oeuvre s’inscrivait dans la vision encore très « résistantialiste » de l’histoire des cathares propre aux auteurs et artistes en ce début des années 1960.

L’exposition de Muret accueille en tout une quarantaine d’œuvres parmi lesquelles signalons une lithographie de Raymond Moretti et les toiles « hyper réalistes » de l’artiste ruthénois  Hervé Olivier consacrées à la Croisade albigeoise qui avait été présentées au cours de l’été 2011 à la chapelle du musée de Lavaur avec des textes introductifs de Michel Roquebert. Un catalogue est disponible à l’issue de l’exposition.

Entrée gratuite aux heures d’ouverture de la médiathèque, au centre ville de Muret, 58, rue Clément Ader, près de l’église Saint-Jacques:

Mardi : 13h/18h30
Mercredi : 10h/12h30 et 14h/18h30
Jeudi : 13h/18h30
Vendredi : 13h/18h30
Samedi : 10h/12h30 et 14h/17h

Fermeture exceptionnelle le mardi 30 avril.

Renseignements au 05.61.51.91.30 / mediatheque@mairie-muret.fr


Prochaine rando découverte sur les traces des cathares et René Nelli à Fontiers-Cabardès, samedi 13 avril 2013, à partir de 13 h 30.

24 mars 2013

Fontiers. Tour dite de l’horloge, XVIe siècle.© J.-Cl. Capéra.

Une nouvelle rando-découverte organisée par l’Association Patrimoines, vallées des Cabardès et l’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli, samedi 13 avril 2013.

Rendez-vous, 13 h 30, place centrale de Fontiers-Cabardès.

Depuis Castelnaudary, l’accès à Fontiers se fait par Saint-Papoul, Saissac et Saint-Denis. Depuis Carcassonne,  suivre la route de Mazamet, puis prendre la direction Fontiers-Cabardès.

Selon la météo et le temps disponible, en covoiturage, départ après la visite de Fontiers vers la maison forestière de la forêt de la Loubatière et sa chartreuse (15 minutes).

Randonnée sans difficulté, prévoir de bonnes chaussures de marche.

Une rando-découverte organisée  par l’Association Patrimoines, vallées des Cabardès et l’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli, proposée et présentée par Jean-Claude Capéra, géologue, président de l’association « PATRIMOINES, vallées des Cabardès», Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme et Franc Bardou, écrivain et essayiste, spécialiste des troubadours et de la pensée et de l’œuvre de René Nelli.

Le clocher de l'église de Fontiers.

Le clocher de l’église Saint-Clément de Fontiers. Gouache de Carlos Pradal (1967) illustrant un article de La Dépêche du Midi de Michel Roquebert sur le Cabardès, « suisse en miniature sur les flancs de la Montagne Noire« .

Cette randonnée sera l’occasion d’évoquer la fondation de Fontiers au temps des vicomtes Trencavel, des cathares et de la Croisade albigeoise et les moyens engagés par les évêques de Carcassonne pour combattre l’hérésie dans cette partie de la Montagne Noire. C’est dans ce contexte que seront également rappelés la fondation de la chartreuse de la Loubatière et le sort des troubadours du Cabardès (en particulier Raymond de Miraval et Peire Vidal). Le parcours dans Fontiers-Cabardès sera également l’occasion d’évoquer la Cabardès de René Nelli à travers la lecture des extraits de son œuvre consacrée à ce pays.

René Nelli à Fontiers.

Fontiers-Cabardès. La Sauvagère. Gouache de René Nelli, 26 juillet 1947.© ADA.

René Nelli choisit Fontiers comme lieu de ses vacances en 1947. Les deux années précédentes, il s’était rendu à Montségur. Comme il le note dans ses carnets, 1947 est l’année où il se « remet à faire de la peinture« , précisément à Fontiers. Ces sujets : la nature environnante et le domaine de La Sauvagère où il réside (aujourd’hui domaine Clément). Il y revient l’année suivante, toujours à La Sauvagère. En 1949, il opte pour des vacances à Ussat et Montségur, mais revient en Cabardès en 1950, cette fois-ci à Cuxac-Cabardès au « Cammazou » qui à cette époque s’appelait la « Villa Saint-Georges »  et appartenait au fondateur de la distillerie Cabanel de Carcassonne. A partir de 1951, René Nelli opte définitivement pour des vacances estivales au château de Bouisse qu’il vient d’acheter dans les Corbières. Le Cabardès est pour lui un paysage fonctionnant comme une confidence hors du temps, tissée de prose narrative, contemplative et de poésie.


Prochaine assemblée générale de l’AEC / René Nelli, samedi 23 mars à 14 h à Carcassonne.

21 mars 2013

Chers adhérents,

Nous vous rappelons que l’assemblée générale de l’Association d’études du catharisme / René Nelli se tiendra samedi 23 mars 2013 à 14 heures à l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des études à Carcassonne.
A l’issue de cette assemblée, notre ami Franc Bardou animera une causerie intitulée:
Le paradoxe d’un cathare.
Autour de la présence des troubadours dans l’œuvre de René Nelli.
En comptant sur votre présence,

L’équipe de l’AEC.

Nous invitons par ailleurs à vous connecter sur la nouvelle page Facebook de l’AEC : http://www.facebook.com/rene.nelli
 Vous y trouverez des annonces de manifestation et des liens vers des ressources et documents en rapport avec le catharisme, l’histoire et le patrimoine méridional tout à fait complémentaires avec les contenus de ce blog. Nous invitons également tous ceux qui possèdent un compte Facebook à cliquer sur la mention « J’aime » de cette page. Nous comptons sur vous.

Jean Deschamps au Festival de la Cité. Vingt ans de création à Carcassonne. Une exposition est présentée en ce moment et jusqu’à septembre à la Maison des Mémoires à Carcassonne. L’occasion de rappeler ici sa contribution à la mémoire du catharisme.

10 juillet 2012

Depuis le 22 juin et jusqu’au 16 septembre 2012, les Archives départementales de l’Aude consacrent, à Carcassonne une exposition au comédien et metteur en scène Jean Deschamps (1920-2007), créateur du Festival de la Cité et ami de René Nelli, Jacques Charpentier, Charles Mouly et Michel Roquebert. En quelques dates, nous voudrions rappeler ici sa contribution à la mémoire du catharisme et son attachement à la culture occitane.

Né dans le Lot, à Strenquels, le 23 juin 1920, Jean Deschamps, après des études à Cahors, achève une licence de philosophie à l’université de Toulouse, puis s’inscrit d’abord à l’école des Beaux-arts ; il hésite alors à devenir peintre et opte finalement pour le théâtre.Il en sort brillamment du conservatoire en 1940 avec deux premiers prix (tragédie et comédie). A partir de février 1941, il est auditionné et engagé par le fondateur du Théâtre du Forez, Alexandre Arquillière. La troupe, basée à Saint-Etienne, et se veut comme une tentative de décentralisation du théâtre classique en province. Jean Deschamps se voit alors confié tous les premiers rôles tragiques (Le Cid, Ruy Blas, Cinna, Nicomède, Oreste d’Andromaque, Œdipe roi, etc…). Après la guerre, il intègre le Théâtre National du Palais de Chaillot (TNP),puis est engagé en 1950 est engagé par la Compagnie Raymond Hermantier. Cette année-là, ce dernier se voit confier l’organisation du premier Festival d’Art dramatique de Nîmes. La représentation en plein air devant plus de 15 000 spectateurs dans l’amphithéâtre antique de Jules Césarde Shakespeare est un triomphe. La réussite du projet marque profondément le comédien. En 1951, Jean Deschamps intègre le Théâtre National Populaire (TNP), passé sous la direction de Jean Vilar. Dès l’été 1952, il participe à l’aventure du festival d’Avignon.

1955. Jean Deschamps incarne Raymond VI de Toulouse dans les arènes de Nîmes

Jean Deschamps, à Nîmes, dans le rôle du comte Raymond VI de Toulouse, flagellé sur le parvis de Saint-Gilles.© DR.

En 1955, cinq après la première édition, Raymond Hermantier est à nouveau sollicité par la municipalité de Nîmes pour lancer un second Festival d’Art dramatique dans les arènes de Nîmes. On décide d’y jouer Coriolan et à nouveau Jules César de Shakespeare (dans une adaptation de l’écrivain nîmois J.-F. Reille) et d’y créer une pièce toute nouvelle La tragédie des Albigeois (qui deviendra Les Albigeois), écrite par Maurice Clavel et Jacques Panijel. On pense alors rivaliser avec Avignon : quarante acteurs sont descendus de la capitale. Jean Deschamps est choisi pour incarner Raymond VI de Toulouse; Jean-Louis Trintignant sera Raymond-Roger Trencavel, Jean Amadou Simon de Montfort. On remarquera dans des petits rôles : Maurice Pialat, Stéphane Audran, Gérard Blain. Le sujet de la pièce suscite la polémique et les inquiétudes. On fait appel à 30 comédiens régionaux, à 30 élèves des cours de danses locaux, à 120 volontaires et 150 aviateurs de la base voisine qui feront office de figurants. On s’interroge sur le caractère pharaonique de la mise en scène prévue pour ce « western pour évêques » dixit Jean-Louis Barrault. La partition musicale originale qui fera intervenir les instruments traditionnels du Languedoc est confié à Georges Delerue. Elle sera saluée par la critique. Les deux représentations, le samedi 2 et le dimanche 3 juillet 1955, sont au final un énorme succès public et critique. La pièce sera rejouée à Nîmes l’année suivante.

1957. La création du Festival de Carcassonne, le second festival de théâtre de France.

Logo du festival de Carcassonne 1967

Au printemps 1956, Jean Deschamps, « à la recherche d’un lieu de création pour une expérience théâtrale et scénographique », rencontre Jules Fil, maire de Carcassonne, et Georges Guille, président du Conseil général de l’Aude. Il  leur propose de créer dans la préfecture leur propre  festival d’art dramatique. Il s’engage totalement dans ce projet ; le département et la ville apportent un soutien financier et logistique. Le succès du festival de Carcassonne est presque immédiat. Il devient rapidement, après celui d’Avignon, le second festival de théâtre de France. Ainsi de 1957 à 1964, le nombre de spectateurs augmente de façon régulière. De 5 000 en 1957, on atteint 25 000 en 1964. Le Théâtre d’Eté, compagnie Jean Deschamps est alors la seule compagnie théâtrale française qui crée chaque été 3 ou 4 pièces pour le plein air. Jean Deschamps dirigera le festival de Carcassonne jusqu’en 1974. Le 15 juillet 2006, la ville de Carcassonne, sur proposition du député Jean-Claude Pérez, lui a rendu hommage pour faire du théâtre de la Cité le théâtre Jean Deschamps.

Le 8 juillet 1973, Jean Deschamps donne un interview pour le journal télévisé de 13 heures à l’occasion de l’ouverture du nouveau théâtre de plein air de la Cité, une infrastructure qu’il souhaitait pour pouvoir offrir le théâtre au plus grand nombre. Ce document est visible gratuitement sur le site de l’INA :

http://www.ina.fr/art-et-culture/arts-du-spectacle/video/CAF97064997/theatre-plein-air-carcassonne.fr.html

1973. Jean Deschamps met en scène  Beatris de Planissolas, l’opéra en langue d’oc de René Nelli et Jacques Charpentier, au théâtre du Capitole à Toulouse.

Table ronde sur la scène du Théâtre du Capitole de Toulouse. Avril 1973. De gauche à droite, Jean Duvernoy, André Casanova, Michel Roquebert, Jacques Charpentier, René Nelli et Jean Deschamps.

Le 22 juillet 1972, l’opéra Beatris de Planissolas, premier opéra chanté en langue d’oc, composé par Jacques Charpentier sur un livret de René Nelli est créé au festival d’Aix-en-Provence.  Devant le succès public et critique rencontré par cette oeuvre évoquant la confrontation de la châtelaine de Montaillou Béatrice de Planissoles avec l’évêque de Pamiers Jacques Fournier (futur pape Benoît XII), un nouvelle représentation est prévue l’année suivante sur la scène du théâtre du Capitole de Toulouse les 7 et 8 avril 1973. La nouvelle mise en scène est confiée à Jean Deschamps.  Dans un article de la Dépêche du Midi paru le 7 avril 1973, il précise que sa mise en scène a été conçue comme une imagerie capable de faire deviner à ceux qui ne connaissent pas la langue d’oc le propos de la pièce. Une table ronde présentée par Michel Roquebert, organisée la veille sur la scène du Théâtre du Capitole, avait réuni autour des auteurs de l’opéra, Jacques Charpentier et René Nelli, Jean Deschamps, Charles Mouly et Jean Duvernoy.

 Depuis 2007, les rencontres de Serres

En 2007, Jean Deschamps et son épouse Michèle souhaitent ouvrir la saison estivale du théâtre en plein air de leur château de Serres (près d’Arques et de Couiza) par une rencontre consacrée à l’histoire de la société médiévale occitane et au catharisme. Ils en confient l’animation et la présentation à leur ami Michel Roquebert qui invite auprès de lui l’historien médiéviste Charles Peytavie et de nombreux autres intervenants au gré des thèmes explorés par ces rencontres publiques dont le succès ne se dément pas (le compositeur Jacques Charpentier, l’historien médiéviste Gauthier Langlois, l’écrivain et poète occitan Franc Bardou et le comédien et metteur en scène Jean-Claude Drouot). Depuis, l’Association des Amis de Jean Deschamps et l’Association Patrimoine de Serres offrent au public une programmation plus étendue. Toujours ouvertes par une première rencontre consacrée aux cathares ou la civilisation occitane, les Rencontres de Serres invitent chercheurs, médecins et scientifiques à venir présenter les résultats de leurs recherches ou leurs interrogations éthiques dans un dialogue ouvert avec le grand public dans un vrai moment partagé de convivialité et de pédagogie populaire.

Michel Roquebert prononce un émouvant hommage à Jean Deschamps au moment de l’inauguration de l’exposition carcassonnaise le 22 juin dernier, en présence de Michèle Deschamps et de Jacques Charpentier.

Charles Peytavie 

A lire:

Jean Deschamps au Festival de la Cité. Vingt ans de création à Carcassonne. Archives Départementales de l’Aude. 2012.


René Nelli par Yves Rouquette (Banquet du Livre d’automne à Lagrasse, novembre 2011)

14 juin 2012

Le 11 novembre 2011 au Banquet du Livre d’automne à Lagrasse, organisé par l’association Marque Page, l’écrivain Yves Rouquette dressait un très émouvant et truculent portrait de son ami René Nelli. Merci aux organisateurs de cette manifestation d’avoir mis en ligne un extrait de la captation vidéo de cette magnifique intervention :