Samedi 13 mai 2017. Journée Découverte au cœur des pays d’Aude en Razès à Roquetaillade et Fa. Sur les traces des cathares et des conséquences de la Croisade albigeoise en Razès. Visite du village fortifié de Roquetaillade.

27 avril 2017

Programme de la journée.

Visite du village fortifié de Roquetaillade. Visite du site de l’ancien village fortifié de Fa avec sa tour médiévale. Sous la conduite de Rodrigue Tréton, docteur en histoire. Avec la participation de Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme et du poète occitan Franc Bardou.

Le château et l’église Saint-Etienne de Roquetaillade. Photo Franc Bardou.

Journée gratuite pour les adhérents de l’AEC.
Non adhérent : 10 euros
Habitants de Roquetaillade et de Fa : gratuit
Bulletin d’inscription à la journée et inscription pour le repas en commun au Restaurant en cliquant ici:

Bulletin d’inscription pour la Journée Découverte AEC à Roquetaillade et Fa samedi 13 mai 2017

Le village de Roquetaillade en Razès. Photo Franc Bardou.

10 h : Point de rendez-vous à Roquetaillade (9 km au sud de Limoux par D 121, puis D 421, route de Conilhac). On vous recommande de suivre la départementale 421 et de vous garer à proximité du cimetière.

Accueil des participants par notre présidente Annie Lambert et au cours de la visite par le maire du village de Roquetaillade M. Jean Siret.

10 h 15 – 12 h 00: Visite du village de Roquetaillade commentée par Rodrigue Tréton, docteur en histoire. Accès facile mais chaussures de marche requises. Nous irons d’abord à proximité du village sur le site de l’ancienne motte castrale de Pech Trencald dont l’existence au XIIe siècle a précédé la fondation du village de Roquetaillade à l’initiative du vicomte Roger II Trencavel.

Le château de Roquetaillade. Photo Franc Bardou.

Nous poursuivrons la visite à la découverte du village (visite de l’église de Saint-Etienne, évocation de l’histoire du château à travers ses extérieurs, visite du patrimoine du village). Les premières mentions répertoriées de Roquetaillade remontent à la première moitié du XIIIe siècle, en la personne d’un chevalier nommé Bertrand de Roquetaillade. Ce seigneur était lié aux seigneurs hérétiques de Fanjeaux, et combattit contre les troupes de l’Eglise et du roi de France au cours de la Croisade contre les Albigeois, ce qui lui valut d’être dépossédé de ses biens. La seigneurie de Roquetaillade, comme celles de nombreuses autres localités de cette partie du Razès, fut alors attribuée au seigneur de Mirepoix Gui de Lévis, qui l’inféoda avant 1247 à l’un de ses fidèles vassal, un chevalier nommé Gasses de Rivière. Au cours des siècles suivants, tous les successeurs de Gasses, membres de la famille de Rivière puis de celle de Montfaucon, feront hommages de la seigneurie de Roquetaillade aux seigneurs de Levis-Mirepoix.

12 h 30 – 14 00 : Départ pour le restaurant situé entre Espéraza et Campagne (par la D421 par Conilhac, puis par la D 152 et la D 52 par Antugnac, puis la D 12 jusqu’à Esparaza, enfin la D 118 en direction de Campagne-sur-Aude. Le trajet fait environ 15 km et est évalué à 20 minutes en voiture). Le restaurant est situé sur le D 118. Déjeuner en commun Restaurant Le Relais de la Haute Vallée. 46, av. du Languedoc, Campagne-sur-Aude (D118).

La tour de Fa. Photo Franc Bardou.


14 h 30 – 17 h 00
: Accueil par le maire du village de Fa Anthony Chanaud. Conférence au Foyer municipal de Fa par Charles Peytavie sur le haut Razès et la haute vallée de l’Aude au temps de la Croisade albigeoise.

Le pic de Bugarach depuis la tour de Fa. Photo Franc Bardou.

Visite du site du village médiéval déserté et de la tour de Fa commentée par Rodrigue Tréton, docteur en histoire. Se garer dans le village, près de l’église, après avoir traversé le pont sur le ruisseau de Fa. Montée au site à pied, sans difficulté. Avant la Croisade albigeoise, une moitié de la seigneurie de Fa appartient à l’abbaye d’Alet, l’autre à l’abbaye de Joucou. Ces coseigneurs y possèdent en commun une tour. Après la croisade, la tour et le castrum de Fa attirent les convoitises de l’archevêque de Narbonne. Dans un premier temps, il se sert du soupçon de compromission des moines d’Alet avec l’hérésie pour mettre la main sur ce patrimoine. Débouté en 1258, il ne renonce pas. S’ensuit une longue période de conflits judiciaires et même armés pour la possession de cette tour et de ce village fortifié dont nous visiterons les traces et vestiges.


Samedi 22 avril 2017. BALADE-DECOUVERTE SUR LES PAS DES CATHARES AUTOUR DE SALSIGNE EN CABARDES.

24 mars 2017

BALADE-DECOUVERTE SUR LES PAS DES CATHARES AUTOUR DE SALSIGNE.

Samedi 22 avril 2017. Comme chaque année, l’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli s’associe avec l’association « PATRIMOINES, vallées des Cabardès » et vous invite à une balade-découverte en Cabardès sur les pas des cathares, cette année,autour de Salsigne.
Au cours de cette balade découverte, l’historien médiéviste Charles Peytavie évoquera l’histoire de Salsigne au Moyen Age et plus particulièrement au temps des cathares, de la Croisade albigeoise et de l’Inquisition.
Proche du village fortifiée de Cabaret, tête de pont de l’Eglise cathare du Carcassès dès le XIIe siècle et résidence régulière de son évêque, la communauté de Salsigne est évidemment très tôt concernée par le catharisme. A partir de 1209, son destin est évidemment lié au sort de la famille de Cabaret qui possède ce territoire. Plusieurs de ces habitants s’impliquent dans la lutte contre les croisés. Ainsi en 1240, tandis que le vicomte Trencavel prépare le siège de Carcassonne, les habitants de Salsigne s’impliquent dans cette tentative de reconquête en surveillant la garnison de Cabaret. Ils continuent aussi de recevoir régulièrement les Bons hommes pourchassés par l’Inquisition et les agents des évêques de Carcassonne dans le deuxième moitié du XIIIe siècle (l’évêque cathare Pierre Poullain, les Bons hommes Raymond Mazelier, Pierre Marty ou Guilhem Pagès). Pour toutes ces raisons, plusieurs croyants de Salsigne seront condamnés par l’Inquisition. Nous verrons plus particulièrement quel sort fut réservé à l’un d’entre eux, Gallard Vassal, coupable du « crime d’hérésie » et relaps.

Chapelle Saint-Julien Sainte Basilisse (près de Salsigne).

De Salsigne, nous arriverons au cimetière de Saint-Julien et Sainte-Basilisse, avec l’ancienne chapelle ruinée. L’occasion d’évoquer quelques éléments patrimoniaux avec Jean-Claude Capéra et au retour, au cœur de Salsigne, nous aurons une visite commentée du bâti et de l’église Saint-Saturnin rénovée.

Franc Bardou, poète et écrivain, membre de l’Acadèmia Occitana et spécialiste des troubadours et de l’œuvre de René Nelli, nous accompagnera lui aussi de cette balade découverte. Au gré du parcours, il évoquera les troubadours du Carcassès et les auteurs et écrivains de langue d’oc qui ont célébré le Cabardès et la Montagne Noire.

Rendez-vous le samedi 22 avril à 13 h 45, parking du cimetière à l’entrée de Salsigne venant de la vallée de l’Orbiel. Balade facile d’environ 6 km sous l’entière responsabilité de chacun des participants, prévoir de bonnes chaussures de marche.


Samedi 08 octobre 2016, l’AEC vous invite sur les traces des cathares en Fenouillèdes (Pyrénées-Orientales). Visite du château de Fenouillet avec l’archéologue médiéviste David Maso et visite du site et de la chapelle Notre-Dame de Laval à Caudiès-Fenouillèdes.

19 septembre 2016

Une journée gratuite pour les adhérents de l’AEC et les habitants de Fenouillet et Caudiès . 6 euros de participation pour les autres. Possibilité de prendre un repas en commun à midi (prix du repas proposé: 19 euros).

Le bulletin d’inscription est à télécharger ici : programme-jd-aec-a-fenouillet-octobre-2016

10 h : Point de rendez-vous à Fenouillet, hameau de la Vilasse, au pied
du château (RDV devant l’église du village, voir photo ci-contre).

10 h : Accueil des participants par notre présidente Annie Lambert et
le maire de Fenouillet Jean-Louis Raynaud. Café.

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10 h 30 – 12 h 00: Visite du village et du château de Fenouillet, commentée
par David Maso, archéologue médiéviste, responsable des
fouilles du castrum. Accès facile mais chaussures de marche requises.
Etabli sur les premiers contreforts pyrénéens, le site castral de Saint-Pierre de Fenouillet a été pendant trois siècles le siège d’une puissante vicomté médiévale, entre le début du XIe siècle et la deuxième moitié du XIIIe siècle, avant de s’effacer en raison de la prise de pouvoir sur ce territoire par l’autorité capétienne à la suite du traité de Corbeil (1258). Les fouilles menées depuis 1994 par l’archéologue
David Maso et ses équipes ont permis de révéler et consolider les vestiges d’un vaste castrum d’environ 10 000 m2 qui offre la rare opportunité de visiter une place fortifiée vicomtale antérieure au milieu du XIIIe siècle et qui n’a donc subi
aucune des modifications engagées par les architectes capétiens à Peyrepertuse ou Puilaurens. Au cours des événements de la Croisade albigeoise, les vicomtes de Fenouillet apportent un soutien actif à la résistance méridionale et au catharisme. Bons hommes et Bonnes femmes habitent encore le castrum dans les années 1240-1246.Devenu propriété du comte de Roussillon, Nuno Sanche en 1229, le château
intègre le domaine royal capétien après 1258. Devenu obsolète, il sera totalement démantelé à la charnière des XIIIe et XIVe siècles.9322102693221844
12 h 00 : Départ pour Caudiès-de-Fenouillèdes (par la D9).
12 h 30 – 14 h 30 : Déjeuner en commun. Salle municipale de «La
Bulle», 26 avenue du Roussillon, à l’angle de l’avenue du Roussillon
(D1117) et de la rue des Etudes (Départementale 9).

14h 45 – 16 h 00 : Visite du site et de la chapelle champêtre Notre-Dame de
Laval. A partir de la salle du déjeuner, reprendre la D9 en direction
de Fenouillet.
caudiesCette belle chapelle champêtre du XVe siècle occupe l’emplacement d’une première
église signalée en 935. L’ermitage attenant date du XVIIIe siècle. Au nordouest
de la chapelle, un portail marque l’emplacement du cimetière désaffecté. Il semble dater du Xe siècle et provenir de la première chapelle détruite. A l’intérieur, très beau décor des XVIIe et XVIIIe siècles.caudies-nd-laval2


8e journée René Nelli au château de Bouisse : samedi 25 juin 2016. A la croisée de la poésie et de la philosophie nellienne, deux œuvres majeures inspirées par le catharisme : Le Suaire de Barrabas ou le Mystère de Senlis (1976) et l’Oda a Montsegur (1977). Avec Charles Peytavie, Franc Bardou Gérard Zuchetto et le Troubadours Art Ensemble, la Compagnie Fées et Gestes (Esther Candaës, Jean-Louis Manceau).

29 mai 2016

Bouisse by Bardou

L’AEC / René Nelli, l’Association des Amis du château de Bouisse et la commune de Bouisse vous accueillent à Bouisse dans les Corbières à l’occasion de la 8e Journée René Nelli:

A la croisée de la poésie et de la philosophie nellienne,
deux œuvres majeures inspirées par le catharisme :
Bouisse 2
Le Suaire de Barrabas ou le Mystère de Senlis (1976) et l’Oda a Montsegur (1977).

Avec Charles Peytavie, Franc Bardou
Gérard Zuchetto et le Troubadours Art Ensemble, la Compagnie Fées et Gestes  (Esther Candaës, Jean-Louis Manceau)

Avec deux créations artistiques originales:

-le concert de Gérard Zuchetto et du Troubadours Art Ensemble à partir de l’Oda a Montsegur

-la lecture théâtralisée du poème scénique inédit Le Suaire de Barrabas par la Compagnie Fées et Gestes.

Le programme et le bulletin d’inscription à la journée et au repas de midi est téléchargeable ici:

8e Journée René Nelli Bouisse Samedi 25 juin

Voici le programme de la journée :

9 h 30 : Rendez-vous à la mairie de Bouisse.
Accueil par Annie Lambert, présidente de l’AEC / René Nelli, par Philippe Ramon, président des Amis du château de Bouisse, par Francis Baron, maire de Bouisse, par Hervé Baro vice-président du conseil départemental de l’Aude et par Michel Maïque, président de la Communauté de communes Région Lézignanaise, Corbières et Minervois
Café et viennoiseries.
10 h : Montée au château de Bouisse.
Conférences et lectures autour du poème scénique Le Suaire de Barrabas ou le Mystère de Senlis.

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Franc Bardou, Charles Peytavie et Jacques Charpentier à Bouisse en 2011.

10 h 15 : Le Suaire de Barrabas ou le Mystère de Senlis. L’opéra inachevé de René Nelli et Jacques Charpentier, une oeuvre inspirée par le catharisme et l’histoire du saint suaire de Carcassonne. Evocation proposée par Charles Peytavie, historien spécialiste du catharisme.
Le suaire de Barrabas ou le mystère de Senlis est un poème scénique inédit écrit par René Nelli en 1976 pour son ami le compositeur Jacques Charpentier afin de servir de livret à un nouvel opéra en français, second volet d’une « pentalogie » que les deux amis voulaient consacrer à l’hérésie et aux dissidences. Après avoir coécrit Beatris de Planissolas, premier opéra conçu en langue d’oc créé au Festival d’Aix-en-Provence le 22 juillet 1971 mettant en scène la confrontation de la châtelaine de Montaillou avec l’inquisiteur Jacques Fournié, leur nouvelle collaboration s’inspirait de l’existence réelle d’un saint suaire du Christ, conservé au Moyen Age dans le couvent des Augustins de Carcassonne et réputé faire de nombreux miracles. Nous reviendrons sur l’histoire de cette relique (un tissu de soie daté de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle) toujours conservée à Carcassonne. Nous verrons comment elle a inspiré les deux auteurs dans cette nouvelle aventure cathare musicale restée pour l’instant inachevée.

René Nelli et Jacques Charpentier dans les ruines du château de Montaillou.

René Nelli et Jacques Charpentier dans les ruines du château de Montaillou.

11 h : Lecture du début de l’acte I du livret du Suaire de Barrabas par la Compagnie Fées et Gestes (Esther Candaës et Jean-Louis Manceau)

Senlis au Moyen Age, un été de grande sécheresse. La cité est touchée par la peste et les morts hantent les vivants. La nuit tombée, les trépassés envahissent les rues et font régner la terreur. Au palais, la reine et son entourage (un médecin, un astrologue et l’évêque de la ville) s’interrogent : cette armée de revenants est-elle celle du Diable ? Quelle est la cause profonde du mal qui les touche ? Et surtout pourquoi Dieu reste-il sourd à leurs prières ? Ne faudrait-il pas mieux s’adresser directement au Diable ? Et s’il existait pourtant un moyen sûr de vaincre la mort ? Un suaire du Christ conservé à Carcassonne serait, dit-on, capable de sauver la reine et ses sujets. Mais le recours à la relique ne fait pas l’unanimité. Un parfait conteste sa véracité. Pour lui, ce suaire n’a aucune valeur. Ce ne serait qu’un lambeau du manteau de Barrabas…

Franc Bardou et Gérard Zuchetto. Bouisse 2015.

Franc Bardou et Gérard Zuchetto. Bouisse 2015.

11 h 15 : Un suaire poétique au carrefour des conceptions du monde, de l’humain et du divin. Conférence par Franc Bardou, écrivain, poète et essayiste, spécialiste de l’œuvre de René Nelli.
Confrontant des voies spirituelles fort distinctes et parfois même antagonistes, l’œuvre inédite de Nelli, Le suaire de Barrabas, mérite un examen attentif, car si, comme l’indique ailleurs son auteur « la poésie enveloppe ce que la philosophie développe », c’est avec une habileté allusive et une force imaginale rares que Nelli est parvenu, dans ce long poème scénique, à visualiser des conceptions du monde, de la place de l’humain et du divin qui luttaient entre elles au Moyen-Âge, pour les exposer les unes aux autres sans jamais pouvoir en exclure complètement aucune au-devant de la Raison, face à l’Invérifiable et à l’Indicible. Et si le Divin, chez Nelli, s’enchâssait davantage dans cette éternelle confrontation, au cœur de l’Indécidable, plutôt que dans telle ou telle voie spirituelle ?

12 h 30 : Lecture de la fin du livret de l’acte I du Suaire de Barrabas par la Compagnie Fées et Gestes (Esther Candaës et Jean-Louis Manceau)

12 h 45 : Repas, salle communale de Bouisse.

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Jean Louis Manceau et Esther Candaës à Bouisse en 2013. Lecture théâtralisée de Beatris de Planissolas de René Nelli.

15 h 00 :
Création originale
Lecture théâtralisée par la Compagnie Fées et Gestes de l’acte II du Suaire de Barrabas.
Mise en espace sur la terrasse du château
Avec Esther Candaës et Jean-Louis Manceau et la participation de Thierry Bergerot, Livia Bergerot et Philippe Ramon.
15 h 30 – 17 h :
Création originale
Concert : ODA A MONTSEGUR. ORATÒRI.
René Nelli – Gérard Zuchetto
Cour du château de Bouisse
Avec Gérard Zuchetto, chant, compositions, Damien Combes, guitares, Patrice Villaumé, vielle à roue ténor et tympanon, Gildas Becquet, contrebasse, Thierry Gomar, vibraphone et percussions, Abdalatef Bouzbiba, violon, rebec et gembri, Uranus sounds et Franc Bardou pour la présentation du texte de René Nelli.

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Gérard Zuchetto à Bouisse en 2015.

Le grand poète, philosophe et historien du catharisme, René Nelli nous a légué une œuvre majeure avec son Oda a Montsegur (1977). Ecrit en vers, ce récit est une ode à la liberté à travers l’évocation du Château de Montségur, des hérétiques cathares et de « l’âme occitane ». C’est une œuvre surtemporelle qui traduit le tempérament bouillonnant de cet « occitaniste » de la première heure.
En juin 2015, Gérard Zuchetto et ses amis musiciens nous ont présenté en avant-première à Bouisse une ébauche de cet oratorio contemplatif sur les mots et les sons nelliens de l’Ode à Montségur.
Ils reviennent aujourd’hui avec la version scénique définitive de cette œuvre vertigineuse qui fait aussi l’objet d’une sortie en CD et d’une série de concerts dans toute la région. La présentation de cet oratorio s’inscrit également dans le cadre du 11e Festival Les Troubadours chantent l’art roman, organisé à l’initiative de la Région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées et de Trob’Art Production.

château de Bouisse extérieur by Bardou

Le programme et le bulletin d’inscription à la journée et au repas de midi est téléchargeable ici:

8e Journée René Nelli Bouisse Samedi 25 juin


Samedi 07 mai 2016. Nouvelle journée découverte de l’AEC sur les pas des cathares à Puivert (Aude).

19 avril 2016

Samedi 07 mai 2016, l’AEC vous invite sur les traces des cathares et des troubadours à Puivert (Aude).

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Le château de Puivert (photo Franc Bardou)

Plusieurs pages d’histoire au programme :

La famille seigneuriale des Congost avant et pendant la Croisade albigeoise.
Puivert et son château après la Croisade.
Du nouveau sur l’histoire de la «Terre privilégiée».
Puivert et les troubadours. De l’Histoire au mythe.
Visites commentées du château et du musée du Quercorb.

Une journée organisée avec le soutien de la commune de Puivert, la Communauté de communes des Pyrénées Audoises et
M. Mignard, propriétaire du château de Puivert

Au programme:

7555906909 h 30 : Point de rendez-vous sur le parking du lac de Puivert (devant l’entrée du camping), au sud du village (D15, route de l’Escale). Départ en voiture vers la salle de conférence toute proche à Campsadourny.
10 h : Accueil des participants par notre présidente Annie Lambert.
10 h 30 – 12 h 00: Conférences inédites et discussion. Du nouveau sur l’histoire de Puivert :

Charles Peytavie : Les Congost, seigneurs de Puivert, et le Quercorb avant et pendant la Croisade albigeoise. Le point sur le catharisme en Quercorb.
Jean Pons : Le château de Puivert après la Croisade des Albigeois. L’histoire de la «Terre privilégiée»
Après la réunion des domaines des Trencavel au domaine royal, la position du Château de Puivert en a fait une place forte d’importance capitale pour la défense de la frontière avec la Catalogne et l’Aragon, en contrebas des monts (Pays de Sault), dans la dépression entre la vallée de l’Aude et le Plantaurel. Le château étant inféodé, la monarchie française concèdera à son seigneur un statut particulier lui permettant d’assumer pleinement ses obligations militaires, à savoir : Obligation de garde du château, exemption des deniers royaux et taille à merci. Au cours du temps, ce statut évoluera avec des conséquences inattendues. L’intérêt militaire déclinera, la taille féodale sera abonnée, mais l’exemption d’impôt prendra une importance croissante. Le fief sera morcelé au gré des successions et des ventes, obligeant les habitants à s’organiser pour la défense d’un statut qui leur est devenu très favorable, justifiant pleinement l’appellation de «Terre privilégiée».128366477

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12 h 30 : Repas en commun.
14h 00 – 16 h 00 : Visite commentée du château avec l’historien médiéviste Charles Peytavie. Evocation des troubadours et du mythe lié au château de Puivert par Franc Bardou; commentaire des chapiteaux aux musiciens avec la participation exceptionnelle du luthier Robert Rivié. Chants de troubadour in situ dans le donjon de Puivert.
16 h 00 – 17 h 00 : Visite commentée du Musée du Quercorb et de l’Instrumentarium. Avec la participation du luthier Robert Rivié, de Franc Bardou et Charles Peytavie.

Une journée gratuite pour les adhérents de l’AEC et les habitants de Puivert et des communes limitrophes. 2 euros de participation pour les autres. Possibilité de prendre un repas en commun à midi (prix du repas proposé: 18 euros).

Le bulletin d’inscription est à télécharger ici :Programme et bulletin d’inscription à la Journée découverte Puivert 07 mai 2016

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Samedi 27 février 2016. Conférence à Carcassonne. Clément V (1264-1314), le pape gascon et l’affaire des Templiers.

1 février 2016

Clément V élu pape

L’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli vous invite à assister à Carcassonne, le samedi 27 février 2016 à une nouvelle conférence, auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes, à 14 h 30.

Entrée libre et gratuite.

Clément V (1264-1314), le pape gascon et l’affaire des Templiers.

La conférencière Monique Dollin du Fresnel est conservatrice et directrice des bibliothèques de Sciences-Po Bordeaux. Elle y est aussi chargée d’enseignements, ainsi qu’aux universités Bordeaux III et Bordeaux IV. Elle est l’auteur d’une nouvelle biographie du pape Clément V aux éditions Sud-Ouest.

Le 18 mars 1314, le supplice des Templiers, brûlés vifs après sept années d’un procès inique, inscrivait dans les pages les plus noires de l’Histoire les noms du pape Clément V, du roi Philippe IV le Bel et de Guillaume de Nogaret, associés dans le naufrage de l’ordre le plus puissant de la chrétienté.Le templiers devant le pape Clément V et le roi Philippe le Bel

Clément V était né en 1264 en Aquitaine, près de Bordeaux à Villandraut, et avait pour nom Bertrand de Got. Seul pape gascon de l’histoire de l’Église, il fut d’abord évêque de Comminges, puis archevêque de Bordeaux avant d’être élu pape en 1305. Il eut un pontificat assez court puisqu’il mourut en 1314.Clément V et cardinaux

Homme intelligent, juriste confirmé, très attaché à sa Gascogne natale, il déploya d’abord des qualités de diplomate, pacifiant les rapports orageux entre les rois de France et d’Angleterre. Lorsqu’il devint pape, il envoya des missionnaires en Orient et en Chine. Après avoir hésité à s’installer à Rome, il fut le premier à préférer Avignon, pour un exil qui devait durer un siècle.

Sa mauvaise santé affaiblissant sa capacité de résistance devant l’inflexible Philippe le Bel, ses largesses envers sa famille, son rôle dans l’affaire des Templiers firent de lui l’un des pontifes les plus vilipendés et les plus détestés.
Mais méritait-il un tel opprobre ? Après sept cents ans, il est plus que temps de faire la lumière sur la vie de cet homme malmené par l’Histoire.CLEMENT_V

Cliquez sur le bouton ci-dessous pour ajouter cet évènement à votre agenda :

Conférence organisée avec le soutien de la mairie de Carcassonne et du Conseil départemental de l’Aude

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Samedi 23 janvier 2016. Conférence à Carcassonne sur l’adoptianisme, une christologie hérétique au temps de Charlemagne.

3 janvier 2016

En ce début de nouvelle année, l’AEC / René Nelli vous invite à assister à une nouvelle conférence, Carcassonne, samedi 23 janvier 2016, à 14 h 30, Auditorium de la chapelle des jésuites, entrée libre et gratuite:

L’adoptianisme. Une doctrine christologique considérée comme hérétique par Rome et par le pouvoir carolingien au VIIIe et IXe siècles.

Cette question sera traitée par André BONNERY, docteur d’Etat de l’Université de Strasbourg, spécialité histoire du christianisme ancien.

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Actes concernant la crise adoptianiste. IXe siècle (821). Munich  Bayerische Staatsbibliothk, Clm 14468. Provenance Ratibonne.

A la fin du VIII° siècle, l’église d’Espagne exprimait une doctrine christologique considérée comme hérétique par Rome et par le pouvoir carolingien. 

En effet, pour Tolède, la seconde personne de la Trinité, le Fils, devait être considéré comme Dieu, non par nature mais par adoption : c’est l’adoptianisme. Cette question théologique serait sans doute restée limitée au domaine hispanique si elle n’avait été brillamment soutenue par l’évêque Félix d’Urgell. Or, vers 780, Urgell et sa région avaient été incorporés à l’empire carolingien avec la Narbonnaise et le nord de la Tarraconnaise. L’adoptianisme fit de rapides progrès dans ces anciennes provinces wisigothes. Charlemagne qui s’était fait le défenseur de l’orthodoxie romaine craignit que, la querelle adoptianiste ne recouvre une tentative de résistance à sa domination sur une région récemment conquise, où son pouvoir était mal assuré. Elle mettait en cause également sa politique d’expansion en Espagne dans la mesure où il ne pouvait compter sur l’appui de l’Eglise wisigothique espagnole et de son primat, l’archevêque Elipandus. Charlemagne mit donc tout son poids dans le combat contre l’adoptianisme et il n’eut de cesse que de faire condamner Félix d’Urgell avec l’appui du pape des évêques et des moines de Septimanie.


La querelle adoptianiste, outre sa dimension religieuse, constitue un épisode important dans l’intégration de notre région à l’Empire carolingien.


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