L’AEC / René Nelli vous invite à découvrir le Montségur des cathares en 3D.

5 janvier 2014

photo BPremier rendez-vous exceptionnel de l’année pour l’AEC / René Nelli.

Samedi 11 janvier 2014 à Carcassonne, auditorium des Jésuites, rue des Etudes, à 14 h 30 : Présentation du film de Tristan Bergerot « Montségur de l’envol à la chute ».

En présence du réalisateur et de Fabrice Chambon, historien et guide-conférencier du site de Montségur.

Tourné entre l’automne et le printemps 2012-2013, ce film documentaire, également sorti en DVD, évoque la période de l’occupation cathare au sommet du pog. Afin de l’illustrer cinq intervenants (André Czeski, Fabrice Chambon, Claude Marsol, Olivier de Robert et Tristan Bergerot) nous amènent sur les pentes du pog à la rencontre des habitants de ce village au destin exceptionnel; ils racontent à tour de rôle son histoire entre 1204 et 1244. Le tout est illustré par des propositions de restitutions inédites en 3D basée sur les témoignages historiques et archéologiques.

Diffusé en avant-première, début juillet 2013 à Montségur, ce film de 59 min a déjà rencontré en Ariège un franc succès.
Après une première présentation à Toulouse à la fin de l’année dernière, l’AEC tenait à le présenter aussi au public audois et carcassonnais.

Promotion DVDMontségur. De l’envol à la chute. Un film de Tristan Bergerot.
Une production Esprit cathare / Forum des arts et civilisations.
Durée: 59 min. Langue: Français. Audio : Stéréo. Format: 2.35 (compatible 16/9).

Renseignements ici:
http://www.espritcathare.org/#!film/c23bc


Imbert de Salles, le héros du roman de Bernard Mahoux, est le seul défenseur de Montségur à être honoré par une stèle.

6 décembre 2013
Stèle de Salles-sur-Cérou.

Stèle de Salles-sur-Cérou. © Ch. Peytavie.

Le saviez-vous ?

Imbert de Salles, le personnage historique que l’écrivain Bernard Mahoux nous propose de découvrir  samedi 07 décembre 2013 à 14 h 30 à Carcassonne, au cours d’une conférence à l’auditorium des Jésuites, rue des Etudes, est le seul défenseur de Montségur à être immortalisé sous la forme d’une stèle.
Le monument de Salles-sur-Cérou a été inauguré en 2009.Avant lui, aucun défenseur du castrum de Montségur au cours du grand siège de 1243-1244 n’avait encore eu droit à pareil hommage public. Mais au cours du troisième festival de la « Pierre de Salles » organisé par l’association Lou Passadou, les 1er et 2 mai 2009, Salles-sur-Cérou, un très beau village médiéval près de Cordes, a honoré la mémoire de cet enfant du pays sous la forme d’une stèle posée sur le mur de l’église du village.
Elle est l’oeuvre d’une équipe de tailleurs et sculpteurs composée de Pascal Waringo, Andrew Scott, Pascal Gaud, Josin Xifra, Patrick et Karine Sygenda. Le croquis et les mesures ont été effectués à partir du nombre d’or par Michel Delcausse, imagier à Cordes.


Samedi 07 décembre 2014, l’AEC / René Nelli vous invite à la présentation du livre de Bernard Mahoux, Le dernier défenseur de Montségur.

30 novembre 2013

Conférence et dédicace.
img812Samedi 07 décembre à 14 h 30, Auditorium des Jésuites, rue des études, l’AEC / René Nelli vous invite à assister à la présentation du dernier livre de Bernard Mahoux, Le dernier défenseur de Montségur, récemment paru aux éditions TDO.
Cette présentation sous forme de conférence sera suivie d’une discussion avec Charles Peytavie, historien du catharisme et d’une séance de dédicaces.

http://www.tdo-editions.fr/home/146-livre-historique-le-dernier-defenseur-de-montsegur.html

Le roman est consacré à la vie du sergent Imbert de Salles, l’un des derniers défenseurs du château de Montségur.

Fils du châtelain de Salles-sur-Cérou près de Cordes, cadet sans fortune pris dans la sale guerre déclenchée par la croisade contre les albigeois qui oppose l’Église de Rome à l’Église cathare, le jeune Imbert n’a d’autre choix que d’exercer le métier de moine ou celui de soldat. Il est de toutes les rebellions et, une fois la paix signée par le comte de Toulouse, il s’emploie à escorter les bannis, Bons Hommes, Bonnes Dames, faidits et tous ceux qui fuient la terrible Inquisition.
Il se trouve à Montségur quand le sénéchal de Carcassonne, bien décidé à en finir avec les hérétiques, vient assiéger la cité Sainte. Là, il tombe éperdument amoureux de Bernarda, l’une des filles du seigneur de Lavelanet, réfugiée elle aussi sur le pog, et veut l’épouser. Hélas, le père de la jeune fille, hérétique jusqu’à l’os, ne veut rien entendre de tel. Il a le projet d’en faire une Parfaite… Mais Imbert n’est pas homme à renoncer. On ne renonce pas quand on est amoureux d’un ange !
L’histoire d’Imbert, tour à tour moine, soldat, et qui se montrera rusé pour échapper à l’Inquisition, nous entraîne dans un tourbillon d’aventures palpitantes.


Alet et son abbaye au temps des cathares. L’AEC vous invite à sa nouvelle journée découverte à Alet-les-Bains le samedi 4 mai 2013.

18 avril 2013

L’AEC / René Nelli vous invite à sa deuxième journée découverte le samedi 04 mai 2013 à Alet-les-Bains (Aude).

Cette journée, mise en place par nos bénévoles et en particulier Marie-Thérèze Delaprez avec le concours de Renaud Hertz, est organisée avec le soutien de la municipalité d’Alet-les-Bains et son représentant M. Jean-Jacques Hortoul.

Au programme de cette journée, nous avons prévu une visite commentée du village, de l’église paroissiale Saint-André (sous la conduite de Jean Ribes) et de l’abbaye Notre-Dame. En matinée, l’historien médiéviste Charles Peytavie nous présentera une conférence inédite intitulée: Alet et son abbaye au temps des cathares et de la Croisade albigeoise.

L’histoire d’Alet, au tournant des XIIe et XIIIe siècles, ne se limite pas, seulement, à celle de sa prestigieuse abbaye. A la veille de la Croisade, le développement du bourg est au cœur de la stratégie des Trencavel, vicomtes de Carcassonne, visant à asseoir plus fortement leur pouvoir en Razès. L’essor d’Alet attire de nouvelles populations et avec elles leurs idées et croyances nouvelles, jugées hérétiques par l’Eglise. Deux communautés religieuses y prennent de plus en plus d’importance: la communauté juive et la communauté des croyants cathares. Mais avec la Croisade et l’intervention de la Couronne capétienne, l’esprit de tolérance dont font coutume les moines bénédictins et les familles seigneuriales locales deviendra rapidement suspect. Les moines et toute la population d’Alet sont la cible des légats du pape et des inquisiteurs. Un temps exilés et accusés d’hérésie, les bénédictins devront tout mettre en œuvre pour récupérer leur abbaye. Quant aux Alétois, malgré l’acharnement des inquisiteurs, ils feront tout pour maintenir leurs droits et poursuivre l’expansion de leur localité.

Nous terminerons la journée par la visite de la chapelle romane du hameau de Saint-Salvayre.

Vous pouvez consulter et télécharger le programme et le bulletin d’inscription de cette journée  en cliquant sur le lien ci-dessous:

Programme de la Journée Découverte de l’AEC à Alet samedi 4 mai 2013


La bataille de Muret dans l’art contemporain. Une exposition à la médiathèque François Mitterrand de Muret jusqu’au 15 juin 2013.

14 avril 2013

muret expo-1En cette année de huit-centième anniversaire de la bataille de Muret, la ville de Muret, la médiathèque François Mitterrand de la ville et le Musée Clément Ader de Muret organise depuis le 12 avril jusqu’au 15 juin 2013, une exposition originale consacrée à la bataille de Muret dans l’art contemporain.

Le travail de Jacques Fauché réalisé en 1960 sur la Croisade albigeoise mis à l’honneur

La grande salle du 1er étage de la médiathèque de Muret accueille des œuvres ayant pour point commun de célébrer la mémoire de la célèbre bataille. Ce voyage dans la mémoire commence avec des œuvres des années 1960 avec la très peu figurative « bataille de Muret » de Charles-Pierre Bru,  ami de René Nelli dont nous avons évoqué tout récemment le souvenir lors de notre sortie à Fontiers-Cabardès. On peut également y découvrir les compositions sur la Croisade albigeoise et la bataille de Muret du peintre Jacques Fauché. Cette série d’huiles sur contreplaqué  avait été réalisée en 1960 pour le compte de l’ancien maire communiste de Noé,  Jean-Baptiste Doumeng et très peu montrée au public depuis cette époque. Pour l’anecdote, rappelons que Jacques Fauché s’était documenté pour l’occasion auprès d’André Lagarde et à travers les ouvrages de Zoé Oldenbourg. Il devait aussi une grande partie de ses connaissances sur les troubadours grâce à René Nelli et Robert Aribaud, alors critique d’art à la Dépêche du Midi. René Soula a raconté très précisément  l’histoire de cette commande artistique à partir des témoignages des protagonistes dans son livre Les Cathares. Entre Légende et Histoire. La mémoire de l’albigéisme du XIXe siècle à nos jours (IEO, 2004, p.169-187). Il a, à cette occasion, très bien montré comment cette oeuvre s’inscrivait dans la vision encore très « résistantialiste » de l’histoire des cathares propre aux auteurs et artistes en ce début des années 1960.

L’exposition de Muret accueille en tout une quarantaine d’œuvres parmi lesquelles signalons une lithographie de Raymond Moretti et les toiles « hyper réalistes » de l’artiste ruthénois  Hervé Olivier consacrées à la Croisade albigeoise qui avait été présentées au cours de l’été 2011 à la chapelle du musée de Lavaur avec des textes introductifs de Michel Roquebert. Un catalogue est disponible à l’issue de l’exposition.

Entrée gratuite aux heures d’ouverture de la médiathèque, au centre ville de Muret, 58, rue Clément Ader, près de l’église Saint-Jacques:

Mardi : 13h/18h30
Mercredi : 10h/12h30 et 14h/18h30
Jeudi : 13h/18h30
Vendredi : 13h/18h30
Samedi : 10h/12h30 et 14h/17h

Fermeture exceptionnelle le mardi 30 avril.

Renseignements au 05.61.51.91.30 / mediatheque@mairie-muret.fr


Un irlandais seigneur de Laurac et de Castelnaudary pendant la Croisade albigeoise. Une conférence proposée par l’association L’ARBRE à Baziège, vendredi 19 avril 2013, à 21 heures.

8 avril 2013

Hugues de Lacy (v.1176-1242) , un irlandais seigneur de Castelnaudary et de Laurac.

Expulsé d’Irlande par Jean sans Terre,  le seigneur irlandais Hugues III de Lacy rejoint l’armée de la Croisade albigeoise dès 1209. Après avoir choisi de rester dans le Midi à la suite de la prise de Carcassonne, il entre dans le conseil de Simon de Montfort et reçoit de sa part la seigneurie de Laurac, puis celle de Castelnaudary à la suite de la bataille qui oppose les croisés aux troupes des comtes de Toulouse et de Foix en 1211. D’après le poète Guillaume de Tudèle, c’est même lui qui suggère à Montfort d’attendre les Toulousains dans la place chaurienne. Il accompagnera ainsi Montfort dans bien des combats, en particulier sur le champ de  bataille de Muret (1213) et au cours du siège de Toulouse (1217-1218). Durant cette période, il est aussi un des principaux soutiens du monastère de Prouille fondé en Lauragais par le futur saint Dominique. Après 1218, il apporte son aide à Amaury de Montfort, participe à la bataille de Baziège (1219) mais décide finalement de partir du Midi en 1221 quand il obtient l’autorisation de regagner l’Angleterre.

Paul Duffy, directeur de l’association Grassroots Archéology et membre de l’Institut of Archaeologists of Ireland, vous propose de découvrir les grandes étapes de la vie de ce grand seigneur irlandais, premier comte d’Ulster devenu seigneur seigneur de Laurac et de Castelnaudary par la grâce des Montfort, père et fils. Il reviendra aussi sur les liens politiques qui unissaient leurs deux dynasties et leurs intérêts communs dans les conflits qui secouent alors l’Europe du début du XIIIe siècle.

Cette conférence,est proposée par l’association L’ARBRE, vendredi 19 avril 2013 à 21 heures, Espace culturel la Coopé, allées Paul Marty à Baziège. Entrée 2 euros.

A 22 h 30, la conférence sera suivie par la présentation du Dictionnaire étymologique des noms de lieux, ruisseaux et rivières entre Aude et Garonne, nouveau livre de Lucien Ariès.


Prochaine rando découverte sur les traces des cathares et René Nelli à Fontiers-Cabardès, samedi 13 avril 2013, à partir de 13 h 30.

24 mars 2013

Fontiers. Tour dite de l’horloge, XVIe siècle.© J.-Cl. Capéra.

Une nouvelle rando-découverte organisée par l’Association Patrimoines, vallées des Cabardès et l’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli, samedi 13 avril 2013.

Rendez-vous, 13 h 30, place centrale de Fontiers-Cabardès.

Depuis Castelnaudary, l’accès à Fontiers se fait par Saint-Papoul, Saissac et Saint-Denis. Depuis Carcassonne,  suivre la route de Mazamet, puis prendre la direction Fontiers-Cabardès.

Selon la météo et le temps disponible, en covoiturage, départ après la visite de Fontiers vers la maison forestière de la forêt de la Loubatière et sa chartreuse (15 minutes).

Randonnée sans difficulté, prévoir de bonnes chaussures de marche.

Une rando-découverte organisée  par l’Association Patrimoines, vallées des Cabardès et l’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli, proposée et présentée par Jean-Claude Capéra, géologue, président de l’association « PATRIMOINES, vallées des Cabardès», Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme et Franc Bardou, écrivain et essayiste, spécialiste des troubadours et de la pensée et de l’œuvre de René Nelli.

Le clocher de l'église de Fontiers.

Le clocher de l’église Saint-Clément de Fontiers. Gouache de Carlos Pradal (1967) illustrant un article de La Dépêche du Midi de Michel Roquebert sur le Cabardès, « suisse en miniature sur les flancs de la Montagne Noire« .

Cette randonnée sera l’occasion d’évoquer la fondation de Fontiers au temps des vicomtes Trencavel, des cathares et de la Croisade albigeoise et les moyens engagés par les évêques de Carcassonne pour combattre l’hérésie dans cette partie de la Montagne Noire. C’est dans ce contexte que seront également rappelés la fondation de la chartreuse de la Loubatière et le sort des troubadours du Cabardès (en particulier Raymond de Miraval et Peire Vidal). Le parcours dans Fontiers-Cabardès sera également l’occasion d’évoquer la Cabardès de René Nelli à travers la lecture des extraits de son œuvre consacrée à ce pays.

René Nelli à Fontiers.

Fontiers-Cabardès. La Sauvagère. Gouache de René Nelli, 26 juillet 1947.© ADA.

René Nelli choisit Fontiers comme lieu de ses vacances en 1947. Les deux années précédentes, il s’était rendu à Montségur. Comme il le note dans ses carnets, 1947 est l’année où il se « remet à faire de la peinture« , précisément à Fontiers. Ces sujets : la nature environnante et le domaine de La Sauvagère où il réside (aujourd’hui domaine Clément). Il y revient l’année suivante, toujours à La Sauvagère. En 1949, il opte pour des vacances à Ussat et Montségur, mais revient en Cabardès en 1950, cette fois-ci à Cuxac-Cabardès au « Cammazou » qui à cette époque s’appelait la « Villa Saint-Georges »  et appartenait au fondateur de la distillerie Cabanel de Carcassonne. A partir de 1951, René Nelli opte définitivement pour des vacances estivales au château de Bouisse qu’il vient d’acheter dans les Corbières. Le Cabardès est pour lui un paysage fonctionnant comme une confidence hors du temps, tissée de prose narrative, contemplative et de poésie.


Prochaine assemblée générale de l’AEC / René Nelli, samedi 23 mars à 14 h à Carcassonne.

21 mars 2013

Chers adhérents,

Nous vous rappelons que l’assemblée générale de l’Association d’études du catharisme / René Nelli se tiendra samedi 23 mars 2013 à 14 heures à l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des études à Carcassonne.
A l’issue de cette assemblée, notre ami Franc Bardou animera une causerie intitulée:
Le paradoxe d’un cathare.
Autour de la présence des troubadours dans l’œuvre de René Nelli.
En comptant sur votre présence,

L’équipe de l’AEC.

Nous invitons par ailleurs à vous connecter sur la nouvelle page Facebook de l’AEC : http://www.facebook.com/rene.nelli
 Vous y trouverez des annonces de manifestation et des liens vers des ressources et documents en rapport avec le catharisme, l’histoire et le patrimoine méridional tout à fait complémentaires avec les contenus de ce blog. Nous invitons également tous ceux qui possèdent un compte Facebook à cliquer sur la mention « J’aime » de cette page. Nous comptons sur vous.

Prochaine rando découverte à Fontiers-Cabardès le samedi 13 avril 2013, sur les traces des cathares, de René Nelli et des chartreux de la Montagne Noire.

19 mars 2013

Une rando découverte sur les traces de René Nelli, des cathares et des chartreux de la Montagne Noire 

La prochaine rando-découverte de notre association organisée avec l’Association Patrimoines, vallées des Cabardès aura lieu le samedi 13 avril 2013. Rendez-vous à Fontiers-Cabardès, à 13 h 30, place de Fontiers pour une randonnée qui nous amènera sur les pas de René Nelli et des cathares à Fontiers-Cabardès et en forêt de la Loubatière, près des ruines de la chartreuse médiévale du même nom. La participation à cette randonnée est gratuite et ouverte à tous; elle sera cette année encore animée par Jean-Claude Capéra, Franc Bardou et Charles Peytavie.

En attendant de vous  en dire un peu plus sur le programme de cette journée, retour en images sur la rando découverte de l’année dernière. Souvenez-vous, nous étions plus de 150 sur les chemins de Cabrespine le 14 avril 2012.

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Les petits monastères des Corbières au Moyen Age et une possible représentation de Raymond Trencavel au programme des conférences de la SESA à Carcassonne, samedi 16 mars à 14 h 30.

12 mars 2013

Dans le cadre des séances mensuelles de la  Société d’Etudes Scientifiques de l’AudeGauthier Langlois proposera samedi 16 mars 2013 deux communications consacrées à l’histoire médiévale méridionale. Les séances de la SESA se tiennent à l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue de Verdun à Carcassonne. Entrée libre et gratuite.

Saint Victor de Montveyre, à Fontjoncouse, la chapelle vue du sud-est.

Saint Victor de Montveyre, la chapelle vue du sud-est.© Gauthier Langlois.

Les petits monastères des Corbières : un encadrement religieux dense (IXe-XIIIe siècles)

L’étude des petits monastères médiévaux est souvent négligée au profit de l’étude des grands monastères. Les raisons sont multiples, notamment l’absence ou la modestie des vestiges conservés et la disparition des sources écrites. Ces lacunes de la recherche ont conduit à sous-estimer l’encadrement religieux et à proposer, par exemple, d’expliquer le succès de la diffusion du catharisme dans certaines régions par ce faible encadrement religieux. Or il n’en est rien : cellules monastiques, petits et grands monastères constituent un maillage dense, notamment dans les Corbières.

Saint-Martin-des-puits. Église – Vue générale depuis le nord. © Gauthier Langlois.

La plupart de ces monastères sont des fondations carolingiennes. Mais tout comme les entreprises, le monde monastique au Moyen Âge est loin d’être figé : il est animé par des mouvements de création, disparition, fusion, absorption, délocalisation…

C’est l’histoire de quelques-uns de ces monastères que je vais vous conter : la cella de Padern, la prévôté de Sainte-Marie de Peyrepertuse, les abbayes Sainte-Marie d’Orbieu à Montjoi, Sainte-Eugénie à Peyriac-de-Mer, Saint-Martin-des-Puits, Saint-Victor à Fontjoncouse…

Sceau de Raimond-Roger Trencavel, 1247Une représentation du vicomte Raymond Trencavel sur une fresque représentant la conquête de Valence (1238)

Aucune représentation du dernier vicomte de Carcassonne, Albi et Béziers n’était connue, à l’exception de celle figurant sur ses sceaux. Sur une fresque aragonaise de la fin du XIIIe siècle, il est possible de repérer un cavalier en armes dont le blason correspond à celui des vicomtes de Carcassonne. La nouvelle interprétation de cette fresque permet de trancher entre les différentes hypothèses sur les couleurs des armoiries des Trencavel, couleurs jusque là inconnues, et de supposer la participation de  Raimond II Trencavel au siège de Valencia (1238).

Trois notes de numismatique audoise proposées par Michel CAU clôtureront la séance (Médaille offerte à M. Bunau-Varilla par la ville de Carcassonne en 1926. Médaille souvenir de la fête des Cadets de Gascogne 6-19 août 1898. Médaille à l’effigie de Monseigneur de Grignan, évêque de Carcassonne).