Deux conférences à ne pas manquer sur la vie quotidienne dans les Corbières au Moyen Age.

2 juillet 2012

L’été est là et avec lui, dès le début du mois de juillet, de nombreux rendez-vous consacrés à l’histoire du catharisme ou à la société médiévale méridionale. L’AEC / René Nelli vous recommande dès aujourd’hui deux conférences de Gauthier Langlois sur la société médiévale méridionale:

– Le lundi  2 juillet à 21 heures à Tuchan (Aude), cour des écoles : La chasse à l’ours dans les Corbières et les Pyrénées au Moyen Âge. Gratuit. Conférence organisée par l’Association des Amis d’Aguilar.

Conférence de Gauthier Langlois, historien médiéviste, spécialiste de l’histoire médiévale des Corbières.

Chasse à l’ours. Chapiteau roman de Notre-Dame de la Daurade, Toulouse, vers 1140.

L’ours déchaîne les passions. En témoigne le conflit récurrent entre ceux qui veulent sauver de la disparition l’un derniers fauves européens dans son milieu naturel pyrénéen et ceux qui voient en lui surtout un prédateur des troupeaux. Au début du Moyen Âge l’ours est encore abondant, présent dans presque toute l’Europe et la Méditerranée. Au XIIIe siècle on le chasse dans toutes les Pyrénées mais aussi dans les Corbières tout près de Carcassonne ou de Narbonne. Comment est-il perçu par les hommes de cette époque ? Est-ce le roi des animaux, un gibier de choix, un animal diabolique ou un simple prédateur ? Pourquoi disparaît-il pour ne subsister que dans les Pyrénées et quelques autres massifs ? C’est à ces questions que Gauthier Langlois tentera de répondre à partir de ses recherches.

– Le mardi 3 juillet à 20 h 30 à Quillan (Aude), salle de la Cigale. La vie quotidienne dans les châteaux des Corbières au XIIIe siècle (conférence participative)

Conférence de Gauthier Langlois, historien médiéviste, spécialiste de l’histoire médiévale des Corbières.

Villerouge-Termenès. © Franc Bardou.

Qui vivait et comment vivait-on dans un château des Corbières au XIIIe siècle ? C’est ce qu’évoquera Gauthier Langlois dans une conférence où seront évoqués la vie des seigneurs, de l’archevêque de Narbonne dans ses châteaux de Quillan, Auriac et Villerouge, le public sera invité à participer de manière ludique pour faire revivre certaines scènes du passé.


La Société archéologique du Midi de la France recompense Gauthier Langlois pour son travail sur Dame Carcas.

19 mars 2012

Gauthier Langlois a reçu son prix des mains de Daniel Cazes, président de la Société archéologique du Midi de la France.© Charles Peytavie.

Hier, en fin d’après-midi, au cours de la séance solennelle de la Société archéologique du Midi de la France, à l’hôtel d’Assézat à Toulouse, notre ami Gauthier Langlois a reçu le prix spécial de cette prestigieuse société pour son travail d’enquête historique et ethnologique sur  la légende de Dame Carcas. Une petite délégation de notre association autour de son président Philippe Ramon était présente pour féliciter l’historien carcassonnais et souhaiter avec lui un édition prochaine de ce travail désormais remarqué par ses pairs bien au-delà des frontières audoises.


Gauthier Langlois, historien médiéviste, administrateur de l’AEC / Nelli, primé par la Société archéologique du Midi de la France

8 mars 2012

Dame Carcas. Première représentation connue, vers 1626.

Nous venons tout juste de l’apprendre. Notre ami et administrateur Gauthier Langlois, historien médiéviste, spécialiste de la Croisade albigeoise et de l’histoire médiévale méridionale, bien connu pour ses travaux sur la famille de Termes et l’histoire de l’exploitation minière dans les Corbières, vient de recevoir le prix spécial de la Société archéologique du Midi de la France pour son nouveau travail sur la légende de Dame Carcas :  » Dame Carcas. Une légende épique occitane« .

Gauthier Langlois. © Charles Peytavie.

La remise du  prix aura lieu lors de la prochaine séance publique de la Société à Toulouse, le dimanche18 mars prochain dans la grande salle de l’hôtel d’Assézat, à partir de 16 heures. A noter qu’après la remise des différents prix octroyés par la Société, il sera possible d’assister à une conférence sur les églises du Moyen Age dans le Lot proposée par  Nicolas Bru, Maurice Scèlles et Gilles Séraphin, auteurs du livre Archives de Pierre. Les églises du Moyen Age dans le Lot.

L’ensemble des membres de  l’AEC / René Nelli adresse ses félicitations à Gauthier Langlois et espère que son étude trouvera prochainement un éditeur.

Une partie de cette recherche innovante sur le mythe et la légende de Dame Carcas, qui dérive probablement selon Gauthier Langlois d’une chanson de geste médiévale aujourd’hui perdue écrite  au XIIe ou au XIIIe siècle destinée à appuyer la légitimité des Trencavel, vicomtes de Carcassonne, est à lire dans les deux derniers bulletins de la Société d’Etudes Scientifique de l’Aude: La légende de Dame Carcas. Les origines épiques. Bulletin de la Société d’Etudes Scientifique de l’Aude, tome CIX, 2009 et tome CX, 2010.


Guilhem Bélibaste, le dernier Bon homme occitan, mort sur le bûcher à Villerouge-Termenès en 1321

13 novembre 2011

L’AEC/ René Nelli vous invite à la conférence de Gauthier Langlois, le samedi 26 novembre 2011, à Carcassonne, dans les locaux de la SESA, au 89 rue de Verdun, à 16 h 30 :

Guilhem Bélibaste, le dernier Bon homme occitan.

Entrée libre et gratuite en fonction des places disponibles.

Villerouge-Termenès. © Franc Bardou.

Né vers 1280, à Cubières, un village des hautes Corbières, en Razès,  une terre de l’archevêque de Narbonne, Guilhem Bélibaste est berger, fils d’une famille de paysans aisés et de croyants cathares. Ses frères accompagnent fréquemment les Bons hommes dans leurs prédications. Sa vie bascule quand il tue, au cours d’une rixe, vers 1305, un certain Barthélemy Garnier, un berger de Villerouge-Termenès, autre domaine de l’archevêque de Narbonne. Garnier aurait menacé de dénoncer Guilhem et son frère Bernard à l’Inquisition. En cavale, les frères Bélibaste rejoignent les réseaux de l’Eglise cathare clandestine. Ainsi commencent les dernières années de celui qui fut le dernier Bon homme occitan connu, mort sur le bûcher sans renier sa foi au cours de l’automne 1321.

Bugarach depuis le Haut Razès. © Franc Bardou.

En 1995, Gauthier Langlois fut le premier a éclaircir les circonstances du meurtre de Barthémémy Garnier à l’origine de la vocation de Guilhem Bélibaste. A partir de documents inédits retrouvés dans les Archives des Archevêques de Narbonne, il a pu apporter de précieuses précisions au sujet de la famille de Guilhem Bélibaste et sur le parcours de celui qui fut le dernier animateur des communautés cathares occitanes. Des montagnes des Corbières aux vallées du Fenouillèdes jusqu’au coeur du royaume de Valence, il vous propose de mettre vos pas dans ceux du dernier dignitaire de l’Eglise cathare victime de l’Inquisition méridionale.