Souscrivez et lisez !

8 mars 2022

Agnès et Robert VINAS

Vous proposent un ouvrage intitulé..

La fin du royaume de Majorque
dans la Chronique de Pere le Cérémonieux

par le biais d’une souscription ouverte jusqu’au 4 avril 2022

Ne le manquez pas ! C’est ici !


Le bûcher de Montségur

6 février 2022

Peut-on parler des cathares sans évoquer Montségur, la castrum, le bûcher ?

Ce samedi 12 février, ce sont un écrivain et un guide-conférencier qui vous apportent leurs connaissances de la vie sur le pog lors des dix mois de siège, entre 1242 et 1244.

Et aussi à propos de ce bûcher qui a coûté la vie à plus de deux cents personnes.

Un éclairage nouveau, une conférence qui s’annonce passionnante !

samedi 12 février à Carcassonne,

Venez nombreux, c’est à

14h30 à l’Auditorium de la Chapelle des Jésuites, rue des études

Présentation de la Conférence


Cathares – Indices convergents d’une nostalgie d’éternité

1 décembre 2021

La nostalgie d’éternité…

Ce serait donc cela l’abîme au bord duquel nos existences sont sans cesse en équilibre, ce sentiment d’être aux prises avec un temps qui nous appartient sans qu’on puisse jamais l’appréhender totalement, cette quête d’un au-delà qui justifie la vie et nous fait accepter la mort.

C’est dans cette nostalgie que les religieux cathares positionnaient leur explication du monde, une position génératrice de consolation donc éminemment novatrice en cette époque moyenâgeuse.

Roland Poupin, passionné de philosophie autant que de science des religions – au point de consacrer une thèse à chacun de ces sujets – viendra nous parler de la réponse philosophico-religieuse des cathares à l’angoisse humaine : le dualisme qui laisse l’homme seul intervenant dans le monde du temps et des choses manifestées où Dieu, éternel et purement spirituel, ne saurait intervenir.

Une conférence à ne pas rater !

samedi 4 décembre à Carcassonne,

Venez nombreux, c’est à

14h30 à l’ODEUM, 64 rue Antoine Marty

Présentation de la Conférence


Cinq siècles de féodalité en Languedoc et Catalogne : 750-1250

3 novembre 2021

Il est des personnes qui ont l’art de poser des questions. Des questions qui sortent de l’ombre des sujets qu’on pensait usés ou sans véritable intérêt … et qui vous plongent dans un univers fascinant. Cet art, Jean Faure, ancien élève de René Nelli, le possède et il ne le limite pas à poser les questions ; il explore, il raconte ! Cinq siècles avant la croisade albigeoise, c’est un temps long, un temps où la féodalité vécue en Languedoc et Catalogne forge les caractères et les personnalités, fonde les courants…

Ce temps fondateur, Jean Faure, audois polytechnicien passionné d’histoire, nous le raconte à l’invitation de l’AEC ce

samedi 6 novembre à Carcassonne,

Venez nombreux, c’est à

14h30 à l’ODEUM, 64 rue Antoine Marty

Présentation de la Conférence


Le roi Arthur en Méditerranée

28 septembre 2021

Notre sens commun associe le roi Arthur à la Bretagne, grande ou petite, à Brocéliande et aux druides celtes. Dès lors, parler d’Arthur en Méditerranée peut nous faire penser à une déclinaison occasionnelle, voire opportuniste, de la légende. Eh bien non ! L’aventure d’Arthur en nos terres occitanes a été relatée dès le XIVème siècle par un tout jeune homme : Guillem de Torroella, particulièrement bien documenté.

Et c’est Michel Adroher, maitre de conférences en langue et littérature du Moyen Âge, qui viendra à l’invitation de l’AEC ce

samedi 9 octobre à Carcassonne,

vous faire découvrir La Faula, la fable tissée de merveilleux et de valeurs chevaleresques où Arthur, le monarque légendaire, évolue en Catalogne.

Une conférence dont on risque fort de sortir en ne sachant plus en quel siècle nous sommes !

Ne la manquez pas, c’est à

14h30 à l’ODEUM, 64 rue Antoine Marty

Présentation de la Conférence


Le trésor selon Napoléon

17 avril 2021

Historien, poète et pasteur, Napoléon Peyrat a traversé le XIXème siècle en se passionnant pour les Albigeois dont il a donné une histoire en cinq volumes. Érudit, prolixe, enthousiaste, imaginatif, Peyrat étudie en détail les sources, s’appuie sur le fonds Doat, pétrit d’authenticité le récit que sa verve teinte de romanesque. Il conte et raconte l’histoire des cathares, l’histoire vraie… jusqu’à un certain point. Point que Michel Roquebert situe dans le trésor de Montségur :

« C’est le trésor de Montségur qui sert donc de charnière à Napoléon Peyrat ; charnière entre, d’une part, une histoire authentique, qu’il raconte certes, comme on va le voir, avec les exagérations et les débordements qui lui sont habituels, mais qui du moins trouve ses fondements essentiels dans les sources ; d’autre part une histoire purement imaginaire, sans aucune base documentaire ni écrite ni archéologique, mais qui lui permet de donner une conclusion particulièrement spectaculaire à toute l’histoire du catharisme occitan« 

L’AEC reproduit pour vous sur ce site le texte de Michel Roquebert, paru sous le titre Napoléon Peyrat, le trésor et le « nouveau Montségur » dans la revue Hérésis

À découvrir dans la rubrique Mélanges et Documents ou ici


Meilleurs Voeux

26 janvier 2021


Du nouveau en « Lectures Critiques »

28 septembre 2020

Les « Colloques de Fanjeaux » viennent de publier les actes de leur édition 2019. Le moins qu’on puisse dire est que les cathares languedociens du XIII° siècle n’y sont pas en odeur de sainteté.

Mais, si on peut comprendre l’affrontement théologique entre chrétiens catholiques et chrétiens cathares dans les années suivant la réforme grégorienne, si on peut s’intéresser au contexte géopolitique médiéval qui a abouti au rattachement du Comté de Toulouse au Royaume de France en 1271, on reste surpris par la position d’historiens universitaires français, anglais et américains, qui viennent à leur tour s’attaquer depuis 20 ans à l’existence des cathares occitans, à nier leur nom et leur organisation.

Notre ami historienne Annie Cazenave, à défaut de réponse définitive sur le pourquoi de cette attaque en règle, donne dans ces deux articles des éléments d’explication, situe l’origine (1999) de ces thèses « déconstructionnistes » et confirme sa confiance dans la présence d’une religion chrétienne dissidente, organisée et sévèrement combattue dans l’espace occitan médiéval.

à lire … Commémoration et  Les cathares, ça n’existe pas !

Annie Cazenave est docteure en histoire, diplômée de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, diplômée de l’Ecole du Louvre, spécialiste de la pensée médiévale. Sa thèse de doctorat en histoire porte sur les « Communautés cathares en Languedoc ».

A la suite de cette publication il nous a paru intéressant de mettre en ligne un texte de Michel Roquebert, notre regretté président d’honneur, qui déployait son talent et son érudition sur le même sujet en 2013.

à lire … Le « pays cathare », un territoire imaginaire ?


Adieu Michel Roquebert

15 juin 2020

Nous venons d’apprendre le décès de notre président d’honneur Michel Roquebert. Notre peine est immense. Le souvenir de ce combattant de la vérité historique est gravé en nos mémoires. Sa volonté de résister farouchement aux thèses niant l’existence d’un catharisme languedocien médiéval organisé sera poursuivie.

Nos pensées vont aujourd’hui vers sa famille, son épouse Luce, ses enfants et petits-enfants, vers ses proches et vers tous ses amis qui, comme nous, souffrent de sa disparition.

Nous appelons à saluer en pensée le parcours professionnel de cet homme passionné et intègre, l’étendue et la profondeur de son parcours littéraire. Tout comme son souvenir, son œuvre écrite est bien présente, solide et disponible.

Nous n’oublions pas sa contribution à l’étude du Catharisme, indissociable de son amour des arts, de la musique, de la vérité et des lieux symboliques, où comme à Montségur, souffle le vent de l’histoire et où plane l’esprit de liberté et de consolation.

Le Conseil d’administration de l’association d’études du Catharisme / René Nelli


Résumé de la conférence de Laurent Macé

13 mars 2020

Pour ceux qui ont aimé, et ceux qui n’ont pu y assister, Laurent Macé a lui-même a rédigé un résumé de la conférence donnée le 29/02 à Carcassonne :

Les derniers comtes de Toulouse (XIIe et XIIIe siècles)

L’histoire de la dynastie raimondine s’enracine dans une implantation toulousaine qui remonte à l’époque carolingienne, comme l’ont bien montré les fouilles du sarcophage du comte de l’An mil de l’enfeu de la basilique Saint-Sernin. Après la disparition de Raimond IV de Saint-Gilles, le prince croisé mort à Tripoli en 1105, le comté de Toulouse est menacé par le duc d’Aquitaine.

Le deuxième fils de Raimond IV, Alphonse Jourdain, met du temps à s’imposer à Toulouse et en Provence où ses droits sur la zone rhodanienne sont contestés par le comte de Barcelone.

Le conflit entre Toulouse et Aquitaine, doublé d’une guerre récurrente entre Toulouse et Barcelone, devient plus compliqué à partir du moment où les deux rivaux du comte Raimond V montent respectivement sur le trône du royaume d’Angleterre et du royaume d’Aragon.

Pour se protéger, le comte de Toulouse recherche l’alliance capétienne (son épouse, Constance, est la sœur du roi de France). C’est dans ce contexte d’instabilité politique que se développent les courants hérétiques (Vaudois et Albigeois).

Si la paix règne enfin à la fin du XIIe siècle, après de nouveaux mariages entre le comte Raimond VI et des sœurs de Richard de Cœur de Lion et de Pierre II d’Aragon, le danger n’est pas pour autant totalement absent. Il vient dorénavant de Rome ; le pape Innocent III prend à cœur la lutte contre les mouvements hétérodoxes.

Quand la croisade est lancée en 1209, un an après le meurtre du légat pontifical Pierre de Castelnau, le roi de France n’intervient pas. Pour autant, les chevaliers et les ecclésiastiques qui se croisent n’atteignent pas Toulouse puisque Raimond VI se réconcilie avec l’Église et devient, à son tour, croisé.

Béziers, puis Carcassonne sont les premières touchées avant que Simon de Montfort, nouveau vicomte se substituant à la dynastie des Trencavel, poursuive « l’affaire de paix et de foi » dans l’Albigeois, puis dans le Toulousain.

La mort du roi d’Aragon à Muret en 1213 met fin au rêve d’une grande couronne d’Aragon qui intégrait les comtés de Toulouse, de Foix et de Comminges dans un ensemble transpyrénéen. Destitué par le concile du Latran (1215), Raimond VI et son fils tentent de résister. Simon de Montfort est mis en échec devant Beaucaire (1216), puis trouve la mort à Toulouse (1218). Les Toulousains poursuivent leur avantage, la lutte oppose dorénavant les fils : Raimond VII contre Amaury de Montfort. Ce dernier abandonne Carcassonne en 1224, retourne en France, cédant tous ses droits et ceux de son père au roi de France.

Louis VIII entame une croisade en 1226, expédition au cours de laquelle les soutiens des Raimondins fléchissent les uns après les autres. Le comte de Toulouse est contraint de capituler en 1229 lors du traité de Paris qui prévoit, entre autres, le futur mariage de son héritière, Jeanne de Toulouse, avec l’un des frères du roi Louis IX.

À la mort de Raimond VII, en 1249, c’est donc Alphonse de Poitiers qui devient comte de Toulouse, au nom de son épouse. Entre temps, la monarchie capétienne a fondé un nouveau port en Méditerranée (Aigues-Mortes) et établi des officiers royaux dans les sénéchaussées.

Si le souvenir des comtes de Toulouse perdure dans leurs armoiries (la croix raimondine devient aussi l’emblème de la ville de Toulouse et de localités qui expriment leur attachement à la dynastie disparue), le Midi, peu à peu, accepte la présence « des Français et des clercs ».