Conférence à Carcassonne. Samedi 12 novembre 2016. Le traité de Corbeil (1258) et l’annexion de la vicomté de Fenouillèdes au royaume de France.

24 octobre 2016

L’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli vous invite à assister à Carcassonne, salle de l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes (entrée libre et gratuite) le samedi 12 novembre 2016, à 14 h 30 à une nouvelle conférence de l’historien médiéviste Rodrigue Tréton :

Le traité de Corbeil (1258) et l’annexion de la vicomté de Fenolhedès au royaume de France

119576496La vicomté de Fenolhedès, petit pays pyrénéen blotti aux confins de la Catalogne, fut l’un des derniers territoires languedociens à se soumettre à la paix du roi de France et de l’Eglise. La fin de la résistance des faidits, symboliquement marquée par la prise du château  de Quéribus en 1255, coïncide avec le début des négociations diplomatiques entre le roi d’Aragon Jacques Ier et le roi de France Louis IX, lesquelles aboutissent à la signature du traité de Corbeil-Barcelone en 1258. L’évocation de cet événement politique déterminant pour l’histoire de notre région nous amènera à évoquer particulièrement les enjeux et les motifs qui concoururent à l’annexion de la vicomté de Fenolhedès, puis à sa suppression définitive en 1262.

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Samedi 08 octobre 2016, l’AEC vous invite sur les traces des cathares en Fenouillèdes (Pyrénées-Orientales). Visite du château de Fenouillet avec l’archéologue médiéviste David Maso et visite du site et de la chapelle Notre-Dame de Laval à Caudiès-Fenouillèdes.

19 septembre 2016

Une journée gratuite pour les adhérents de l’AEC et les habitants de Fenouillet et Caudiès . 6 euros de participation pour les autres. Possibilité de prendre un repas en commun à midi (prix du repas proposé: 19 euros).

Le bulletin d’inscription est à télécharger ici : programme-jd-aec-a-fenouillet-octobre-2016

10 h : Point de rendez-vous à Fenouillet, hameau de la Vilasse, au pied
du château (RDV devant l’église du village, voir photo ci-contre).

10 h : Accueil des participants par notre présidente Annie Lambert et
le maire de Fenouillet Jean-Louis Raynaud. Café.

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10 h 30 – 12 h 00: Visite du village et du château de Fenouillet, commentée
par David Maso, archéologue médiéviste, responsable des
fouilles du castrum. Accès facile mais chaussures de marche requises.
Etabli sur les premiers contreforts pyrénéens, le site castral de Saint-Pierre de Fenouillet a été pendant trois siècles le siège d’une puissante vicomté médiévale, entre le début du XIe siècle et la deuxième moitié du XIIIe siècle, avant de s’effacer en raison de la prise de pouvoir sur ce territoire par l’autorité capétienne à la suite du traité de Corbeil (1258). Les fouilles menées depuis 1994 par l’archéologue
David Maso et ses équipes ont permis de révéler et consolider les vestiges d’un vaste castrum d’environ 10 000 m2 qui offre la rare opportunité de visiter une place fortifiée vicomtale antérieure au milieu du XIIIe siècle et qui n’a donc subi
aucune des modifications engagées par les architectes capétiens à Peyrepertuse ou Puilaurens. Au cours des événements de la Croisade albigeoise, les vicomtes de Fenouillet apportent un soutien actif à la résistance méridionale et au catharisme. Bons hommes et Bonnes femmes habitent encore le castrum dans les années 1240-1246.Devenu propriété du comte de Roussillon, Nuno Sanche en 1229, le château
intègre le domaine royal capétien après 1258. Devenu obsolète, il sera totalement démantelé à la charnière des XIIIe et XIVe siècles.9322102693221844
12 h 00 : Départ pour Caudiès-de-Fenouillèdes (par la D9).
12 h 30 – 14 h 30 : Déjeuner en commun. Salle municipale de «La
Bulle», 26 avenue du Roussillon, à l’angle de l’avenue du Roussillon
(D1117) et de la rue des Etudes (Départementale 9).

14h 45 – 16 h 00 : Visite du site et de la chapelle champêtre Notre-Dame de
Laval. A partir de la salle du déjeuner, reprendre la D9 en direction
de Fenouillet.
caudiesCette belle chapelle champêtre du XVe siècle occupe l’emplacement d’une première
église signalée en 935. L’ermitage attenant date du XVIIIe siècle. Au nordouest
de la chapelle, un portail marque l’emplacement du cimetière désaffecté. Il semble dater du Xe siècle et provenir de la première chapelle détruite. A l’intérieur, très beau décor des XVIIe et XVIIIe siècles.caudies-nd-laval2


Samedi 24 septembre 2016. Conférence en images sur le mythe du Graal en Catalogne au Moyen Age.

13 septembre 2016

arthur-table-rondeSamedi 24 septembre 2016  à partir de 14 h 30, l’AEC / René Nelli  a le plaisr de vous inviter à la conférence publique et gratuite à Carcassonne, Auditorium des Jésuites, rue des Etudes, de

Michel Adroher

maître de conférences en langue et littérature médiévales à l’Université de Perpignan Via Domitia

Il nous présentera

La Stòria del Sant Grasal, une version catalane médiévale de la Quête du Saint Graal. (XIVe siècle).

Présentation de la conférence :

Le Graal. Depuis Chrétien de Troyes jusqu’à Dan Brown, depuis le Conte du Graal jusqu’au Da Vinci Code, voici huit siècles que la littérature occidentale brode inlassablement sur le mythe du Saint Graal, source inépuisable d’authentiques chefs-d’œuvre et de modernes best-sellers. L’Europe médiévale témoigne précocement de cet engouement pour le Saint Graal qui s’exprime à travers la diffusion de la littérature arthurienne en langue d’oïl aux quatre coins du continent. La Catalogne des XIVe et XVe siècles ne fait pas exception…Une œuvre se démarque : la Stòria del Sant Grasal, version catalane datée de 1380 de la Queste del Saint Graal, rédigée par un clerc franciscain acquis aux idées millénaristes de Joachim de Flore.

photo-michel-adroherMichel ADROHER est maître de conférences en langue et littérature médiévales à l’Université de Perpignan Via Domitia. Il travaille essentiellement sur les rapports d’influence qui se sont tissés au cours du Moyen Âge entre les littératures française, catalane et occitane.

Auteur d’un ouvrage sur les troubadours roussillonnais, il prépare actuellement à Barcelone l’édition de la Stòria del Sant Grasal, version catalane de la Queste del Saint Graal.

 


8e journée René Nelli au château de Bouisse : samedi 25 juin 2016. A la croisée de la poésie et de la philosophie nellienne, deux œuvres majeures inspirées par le catharisme : Le Suaire de Barrabas ou le Mystère de Senlis (1976) et l’Oda a Montsegur (1977). Avec Charles Peytavie, Franc Bardou Gérard Zuchetto et le Troubadours Art Ensemble, la Compagnie Fées et Gestes (Esther Candaës, Jean-Louis Manceau).

29 mai 2016

Bouisse by Bardou

L’AEC / René Nelli, l’Association des Amis du château de Bouisse et la commune de Bouisse vous accueillent à Bouisse dans les Corbières à l’occasion de la 8e Journée René Nelli:

A la croisée de la poésie et de la philosophie nellienne,
deux œuvres majeures inspirées par le catharisme :
Bouisse 2
Le Suaire de Barrabas ou le Mystère de Senlis (1976) et l’Oda a Montsegur (1977).

Avec Charles Peytavie, Franc Bardou
Gérard Zuchetto et le Troubadours Art Ensemble, la Compagnie Fées et Gestes  (Esther Candaës, Jean-Louis Manceau)

Avec deux créations artistiques originales:

-le concert de Gérard Zuchetto et du Troubadours Art Ensemble à partir de l’Oda a Montsegur

-la lecture théâtralisée du poème scénique inédit Le Suaire de Barrabas par la Compagnie Fées et Gestes.

Le programme et le bulletin d’inscription à la journée et au repas de midi est téléchargeable ici:

8e Journée René Nelli Bouisse Samedi 25 juin

Voici le programme de la journée :

9 h 30 : Rendez-vous à la mairie de Bouisse.
Accueil par Annie Lambert, présidente de l’AEC / René Nelli, par Philippe Ramon, président des Amis du château de Bouisse, par Francis Baron, maire de Bouisse, par Hervé Baro vice-président du conseil départemental de l’Aude et par Michel Maïque, président de la Communauté de communes Région Lézignanaise, Corbières et Minervois
Café et viennoiseries.
10 h : Montée au château de Bouisse.
Conférences et lectures autour du poème scénique Le Suaire de Barrabas ou le Mystère de Senlis.

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Franc Bardou, Charles Peytavie et Jacques Charpentier à Bouisse en 2011.

10 h 15 : Le Suaire de Barrabas ou le Mystère de Senlis. L’opéra inachevé de René Nelli et Jacques Charpentier, une oeuvre inspirée par le catharisme et l’histoire du saint suaire de Carcassonne. Evocation proposée par Charles Peytavie, historien spécialiste du catharisme.
Le suaire de Barrabas ou le mystère de Senlis est un poème scénique inédit écrit par René Nelli en 1976 pour son ami le compositeur Jacques Charpentier afin de servir de livret à un nouvel opéra en français, second volet d’une « pentalogie » que les deux amis voulaient consacrer à l’hérésie et aux dissidences. Après avoir coécrit Beatris de Planissolas, premier opéra conçu en langue d’oc créé au Festival d’Aix-en-Provence le 22 juillet 1971 mettant en scène la confrontation de la châtelaine de Montaillou avec l’inquisiteur Jacques Fournié, leur nouvelle collaboration s’inspirait de l’existence réelle d’un saint suaire du Christ, conservé au Moyen Age dans le couvent des Augustins de Carcassonne et réputé faire de nombreux miracles. Nous reviendrons sur l’histoire de cette relique (un tissu de soie daté de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle) toujours conservée à Carcassonne. Nous verrons comment elle a inspiré les deux auteurs dans cette nouvelle aventure cathare musicale restée pour l’instant inachevée.

René Nelli et Jacques Charpentier dans les ruines du château de Montaillou.

René Nelli et Jacques Charpentier dans les ruines du château de Montaillou.

11 h : Lecture du début de l’acte I du livret du Suaire de Barrabas par la Compagnie Fées et Gestes (Esther Candaës et Jean-Louis Manceau)

Senlis au Moyen Age, un été de grande sécheresse. La cité est touchée par la peste et les morts hantent les vivants. La nuit tombée, les trépassés envahissent les rues et font régner la terreur. Au palais, la reine et son entourage (un médecin, un astrologue et l’évêque de la ville) s’interrogent : cette armée de revenants est-elle celle du Diable ? Quelle est la cause profonde du mal qui les touche ? Et surtout pourquoi Dieu reste-il sourd à leurs prières ? Ne faudrait-il pas mieux s’adresser directement au Diable ? Et s’il existait pourtant un moyen sûr de vaincre la mort ? Un suaire du Christ conservé à Carcassonne serait, dit-on, capable de sauver la reine et ses sujets. Mais le recours à la relique ne fait pas l’unanimité. Un parfait conteste sa véracité. Pour lui, ce suaire n’a aucune valeur. Ce ne serait qu’un lambeau du manteau de Barrabas…

Franc Bardou et Gérard Zuchetto. Bouisse 2015.

Franc Bardou et Gérard Zuchetto. Bouisse 2015.

11 h 15 : Un suaire poétique au carrefour des conceptions du monde, de l’humain et du divin. Conférence par Franc Bardou, écrivain, poète et essayiste, spécialiste de l’œuvre de René Nelli.
Confrontant des voies spirituelles fort distinctes et parfois même antagonistes, l’œuvre inédite de Nelli, Le suaire de Barrabas, mérite un examen attentif, car si, comme l’indique ailleurs son auteur « la poésie enveloppe ce que la philosophie développe », c’est avec une habileté allusive et une force imaginale rares que Nelli est parvenu, dans ce long poème scénique, à visualiser des conceptions du monde, de la place de l’humain et du divin qui luttaient entre elles au Moyen-Âge, pour les exposer les unes aux autres sans jamais pouvoir en exclure complètement aucune au-devant de la Raison, face à l’Invérifiable et à l’Indicible. Et si le Divin, chez Nelli, s’enchâssait davantage dans cette éternelle confrontation, au cœur de l’Indécidable, plutôt que dans telle ou telle voie spirituelle ?

12 h 30 : Lecture de la fin du livret de l’acte I du Suaire de Barrabas par la Compagnie Fées et Gestes (Esther Candaës et Jean-Louis Manceau)

12 h 45 : Repas, salle communale de Bouisse.

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Jean Louis Manceau et Esther Candaës à Bouisse en 2013. Lecture théâtralisée de Beatris de Planissolas de René Nelli.

15 h 00 :
Création originale
Lecture théâtralisée par la Compagnie Fées et Gestes de l’acte II du Suaire de Barrabas.
Mise en espace sur la terrasse du château
Avec Esther Candaës et Jean-Louis Manceau et la participation de Thierry Bergerot, Livia Bergerot et Philippe Ramon.
15 h 30 – 17 h :
Création originale
Concert : ODA A MONTSEGUR. ORATÒRI.
René Nelli – Gérard Zuchetto
Cour du château de Bouisse
Avec Gérard Zuchetto, chant, compositions, Damien Combes, guitares, Patrice Villaumé, vielle à roue ténor et tympanon, Gildas Becquet, contrebasse, Thierry Gomar, vibraphone et percussions, Abdalatef Bouzbiba, violon, rebec et gembri, Uranus sounds et Franc Bardou pour la présentation du texte de René Nelli.

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Gérard Zuchetto à Bouisse en 2015.

Le grand poète, philosophe et historien du catharisme, René Nelli nous a légué une œuvre majeure avec son Oda a Montsegur (1977). Ecrit en vers, ce récit est une ode à la liberté à travers l’évocation du Château de Montségur, des hérétiques cathares et de « l’âme occitane ». C’est une œuvre surtemporelle qui traduit le tempérament bouillonnant de cet « occitaniste » de la première heure.
En juin 2015, Gérard Zuchetto et ses amis musiciens nous ont présenté en avant-première à Bouisse une ébauche de cet oratorio contemplatif sur les mots et les sons nelliens de l’Ode à Montségur.
Ils reviennent aujourd’hui avec la version scénique définitive de cette œuvre vertigineuse qui fait aussi l’objet d’une sortie en CD et d’une série de concerts dans toute la région. La présentation de cet oratorio s’inscrit également dans le cadre du 11e Festival Les Troubadours chantent l’art roman, organisé à l’initiative de la Région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées et de Trob’Art Production.

château de Bouisse extérieur by Bardou

Le programme et le bulletin d’inscription à la journée et au repas de midi est téléchargeable ici:

8e Journée René Nelli Bouisse Samedi 25 juin


Samedi 07 mai 2016. Nouvelle journée découverte de l’AEC sur les pas des cathares à Puivert (Aude).

19 avril 2016

Samedi 07 mai 2016, l’AEC vous invite sur les traces des cathares et des troubadours à Puivert (Aude).

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Le château de Puivert (photo Franc Bardou)

Plusieurs pages d’histoire au programme :

La famille seigneuriale des Congost avant et pendant la Croisade albigeoise.
Puivert et son château après la Croisade.
Du nouveau sur l’histoire de la «Terre privilégiée».
Puivert et les troubadours. De l’Histoire au mythe.
Visites commentées du château et du musée du Quercorb.

Une journée organisée avec le soutien de la commune de Puivert, la Communauté de communes des Pyrénées Audoises et
M. Mignard, propriétaire du château de Puivert

Au programme:

7555906909 h 30 : Point de rendez-vous sur le parking du lac de Puivert (devant l’entrée du camping), au sud du village (D15, route de l’Escale). Départ en voiture vers la salle de conférence toute proche à Campsadourny.
10 h : Accueil des participants par notre présidente Annie Lambert.
10 h 30 – 12 h 00: Conférences inédites et discussion. Du nouveau sur l’histoire de Puivert :

Charles Peytavie : Les Congost, seigneurs de Puivert, et le Quercorb avant et pendant la Croisade albigeoise. Le point sur le catharisme en Quercorb.
Jean Pons : Le château de Puivert après la Croisade des Albigeois. L’histoire de la «Terre privilégiée»
Après la réunion des domaines des Trencavel au domaine royal, la position du Château de Puivert en a fait une place forte d’importance capitale pour la défense de la frontière avec la Catalogne et l’Aragon, en contrebas des monts (Pays de Sault), dans la dépression entre la vallée de l’Aude et le Plantaurel. Le château étant inféodé, la monarchie française concèdera à son seigneur un statut particulier lui permettant d’assumer pleinement ses obligations militaires, à savoir : Obligation de garde du château, exemption des deniers royaux et taille à merci. Au cours du temps, ce statut évoluera avec des conséquences inattendues. L’intérêt militaire déclinera, la taille féodale sera abonnée, mais l’exemption d’impôt prendra une importance croissante. Le fief sera morcelé au gré des successions et des ventes, obligeant les habitants à s’organiser pour la défense d’un statut qui leur est devenu très favorable, justifiant pleinement l’appellation de «Terre privilégiée».128366477

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12 h 30 : Repas en commun.
14h 00 – 16 h 00 : Visite commentée du château avec l’historien médiéviste Charles Peytavie. Evocation des troubadours et du mythe lié au château de Puivert par Franc Bardou; commentaire des chapiteaux aux musiciens avec la participation exceptionnelle du luthier Robert Rivié. Chants de troubadour in situ dans le donjon de Puivert.
16 h 00 – 17 h 00 : Visite commentée du Musée du Quercorb et de l’Instrumentarium. Avec la participation du luthier Robert Rivié, de Franc Bardou et Charles Peytavie.

Une journée gratuite pour les adhérents de l’AEC et les habitants de Puivert et des communes limitrophes. 2 euros de participation pour les autres. Possibilité de prendre un repas en commun à midi (prix du repas proposé: 18 euros).

Le bulletin d’inscription est à télécharger ici :Programme et bulletin d’inscription à la Journée découverte Puivert 07 mai 2016

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Samedi 9 avril 2016, rando-découverte sur les pas des cathares à Caudebronde et Cuxac-Cabardès.

10 mars 2016

Nouveau Rendez-vous de l’AEC en association avec Patrimoines, vallées des Cabardès
Samedi 9 avril 2016
Rando-découverte sur les pas des cathares à Caudebronde et Cuxac-Cabardès.
Avec Jean-Claude Capéra, Charles Peytavie et Franc Bardou.

Rendez-vous fixé à 13 h 45, parking de la chapelle Saint-Pierre de Caudebronde, ancienne aire de la Maison de la Montagne Noire, au croisement des routes de Salsigne (D. 73) et des Martys (D. 118). Randonnée d’environ 6 km sous l’entière responsabilité de chacun des participants, prévoir de bonnes chaussures de marche. Possibilités d’aller à Cuxac en voiture. 

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Cuxac-Cabardès. Photo Franc Bardou.

 

Au cours de cette rando-découverte, Jean-Claude Capéra, président de l’association Patrimoines, Vallées des Cabardès, évoquera l’histoire et le patrimoine de Caudebronde (chapelle et fontaine Saint-Pierre) et de Cuxac-Cabardès (l’église Sainte-Cécile, tour de l’ancien château, manufacture de la Bonde).

Au départ de cette randonnée nous évoquerons la chapelle Saint-Pierre et juste au-dessus, la source qui avait la singulière propriété de guérir toutes les maladies des yeux.

L’historien médiéviste Charles Peytavie, spécialiste du catharisme, évoquera le passé cathare du bourg de Cuxac au XIIIe siècle et en particulier le consolament du seigneur de Cuxac, le chevalier Girard Arquier vers la Saint-Michel 1282. Le récit de cet événement sera l’occasion de revenir sur la fin du catharisme en Cabardès et la prédication à cette époque du Bon homme Guillaume Pagès traqué par l’Inquisition de Carcassonne. Nous verrons aussi avec lui comment toujours à cette époque le roi de France puis la famille de Voisins ont récupéré la seigneurie de Cuxac mise en proie pour crime d’hérésie.

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Clocher de l’église de l’église Saint-Cécile de Cuxac-Cabardès.Photo Franc Bardou.

Enfin,comme chaque année, Franc Bardou, écrivain et poète occitan, membre de l’Académie de Jeux Floraux de Toulouse et l’Acadèmia Occitana, spécialiste des troubadours et de l’œuvre de René Nelli nous accompagnera sur le parcours de cette randonnée-découverte. Il évoquera avec le talent qu’on lui connaît les troubadours du Carcassès et la présence du poète René Nelli à Cuxac et en Cabardès.

Rando-découverte facile d’environ 3 h sous l’entière responsabilité des participants.

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Chapelle Saint-Pierre de Caudebronde. Photo J.-Cl. Capéra.

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Conférence de l’AEC. Mercredi 09 mars, à 18 h 30 à Pennautier, théâtre Na Loba.La conception et l’expression de l’amour chez les poètes arabes d’al-Andalus et les troubadours occitans. Par Clélia Bergerot.

27 février 2016

L’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli vous invite à assister à Pennautier (Aude), le mercredi 09 mars 2016, à 18 h 30 à une nouvelle conférence, théâtre Na Loba à Pennautier (Aude). Entrée libre et gratuite.

La conception et l’expression de l’amour chez les poètes arabes d’al-Andalus et les troubadours occitans

par Clélia Bergerot
La conférencière est Doctorante en Etudes arabes (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3). Ces travaux en littérature médiévale comparée (arabo-occitane) portent sur les liens entre la poésie strophique arabo-andalouse et la lyrique des troubadours occitans.

40_Deux_musiciens Cette conférence portera à la fois sur la poésie d’amour des troubadours (appartenant pour l’essentiel au genre des cansos) et sur la poésie strophique que l’on nomme «muwashshah arabo-andalou », inventée par les Arabes à la fin du Xe siècle en Espagne musulmane, et dont on retrouve les traces dans la tradition du chant arabo-andalou maghrebin.
L’exposé a pour but de comparer la manière dont les poètes andalous et occitans ont traité le thème de l’amour dans leurs œuvres. Il s’agira de mettre en relief les points communs entre ces deux aires culturelles et leur expression poétique.
Une analyse thématique nous permettra de cerner la conception particulière des rapports amoureux mis en avant par les poètes arabes et occitans. Nous verrons au cours de cette analyse, comment ces derniers ont fait de l’amour un objet de création poétique central, élaborant ainsi les contours d’un modèle de comportement idéal en société.
Sans nous attarder sur la question très controversée des origines de la lyrique des troubadours et de l’amour courtois, nous présenterons plutôt une étude comparative des lyriques andalouses et occitanes. troubadour11
Ce faisant, nous prêterons une attention particulière à l’acte de créativité dans l’expression poétique.

Cliquez sur le bouton ci-dessous pour ajouter cet évènement à votre agenda :

Conférence organisée avec le soutien de la mairie de Pennautier et du département de l’Aude.

Pennautier              Aude_(11)_logo_2015


Agenda des activités de l’AEC

25 février 2016

Nouveau : vous trouverez ci-dessous l’agenda de nos activités publiques (conférences, sorties…) pour l’année 2016.

  • Vous pouvez intégrer les évènements de votre choix à l’agenda de votre ordinateur, tablette ou smartphone (Google agenda, Outlook…) en cliquant sur un évènement puis « copier dans mon agenda »
  • Vous pouvez intégrer la totalité de cet agenda à votre agenda personnel en cliquant sur le bouton « + Google Agenda » (Cette méthode permet aux mises à jour de l’agenda de l’AEC d’être intégrées dans votre agenda).
  • Vous pouvez afficher cet agenda en pleine page en cliquant sur cette icône :   html
  • Vous pouvez également télécharger cet agenda en cliquant sur cette icône : ical  (Cette méthode ne permet pas l’intégration des mises à jour).

Samedi 27 février 2016. Conférence à Carcassonne. Clément V (1264-1314), le pape gascon et l’affaire des Templiers.

1 février 2016

Clément V élu pape

L’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli vous invite à assister à Carcassonne, le samedi 27 février 2016 à une nouvelle conférence, auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes, à 14 h 30.

Entrée libre et gratuite.

Clément V (1264-1314), le pape gascon et l’affaire des Templiers.

La conférencière Monique Dollin du Fresnel est conservatrice et directrice des bibliothèques de Sciences-Po Bordeaux. Elle y est aussi chargée d’enseignements, ainsi qu’aux universités Bordeaux III et Bordeaux IV. Elle est l’auteur d’une nouvelle biographie du pape Clément V aux éditions Sud-Ouest.

Le 18 mars 1314, le supplice des Templiers, brûlés vifs après sept années d’un procès inique, inscrivait dans les pages les plus noires de l’Histoire les noms du pape Clément V, du roi Philippe IV le Bel et de Guillaume de Nogaret, associés dans le naufrage de l’ordre le plus puissant de la chrétienté.Le templiers devant le pape Clément V et le roi Philippe le Bel

Clément V était né en 1264 en Aquitaine, près de Bordeaux à Villandraut, et avait pour nom Bertrand de Got. Seul pape gascon de l’histoire de l’Église, il fut d’abord évêque de Comminges, puis archevêque de Bordeaux avant d’être élu pape en 1305. Il eut un pontificat assez court puisqu’il mourut en 1314.Clément V et cardinaux

Homme intelligent, juriste confirmé, très attaché à sa Gascogne natale, il déploya d’abord des qualités de diplomate, pacifiant les rapports orageux entre les rois de France et d’Angleterre. Lorsqu’il devint pape, il envoya des missionnaires en Orient et en Chine. Après avoir hésité à s’installer à Rome, il fut le premier à préférer Avignon, pour un exil qui devait durer un siècle.

Sa mauvaise santé affaiblissant sa capacité de résistance devant l’inflexible Philippe le Bel, ses largesses envers sa famille, son rôle dans l’affaire des Templiers firent de lui l’un des pontifes les plus vilipendés et les plus détestés.
Mais méritait-il un tel opprobre ? Après sept cents ans, il est plus que temps de faire la lumière sur la vie de cet homme malmené par l’Histoire.CLEMENT_V

Cliquez sur le bouton ci-dessous pour ajouter cet évènement à votre agenda :

Conférence organisée avec le soutien de la mairie de Carcassonne et du Conseil départemental de l’Aude

Aude_(11)_logo_2015                             Ville_Carca

 


Samedi 23 janvier 2016. Conférence à Carcassonne sur l’adoptianisme, une christologie hérétique au temps de Charlemagne.

3 janvier 2016

En ce début de nouvelle année, l’AEC / René Nelli vous invite à assister à une nouvelle conférence, Carcassonne, samedi 23 janvier 2016, à 14 h 30, Auditorium de la chapelle des jésuites, entrée libre et gratuite:

L’adoptianisme. Une doctrine christologique considérée comme hérétique par Rome et par le pouvoir carolingien au VIIIe et IXe siècles.

Cette question sera traitée par André BONNERY, docteur d’Etat de l’Université de Strasbourg, spécialité histoire du christianisme ancien.

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Actes concernant la crise adoptianiste. IXe siècle (821). Munich  Bayerische Staatsbibliothk, Clm 14468. Provenance Ratibonne.

A la fin du VIII° siècle, l’église d’Espagne exprimait une doctrine christologique considérée comme hérétique par Rome et par le pouvoir carolingien. 

En effet, pour Tolède, la seconde personne de la Trinité, le Fils, devait être considéré comme Dieu, non par nature mais par adoption : c’est l’adoptianisme. Cette question théologique serait sans doute restée limitée au domaine hispanique si elle n’avait été brillamment soutenue par l’évêque Félix d’Urgell. Or, vers 780, Urgell et sa région avaient été incorporés à l’empire carolingien avec la Narbonnaise et le nord de la Tarraconnaise. L’adoptianisme fit de rapides progrès dans ces anciennes provinces wisigothes. Charlemagne qui s’était fait le défenseur de l’orthodoxie romaine craignit que, la querelle adoptianiste ne recouvre une tentative de résistance à sa domination sur une région récemment conquise, où son pouvoir était mal assuré. Elle mettait en cause également sa politique d’expansion en Espagne dans la mesure où il ne pouvait compter sur l’appui de l’Eglise wisigothique espagnole et de son primat, l’archevêque Elipandus. Charlemagne mit donc tout son poids dans le combat contre l’adoptianisme et il n’eut de cesse que de faire condamner Félix d’Urgell avec l’appui du pape des évêques et des moines de Septimanie.


La querelle adoptianiste, outre sa dimension religieuse, constitue un épisode important dans l’intégration de notre région à l’Empire carolingien.


1215-1216 : deux années décisives de la Croisade contre les Albigeois. Du concile de Latran IV au sac de Toulouse. Conférence à Carcassonne, samedi 12 décembre 2015.

8 décembre 2015

Samedi 12 décembre 2015
Carcassonne. Auditorium de la chapelle de Jésuites. 14 h 30. entrée libre.
L’Association d’Etudes du Catharisme vous invite à assister à la nouvelle conférence de Charles Peytavie, historien médiéviste :

1215-1216 : deux années décisives de la Croisade contre les Albigeois. Du concile de Latran IV au sac de Toulouse.

A la fin de 1215, la Croisade contre les Albigeois, la première guerre sainte organisée au cœur de l’Occident Chrétien pour lutter contre les hérétiques et leurs protecteurs commencée en 1209 connaît un nouveau tournant de son histoire. Après la victoire de Simon de Montfort à Muret en septembre 1213, cette croisade décidée par la papauté s’est transformée en un pur et simple conflit politique. Plus personne ne peut s’opposer à la conquête par Simon de Montfort de la couronne comtale de Toulouse. Même le pape Innocent III ne peut empêcher le chef de la croisade d’étendre son pouvoir sur l’ensemble des territoires compris entre le Rhône et la Garonne. Le pontife parvient seulement au cours du concile du Latran à réserver le marquisat de Provence au jeune Raymondet, le fils de l’ancien comte de Toulouse Raymond VI (le futur comte Raymond VII).

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Le pape Innocent III.

Le grand concile réuni à Rome en novembre et décembre 1215 est l’occasion de faire le point sur la Croisade et la lutte contre les hérétiques. Au cours de cette conférence nous reviendrons sur l’enjeu des débats concernant le Midi de la France et nous verrons quels acteurs méridionaux (Raymond-Roger de Foix, Pierre-Raymond de Rabastens, l’évêque Foulque de Toulouse,etc.) y jouèrent un rôle de premier plan. Nous verrons aussi comment le sort de Montségur, désigné ouvertement par l’Eglise romaine comme une cible fut l’objet des vifs échanges entre les protagonistes.

LatranIV

Le concile de Latran IV. Ms. de la Canso. XIIIe isècle.

 

Tout semblait réussir à Montfort. Et en avril 1216, il pouvait prêter hommage pour les terres conquises au roi de France Philipe Auguste. Pourtant en quelques mois, sur le terrain, les croisés allaient connaître d’importants revers et connaître une résistance sans précédent. Au cours de l’été, l’échec du siège de Beaucaire est un signal rendant les croisés particulièrement nerveux et à cran. La cité de Toulouse était au bord de la révolte.

Beaucaire

Le siège de Beaucaire. Ms de la Canso. XIIIe siècle.


Cette année décisive allait se terminer par un épisode tragique et sanglant: le sac et le pillage de la cité comtale par les croisés (septembre-octobre 1216). Toulouse vit alors s’abattre sur elle des malheurs tels qu’elle n’en avait pas encore connus depuis le début de la Croisade.


Prochaine conférence de l’AEC / René Nelli à Carcassonne. Samedi 14 novembre 2015 : La Croisade du roi de France Philippe le Hardi en 1285 en Roussillon et Catalogne.

5 novembre 2015

[Conférence]
Samedi 14 novembre 2015
Carcassonne. Auditorium de la chapelle de Jésuites. 14 h 30.
L’Association d’Etudes du Catharisme vous invite à assister à la nouvelle conférence de notre ami Robert Vinas, historien médiéviste, à l’occasion de la sortie de son nouveau livre sur une page méconnue de notre histoire médiévale méridionale :
La Croisade du roi de France Philippe le Hardi en 1285 en Roussillon et Catalogne.

Conférence suivie d’une séance de dédicaces avec l’auteur.

philippe le hardi couvLe roi de France Louis IX et le roi d’Aragon Jaume Ier le Conquérant, en signant le traité de Corbeil en 1258, croyaient avoir mis fin à la rivalité des deux maisons de France et d’Aragon dans le midi : la frontière était fixée aux Corbières, chacun renonçant à ses prétentions, Louis IX sur le sud et Jaume sur le nord, et les deux monarques avaient décidé de marier leurs enfants, Isabelle d’Aragon et Philippe de France. Mais en 1283, Pierre III d’Aragon, fils aîné du Conquérant, envahit le royaume de Sicile que la papauté avait donné à Charles d’Anjou, frère de Louis IX. Le pape Martin IV excommunie alors le roi d’Aragon, donne son royaume à conquérir à Charles, fils cadet du roi de France Philippe III le Hardi,et appelle toute l’Europe à se croiser contre Pierre.

Philippe le Hardi organise alors contre son beau-frère Pierre d’Aragon, la plus formidable expédition militaire jamais vue dans nos contrées depuis la Croisade albigeoise.

Le roi de Majorque Jaume II, frère de Pierre, s’allie au roi de France. Au mois de mai 1285, l’armée française déferle sur le Roussillon et se prépare à envahir la Catalogne ; cinq mois plus tard, à la fin du mois de septembre, les débris de cette armée ramènent à grand peine leur roi mourant jusqu’à Perpignan. L’événement a passionné l’Europe entière, et tous les chroniqueurs de l’époque en ont rendu compte, qu’ils soient français comme Guillaume de Nangis ou Guillaume Guiart, catalans comme Bernat Desclot, Ramon Muntaner ou le moine de Ripoll qui rédige la Geste des comtes de Barcelone, et même italiens comme le Sicilien Bartolomeo de Neocastro et bien d’autres encore.

Ce sont leurs textes, dont la plupart sont ici traduits pour la première fois en français, que ce livre rassemble en confrontant leurs points de vue souvent opposés. philippe le hardi 2
L’iconographie, médiévale mais aussi moderne, permet de son côté de mesurer le retentissement dans l’Europe entière d’un événement essentiel de l’histoire catalane, dont il constitue l’un des épisodes les plus célébrés.


Samedi 10 octobre 2015, à Carcassonne, Conférence sur Guilhem Bélibaste, le dernier des Bons hommes occitans.

7 octobre 2015

Le château de Villerouge-Termenès. Photo Franc Bardou.

[Conférence sur le catharisme à Carcassonne]
Samedi 10 octobre à 14 h 30, Auditorium de la chapelle des Jésuites
L’AEC / René Nelli vous invite à la conférence de Gauthier Langlois : Guilhem Bélibaste, le dernier Bon homme occitan, mort sur le bûcher à Villerouge-Termenès en 1321
Conférence illustrée par un reportage photographique de Michel Gybels.

Pont médiéval de Cubières. Photo Franc Bardou.

Né vers 1280, à Cubières, un village des hautes Corbières, en Razès, une terre de l’archevêque de Narbonne, Guilhem Bélibaste est berger, fils d’une famille de paysans aisés et de croyants cathares. Ses frères accompagnent fréquemment les Bons hommes dans leurs prédications. Sa vie bascule quand il tue, au cours d’une rixe, vers 1305, un certain Barthélemy Garnier, un berger de Villerouge-Termenès, autre domaine de l’archevêque de Narbonne. Garnier aurait menacé de dénoncer Guilhem et son frère Bernard à l’Inquisition. En cavale, les frères Bélibaste rejoignent les réseaux de l’Eglise cathare clandestine. Ainsi commencent les dernières années de celui qui fut le dernier Bon homme occitan connu, mort sur le bûcher sans renier sa foi au cours de l’automne 1321.

En 1995, Gauthier Langlois fut le premier a éclaircir les circonstances du meurtre de Barthélemy Garnier à l’origine de la vocation de Guilhem Bélibaste. A partir de documents inédits retrouvés dans les Archives des Archevêques de Narbonne, il a pu apporter de précieuses précisions au sujet de la famille de Guilhem Bélibaste et sur le parcours de celui qui fut le dernier animateur des communautés cathares occitanes. Des montagnes des Corbières aux vallées du Fenouillèdes jusqu’au coeur du royaume de Valence, il vous propose de mettre vos pas dans ceux du dernier dignitaire de l’Eglise cathare victime de l’Inquisition méridionale.

Entré gratuite.


Samedi 3 Octobre à Laurac (Aude). Journée de conférences autour du catharisme et de la Croisade albigeoise.

28 septembre 2015
Laurac. Photo Franc Bardou.

Laurac. Photo Franc Bardou.

Samedi 3 octobre 2015, le village de Laurac (près de Castelnaudary) accueille une grande journée de conférences grand public sur le thème de la Croisade albigeoise et du catharisme. A l’initiative de Paul Duffy, archéologue irlandais, biographe du comte d’Ulster Hugues II de Lascy, croisé irlandais, venu rejoindre la Croisade de Simon de Montfort en 1209 et devenu pendant au moins neuf ans seigneur de Laurac et de Castelnaudary, cette journée va faire le point sur le parcours de ce seigneur irlandais et présenter le Languedoc au temps de la Croisade.

Au cours de cette journée, vous pourrez assister aux conférences de Paul Duffy, Pilar Jimenez, Florence Guillot, Charles Peytavie, Jean Catalo, Gauthier Langlois et Lucien Ariès.

Sera présentée également toute la journée une exposition retraçant le parcours du seigneur Hugues II de Lascy depuis ses terres irlandaises jusqu’à Carcassonne, Laurac, Castelnaudary et Toulouse. Sera évoquée son rôle déterminant dans la vie religieuse du Lauragais à travers son soutien au futur saint Dominique et aux chevaliers Hospitaliers et la manière dont il sera chassé de Laurac et Castelnaudary en 1221 par le jeune comte de Toulouse. Rentré en Irlande, il retrouve son comté d’Ulster et fera la paix avec la Couronne anglaise jusqu’à sa mort en 1242. L’intégration de Laurac et Castelnaudary dans le comté de Toulouse en 1229 à la faveur du traité de Paris l’empêchera de revendiquer ses terres languedociennes.

Accès aux conférences gratuit, Mairie de Laurac, à partir de 10 h jusqu’à 17 h.

Entrée libre et gratuite
Pour réserver une place veuillez contacter le 04 68 78 12 61

Lieu du colloque: Mairie de Laurac, Place Blanche de-Laurac, à l’entrée du village.

Les organisateurs du colloque ont prévu un buffet froid pour le déjeuner (prix environ 10 euros par personne).

La Réservation est nécessaire sur le numéro 04 68 78 12 61

Venir découvrir, le 3 octobre 2015 dans le charmant village de Laurac-le-Grand, l’histoire peu connue du comte d’Ulster en Lauragais pendant la croisade des Albigeois, les lieux et personnes qu’il a côtoyés, à travers une exposition  et un colloque d’archéologues et d’historiens.

De Carrickfergus à Carcassonne.

  • 10:00 François STEENKESTE : Allocution d’ouverture
  • 10:10 Paul DUFFY : De Carrickfergus à Carcassonne – Le Comte d’Ulster en Lauragais
  • 10:50 Pilar JIMENEZ : Origines et implantation de l’Eglise des bons hommes en Languedoc
  • 11:30 : Pause
  • 11:40 Florence GUILLOT : La fortification de Montréal-de-Sos (Ariège-Pyrénées) de la Croisade aux lendemains du traité de Corbeil
  • 12:20 Charles PEYTAVIE : Éléments sur la genèse d’un mythe historique et littéraire – le souvenir de dame Guiraude de Laurac
  • 13:00 : Déjeuner
  • 14:00 Jean CATALO : Eléments du système fossoyé du Château Narbonnais de Toulouse, fin XIIe-XIIIe siècles
  • 14:40 Gauthier LANGLOIS : Les sceaux de Simon de Montfort, un itinéraire politique
  • 15:20 Lucien ARIES : La victoire des occitans à la bataille de Baziège de 1219
  • 16:00 : Fin du colloque.
Laurac. Photo Franc Bardou.

Laurac. Photo Franc Bardou.

 

 


Nouvelle Journée découverte de l’AEC à Saint-Sulpice-La-Pointe, samedi 26 septembre 2015. Sur les pas des cathares au confluent du Tarn et de l’Agoût.

1 septembre 2015
Les ruines du Castella, le château rebâti par Sicard Alaman à Saint-Sulpice.

Les ruines du Castella, le château rebâti par Sicard Alaman à Saint-Sulpice. Photo Charles Peytavie.

Samedi 26 septembre 2015. Nouvelle journée découverte de l’AEC / René Nelli à Saint-Sulpice-La-Pointe dans le Tarn.Sur les traces des cathares au confluent du Tarn et de l’Agoût.

Plusieurs pages d’histoire au programme :
Le lignage des Alaman au cœur de la Croisade Albigeoise.La création de la bastide de Saint-Sulpice et la reconstruction du Castella par le seigneur «bastidor» Sicard Alaman dans la seconde moitié du XIIIe siècle.
Les derniers cathares de Saint-Sulpice au début du XIVe siècle autour du Bon Homme Pierre Authié.
L’histoire et la visite du souterrain médiéval du Castella.

PROGRAMME DE LA JOURNÉE
09 h 30 – 10 h 00: Accueil par notre présidente Annie Lambert à l’Office de tourisme de Saint-Sulpice-La-Pointe (Tarn).

Le souterrain du Castella.

Le souterrain médiéval du Castella, une visite unique en son genre.

10 h 00 – 12 h 00: Conférences inédites et discussion.
Charles Peytavie, historien médiéviste : Un lignage au cœur de la Croisade albigeoise et de la lutte contre l’hérésie, les Alaman.
Apparentés aux seigneurs de Penne, les Alaman occupent d’abord une place importante dans l’essor de la cité d’Albi au tournant des années 1120-1140. Au début du XIIIe siècle, ils ont la confiance de Raymond VI. A travers cette conférence, nous verrons comment Doat Alaman et ses fils vont se conduire au cours des événements de la Croisade albigeoise et comment ils vont profiter des années qui suivent ce conflit pour constituer un important domaine en Toulousain, en Albigeois et en Agenais. Conseiller et lieutenant de Raymond VII à partir de 1239, Sicard Alaman devient son homme de confiance. Devenu indispensable, il maintiendra son pouvoir et son influence auprès du capétien Alphonse de Poitiers.

Ruines du château de Saint-Sulpice.

Bernard Mahoux, écrivain, auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de Saint-Sulpice : Le mouvement de création des bastides après le traité de Paris. Histoire de la bastide de Saint-Sulpice.
Ces interventions seront suivies d’une discussion autour de l’action de Sicard Alaman dans les domaines des comtes de Toulouse au XIIIe siècle et la présence du catharisme à Saint-Sulpice au début du XIVe siècle autour du Bonhomme Pierre Authié. Bernard Mahoux évoquera aussi l’histoire de la comtesse Jeanne de Boulogne, duchesse du Berry, réfugiée à Saint-Sulpice en 1418 pour fuir son second mari et contrainte de frapper de la fausse monnaie dans les souterrains du château pour survivre.

12 h 30 : Repas en commun au restaurant Au Relais fleuri (1 Avenue Rhin et Danube)

L’église de la bastide de Saint-Sulpice (XIVe siècle)

 

14 h 00 – 17 h : Visite guidée de la bastide créé entre 1240 et 1247 par Sicard Alaman en compagnie de Bernard Mahoux. Visite de l’église gothique de Saint-Sulpice commencée vers 1367. Visite des ruines du château de Saint-Sulpice (Le Castella) posé sur une motte castrale, dans un bel écrin de verdure. Visite guidée avec les hôtesses de l’Office du Tourisme du souterrain du Castella, seul souterrain de ce type ouvert à la visite dans la région.

Le programme et le bulletin d »inscription en pdf en cliquant ici :

Programme JD Saint-Sulpice (Tarn) 26 septembre 2015

 

Le pont suspendu de Saint-Sulpice, audessus de l’Agoût vu depuis le Castella.


7e Journée René Nelli. Le samedi 27 juin 2015 au château de Bouisse (Aude) : René Nelli et Montségur.

1 juin 2015

Montségur. Photo Franc Bardou.

 L’AEC / René Nelli, l’Association des Amis du château de Bouisse et la commune de Bouisse vous accueillent à Bouisse dans les Corbières à l’occasion de la 7e Journée René Nelli.

L’écrivain, poète et philosophe René Nelli (Fonds René Nelli, ADA).

Le thème de cette 7e journée : René Nelli et Montségur.

En fin de journée une création musicale originale de Gérard Zuchetto : «Nelli dans le son des mots »

PROGRAMME DE LA JOURNEE

09 h 30 : Rendez vous à la mairie de Bouisse
Accueil par Annie Lambert, présidente de l’AEC / René Nelli, par Philippe Ramon, président des Amis du château de Bouisse, par Francis Baron, maire de Bouisse et par Hervé Baro, conseiller départemental et vice-président de la Communauté de Communes de la Région Lézignanaise Corbières et Minervois.
Café et viennoiseries.

10 h : Montée au château de Bouisse.

Montségur. La naissance du mythe et la redécouverte archéologique du site (1815-1950). Voyage en images autour d’une renommée retrouvée.

Le château de Montségur au début du XXe siècle. Hyptohèse 3D proposée par Tristan Bergerot.

Le château de Montségur au début du XXe siècle. Hyptohèse 3D proposée par Tristan Bergerot.

Par Tristan BERGEROT, documentariste et réalisateur. Auteur du film «Montségur, de l’envol à la chute».
A partir d’images d’époque inédites et des premiers récits des voyageurs puis des visiteurs du site, Tristan Bergerot nous propose de visualiser le Montségur que découvrent les pionniers de son histoire et les inventeurs des mythes qui vont s’en emparer tout au long du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle. A quoi pouvait ressembler le château avant ses restaurations majeures ? Comment fut-il perçu par ses premiers découvreurs ? L’utilisation des images 3D permet de répondre à ses passionnantes questions.

René Nelli et Montségur. Histoire fatidique d’une rencontre (1930-1966)

Par Charles PEYTAVIE, historien, spécialiste de l’histoire du catharisme.

René Nelli, Michel Roquebert, Fanita de Pierrefeu à Montségur (Fonds René Nelli, ADA)

René Nelli, Michel Roquebert, Fanita de Pierrefeu à Montségur.

En 1969, René Nelli reconnaissait lui-même qu’il ne «s’intéressait pas seulement au passé historique du catharisme mais aussi à la vie secrète de Montségur dont il fréquente le site depuis plus de trente ans», qu’il «y avait rencontré les personnages les plus célèbres et les plus singuliers, de Lanza del Vasto à André Breton, d’Otto Rhan à Gabriel Marcel» et que s’il publiait «un jour un «livre de souvenirs», on y trouverait le tableau le plus complet et le plus fidèle des diverses tendances qui ont influencé l’hermétisme occidental dans la première partie du XXe siècle ». Ce livre de souvenirs, René Nelli ne l’a, hélas, pas écrit. Malgré tout, il est possible d’évoquer quelques uns des moments clés qui ont forgé cet attachement indéfectible qui liera dès 1937 le jeune poète et philosophe, bientôt défricheur des textes cathares, au pog ariégeois. Tout commence à 9 h 15 du soir, chez Couquet à Montségur, le 26 juillet 1937 avec la fondation de l’Association des Amis de Montségur et du Saint Graal, association hétéroclite dont René Nelli prend la vice-présidence et où se côtoient écrivains, philosophes, occultistes, gens de lettres, spéléologues et membres des sociétés savantes ariégeoises et audoises. En quelques semaines, elle fédère tous ceux que la renommée de Montségur, son histoire et ses mythes contemporains attirent.

Montségur, château ou Dieu est un autre. Le Montségur des poèmes nelliens.

Montségur. Gouache de René Nelli (Fonds René Nelli, ADA)

Montségur. Gouache de René Nelli (Fonds René Nelli, ADA)

Par Franc BARDOU, écrivain, poète et essayiste, spécialiste de l’oeuvre de René Nelli.
A travers des touches successives, les poèmes de René Nelli ont généré une citadelle céleste qui devient de moins en moins matérielle tandis que les recherches sur le catharisme se structurent plus rationnellement. Nous entrerons avec les mots du poète, au sanctuaire.

12 h 30 : Repas, salle communale de Bouisse.

Bouisse. Photo Franc Bardou.

Bouisse. Photo Franc Bardou.

A partir de 15 h

Création originale

«Nelli dans le son des mots », une création musicale originale de Gérard Zuchetto.

Gérard Zuchetto et Thierry Gomar à Bouisse en 2011.

Gérard Zuchetto et Frédéric Bousquet à Bouisse en 2011.

Avec Damien Combes : guitares

Patrice Vilaumé :  vielle à roue

Caroline Itier: contrebasse

Thierry Gomar : percussions

Frédéric Bousquet : cristal Baschet

Gérard Zuchetto : chant, guitare

Le compositeur et interprète des troubadours, Gérard Zuchetto, a déjà œuvré — et même improvisé sur scène — sur la poésie bilingue de René Nelli. Il nous propose d’entrer en profondeur dans un oratorio contemplatif sur les mots et les sons nelliens de l’Ode à Montségur, œuvre vertigineuse que, pour la toute première fois, le public du château de Bouisse pourra entendre déployée dans une aventure musicale inédite.

Vous pouvez télécharger le programme et le bulletin d’inscription ici :

Programme et bulletin d’inscription 7e Journée René Nelli Bouisse samedi 27 juin 2015


Samedi 30 Mai 2015. Nouvelle journée découverte de l’AEC à Puisserguier et dans le Biterrois.

10 mai 2015
Le village de Puisserguier.

Le village de Puisserguier.

Samedi 30 mai 2015, l’AEC / René Nelli et l’ARESP château de Puisserguier vous propose une nouvelle journée découverte à PUISSERGUIER et au château de PERDIGUIER (Maraussan) sur les traces des Trencavel et  des cathares en Biterrois.

Nombre d’inscrits limité à 80 personnes.

Programme de la journée:

09h 30 – 10h : Accueil par notre présidente Annie Lambert et Jacques Chabert, président de l’ARESP à la Maison du peuple de Puisserguier. Café.

10h-11h 30 : Conférence de Serge Sotos, historien médiéviste :
Le Prieuré de Cassan et les Bérenger, seigneurs de Puisserguier, au XIIe siècle

Armes des seigneurs de Puisserguier. 1303.

Armes des seigneurs de Puisserguier. 1303.

Puisserguier est un puech couronné par une remarquable place-forte. Ces seigneurs apparaissent seulement dans les textes dans la première moitié du XIIe siècle, en la personne de Raimond Vassadel Ier de Puisserguier.Au milieu du XIIe siècle, ils placèrent l’une de leurs importantes possessions, située dans la banlieue Est de Béziers, à Saint-Bauzile du Libron, sous la dépendance et protection du monastère de Cassan. Désigné depuis peu nécropole dynastique par les Trencavel, ce prestigieux prieuré canonial du diocèse de Béziers avait eu pour second prieur Guiraud (1106-1121), devenu 26ème évêque de Béziers (1121?-1123) puis nouveau saint patron de la cité. Fervents catholiques, les seigneurs de Puisserguier furent les bienfaiteurs de Sainte-Marie de Cassan, qu’ils choisirent pour dernière demeure, rejoignant ainsi la famille princière de Béziers. Nous abordons cette histoire à travers l’examen de chartes, pour la plupart inédites, issues à la fois du chartrier et du Cartulaire de Cassan.

L’Abbaye de Cassan.

11h 30 – 12h 30 : Visite du château médiéval de Puisserguier, avec Jacques Chabert, président de l’ARESP.

Le château de Puisserguier.

12h 30 – 14h 00 : Repas pris en commun à la Maison du peuple.

14h 30 : Départ pour le château de Perdiguier (l’itinéraire du déplacement sera donné à chaque conducteur pendant le repas).

15h-16h : Visite commentée du château de Perdiguier suivie d’une conférence de M. Mazeran, architecte du service patrimoine au département de l’Hérault sur le château de Perdiguier au Moyen Age.

Le château de Perdiguer à Maurassan. Château des XIIIe-XVIIe siècles.

Le château de Perdiguer à Maurassan. Château des XIIIe-XVIIe siècles.

16h – 17h : Conférence de Charles Peytavie, historien médiéviste :
La lutte contre le catharisme et les événements de la Croisade albigeois en Biterrois (Béziers, Servian, Puisserguier, Maraussan, Capestang,etc.). 1207-1250.

17h : Dégustation offerte par M. FERRACHI, propriétaire du domaine de Perdiguier. Après 17h : Visite possible par groupe de quatre personnes des fresques de l’escalier du château datant de la première moitié du XVIIe siècle.

Le château de Perdiguier.

Le château de Perdiguier.

Le bulletin d’inscription pour la journée et le bulletin de réservation pour le repas en commun sont à télécharger ici :

Programme et bulletin d’inscription à la journée découverte AEC / ARESP à Puisserguier 30 mai 2015

 

 


Retour en images sur notre dernière rando-découverte à Montolieu.

7 avril 2015

DSCF6204Malgré une météo en demi-teinte, nous étions tout de même un peu plus d’une centaine sur les chemins de Montolieu samedi dernier sur les traces des cathares dans cette ancien castrum du Cabardès. Cela fait maintenant six ans depuis une première journée organisée autour de Mas-Cabardès qu’a lieu cette rando-découverte qui mélange évocation des cathares et des troubadours et découverte du patrimoine naturel et historique du Cabardès. Le succès de cette manifestation ne se démentant pas d’année en année, une septième édition en 2016 est déjà dans les projets des deux associations organisatrices.

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Retour en images sur notre assemblée générale et la causerie avec Michel Cosem.

30 mars 2015

Avant de se retrouver tous à Montolieu samedi prochain, petit retour en images sur notre journée de samedi dernier au cours de laquelle, après l’assemblée générale de notre association, nous recevions à Carcassonne l’écrivain et poète Michel Cosem (photos Gauthier Langlois, Ch. Peytavie). Avec Franc Bardou, il a évoqué ses souvenirs de René Nelli et le rôle joué par le poète de Carcassonne dans son propre devenir d’écrivain. Merci à lui et à sa compagne pour ce chaleureux moment de poésie.

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Retour en images sur conférence de Michel Adroher.

17 mars 2015

Avant de recevoir dans quelques jours l’écrivain et poète Michel Cosem, qui évoquera pour nous son ami René Nelli, petit retour en images sur la merveilleuse conférence proposée par Michel Adroher  sur les troubadours du Roussillon le 28 février dernier.  Nous espérons très vite le recevoir à nouveau à Carcassonne pour explorer avec lui bien d’autres points d’influences et de confluences entre les littératures médiévales occitanes et catalanes.

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Samedi 28 mars 2015, à Carcassonne, l’AEC / René Nelli reçoit l’écrivain et éditeur Michel Cosem pour évoquer avec lui l’oeuvre poétique de René Nelli. Une causerie animée par Franc Bardou.

9 mars 2015


Michel_CosemSamedi 28 mars 2015, à Carcassonne (ville basse), à partir de 15 h 30, Auditorium des Jésuites
, l’AEC / René Nelli a le plaisir de vous inviter à rencontrer l’écrivain, poète et éditeur Michel Cosem ; il  nous fait l’honneur de venir évoquer son amitié avec René Nelli et leurs discussions autour de la poésie et la création en langue d’oc. Cette rencontre publique et ouverte à tous sera animée par Franc Bardou. Elle fera suite à l’assemblée générale de notre association.

Michel Cosem

Les vies multiples du troubadour Peire Vidal. Un roman de Michel Cosem paru en 2009, aux éditions du Pierregord (toujours disponible).

Les vies multiples du troubadour Peire Vidal. Un excellent  roman de Michel Cosem paru en 2009, aux éditions du Pierregord (toujours disponible).

Prix Artaud en 1986, Prix Malrieu en poésie en 1993, Michel Cosem dirige la revue Encres Vives qu’il a fondé en 1960.De 1967 à 1987, il est responsable national du secteur poésie-écriture au Groupe français d’éducation nouvelle (GFEN) ; dans ce cadre, parallèlement aux travaux d’Elisabeth Bing, il crée l’atelier d’écriture. De 1974 à 1980, il assure les fonctions de directeur de la collection Découvrir aux Éditions Seghers. Il fonde en 1988 avec Félix Castan Escalasud / colloque des Poètes du Sud. « Poète du bonheur intérieur » selon Robert Sabatier, « Voyageur contemplatif dans l’aveuglant paradis » selon Gilles Lades, il est l’auteur de nombreux recueils de poèmes, des romans et des livres pour la jeunesse. L’amour de la nature, de l’imaginaire et du voyage sert de fil conducteur à cette œuvre. Michel Cosem est aussi l’auteur d’anthologies de poésie parues aux éditions Seghers, Gallimard, Milan, Larousse. Ses romans pour la jeunesse sont très lus en France. Il a reçu le Prix Renaudot pour la jeunesse en 2002. Auteur bilingue, il a consacré plusieurs ouvrages à la langue occitane et à l’histoire et aux légendes de l’Occitanie.

Michel Cosem et René Nelli

Michel Cosem rencontre René Nelli dans les années 1960. Un dialogue amical s’engage entre les deux écrivains et poètes ;en 1969, Michel Cosem publie un recueil de poèmes de René Nelli intitulé La vie que s’interdit la vie . L’ouvrage lance la collection de poésie d’avant-garde Manuscrits aux éditions Encres vives.

Projet_couv_ariege

L’Ariège. Vérités et émotions. Editions Un Autre Reg’Art, 2013. L’Ariège vuepar Fabien Boutet et racontée par Michel Cosem. Toujours disponible en librairie.

 


Prochaine rando-découverte sur les traces des cathares en Cabardès à Montolieu, samedi 04 avril 2015, à partir de 13 h 45.

8 mars 2015
Montolieu.

Montolieu. Photo Franc Bardou.

Sur les pas des cathares à Montolieu.

Une nouvelle rando-découverte organisée par l’Association Patrimoines, vallées des Cabardès et l’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli, samedi 04 avril 2015.

en compagnie de Franc BARDOU, Jean-Claude CAPERA et Charles PEYTAVIE.

Rendez-vous à partir de 13 h 30, sur le parking (155 m), chemin de la chapelle St Roch, (en arrivant à Montolieu, après la maison de retraite Saint Vincent de Paul, ancien couvent, à droite). Rando-découverte facile d’environ 3 h sous l’entière responsabilité de chacun des participants, chaussures de marche conseillées.

Des épisodes méconnus de la résistance à la Croisade

Montolieu. Eglise Saint-André, détail. Photo Franc Bardou.

Montolieu. Eglise Saint-André, détail. Photo Franc Bardou.

Bien que siège de l’une des plus importants et des plus anciens monastères bénédictins de la Montagne Noire (Saint-Jean de Valsiguier attesté dès le début du IXe siècle), le village fortifié de Montolieu fut, au cours des XIIe et XIIIe siècles, une plaque tournante de l’activité des Bons hommes en Cabardès et en Carcassès. Plusieurs d’entre eux résident dans le village ou y sont reçus régulièrement par la noblesse locale, en particulier la bonne société féminine du lieu. En août 1209, quelques jours après la prise de Carcassonne, l’abbaye de Montolieu est attaquée, pillée et brûlée par les hommes du Cabardès, partisans du vicomte Raymond-Roger Trencavel. Les moines bénédictins et leur prieur Isarn d’Aragon sont contraints de fuir vers la Cité où ils trouvent refuge auprès des croisés. Cet épisode va fortement marquer l’avenir de la communauté villageoise et ses relations avec le monastère à l’époque de la Croisade (entre 1209 et 1229) et dans les années qui vont suivre au cours desquelles s’installent à Carcassonne et l’autorité royale et l’Inquisition.

Une présence active des hérétiques au plus fort de la Croisade

Sceau de la communauté de Montolieu, 1303.

Sceau de la communauté de Montolieu, 1303.

En 1220, les moines vont obtenir d’Amaury de Montfort tout pouvoir seigneurial sur les habitants de Montolieu. Mais au même moment, le Cabardès devient, avec Limoux en Razès, l’un des grands pôles de résistance à la Croisade. C’est la période connue sous le nom de « guerre de Limoux et de Cabaret ». Les prédicateurs cathares sont de retour à Montolieu et prêchent à nouveau devant la noblesse locale. Cette adhésion de la communauté aux forces qui s’opposent aux croisés provoquera le démantèlement des fortifications du castrum rebelle. L’intégration du Cabardès dans le domaine royal capétien à partir de 1229 ne freine pas l’activité des Bons hommes à Montolieu et ses environs. Même l’effort des moines de se rapprocher de la population en lui concédant des libertés et franchises n’y fera rien. Les habitants de Montolieu semblent vouloir rester fidèles à la lignée des Trencavel.

Une population rebelle face au roi de France et à l’Eglise

L'église paroissiale Saint_André de Montolieu, chef d'oeuvre de l'art gothique méridional et instrument de reconquête spirituelle de la population à la fin du XIIIe siècle.

L’église paroissiale Saint-André de Montolieu, chef d’oeuvre de l’art gothique méridional et instrument de la reconquête spirituelle de la population à la fin du XIIIe siècle. Photo Franc Bardou.

Conséquence, en août 1240, la population de Montolieu se rallie à Raymond Trencavel. Lors du passage du vicomte et ses faydits, le monastère subit à nouveau de nombreux dégâts. Les bâtiments monastiques sont envahis. L’échec de la prise de Carcassonne engendre des représailles : Jean de Baumont marche avec les troupes capétiennes vers Montolieu; il assiège la localité, s’en rend maître et la rase de fond en comble. Les libertés villageoises sont abolies par les moines avant d’être renégociées, la population est soumise à de fortes amendes. Consécutivement, l’Inquisition débute la traque des hérétiques en Cabardès et cherche à connaître les réseaux d’entraide présents dans le village. Certains hérétiques seront emmurés à Montolieu même. Quant aux moines, outre le fait qu’ils vont considérablement enrichir le patrimoine de leur abbaye avec les biens confisqués aux faydits de la région, ils vont devoir entreprendre dans seconde moitié du XIIIe siècle la reconquête spirituelle des habitants de Montolieu. Cela se concrétisera par la reconstruction de l’église paroissiale au centre du nouveau village, l’église Saint-André, aujourd’hui considérée comme un chef d’oeuvre de l’art gothique méridional.

Au cours de la visite, l’historien médiéviste Charles Peytavie reviendra en détails sur tous ces épisodes méconnus de l’histoire de la communauté de Montolieu; Franc Bardou évoquera l’art des troubadours contemporains de cette histoire et Jean-Claude Capéra nous proposera une approche paysagère et géologique des lieux parcourus (il nous parlera tout spécialement du calcaire de Montolieu). La rando comprend la visite de l’église Saint-André.

Montolieu depuis la croix de Saint-Roch. Une étape de notre rando-découverte. Photo Jean-Claude Capéra.

Montolieu depuis la croix de Saint-Roch. Une étape de notre rando-découverte. Photo Jean-Claude Capéra.


Samedi 28 février 2015. L’AEC vous propose une nouvelle conférence gratuite à Carcassonne: Les troubadours roussillonnais (XIIe-XIIIe siècles). Par Michel Adroher.

7 février 2015

[Carcassonne, Auditorium de la chapelle des Jésuites, 14 h 30, entrée libre et gratuite]

Le roi troubadour Alphonse d'Aragon à cheval.

Le roi troubadour Alphonse d’Aragon à cheval.

Ils ont pour noms ou surnoms Berenguer de Palol, Alphonse II d’Aragon, Guilhem de Cabestany, Pons d’Ortafà, Ausiàs March, El Capella de Bolquera (originaire de Carcassonne) et Joan de Castellnou.

Ces sept troubadours roussillonnais attendaient depuis plus de sept cents ans que leurs chansons fussent rassemblées en un recueil unique. Ces poètes-musiciens méconnus occupent pourtant, dans le monde du trobar en général et dans celui de la lyrique médiévale en particulier, une place à la fois originale et conforme à la tradition.

Par l’époque dans laquelle ils s’inscrivent, celle des grands troubadours classiques, par leur prédilection pour la canso, le genre poétique roi, et par la thématique amoureuse qu’ils développent au sein de leurs œuvres, ces chantres de la fin’amor entrent de plain-pied dans le cadre de l’orthodoxie courtoise. Ils furent, pour d’évidentes raisons de voisinage avec le Languedoc, les premiers poètes catalans à être influencés par la production littéraire occitane.

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Adeptes d’une expression simple et claire, les troubadours du Roussillon sont à même de jouer le rôle d’initiateurs à la lyrique courtoise méridionale.

Ils méritaient sans doute que le grand public les découvre à travers cette conférence en images proposée à Carcassonne ce 28 février par Michel Adroher, maître de conférence en langue et littérature du Moyen Age à l’Université Via Dominitia de Perpignan.


En librairie. Les actes du colloque « Le temps de la bataille de Muret.12 septembre 1213  » sont actuellement disponibles en librairie.

6 février 2015

img413Les actes du colloque « Le temps de la bataille de Muret. 12 septembre 1213 » sont actuellement disponibles en librairie ou   sur commande auprès de la Fédération Historique de Midi-Pyrénées.

SOMMAIRE

Conférence :

Martin ALVIRA CABRER : Muret 1213, réflexions sur une bataille perdue.

La bataille :

Michel ROQUEBERT : Les fondements juridiques de l’intervention du roi Pierre II d’Aragon sur le théâtre de la croisade albigeoise.

Jean-Louis BIGET : Anthropologie de la bataille médiévale : le cas de Muret.

Muret, sa position en Comminges et en pays toulousain :
Espaces et hommes au début du XIIIe siècle

Christian MONNIER : La physionomie de Muret à l’époque médiévale et son évolution.

Yann HENRY : De l’Antiquité au Moyen-Age : origines et mutations du peuplement dans la plaine de Muret.

Jean-Michel LASSURE : La Garonne à Muret.

Gérard PRADALIE : Salles et la porte de Salles.

Henri AMEGLIO : Le site de la bataille de Muret : découvertes archéologiques, 1843-1984.

Eric TRANIER et Henri MOLET : À la recherche des traces du champ de bataille de Muret : les opérations archéologiques « Petit-Joffréry » et « Grand-Joffréry » (2011-2013).

Les royautés et les principautés : enjeux politiques et juridiques :

Patrick DE LATOUR : Bernard IV, obligé d’Alphonse le Chaste et vassal de Pierre le Catholique (1176-1213).

Martin DE FRAMOND : Bannières, milices urbaines et armoiries dans les vicomtés « aragonaises » de Millau et Gévaudan avant Muret.

Sergi GRAU TORRAS : La législation contre l’hérésie dans la couronne d’Aragon au temps du roi Pierre II d’Aragon.

Josep SERRANO DAURA : L’Assemblée de Paix et de Trêve jusqu’au règne de Pierre 1er de Catalogne et son évolution vers la Cour générale.

Nicolas LEROY : La croisade albigeoise dans ses confins orientaux : les répercussions de Muret sur la Provence rhodanienne et le Languedoc oriental.

Thierry PECOUT : La mort de Pierre II et l’émergence d’une principauté en Provence.

img414Société :

Guy-Pierre SOUVERVILLE : Les fondations ecclésiastiques en Comminges, du Nébouzan au Pays de Touges, aux XIIe et XIIIe siècles. Sources et documents.

Pierre VIDAL : Hospitaliers et templiers en Muretain, des premiers établissements (début XIIe s.) aux premières bastides (milieu XIIIe s.) : réseaux de pouvoirs et organisation de l’espace.

René SOURIAC : Bernard IV de Comminges en ses villes maîtresses : les coutumes de Muret (1203), et de Saint-Gaudens (1202).

Claudine PAILHES : Née de la croisade, la « Terre du Maréchal ».

Magali BAUDOUIN : Les vicomtes de Labarthe et la Barousse au début du XIIIe siècle.

Charles PEYTAVIE : Les seigneurs de Penne d’Albigeois et les évènements de la Croisade albigeoise. Les ambitions politiques et stratégiques d’un lignage méridional en temps de crise.

Culture :

Michel BANNIARD : Les enjeux langagiers d’une défaite : la mutation d’un paradigme.

Marjolaine RAGUIN : Langues et identités dans la partie anonyme de lachanson de la Croisade albigeoise.

Robert VINAS : L’image du roi Pierre d’Aragon dans le « Livre des faits » de son fils, le roi Jaume 1er.

Art et représentations :

Daniel CAZES : L’art dans les pays de Toulouse, Comminges et Foix au temps de la bataille de Muret.

Quitterie CAZES : Toulouse et la Catalogne à la fin du XIIe siècle : le « troisième atelier » de la Daurade.

Emmanuel GARLAND : La peinture murale au XIIIe siècle. Contribution à l’étude du décor peint des églises de Montsaunès et de Castillon-en-Couserans.

Hélène LAUG : L’architecture de l’église Saint-Jacques de Muret, du XIIe au XVIe siècle.

Christophe MARQUEZ : De l’iconographie de Simon de Montfort.

Enjeu de mémoire ? Visions, perceptions et interprétations :

Bernard MONTAGNES op. : Histoire et légende : Saint-Dominique à Muret ?

Pierre-Jean SOURIAC : Les enjeux mémoriels de la croisade albigeoise au temps des guerres de Religion.

Georges PASSERAT : Mary Lafon (1810-1884), traducteur de la Cansode la Crosada.

Rémy PECH : Muret 1913 : une fête félibréenne pimentée de politique.

René SOULA : Les célébrations de la bataille de Muret au XXe siècle : conflits de l’histoire et de la mémoire.

Jean-Pierre AMALRIC : La bataille de Muret vue d’Espagne : entre Histoire et Mémoire historique.

André DUPUY : Résonnances contemporaines d’une défaite : témoignage d’un occitanisme.

Conclusion par Martin AURELL.

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Le colloque sur le temps de la bataille de Muret a débuté hier avec les interventions très appréciées de Martin Alvira Cabrer, Jean-Louis Biget et Michel Roquebert.© Ch. Peytavie. – à Muret. Vendredi 13 septembre 2013.

Bulletin de commande auprès de la Fédération historique Midi-Pyrénées :

http://www.archives.cg31.fr/pdf/federation/Muret_COMMANDE.pdf

 


Conférence. Carcassonne, samedi 21 février 2015. Un trésor du patrimoine médiéval narbonnais : le Pontifical de l’archevêque Pierre de la Jugie (1350)

3 février 2015
L'archevêque de Narbonne Pierre de la Jugie (1319-1376)

L’archevêque de Narbonne Pierre de la Jugie (1319-1376)

Samedi 21 février 2015. Carcassonne, Auditorium des Jésuites, 14 h 30, La Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude reçoit, au cours de sa séance mensuelle, Emilie Nadal, docteur en Histoire de l’Art et chercheur associée au laboratoire TRACES (UMR 5608) – Université de Toulouse Jean Jaurès.
Entrée libre et gratuite.

Un trésor du patrimoine médiéval narbonnais : le Pontifical de l’archevêque Pierre de la Jugie (1350)

En 1350, Pierre de la Jugie est depuis trois ans sur le siège de Narbonne, à la tête d’un des archevêchés les plus riches du royaume de France. Il a seulement 29 ans et doit sa nomination aux bonnes grâces de son oncle, le pape Clément VI lorsqu’il décide de faire réaliser un magnifique pontifical, ouvrage contenant les bénédictions et consécrations réservées à l’évêque, auxquels il fait ajouter d’autres textes personnels.

Pontifical de l''archevêque de Narbonne Pierre de la Jugie. Bénédiction d'un bateau.

Pontifical de l’archevêque de Narbonne Pierre de la Jugie. Bénédiction d’un bateau.


Ce livre est aujourd’hui un des plus beaux témoins de l’histoire de l’art médiéval du Languedoc. C’est un gros manuscrit de 185 feuillets en parchemin qui mesure environ 37 cm de haut sur 27 cm de large, et qui présente un décor d’exception : une peinture en pleine page, 24 miniatures pour le calendrier, 61 lettres historiées encore en place (d’autres ont été découpées et vendues), d’innombrables décors marginaux, le tout ayant été peint par quatre artistes différents, venus de toute l’Europe. Ce livre luxueux a été conçu dès l’origine comme un objet d’apparat et de prestige, pour que le nom de Pierre de la Jugie reste dans les mémoires. Cette conférence permettra de revenir sur le personnage, sur les éléments les plus personnels de son livre, mais aussi sur le parcours des artistes qui ont été amené à travailler pour lui.Pose de la première pierre de la Cathedrale


Samedi 31 janvier 2015, à Carcassonne, « Trencavel à l’assaut de la Cité. Le grand siège de 1240. »

20 janvier 2015

[Conférence]
Carcassonne, samedi 31 janvier 2015, à 14 h 30, l’AEC / René Nelli vous invite à la conférence publique à deux voix de Bernard Mahoux & Gauthier Langlois
« Trencavel à l’assaut de la Cité. Le grand siège de 1240. »

Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes à Carcassonne.
Les deux auteurs dédicaceront leurs ouvrages respectifs à la fin de la conférence.

A la fin de l’été 1240, le jeune vicomte de Carcassonne, Albi et Béziers, Raymond Trencavel, tente de reprendre possession des terres dont la Croisade puis le roi de France l’a spolié. Grâce au soutien massif de la population, de la noblesse locale – et particulièrement des sympathisants du catharisme – il assiège la cité de Carcassonne où s’est réfugié le sénéchal représentant le roi capétien.
L’historien médiéviste Gauthier Langlois, qui a déjà publié plusieurs articles de référence sur ce siège, et l’écrivain Bernard Mahoux, qui fait revivre cet épisode dans son roman « Le Retour du rebelle. Carcassonne ou mourir (TDO éditions), unissent leur voix pour évoquer ce grand épisode de l’histoire de la Cité de Carcassonne.img407


L’AEC / René Nelli a le plaisir de vous inviter à assister à ses deux prochaines conférences.

29 octobre 2014

Samedi 29 novembre 2014, Auditorium de la chapelle des Jésuites , 14 h 30, entrée libre

h-norbertus-van-premontre_hendrik-causc3a9_grimbergen1Hérésies médiévales en Flandre et dans les Pays-Bas au début du XIIe siècle. L’hérétique Tanchelm ou Tanchelin, un proto-cathare ?

Une conférence de Michel Gybels, administrateur de l’AEC / René Nelli

Tanchelin, Tanchelm ou encore Tanchelin d’Anvers est un moine réformateur religieux, un prophète « communaliste » du début du XIIe siècle, connu surtout pour son antisacerdotalisme. Selon certaines sources il aurait fait partie de l’entourage du comte Robert II de Flandre (Robert de Jérusalem), dont il est peut-être officier ou notaire qui avait suivi le duc Godefroy de Bouillon en Croisade en Palestine (1096-1099). Tanchelin commence à prêcher en Hollande, en Zélande, en Flandre et en Brabant dès 1110. Ses critiques sont dirigées contre l’Église catholique romaine. Il prône l’agrandissement de l’évêché de Thérouanne jusqu’à Utrecht, prêche le refus de payer la dîme et nie la validité des sacrements délivrés par les prêtres indignes. Il opère aussi la distinction entre l’Église des simples – dont il se prétend le représentant au nom de l’Esprit qu’il dit incarner – à l’Église des clercs. Il s’oppose aux fastes et aux richesses inutiles de l’Église qu’il qualifie de bordel et vante les mérites de la vie apostolique, pour lui synonyme de pauvreté. Enfin, il favorise les mariages librement consentis par les époux. Il tire parti d’un conflit d’intérêt entre le comte et l’archevêché d’Utrecht afin de soulever le peuple anversois contre son clergé corrompu. Il dirige Anvers au nom de Dieu, s’entoure d’une garde armée et à sa dévotion il multiplie les sermons dans une ambiance d’hystérie. Emprisonné à Cologne en 1113-1114, il est libéré malgré les protestations des chanoines d’Utrecht.Finalement, il est assassiné en 1115 par un prêtre catholique alors qu’il traverse l’estuaire de l’Escaut à Vlissingen en Zélande. Toutefois ses adeptes conservent le pouvoir dans la ville d’Anvers.

Samedi 06 décembre 2014, Auditorium de la chapelle des Jésuites, 14 h 30, entrée libre

Le crépuscule d’une vicomté : l’histoire méconnue du Fenolhedès dernier foyer de la résistance à la croisade contre les Albigeois.

Une conférence de Rodrigue Tréton, docteur en Histoire médiévale.

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Le castrum de Fenouillet et le pic de Bugarach.  © Photo Franc Bardou.

 

L’historiographie de la croisade contre les Albigeois et de l’annexion du Languedoc méditerranéen au royaume de France entérinée par le traité de Corbeil en 1258 a bien souvent passé sous silence la question de l’ancien pays de Fenolhedès. Pourtant, ce territoire pyrénéen, devenu vicomté aux alentours de l’an mil, a été le dernier véritable foyer de la résistance militaire face à l’Eglise et au pouvoir des Capétiens. Ce n’est en effet que onze ans après la prise de Montségur que Xatbert de Barbaira rendit les armes à Quéribus en 1255.

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Le château de Quéribus et le Fenolhedès. ©Photo Franc Bardou.

En s’appuyant sur le résultat d’une longue enquête personnelle menée dans les archives de France et d’Espagne, le conférencier s’attachera à présenter l’originalité de la situation géopolitique du Fenolhedès et les motivations de ses derniers vicomtes tout en déroulant le fil des principaux événements qui aboutirent à la suppression définitive de la vicomté en 1262.


Beau succès pour notre dernière journée découverte à Burlats sur les traces de la vicomtesse Adélaïde et du catharisme en pays castrais dans la vallée de l’Agoût.

20 octobre 2014

Samedi 27 septembre 2014, les membres de notre association s’étaient donnés rendez-vous à Burlats sur les traces de la vicomtesse Adélaïde et du catharisme en pays castrais dans la vallée de l’Agoût. Ils furent aussi rejoints l’après-midi par plusieurs habitants du village désireux d’assister à la conférence à deux voix proposée par l’historien médiéviste Charles Peytavie et le romancier Bernard Mahoux. Un grand merci pour leur accueil à notre guide Jean-Louis Spertino (Association Patrimoine et culture du Burlats),aux représentants de la commune ainsi qu’au personnel du Moulin des Sitelles et aux propriétaires du château de Burlats. Retour en images sur ce très beau moment de convivialité et de culture populaire qui nous a permis de découvrir un patrimoine médiéval extraordinaire.

© Photos publiées avec l’autorisation de leurs auteurs: Franc Bardou, Jean-Claude Peytavie et Michel Gybels.

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Conférence sur le consolament. Samedi 11 octobre 2014 à Carcassonne. Auditorium des Jésuites, 14 h 30. entrée libre.

8 octobre 2014

Carcassonne, samedi 11 octobre 2014, l’AEC / René Nelli débute son cycle de conférences de fin d’année consacré au catharisme et à l’histoire de la société médiévale méridionale.
L’historien médiéviste Charles Peytavie proposera une conférence intitulée:
Au cœur des pratiques rituelles et sociales des communautés cathares, le consolament ou baptême spirituel.

Carcassonne, ville basse, Auditorium des Jésuites, à 14 h 30. Entrée libre.

Rite public et collectif au cœur de la liturgie et de la vie religieuse des Bons hommes, le consolament, appelé aussi « saint baptême de Jésus-Christ », est le seul sacrement que les cathares considèrent comme fondé par le Christ et attesté par les Ecritures. Geste de salut aux apôtres, il marque le moment crucial au cours duquel le ou la novice, adulte et en pleine conscience, choisit d’intégrer l’Eglise des Bons chrétiens. Baptême par imposition des mains, complémentaire du baptême de l’eau, il a aussi valeur de pénitence, déliant des péchés et il est aussi considéré en particulier par les croyants comme une extrême-onction offrant au moment de sa mort au récipiendaire une garantie de salut.
Depuis quelques années, le consolament fait l’objet de nombreuses recherches dont certains résultats ou hypothèses seront présentés au cours de cette conférence. D’abord du point de vue de l’histoire des croyances chrétiennes et de celle des pratiques sacramentaires. Il s’agit ici de s’interroger par exemple sur les nombreuses variations que l’on observe dans sa pratique à l’échelle des diverses communautés cathares présentes dans l’Occident chrétien entre les XIIe et XIVe siècles. Une autre question est également posée sur le lien réel ou supposé entre la tradition cathare du baptême de l’esprit et le rite d’initiation proposé par d’autres mouvements dissidents orientaux comme les bogomiles. Et puis d’autres historiens se sont aussi penchés sur le consolement en tant que pratique sociale essayant de comprendre l’impact de ce rite au cœur des sociétés dans lesquelles il était pratiqué. La réception du consolament par certains membres d’une famille a-t-elle toujours été bien reçue par le reste de leurs proches ? A l’intérieur d’un foyer de croyants, comment se prenait la décision de passer ce cap décisif de sa vie religieuse ? Quel impact ce choix pouvait-il avoir dans la vie courante ?
Là encore, la relecture des sources à notre disposition montre que la réception du consolament est un enjeu crucial qui questionne toutes les composantes de la société.


Samedi 27 septembre 2014. Nouvelle journée découverte de l’AEC à Burlats dans le Tarn sur les pas de la vicomtesse Adélaïde et du catharisme dans le pays castrais.

5 septembre 2014

 

Le village de Burlats. Photo Franc Bardou.

Samedi 27 septembre 2014, l’AEC / René Nelli vous propose une nouvelle journée découverte à Burlats (8 km en amont de Castres) sur les pas de la vicomtesse Adélaïde et du catharisme en pays castrais dans la vallée de l’Agoût.

Nombre d’inscrits limité à 70 personnes. Journée gratuite pour les adhérents (sauf repas)

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

10 h 00 : Accueil par notre présidente Annie Lambert à Burlats (8 km en amont de Castres) devant la mairie du village installée dans les ruines de l’ancien prieuré Saint-Pierre.

Les vestiges du prieuré Saint-Pierre de Burlats.

Les vestiges du prieuré Saint-Pierre de Burlats. Photo Franc Bardou.

10 h 30 : Début de la visite du village sous la conduite de Jean-Louis Spertino (Association Patrimoine et culture du Burlats), avec la participation de Bernard Mahoux et Charles Peytavie. Au programme, visite des vestiges de l’ancien prieuré Saint-Pierre, visite du pavillon d’Adélaïde, découverte du village médiéval (Maison d’Adam, tour de la Bistoure, castel du Burlats).

La pavillon d'Adélaïde à Burlats (XIIe siècle).

La pavillon d’Adélaïde à Burlats (XIIe siècle). Photo Franc Bardou.

13 h 00 : Repas en commun au centre d’accueil Le Moulin des Sitelles, labellisé Gîtes de France.

15h 00 – 16 h : Conférence de Charles Peytavie, historien médiéviste : Adélaïde « comtesse de Burlatz». De l’Histoire à la légende.

Adélaïde et le vicomte Roger II.

Adélaïde et le vicomte Roger II. Photo Franc Bardou.

Nièce de roi (le capétien Louis VII), fille de comte (celui de Toulouse Raymond V), mariée en 1171 au vicomte Roger II de Béziers, la vicomtesse Adélaïde (ou Adelaïs) fut louée pour sa beauté et sa courtoisie par les plus grands troubadours de son temps. Dans la seconde moitié du XIIe siècle, sa cour, en particulier lorsqu’elle réside à Castres ou à Burlats, fut l’une des plus renommée du Midi. Mais mêlée à tous les conflits de son temps, Adélaïde entre aussi dans la postérité par ses gestes politiques en particulier lorsque la papauté étend son action contre l’hérésie aux terres des Trencavel et désigne Lavaur comme «le siège de Satan». Au cours de l’été 1181, elle doit ainsi faire face dans cette cité à la première expédition guerrière contre l’hérésie conduite par un légat du pape en pays chrétien. Sa gestion de cette crise sera connue dans toute l’Europe. Elle contribuera aussi, par delà les siècles, à assurer la renommée de la «comtesse de Burlatz».

Cette conférence sera prolongée par une discussion autour de la légende d’Adélaïde avec le romancier Bernard Mahoux, auteur de la saga La Malédiction des Trencavel.
Dédicaces.

17 h 00 : Fin de la journée.

Le bulletin d’inscription pour la journée et le bulletin de réservation pour le repas en commun sont à télécharger ici : Programme de la journée et bulletin d’inscription JD Burlats 2014Les bords de l'Agoût et la tour de la Bistoure. Photo Franc Bardou.

Les bords de l’Agoût et la tour de la Bistoure. Photo Franc Bardou.

 


Samedi 28 juin 2014. 6e Journée René Nelli au château de Bouisse. René Nelli philosophe. Amour de la sagesse et sagesse de l’amour. Avec Jòrdi Blanc, Michel Roquebert, Charles Peytavie, Franc Bardou et la participation de la Compagnie Fées et Gestes.

4 juin 2014
René Nelli, professeur de philosophie en 1936.

René Nelli, professeur de philosophie, en 1936.

Samedi 28 juin 2014.

Pour la 6e année consécutive, retrouvez votre rendez-vous annuel dédié à la mémoire de l’historien et poète René Nelli à Bouisse (Aude), au cœur des Corbières.

Cette année,  les organisateurs ont choisi de consacrer cette journée à René Nelli philosophe. Amour de la sagesse, sagesse de l’amour.

Voici le programme détaillée de cette journée :

Retrouvez le programme et le bulletin d’inscription en fichier pdf en cliquant ci-dessous:

Programme 6e Journée René Nelli à Bouisse 2014

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

09 h 30 : Rendez-vous à la mairie de Bouisse

Accueil par Annie Lambert, présidente de l’AEC / René Nelli, par Philippe Ramon, président des Amis du château de Bouisse, par Francis Baron, maire de Bouisse et par Hervé Baro, conseiller général et vice-président de la Communauté de Communes de la Région Lézignanaise Corbières et Minervois. Café et viennoiseries.

10 h : Montée au château de Bouisse.
Accueil et lectures tout au long de la journée
par la Compagnie Fées et Gestes.

René Nelli dans son bureau Rue du Palais à Carcassonne.

René Nelli dans son bureau Rue du Palais à Carcassonne.

René Nelli, un parcours en philosophie.
Par Charles PEYTAVIE, historien, spécialiste du catharisme.
Retour en quelques dates sur le parcours philosophique de René Nelli.

Nelli – Jaurès, des points de rencontres insoupçonnés.
Par Jòrdi BLANC, docteur en philosophie, maître ès sciences économiques, auteur de plusieurs ouvrages sur Jean Jaurès et éditeur de ses Œuvres philosophiques. René Nelli avait huit ans lors de l’assassinat de Jaurés. Outre l’engagement socialiste, philosophes tous deux, c’est leur métier qui permet de les rapprocher. Mais que peut-il y avoir de commun entre la poétique et puissante métaphysique de La Réalité du monde sensible de Jean Jaurès et la philosophie du catharisme et de l’éros de René Nelli? Or, profondément albigéiste, Jaurès n’ignore rien du catharisme. Et, au-delà du monde phénoménal, sur lequel ils divergent, une commune aspiration à la transcendance les réunit.

René Nelli, un philosophe surréel.
Par Franc BARDOU, écrivain et essayiste, spécialiste de l’oeuvre de René Nelli. Platon chassait les poètes de sa cité républicaine, mais René Nelli est pourtant parvenu à approfondir sa révolution surréaliste méditerranéenne à partir des conceptions néoplatoniciennes de Plotin, puis dans une belle harmonie avec de grands penseurs de son siècle, Alquié, Bachelard, Jung, Corbin, mais aussi Laborit ou même encore Heidegger, tandis que le pessimisme du regard qu’il posait sur notre monde semble nous renvoyer à celui de Schopenhauer. René Nelli est vraiment un poète palpitant au cœur de la philosophie.

12 h 30 : Repas, salle de l’ancienne école du village.

14 h 45 : Au château de Bouisse.

Sur un texte de René Nelli : « Introduction à une dialectique
du bien et du mal ».
Par Michel ROQUEBERT, historien, spécialiste du catharisme. En 1943, René Nelli participe à un numéro spécial des Cahiers du Sud, réalisé sous la direction de Joë Bousquet et de Jean Ballard et qui paraît sous le titre Le Génie d’Oc et l’homme méditerranéen. Etudes et poèmes. Sa contribution à cet ouvrage collectif fut un article intitulé Introduction à une dialectique du bien et du mal, avec, en surtitre : Esprit d’une métaphysique d’oc. Il s’agit d’une pure réflexion philosophique, laquelle s’avère quelque peu paradoxale. Si le mot de catharisme, en effet, n’y est pas prononcé une seule fois, cette réflexion n’en constitue pas moins une approche de ce qu’il y a de plus profond, philosophiquement parlant, dans la religion cathare.

Bouisse. © Photo Franc Bardou.

Bouisse. Photo Franc Bardou.

 

16 h 00 : Lecture théâtralisée par la Compagnie Fées et Gestes de plusieurs scènes du «Mystère» Beatris de Planissolas
Mise en espace sur la terrasse du château
Avec Esther Candaës et Jean-Louis Manceau avec la participation de Franc Bardou

16 h 45 : Fin de la journée


31 mai 2014. Une nouvelle journée découverte de l’AEC : les Corbières au temps des Bons hommes. Visite du château de Montséret et du village médiéval de Fontjoncouse.

11 mai 2014

Samedi 31 mai 2014, l’AEC / René Nelli vous propose une nouvelle journée découverte : les Corbières au temps des Bons hommes. Visite du château de Montséret et du village médiéval de Fontjoncouse.

Nombre d’inscrits limité à 70 personnes.

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

Les ruines du château de Montséret dans les Corbières.

Les ruines du château de Montséret dans les Corbières.

 

10 h : Rassemblement des participants à Montséret sur le parking de la cave coopérative au centre du village.

10 h 15 : Accueil des participants autour de la présidente de l’AEC / René Nelli Annie Lambert et du coordonateur de la journée Michel Gybels.

10 h 30 – 12 h : Visite des ruines du château de Montséret. Chemin d’accès en pente douce. Chaussures de marche recommandées.
Évocation de l’histoire de la famille des Amat de Montséret, un clan seigneurial dans l’entourage des Trencavel (XIe-XIIe siècles), leurs liens avec les grandes abbayes des Corbières (Lagrasse, Fontfroide) et ce qu’il advint d’eux au temps de la Croisade albigeoise. Par Charles Peytavie, historien médiéviste.

Le château de Montséret.

Le château de Montséret.

12 h 30 : Repas au restaurant Le Dauphin à Montséret (2 Rue des Bergeries à Montséret).

14 h 30 : Départ pour Fontjoncouse (Direction Durban par D 611 puis suivre Fontjoncouse).

15 h 15 : Rendez-vous à Fontjoncouse, parking à l’entrée du village. Visite de l’église Sainte-Léocadie, chef d’oeuvre de l’art roman et visite du village (fortification, ancien château des archevêques de Narbonne) avec les historiens médiévistes Charles Peytavie et Gauthier Langlois.

L'église romane Sainte-Léocadie de Fontjoncouse.

L’église romane Sainte-Léocadie de Fontjoncouse.

Après avoir reçu de Charlemagne en mars 793 un lieu réputé inculte nommé «Fontes», un certain Jean, réfugié espagnol qui avait vaincu les sarrasins à Ponts dans le comté de Barcelone, s’y installe avec une vingtaine de compatriotes. En 963, le domaine et ses trois églises entrent dans le patrimoine des archevêques de Narbonne qui les conservent jusqu’à la Révolution.
Gauthier Langlois nous présentera aussi les toutes dernières découvertes faites ces dernières années au sujet de la vie spirituelle très riche dans les Corbières au XIe et XIIe siècles (monastères, ermitages, maisons hospitalières).

Le bulletin d’inscription pour la journée et le bulletin de réservation pour le repas en commun au restaurant Le Dauphin à télécharger ici :

Journée découverte AEC 31 mai 2014 Montséret Fontjoncouse


Conférence: Les Marceille, un lignage méridional du Razès au cœur de l’hérésie.

8 mai 2014

Samedi 17 mai 2014.
La Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude organise sa séance mensuelle à Limoux. L’après-midi, à partir de 14 h 45, elle organise une séance publique ouverte à tous consacrée au site de Marceille, entre Limoux et Pieusse. RDV devant l’abri des pèlerins à l’entrée du parc de la basilique.
A cette occasion, l’historien médiéviste Charles Peytavie reviendra sur une page méconnue de l’histoire de ce site liée à l’histoire du catharisme.

Charles Peytavie : Les Marceille, un lignage méridional du Razès au cœur de l’hérésie.

Le site de Marceille, entre Limoux et Pieusse, aujourd'hui occupé par le parc de la basilique gothique. Au fonds le pic de Nore.

Le site de Marceille, entre Limoux et Pieusse, aujourd’hui occupé par le parc de la basilique gothique. Au fonds le pic de Nore. Photo Franc Bardou.

Avignonet. © Franc Bardou.

Avant d’être le lieu d’un pèlerinage très réputée dès le XIVe siècle, Marceille près de Limoux fut au XIIe et XIIIe siècle une petite localité et un terroir très disputés qui ont donné leur nom à un lignage très en vue dans le Razès. Ces chevaliers de Marceille vivaient dans l’entourage des seigneurs des grandes familles du Razès (les Alaigne, vicomtes du Razès, les seigneurs de Pieusse ou de Routier) et du Lauragais (en particulier les Laurac), fidèles aux Trencavel. Les sources inquisitoriales nous révèlent aussi leur lien étroit avec les Bons Hommes. Charles Peytavie, reviendra tout particulièrement sur le destin du chevalier Raymond de Marceille. Dans les années 1230, ce chevalier faidit ayant participé aux guerres contre Montfort, rend de nombreuses visites à Montségur. De toutes les batailles (siège de Carcassonne en 1240, expédition d’Avignonet contre les inquisiteurs en 1242) celui en qui l’historien Michel Roquebert verra l’un des « sept samouraïs de Montségur » est chargé de la défense du pog. Il choisit d’y mourir en mars 1244 sur le bûcher par fidélité à ses convictions religieuses.

Cette première intervention sera suivie d’une conférence de l’historienne de l’art Julie Grassin Delyle : Nouveaux regards sur les décors sculptés de Notre-Dame de Marceille à Limoux, XVIIe-XVIIIe siècles

et d’une visite de l’église gothique avec les deux historiens.


Vendredi 25 avril 2014, à Pennautier, Charles Peytavie présente une conférence inédite sur les seigneurs de Pennautier au temps des cathares et de la Croisade albigeoise.

22 avril 2014

[Conférence]

L’AEC / René Nelli vous recommande vendredi 25 avril 2014 à 18 h 30, Théâtre Na Loba à Pennautier, la conférence inédite de Charles Peytavie, historien du catharisme et de la Croisade albigeoise.

Les Pennautier. L’histoire mouvementée d’un lignage au cœur de la Croisade albigeoise et de la lutte contre l’hérésie (XIIe-XIVe siècles).

Sceau de la communauté de Pennautier, 1303. Cliché Gauthier Langlois.

Sceau de la communauté de Pennautier, 1303. Cliché Gauthier Langlois.

Présents depuis le début du XIIe siècle dans l’entourage des vicomtes de Carcassonne, les Trencavel, les seigneurs de Pennautier témoignent d’une fidélité sans faille à leurs suzerains au moment où ceux-ci deviennent la cible de l’Eglise de Rome et de la Croisade contre les Albigeois. Comptant parmi eux de nombreux fidèles au christianisme des Bons Hommes voire même des membres de ce clergé dissident, ils deviennent à leur tour la cible des croisés puis des inquisiteurs. Alors que plusieurs membres du lignage sont condamnés pour hérésie ou complicité avec les hérétiques, d’autres rejoignent les insurgés qui tentent de reprendre Carcassonne au nom de Raymond Trencavel en 1240. Faydits notoires et exemplaires, traqués désormais autant par le lys et que par la croix, ils n’hésitent pas à braver le danger organisant plusieurs voyages jusqu’à Montségur afin d’écouter la parole des plus grands dignitaires du catharisme. Privés de leurs biens et de leurs droits sur la seigneurie de Pennautier, dépossédés au profit de la Couronne, ils payeront longtemps, comme nous le verrons, leurs engagements politique et religieux. On comprend pourquoi, dans la seconde moitié du XIIIe siècle, leurs héritiers ne parviendront jamais à retrouver l’intégralité de leurs biens même au prix d’un long et redoutable bras de fer judiciaire avec le roi et ses représentants dans la sénéchaussée de Carcassonne. Il faudra du temps pour que les derniers membres du lignage de Pennautier deviennent des serviteurs zélés du souverain capétien. Quant à la réconciliation avec l’Eglise, nous verrons comment elle advint en offrant à certains des membres de cette turbulente famille de très belles opportunités de carrière.


Beau succès pour notre premier rendez-vous de l’année sur les traces des cathares à Pradelles-Cabardès

17 avril 2014

Nous étions un peu plus de cent dix au rendez-vous fixé samedi dernier à Pradelles-Cabardès par nos amis de l’Association Patrimoines Vallées des Cabardès et leur président Jean-Claude Capéra. Un grand merci à tous ceux qui ont rendu possible cette belle randonnée au cours de laquelle nous avons pu évoquer la vie des Bons hommes et Bonnes femmes réfugiés à Pradelles pour éviter les poursuites de l’Inquisition dans les années 1226-1246. Retour en images sur quelques bons moments passés sur les chemins du Cabardès. Nos deux associations ont déjà pris rendez-vous pour l’année prochaine  et réfléchissent déjà aux choix d’une nouvelle destination.

© Photos publiées avec l’autorisation de leurs auteurs: Franc Bardou, Charles Peytavie, Jean-Claude Capéra.

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Samedi 26 avril 2014. L’AEC organise une table ronde au sujet de Raymond Trencavel dernier vicomte de Carcassonne, d’Albi et Béziers.

16 avril 2014

Fig4-PeintureAlcanizDetailSamedi 26 avril 2014 à 14 h 30, l’AEC / René Nelli a le plaisir de vous convier à une table ronde consacrée à Raymond Trencavel, dernier vicomte de Carcassonne, d’Albi et de Béziers. Avec Gauthier Langlois, Bernard Mahoux et Charles Peytavie.

Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes à Carcassonne.
Entrée libre et gratuite
Une collation et une séance de dédicaces seront proposées à la suite de cette table ronde.

Raymond Trencavel, de l’Histoire au mythe.

Raimond Trencavel est une figure de l’histoire carcassonaise, biterroise ou albigeoise. Né vers 1206 Raimond Trencavel est le fils du vicomte Raimond Roger II et d’Agnès de Montpellier. Après le décès de son père en 1209 il est confié au comte Raimond-Roger de Foix, puis après la mort de ce dernier en 1223, de son fils Roger-Bernart. De retour à Carcassonne en 1224, il est contraint de fuir en 1227 et trouve refuge au sud des Pyrénées sur les terres du roi Jaume Ier d’Aragon.En 1240, il tente sans succès de reprendre la Cité. Sept ans plus tard, il fait sa soumission au roi de France et l’accompagne vers la Terre sainte.Il meurt vers 1267.

A l’occasion de cette table ronde, Gauthier Langlois reviendra sur le parcours du dernier vicomte de Carcassonne et sa participation à plusieurs campagnes militaires. Il nous expliquera pourquoi, à travers des recherches inédites, Raymond Trencavel est représenté sur une peinture murale du début du XIVe siècle conservée au château d’Alcañiz, siège de l’ordre de Calatrava en Aragon.

En exclusivité, la présentation du nouveau roman de la saga sur les Trencavel écrit par Bernard Mahoux 


Le romancier Bernard Mahoux, auteur d’une grande saga romanesque consacrée aux Trencavel, nous présentera son nouveau livre, tout juste sorti en librairie, consacré aux vingt premières années de Raymond Trencavel: Le retour du Rebelle. Avec lui, nous parlerons du souvenir laissé par Raymond Trencavel dans la mémoire des pays d’Oc et comment à notre époque un romancier peut s’inspirer de cette grande figure de notre histoire.

livre bernard MahouxLe livre de Bernard Mahoux, Le Retour du Rebelle. Tome 1. La bataille de Muret, TDO éditions, 2014, présenté pour la première fois à l’occasion de cette table ronde, sera disponible en librairie fin avril.

Tous les renseignements sur la sortie du livre ici:

http://www.tdo-editions.fr/collection-histoire-du-sud/160-roman-historique-le-retour-du-rebelle-9782366520439.html

 

 

 


Une découverte archéologique présentée pour la première fois au public : les vestiges du « Mur » ou prison de l’Inquisition de Carcassonne révélés par l’archéologie.

30 janvier 2014
Vestiges de l'enceinte de la prison de l'inquisition de Carcassonne. Photo Dominique Baudreu.

Vestiges de l’enceinte de la prison de l’inquisition de Carcassonne. Photo Dominique Baudreu.

Une découverte archéologique exceptionnelle présentée pour la première fois au public :
les vestiges du « Mur » ou prison de l’Inquisition de Carcassonne révélés par l’archéologie.

Une conférence de Dominique Baudreu et Fabienne Calvayrac, proposée par la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude à Carcassonne le samedi 15 février à 14 h 30, Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes. Entrée libre.

Présentation de la conférence:

La redécouverte du « Mur » ou prison de l’Inquisition à Carcassonne.
Les apports inédits de l’archéologie.
Dominique Baudreu (CAML), Fabienne Calvayrac (CAML)

Bien qu’évoquée par de nombreux auteurs, la prison inquisitoriale de Carcassonne, appelée aussi le « Mur » dès la seconde moitié du XIIIe siècle, est longtemps restée à l’écart de toute recherche spécifique.

Lieu d’incarcération de nombreux hérétiques (parmi lesquels le dernier Bon Homme connu, Bélibaste, qui s’en est évadé) ou de leurs partisans, le Mur de Carcassonne, institution à la fois crainte et dénoncée par les habitants du Midi, demeura longtemps le symbole de l’action répressive menée par les inquisiteurs à l’encontre de ceux qui remettaient en cause l’autorité de la papauté romaine. Grande figure de cette contestation au début du XIVe siècle, le franciscain Bernard Délicieux y fut enfermé après son procès, en décembre 1319, et y mourut quelques mois plus tard, vers la Pâques de l’année suivante. Abandonnée à une période encore incertaine entre le XVe et le XVIe siècle, le souvenir de la prison inquisitoriale s’estompa sans pour autant disparaître totalement.

Malgré une localisation suggérée dès le XVIIIe siècle dans les abords sud-ouest de la Cité, Viollet-le-Duc en personne n’a pas su interpréter les vestiges, pourtant bien visibles, de l’ancienne prison. A la fin du XIXe siècle, à la faveur de la redécouverte des événements de la Croisade albigeoise, le lieu devient porteur d’une charge symbolique particulière. Dans le célèbre tableau de Jean-Paul Laurens, La délivrance des emmurés de Carcassonne (1879), Bernard Délicieux, chef de file de la révolte contre l’Inquisition, est mis en scène devant la porte principale de la prison.

La délivrance des emmurés de Carcassonne. Jean-Paul Laurens, 1879.

La délivrance des emmurés de Carcassonne. Jean-Paul Laurens, 1879.

Identifiée au début du XXe siècle, l’emprise du Mur n’a pas pour autant réellement attiré la curiosité des chercheurs. Mais depuis 2009, des reconnaissances de terrain confrontées aux données historiques, nous permettent de mieux cerner les limites de la prison et d’en caractériser les vestiges. En 2012, Dominique Baudreu et Fabienne Calvayrac, adhérents tous les deux au Centre d’Archéologie Médiévale du Languedoc (CAML), ont réalisé un sondage archéologique afin de dégager jusqu’au seuil ce qui fut probablement la porte principale du Mur. 

Les premiers résultats de cette étude globale sur l’ancienne prison des inquisiteurs et les photos de la porte seront présentés publiquement, de manière inédite, le samedi 15 février à Carcassonne, à 14 h 30, à l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes, au cours de la séance mensuelle de la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude.


Le manuscrit du roman de Flamenca exposé tout le mois de janvier à Carcassonne.

7 janvier 2014

16-63dcb3105aDepuis le 2 janvier et jusqu’à la fin du mois, la Bibliothèque d’agglomération de Carcassonne accueille dans les locaux de la médiathèque Grain d’Sel, l’exposition itinérante du CIRDÒC : Flamenca, cap d’òbra occitan del sègle XIII / Flamenca chef-d’oeuvre occitan du XIIIe siècle.

« L’oeuvre la plus impie du Moyen Age ». René Nelli. L’érotique des troubadours, 1963.

Le public pourra ainsi redécouvrir ce manuscrit du XIIIe siècle conservé par la bibliothèque d’agglomération, accompagné des trois kakémonos de l’exposition itinérante réalisée en 2013 par le CIRDÒC. Il pourra également accéder à une borne tactile lui permettant de feuilleter ce roman médiéval relatant les amours interdites de la dòna Flamenca (la flamboyante) et du chevalier Guilhem de Nevers.

Intéressant dossier documentaire consultable en ligne ici:
http://occitanica.eu/omeka/items/show/3169

Horaires de la médiathèque de Carcassonne:

http://catalogue.carcassonne-agglo.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=38&Itemid=29


L’AEC / René Nelli vous invite à découvrir le Montségur des cathares en 3D.

5 janvier 2014

photo BPremier rendez-vous exceptionnel de l’année pour l’AEC / René Nelli.

Samedi 11 janvier 2014 à Carcassonne, auditorium des Jésuites, rue des Etudes, à 14 h 30 : Présentation du film de Tristan Bergerot « Montségur de l’envol à la chute ».

En présence du réalisateur et de Fabrice Chambon, historien et guide-conférencier du site de Montségur.

Tourné entre l’automne et le printemps 2012-2013, ce film documentaire, également sorti en DVD, évoque la période de l’occupation cathare au sommet du pog. Afin de l’illustrer cinq intervenants (André Czeski, Fabrice Chambon, Claude Marsol, Olivier de Robert et Tristan Bergerot) nous amènent sur les pentes du pog à la rencontre des habitants de ce village au destin exceptionnel; ils racontent à tour de rôle son histoire entre 1204 et 1244. Le tout est illustré par des propositions de restitutions inédites en 3D basée sur les témoignages historiques et archéologiques.

Diffusé en avant-première, début juillet 2013 à Montségur, ce film de 59 min a déjà rencontré en Ariège un franc succès.
Après une première présentation à Toulouse à la fin de l’année dernière, l’AEC tenait à le présenter aussi au public audois et carcassonnais.

Promotion DVDMontségur. De l’envol à la chute. Un film de Tristan Bergerot.
Une production Esprit cathare / Forum des arts et civilisations.
Durée: 59 min. Langue: Français. Audio : Stéréo. Format: 2.35 (compatible 16/9).

Renseignements ici:
http://www.espritcathare.org/#!film/c23bc


Imbert de Salles, le héros du roman de Bernard Mahoux, est le seul défenseur de Montségur à être honoré par une stèle.

6 décembre 2013
Stèle de Salles-sur-Cérou.

Stèle de Salles-sur-Cérou. © Ch. Peytavie.

Le saviez-vous ?

Imbert de Salles, le personnage historique que l’écrivain Bernard Mahoux nous propose de découvrir  samedi 07 décembre 2013 à 14 h 30 à Carcassonne, au cours d’une conférence à l’auditorium des Jésuites, rue des Etudes, est le seul défenseur de Montségur à être immortalisé sous la forme d’une stèle.
Le monument de Salles-sur-Cérou a été inauguré en 2009.Avant lui, aucun défenseur du castrum de Montségur au cours du grand siège de 1243-1244 n’avait encore eu droit à pareil hommage public. Mais au cours du troisième festival de la « Pierre de Salles » organisé par l’association Lou Passadou, les 1er et 2 mai 2009, Salles-sur-Cérou, un très beau village médiéval près de Cordes, a honoré la mémoire de cet enfant du pays sous la forme d’une stèle posée sur le mur de l’église du village.
Elle est l’oeuvre d’une équipe de tailleurs et sculpteurs composée de Pascal Waringo, Andrew Scott, Pascal Gaud, Josin Xifra, Patrick et Karine Sygenda. Le croquis et les mesures ont été effectués à partir du nombre d’or par Michel Delcausse, imagier à Cordes.


Samedi 07 décembre 2014, l’AEC / René Nelli vous invite à la présentation du livre de Bernard Mahoux, Le dernier défenseur de Montségur.

30 novembre 2013

Conférence et dédicace.
img812Samedi 07 décembre à 14 h 30, Auditorium des Jésuites, rue des études, l’AEC / René Nelli vous invite à assister à la présentation du dernier livre de Bernard Mahoux, Le dernier défenseur de Montségur, récemment paru aux éditions TDO.
Cette présentation sous forme de conférence sera suivie d’une discussion avec Charles Peytavie, historien du catharisme et d’une séance de dédicaces.

http://www.tdo-editions.fr/home/146-livre-historique-le-dernier-defenseur-de-montsegur.html

Le roman est consacré à la vie du sergent Imbert de Salles, l’un des derniers défenseurs du château de Montségur.

Fils du châtelain de Salles-sur-Cérou près de Cordes, cadet sans fortune pris dans la sale guerre déclenchée par la croisade contre les albigeois qui oppose l’Église de Rome à l’Église cathare, le jeune Imbert n’a d’autre choix que d’exercer le métier de moine ou celui de soldat. Il est de toutes les rebellions et, une fois la paix signée par le comte de Toulouse, il s’emploie à escorter les bannis, Bons Hommes, Bonnes Dames, faidits et tous ceux qui fuient la terrible Inquisition.
Il se trouve à Montségur quand le sénéchal de Carcassonne, bien décidé à en finir avec les hérétiques, vient assiéger la cité Sainte. Là, il tombe éperdument amoureux de Bernarda, l’une des filles du seigneur de Lavelanet, réfugiée elle aussi sur le pog, et veut l’épouser. Hélas, le père de la jeune fille, hérétique jusqu’à l’os, ne veut rien entendre de tel. Il a le projet d’en faire une Parfaite… Mais Imbert n’est pas homme à renoncer. On ne renonce pas quand on est amoureux d’un ange !
L’histoire d’Imbert, tour à tour moine, soldat, et qui se montrera rusé pour échapper à l’Inquisition, nous entraîne dans un tourbillon d’aventures palpitantes.


Samedi 30 novembre 2013 à Carcassonne, conférence sur la bataille de Muret avec l’historien Robert Vinas.

27 novembre 2013

La Bataille de Muret.

Samedi 30 novembre à 14 h 30, Auditorium des Jésuites, rue des études, à Carcassonne, l’AEC / René Nelli vous invite à suivre la conférence sur la bataille de Muret proposée par l’historien médiéviste Robert Vinas.

La bataille de Muret constitue un tournant majeur dans l’histoire de la « Croisade albigeoise ». Il y a 800 ans, le 12 septembre 1213, Simon de Montfort allait triompher de la grande armée méridionale emmenée par Pierre II d’Aragon, se rendant ainsi maître du comté de Toulouse et des territoires environnants.

Cette conférence sera suivie d’une discussion animée par Charles Peytavie, spécialiste du catharisme et de la Croisade albigeoise.

Tous deux ont participé en septembre dernier au colloque international organisé à Muret commémorant le VIIIe centenaire de la bataille de Muret (12 septembre 1213). Ils reviendront ensemble sur les perspectives ouvertes par les historiens au cours de ce colloque.
Entrée libre.


A Salles-sur-Cérou (Tarn), sur les traces du sergent Imbert de Salles, défenseur de Montségur en 1243-1244.

12 septembre 2013

ImageSamedi 15 septembre 2013, à l’occasion des prochaines Journées européennes du Patrimoine, Salles-sur-Cérou (dans le Tarn, près de Cordes), met à l’honneur le sergent Imbert de Salles, défenseur de Montségur lors du siège de 1243-1244.

Visite du village et de l’église de Salles, conférence « La vie rêvée d’Imbert de Salles », parcours de randonnée (à pied, à VTT)
3 évènements à Salles sur Cérou :

– Parcours de randonnée en famille à pied de 15 km pour découvrir le patrimoine culturel et environnemental de la vallée du Cérou avec des points quizz où des questions seront posées. Le sentier thématique « La vallée de la croisade » sera commenté. Un parcours VTT de 25 km et un parcours trial sur 25 km seront proposés. RDV à 8h30, départ en 9h et 10h.

– Visite commentée de l’église St Sauveur et découverte d?étonnantes pierres gravées dans le village. RDV à 15h place des marronniers.

– A 16h : conférence donnée par Bernard Mahoux à l’église St Sauveur sur « La vie rêvée d’Imbert de Salles » à l’occasion de la sortie du roman « le dernier défenseur de Montségur ». Gratuit.

Bernard Mahoux est Albigeois. Romancier, passionné par l’Histoire de l’Occitanie, il fait revivre à travers ses romans les plus riches heures médiévales du Midi en exaltant magnifiquement sa civilisation prestigieuse et son esprit frondeur. Il est l’auteur de la saga en plusieurs volumes, La malédiction des Trencavel.

Le nouveau livre de Bernard Mahoux est disponible aux éditions TDO.

Fils du châtelain de Salles-sur-Cérou près de Cordes, cadet sans fortune pris dans la sale guerre déclenchée par la croisade contre les albigeois qui oppose l’Église de Rome à l’Église cathare, le jeune Imbert n’a d’autre choix que d’exercer le métier de moine ou celui de soldat. Il est de toutes les rebellions et, une fois la paix signée par le comte de Toulouse, il s’emploie à escorter les bannis, Bons Hommes, Bonnes Dames, faidits et tous ceux qui fuient la terrible Inquisition.Il se trouve à Montségur quand le sénéchal de Carcassonne, bien décidé à en finir avec les hérétiques, vient assiéger la cité Sainte. Là, il tombe éperdument amoureux de Bernarda, l’une des filles du seigneur de Lavelanet, réfugiée elle aussi sur le pog, et veut l’épouser. Hélas, le père de la jeune fille, hérétique jusqu’à l’os, ne veut rien entendre de tel. Il a le projet d’en faire une Parfaite… Mais Imbert n’est pas homme à renoncer. On ne renonce pas quand on est amoureux d’un ange !L’histoire d’Imbert, tour à tour moine, soldat, et qui se montrera rusé pour échapper à l’Inquisition, nous entraîne dans un tourbillon d’aventures palpitantes.

Sur cette manifestation :

http://www.ladepeche.fr/article/2013/09/12/1706689-a-salles-avec-mahoux.html


Il y a 800 ans avait lieu la Bataille de Muret (jeudi 12 septembre 1213).

12 septembre 2013

muretIl y a 800 ans avait lieu la bataille de Muret.

Du 12 septembre au 14 septembre, quatre jours de commémoration sont proposés autour de la célèbre bataille rangée de la Croisade albigeoise: un colloque, des conférences publiques, un concert et la reconstitution de la bataille.

Tout le programme de la commémoration est disponible ici:

Programme de la commémoration de la Bataille de Muret_WEB

Toute la revue de presse sur les événements de la commémoration est disponible en accès libre sur notre page facebook:

https://www.facebook.com/rene.nelli

Le programme du colloque Le temps de la bataille de Muret est à découvrir ici :

Programme du colloque Le temps de la bataille de Muret

A noter que la commémoration de la bataille de Muret sera aussi sur France 3.

Deux opérations spéciales sont prévues pour accompagner ce événement majeur de l’Occitanie via une édition spéciale en direct du journal occitan, samedi 14 septembre à 19h15 et un magazine Viure al pais entièrement dédié, dimanche 15 septembre à 11h30 (avec notre camarade Franc Bardou). Au cours de l’émission, historiens et spécialistes nous expliqueront comment et pourquoi la bataille a été perdue et nous découvrirons le film d’animation imaginé par les élèves de la calandreta de Muret.

Couv35BD-320x405Enfin, le magazine Midi-Pyrénées Patrimoine consacre son N°35  en kiosque en ce moment au temps de cette bataille avec un dossier consacré aux aspects de l’art en Catalogne, Aragon et pays toulousain précisément à l’époque de la bataille de Muret.

Enfin, ce jeudi soir, tous ceux qui, habitant Perpignan ou les P.O., ne pourraient pas se rendre à Muret  les 13-14-15 septembre prochains, peuvent aller écouter la conférence que notre ami  Robert Vinas donnera à Perpignan, à l’occasion de la commémoration du 800e anniversaire de la bataille de Muret le « 12 septembre 1213 ».

Jeudi 12 septembre 2013 à 18 h 00, salle Arago · Hôtel de Ville · Place de la Loge ·
Allez-y nombreux.


Retour en images sur la 5e journée René Nelli au château de Bouisse.

9 juillet 2013

 

Record d’affluence battu pour la 5e Journée René Nelli

Peytavie Bouisse AEC 2013 Bardou-6

Record d’affluence battu cette année à Bouisse pour la 5e journée René Nelli organisée autour du thème de l’archéologie rêvée de René Nelli. Nous étions un peu plus d’une centaine pour suivre tout au long de ce 30 juin 2013 les interventions de nos conférenciers Charles Peytavie, Franc Bardou, Michel Roquebert et Jean Guilaine.

Merci à tous les bénévoles et partenaires qui ont permis la réussite de ce beau moment de convivialité et de partage des savoirs. Nous vous proposons de revivre en images les temps forts de cette journée mémorable.

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Les 7e Rencontres de Serres débutent demain 10 juillet à 18 h 30 avec une intervention sur la bataille de Muret.

9 juillet 2013

Serres rencontre 2009Les 7e Rencontres de Serres proposées par Michèle Deschamps et l’association Patrimoine de Serres débutent demain, le 10 juillet 2013, à 18 h 30 avec une intervention sur la bataille de Muret (1213) avec Franc Bardou et Charles Peytavie. Entrée libre.

Mercredi 10 Juillet à 18 h 30 : C. PEYTAVIE et F. BARDOU
 » À l’occasion du 8e centenaire de la bataille de MURET (1213). Une évocation à travers les troubadours et les chroniques du temps »

Franc Bardou est écrivain occitan, spécialiste des troubadours et de l’œuvre de René Nelli. Il est également maître ès Jeux de l’Académie des Jeux Floraux de Toulouse.
Charles Peytavie est historien médiéviste, spécialiste du catharisme et de la Croisade albigeoise.

La bataille de Muret, le 12 septembre 1213, a été l’un des tournants majeurs de la Croisade albigeoise, guerre sainte lancée en 1209 par le pape Innocent III pour lutter contre les hérétiques et leurs soutiens. En mettant fin aux espoirs nés quelques mois plus tôt à Toulouse à travers la constitution d’une Grande Couronne d’Aragon transpyrénéenne autour du roi Pierre II, elle a aussi changé l’histoire européenne. Les deux intervenants de la prochaine rencontre de Serres conjugueront leurs spécialités et leurs talents pour nous faire revivre ces quelques mois qui ont précédé la bataille et ces quelques heures qui bouleversé l’histoire du sud de l’Europe. Pour ce faire, ils donneront la parole aux chroniqueurs et aux troubadours qui ont commenté ce choc qui devait rebattre durablement les cartes géopolitiques de leur temps.

Jeudi 11 Juillet à 20 h 30 : HENRY DE LUMLEY
 » La Montagne sacrée du Mont Bégo – Préoccupation économique et mythes cosmogoniques des premiers peuples métallurgistes des Alpes Méridionales  »

Lundi 15 Juillet à 20 h 30: FREDDY MARTY
« Minéraux atypiques et exceptionnels : Aude et Pyrénées orientales »

Mercredi 17 Juillet à 20 h 30 : JEAN GUILAINE
« L’affaire TEVIEC et la violence dans la Préhistoire »

Vendredi 19 Juillet à 20 h 30 : JEAN CLOTTES
« La grotte CHAUVET, chef d’œuvre des Temps Glaciaires »

Samedi 20 Juillet à 20 h 30: MICHEL CHEVALIER
 » Le numérique est-il un art ?

Tout le programme en pdf ici:

http://www.paysdecouiza.fr/site/wp-content/uploads/LES-RENCONTRES-DE-SERRES-2013.pdf


Avant la nouvelle Journée René Nelli, dimanche 30 juin 2013, retour en images sur la manifestation de 2012.

25 juin 2013

Journées René Nelli 2012. F. Zambon, M. Roquebert, Ch. Peytavie.

Plus que quelques jours avant la prochaine Journée René Nelli à Bouisse, dimanche 30 juin 2013, consacrée cette année à l’archéologie rêvée de René Nelli, à Montségur  et aux musées imaginaires du catharisme.

Avec Jean Guilaine, Michel Roquebert, Charles Peytavie et Franc Bardou.

Le programme de la journée et le bulletin d’inscription sont disponibles ici:

https://aecnelli.com/2013/06/09/dimanche-30-juin-2013-5e-journee-rene-nelli-au-chateau-de-bouisse-larcheologie-revee-de-rene-nelli-avec-jean-guilaine-michel-roquebert-charles-peytavie-et-franc-bardou/

Déjà cinq ans que ce rendez-vous au cœur des Corbières existe et rassemble près d’une centaine de personnes au château de Bouisse, aujourd’hui propriété de Philippe et Elisabeth Ramon. Un grand merci à tous les organisateurs bénévoles de ces journées qui œuvrent à la réussite de ce beau moment de convivialité et de culture populaire.

Retour en images sur la manifestation de l’année dernière. Souvenez-vous, nous recevions à Bouisse Francesco Zambon, Charles Peytavie et Michel Roquebert, Patrick Courault et Franc Bardou.

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La Fédération historique de Midi-Pyrénées organise trois jours de congrès consacrés au temps de la bataille de Muret (1213).

18 juin 2013

muret

Les 13-14 et 15 septembre 2013, à Muret (Haute-Garonne),

la Fédération historique de Midi-Pyrénées organise sous la responsabilité de la Société du Patrimoine du Muretain et de la Société des Études du Comminges son 61e congrès :

Le temps de la bataille de Muret
(12 septembre 1213)

9 h 00 Accueil des congressistes

9 h 45  Séance inaugurale
Ouverture du congrès par le Président de la Fédération historique Midi-Pyrénées, le Maire de Muret, le Président du Conseil général de la Haute-Garonne, le Président du Conseil régional, le Consul général d’Espagne à Toulouse, le Sous-préfet de Muret
Présentation des journées par les présidents de la Société du patrimoine du Muretain et de la Société des études du Comminges

10 h 45 Introduction au congrès par Martín Alvira Cabrer, professeur à l’Université Complutense, Madrid

11 h 00 – 12 h 15 Communications

La bataille

Sous la présidence de Martín Alvira Cabrer, Université Complutense, Madrid

Michel Roquebert, Académie des Jeux floraux

Les fondements juridiques de l’intervention de Pierre II d’Aragon sur le théâtre de la Croisade albigeoise

Jean-Louis Biget, École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, Fédération des sociétés intellectuelles du Tarn

Anthropologie de la bataille médiévale : le cas de Muret

12 h 15 – 14 h 00 Déjeuner sur place

14 h 00 – 17 h 30 Communications (deux ateliers parallèles)

Atelier 1

Muret, sa position en Comminges et en pays toulousain :
espaces et hommes au début du XIIIe siècle

Sous la présidence de Gérard Pradalié, Université de Toulouse-Le Mirail, Fédération historique Midi-Pyrénées, & Christophe Marquez, Société du patrimoine du Muretain

Christian Monnier, Société du patrimoine du Muretain

La physionomie de Muret à l’époque médiévale et son évolution

Yann Henry, Société HADÈS

L’occupation du sol et le peuplement sur le territoire communal de Muret pendant le Moyen Age : acquis et zones d’ombre

Jean-Michel Lassure, Société archéologique du Gers

La Garonne à Muret

Gérard Pradalié, Université de Toulouse-Le Mirail, Fédération historique Midi-Pyrénées

Salles et la porte de Salles

Pause

Judicaël Petrowiste, Université Denis Diderot, Paris VII

La ville, la campagne, l’échange. Notes sur l’intégration économique du Toulousain au début du xiiie siècle

Henri Améglio, Société du patrimoine du Muretain

Le site de la bataille de Muret : découvertes archéologiques 1843-1984

Henri Molet et Eric Tranier, INRAP

Saint-Pierre de Perville : ossuaire militaire ou cimetière paroissial ?

Atelier 2

Les royautés et les principautés : enjeux politiques et juridiques

Sous la présidence de Laurent Macé, Université de Toulouse-le Mirail,
& Martin Aurell, Université de Poitiers, Institut universitaire de France

Patrick de Latour, Société des études du Comminges

Bernard IV de Comminges, obligé d’Alphonse le Chaste et vassal de Pierre le Catholique

Francesc Rodriguez Bernal, Université de Lérida

Les vicomtes de Cardona et les absents à Muret

Martin de Framond, Archives départementales de Haute-Loire

Milice et bannière dans les domaines septentrionaux des rois d’Aragon, Millau, Gévaudan, Carladès

Sergi Grau Torras, Université autonome de Barcelone, Institut d’études médiévales

La législation contre l’hérésie dans la Couronne d’Aragon au temps du roi Pierre II d’Aragon

Pause

Josep Serrano Daura, Université internationale de Catalogne

Pierre Ier de Catalogne, de l’Assemblée de paix et de trêve à la Cour générale

Nicolas Leroy, Université de Nîmes, Institut d’histoire des anciens pays de droit écrit

La croisade dans ses confins orientaux : les répercussions de Muret sur la Provence rhodanienne et le Languedoc oriental

Thierry Pécout, Université Jean Monnet, Saint-Etienne

La mort de Pierre II et l’émergence d’une principauté en Provence

18 h 00 – 19 h 00 Conférence publique, sous la présidence de M. André Mandement, Maire de Muret

Martín Alvira Cabrer, Université Complutense, Madrid

Muret 1213 : réflexions sur une bataille perdue

Samedi 14 septembre 2013

9 h 00 – 12 h 30       Communications (deux ateliers parallèles)

Atelier 1

La culture, les langues, les chroniques

Sous la présidence de Michel Banniard, École pratique des hautes études,
& Jacques Poumarède, Fédération historique Midi-Pyrénées

Michel Banniard, École pratique des hautes études

Les enjeux langagiers d’une défaite : la mutation d’un paradigme

Marjolaine Raguin, Université de Haute-Alsace, Institut de recherche en langues et littératures européennes

Les coalisés méridionaux contre la croisade et leur(s) langue(s) : question de politique et de linguistique dans la Chanson de la Croisade albigeoise

Gérard Gouiran, Université Paul Valéry, Montpellier

Troubadours après la bataille

Robert Vinas, Société archéologique de Montpellier

L’image du roi Pierre dans le Llibre del fets (Livre des Faits) de son fils, le roi Jacques Ier

Pause

Vincent Challet, Université Paul Valéry, Montpellier

Muret et la croisade albigeoise à travers le Petit Thalamus de Montpellier : fixation et recomposition d’une mémoire singulière

André Dupuy, Association La Lomagne, mémoire pour demain

Résonances contemporaines d’une défaite : témoignage d’un occitaniste

Atelier 2

Sociétés en évolution

Sous la présidence d’Hélène Débax, Université de Toulouse-Le Mirail, & Benoît Cursente, Université de Toulouse-Le Mirail

Benoît Cursente, Université de Toulouse-Le Mirail

Structures agraires et habitats en changement : des « bastides » avant les bastides

Guy-Pierre Souverville, Société des études du Comminges

Les fondations ecclésiastiques – Hospitaliers, Bonnefont et Nizors –  en Comminges, Nébouzan et  pays de Touges, aux XIIe et XIIIe  siècles

Pierre Vidal, Université Champollion, Albi

Hospitaliers et templiers en Muretain, des premiers établissements (début XIIe) aux premières bastides (milieu XIIIe) : réseaux de pouvoirs et organisation de l’espace

René Souriac, Société des études du Comminges

Bernard IV de Comminges en ses villes maîtresses : les coutumes de Muret (1203) et de Saint-Gaudens (1202)

Pause

Claudine Pailhès, Archives départementales de l’Ariège

Née de la Croisade : les premiers temps de la « Terre du Maréchal »

Magali Baudoin, Université de Toulouse-Le Mirail

Les vicomtes de Labarthe et la Barousse au début du xiiie siècle

Charles Peytavie, Société d’études scientifiques de l’Aude

Les seigneurs de Penne et les événements de la Croisade albigeoise : les ambitions politiques et stratégiques d’un lignage méridional en temps de crise

12 h 30 – 14 h 00     Déjeuner sur place

14 h 00 – 17 h 30     Communications (deux ateliers parallèles)

Atelier 1

Muret 1213, enjeu de mémoire ?

Visions, perceptions et interprétations

Sous la présidence de Philippe Martel, Université Paul Valéry, Montpellier,
& René Souriac, Société des études du Comminges

Bernard Montagnes, Institut historique dominicain, Société archéologique du Midi de la France

Saint Dominique à la bataille de Muret

Pierre-Jean Souriac, Université Jean Moulin, Lyon III

Les enjeux mémoriels de la bataille de Muret au temps des guerres de Religion

Georges Passerat, Institut catholique de Toulouse, Société archéologique de Tarn-et-Garonne

Mary-Lafon (1810-1884), traducteur de la Canso de la crosada

Pause

Rémy Pech, Université de Toulouse-Le Mirail

La célébration du VIIe centenaire de la bataille de Muret, enjeu politique entre les radicaux et les socialistes du Midi

René Soula, Société du patrimoine du Muretain

Les célébrations de la bataille de Muret au XXe siècle : conflits de l’histoire et de la mémoire

Jean-Pierre Amalric, Université de Toulouse-Le Mirail, Fédération historique Midi-Pyrénées

La bataille de Muret vue d’Espagne : questions et interprétations

Atelier 2

Art et représentations

Sous la présidence de Quitterie Cazes, Université de Toulouse Le Mirail, Société archéologique du Midi, & Jean-Louis Biget, École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, Fédération des sociétés intellectuelles du Tarn

Daniel Cazes, Société archéologique du Midi de la France

L’art en Toulousain, pays de Comminges et de Foix au temps de la bataille de Muret

Emmanuel Garland, Société des études du Comminges

La peinture murale au XIIIe siècle. Contribution à l’étude du décor peint des églises de Montsaunès et de Castillon-en-Couserans

Quitterie Cazes, Université de Toulouse-Le Mirail, Société archéologique du Midi de la France

Les sculptures du « troisième atelier » de la Daurade à Toulouse et leurs relations avec la Catalogne

Pause

Hélène Laug, Université de Toulouse-Le Mirail

L’architecture de l’église Saint-Jacques de Muret, du XIIe au XVIe siècle

Christophe Marquez, Société du patrimoine du Muretain

De l’iconographie de Simon de Montfort

17 h 30 – 18 h 00 Conclusion : bilan du congrès

Martin Aurell, professeur d’histoire médiévale à l’Université de Poitiers, Institut universitaire de France

18 H 00 Vin d’honneur offert par la municipalité de Muret

Dimanche 15  septembre 2013

(Déplacement en voiture particulière : covoiturage à privilégier)

10 h 00 – 12 h 00     Visite de la chapelle Saint-Amans, des fours gallo-romains de Bourdaya et du lazaret St-Marcet

12 h 00 – 14 h 00     Pique-nique

14 h 00 – 15 h 30     Visite de l’église Saint-Jacques de Muret

15 h 30 – 17 h 00     Visite du musée Clément Ader et les grands hommes

logo_fhmpLe congrès aura lieu à Muret, École municipale d’enseignement artistique Nicolas Dalayrac

23 rue Maréchal Lyautey, 31600 MURET

Train : une navette est prévue à la gare de Muret, départ à 8 h 45

Automobile : l’École municipale de musique est située au nord de Muret. Venant de Toulouse par l’avenue Jacques Douzans, il suffit de tourner (sur un rond-point) à gauche dans l’avenue Vincent-Auriol, puis de tourner à droite (au second rond-point) rue Pierre Bauduc, enfin de prendre la deuxième à gauche, qui est la rue du Maréchal Lyautey. L’École est entourée de parking.

Inscription : 10 € au profit de la Fédération historique Midi-Pyrénées

Vous pouvez télécharger ici le programme sur le temps de bataille de Muret.

Téléchargez ici le  bulletin d’inscription au congrès sur la bataille de Muret.


Franc Bardou, Gérard Zuchetto et Gauthier Langlois vous donnent rendez-vous aux Médiévales de Pennautier,les 19-21 juin 2013. Les troubadours et l’oeuvre de René Nelli au programme.

15 juin 2013

médiévales PennautierEntre le 19 et le 21 juin 2013, le village de Pennautier, près de Carcassonne (Aude) , organise pour la première fois ses Médiévales , en partenariat avec la ville de Castello d’Empuries (province de Gérone en Catalogne). A  cette occasion, l’AEC / René Nelli  vous recommande plusieurs rendez-vous culturels retenus par les organisateurs:

Vendredi 21 juin 2013, à 21 heures, entrée libre

Concert : La chanson de Na Loba de Pennautier. Troubadours Art Ensemble.

Renseignements
Mairie Service Culture 04 68 11 45 32

Na  Loba était du Carcassès, et Peire Vidal se faisait appeler Loup pour elle et il portait des armes de loup. Dans la montagne de Cabaret, il se fit chasser par les bergers, avec leurs mâtins et leurs lévriers, comme on chasse un loup.
Il l’appelait Mais d’Amic Plus qu’Amie et la Louve acceptait ses prières et sa requête d’amour, et lui promettait de lui faire plaisir. Mais elle n’avait pas d’amour pour lui, et ne lui faisait ou ne lui disait des gentillesses que par tromperie….
Ce conte musical s’inspire à la fois des biographies et des chansons des célèbres troubadours Peire Vidal et Raimon de Miraval, de la légende de Na Loba, de la Canso de la Crosada et donne un écho actuel à la poésie de Franc Bardou, René Nelli et Louis Aragon. Cette création musicale de Troubadours Art Ensemble s’appuie sur une recherche des sonorités premières de la langue occitane, l’emploi des instruments anciens (harpe, vielle à roue ténor, luth,…) et contemporains( hang, vibraphone, percussion et Cristal Baschet…), la présence de deux comédiens et une création chorégraphique. NaLoba

Samedi 22 juin 2013

14 h30 : Conférence de Gérard Zuchetto, L’art lyrique des troubadours XIIe et XIIIe siècles, théâtre Na Loba, entrée gratuite

15 h 30 : Conférence de Franc Bardou, A propos de René Nelli, au théâtre Na Loba, entrée gratuite

Dimanche 23 juin 2013

17 h 00: Lecture de Franc Bardou, Votz de Trobar, au  Théâtre Na Loba, entrée gratuite

Sur le marché médiéval, les 22 et 23 juin, vous pourrez également retrouver Gauthier Langlois qui présentera sur un stand ses publications et les activités de l’AEC et de la SESA, avec aussi  quelques objets issus des fouilles de Palairac dans les Corbières ainsi que des reproduction de sceaux médiévaux.


Dimanche 30 juin 2013. 5e journée René Nelli au château de Bouisse. L’archéologie rêvée de René Nelli. Avec Jean Guilaine, Michel Roquebert, Charles Peytavie et Franc Bardou.

9 juin 2013

Pour la 5e année consécutive, retrouvez votre rendez-vous annuel dédié à la mémoire de l’historien et poète René Nelli à Bouisse (Aude), au cœur des Corbières.

Cette 5e journée René Nelli aura lieu dans les Corbières au château de Bouisse (Aude) le dimanche 30 juin 2013.

Les deux thèmes choisis par les organisateurs cette année sont : L’archéologie rêvée de René Nelli et René Nelli et les musées imaginaires du catharisme.

Voici le programme détaillée de cette journée :

Retrouvez le programme et le bulletin d’inscription en fichier pdf en cliquant ci-dessous:

Programme 5e journée René Nelli dimanche 30 juin 2013 à Bouisse

Dimanche 30 juin 2013

Le château de Bouisse (Aude).

9 h 30 : Rendez-vous à la mairie de Bouisse. Accueil par Philippe Ramon, président de l’AEC / René Nelli, par Francis Baron, maire de Bouisse et Hervé Baro, conseiller général et vice-président de la Communauté de Communes de la Région Lézignanaise Corbières et Minervois.

10 h : Au château de Bouisse

René Nelli et les musées imaginaires du catharisme.

Par Charles PEYTAVIE , historien médiéviste, spécialiste du catharisme.

img538En 1966, René Nelli publie son livre intitulé Le Musée du catharisme. Le projet consiste à regrouper dans un même ouvrage un répertoire des objets “présumés cathares ou ressortissant à une tradition cathare”. Même si le contenu de l’ouvrage a été depuis souvent amendé et très largement invalidé, le livre reste le reflet d’une époque – entre la fin des années 1950 et le début des années 1970 – au cours de laquelle les chercheurs en catharisme s’interrogent sur l’existence des traces matérielles laissées par la religion des Bons Hommes alors que l’archéologie médiévale méridionale en est encore à ses balbutiements. Entre fascination et prudence, nous verrons comment René Nelli intègre l’évolution de la perception par l’archéologie du catharisme et de la Croisade. Et nous verrons aussi comment, parfois, la plume de l’écrivain et du poète résiste aux révélations scientifiques.

René Nelli, Fernand Niel et l’archéologie de Montségur.

Par MICHEL ROQUEBERT, historien, spécialiste du catharisme.

Fernand Niel à Montségur.

Michel Roquebert, alors journaliste à La Dépêche du Midi, a été le témoin privilégié des premières recherches de Fernand Niel à Montségur. Il reviendra pour nous sur les relations entre René Nelli et Fernand Niel et nous racontera comment Nelli a approché les théories élaborées par Niel sur la base de ses relevés architecturaux d’un château de Montségur “temple et forteresse des cathares d’Occitanie”.

La figure de l’archéologue dans un poème de René Nelli.

Par FRANC BARDOU, écrivain et essayiste, spécialiste de l’oeuvre de René Nelli.

Dans un poème typique du mouvement surréaliste méditerranéen issu de son recueil Arma de Vertut (1952), René Nelli joue avec l’image d’un archéologue pour symboliser le temps horizontal, celui du “monde des mélanges” tandis que l’amour et donc la femme nous font basculer dans le temps vertical, celui du Bien et de l’Etre suprême.

12 h 30 : Repas, salle de l’ancienne école du village.

14 h 30 : Au château de Bouisse

René Nelli et l’archéologie.

Par Jean GUILAINE, archéologue et préhistorien, membre de l’Institut (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres).

Jean Guilaine

A travers ses souvenirs , Jean Guilaine reviendra sur le goût de son ami René Nelli pour l’archéologie préhistorique et antique. Il évoquera aussi ses découvertes faites à partir de 1954, près de Bouisse, autour de la tombe mégalithique du Clos de l’Hoste et l’importance que prennent ce monument même modeste et son mobilier dans le contexte néolithique des pays d’Aude et des Corbières. A ce propos, il nous dira ce qu’il faut penser de la découverte de la “Déesse-mère” ou “Vénus” du Clos de l’Hoste.

15 h 30 : Départ pour le Clos de l’Hoste.

Le site mégalithique du Clos de l’Hoste, unique au cœur des Corbières.

René Nelli devant le le monument mégalithique du Clos de l’Hoste en 1954.

Organisation du covoiturage. L’accès au Clos de l’Hoste ne présente pas de difficultés particulières. Parking à proximité du site. 5 mn. de marche facile . Chaussures de marche recommandées en fonction des conditions météo. Visite commentée du site du Clos de l’Hoste. Par Jean Guilaine, Franc Bardou et Charles Peytavie.

16 h 30 : Fin de la journée.

Retrouvez le programme et le bulletin d’inscription en fichier pdf en cliquant ci-dessous:

Programme 5e journée René Nelli dimanche 30 juin 2013 à Bouisse

Cette journée est organisée à l’initiative de l’AEC / René Nelli, en collaboration avec la Communauté de Communes de la Région Lézignanaise Corbières et Minervois, la commune de Bouisse, l’Association «Les bons vivants» de Bouisse, la Cave coopérative de Talairan, Philippe et Elisabeth Ramon propriétaires du château de Bouisse , les éleveurs et tous les bénévoles du village de Bouisse.

Le pape Clément V et l’affaire des Templiers. Retour sur la conférence de Monique Dollin du Fresnel

1 mars 2016

     C’est devant plus de cinquante personnes ayant bravé la pluie le vent et le froid – certains venus de loin- que la séance commence ce samedi 27 février 2016 à 14 h 30, dans le cadre prestigieux de l’auditorium de la chapelle des Jésuites de Carcassonne.

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     La présidente de l’AEC, Annie LAMBERT, salue Madame BARDOU, maire adjointe chargée des associations, qui nous rend une courte visite, et Monsieur BES, maire adjoint chargé de la Culture. L’Association les remercie de la mise à disposition par la ville de l’auditorium pour les conférences de l’AEC. La présidente présente ensuite la conférencière Monique DOLLIN du FRESNEL, que certains avaient déjà eu le plaisir d’entendre en ce même lieu pour la présentation de son livre sur Pierre-Paul Riquet, créateur du canal du Midi. Puis elle cède la parole à Madame DOLLIN du FRESNEL.

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Monique Dollin du Fresnel

     En introduction la conférencière commence par citer les dernières paroles sur le bûcher du grand maître des Templiers, Jacques de Molay. Les paroles imaginées par le romancier Maurice Druon, et celles rapportées par les chroniques. Elle explique ce qui l’a motivée dans sa recherche sur Clément V sur lequel elle a publié un livre. Ce pape est pour elle un oncle à la 23e génération.

     Elle poursuit en présentant les protagonistes de l’affaire des Templiers :

  • Le roi Philippe le Bel, à court d’argent notamment à cause de la guerre de Flandres et qui recourt à cet effet à divers expédients : manipulations monétaires ; confiscation des biens des juifs et des banquiers lombards et enfin tentative de main mise sur les biens templiers.
  • L’ordre du Temple : l’un des ordres fondés au XIIe siècle pour protéger la Terre-Sainte et soutenir les pèlerins, riche grâce aux dons des fidèles et au rôle de banquier des Templiers; devenu un peu inutile depuis la chute de Saint-Jean d’Acre en 1291.
  • Bertrand de Got, gascon ayant fait des études de droit à Orléans et Bologne, études qui lui ont permis de faire carrière dans l’Église et qui lui vaudront d’être élu pape sous le nom de Clément V. La conférencière montre la volonté du pape d’échapper à la fois à l’influence du roi de France et aux querelles italiennes d’où son choix de se faire couronner à Lyon (ville à la frontière de la France et de l’Empire), puis son installation provisoire à Bordeaux (ville anglaise) et à Poitiers et enfin son installation définitive à Avignon (terre pontificale.)
Conférence de Monique Dollin du Fresnel sur Clément V, 27 fév

A l’écran, Guillaume de Nogaret, petite fils d’un cathare audois et âme de la machination contre les Templiers

     Monique DOLLIN du FRESNEL rappelle la machination menée par Guillaume de Nogaret, petit-fils d’un cathare audois et légiste de Philippe le Bel, dans l’arrestation des Templiers du royaume de France, les tortures pratiquées à leur encontre, l’exécution de certains d’entre eux ayant avoué ou étant revenus sur leurs aveux (relaps). Elle montre aussi que, contrairement aux idées reçues, le pape n’a pas été un valet servile du roi dans cette affaire. Elle présente en particulier un document retrouvé depuis peu et qu’elle a consulté aux Archives secrètes du Vatican, relatant l’entrevue d’envoyés du pape avec le grand-maitre du Temple Jacques de Molay et ses compagnons, détenus au château de Chinon, et établissant l’innocence des Templiers.

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Montrant une reconstitution de l’enclos du Temple à Paris, la conférencière rappelle que le roi s’était réfugié là sous la protection des templiers, pour échapper à une émeute de parisiens ruinés par l’inflation. Le roi ne se montrera pas pour autant reconnaissant envers l’ordre.

     Elle rappelle ensuite que le concile de Vienne convoqué en 1311 par Clément V pour régler le sort de l’ordre du Temple ne condamne pas les Templiers, mais dissous l’ordre. Ce concile décide également de confier les biens des Templiers aux Hospitaliers, privant Philippe le Bel de leur trésor, bien qu’il semble en avoir bien profité entre 1307 et 1312.

 

     Elle conclut en évoquant le cancer de Clément V qui l’a affaibli et qui a conduit le pontife à temporiser avec le roi plutôt que de l’affronter frontalement. Puis elle cède la parole au public.

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Un public attentif et passionné, qui a particulièrement apprécié les anecdotes rapportées, souvent avec humour, par la conférencière. Et notamment le drame s’étant produit lors du couronnement du pape à Lyon. Au premier plan : plusieurs membres de notre Conseil d’administration.

 

     A noter dans les questions et interventions du public qu’Annie LACOMBE, s’appuyant sur les travaux de Robert VINAS, n’a pas la même perception que Monique DOLLIN du FRESNEL sur les rapports entre Clément V et Philippe le Bel. Une confrontation de ces deux chercheurs est envisagée et souhaitée.

     Sur une question concernant le port de la barbe par les Templiers, Gauthier LANGLOIS intervient pour rappeler qu’on est prisonnier des représentations établies au XIXe siècle, alors que les représentations médiévales les montrent sans barbe. En revanche l’iconographie médiévale peut obéir à des conventions qui font que l’on représente souvent les personnages importants (sages, vieux, Charlemagne) avec une barbe sans que cela corresponde à une réalité.

     Gauthier LANGLOIS évoquant la personnalité du franciscain Bernard Délicieux, lecteur du couvent de Carcassonne, demande à la conférencière de préciser ses rapports avec Clément V.  Monique DOLLIN du FRESNEL rappelle que ce moine a servi de modèle pour le personnage de Guillaume de Baskerville dans le roman d’Umberto Ecco et confirme la bienveillance du pape envers ce religieux.

     La conférence se termine par des dédicaces de la biographie de Clément V, puis par le traditionnel pot concluant nos séances.