AVIGNONET ou la Chevauchée des Faidits

14 juin 2019

Ce 27 avril 2019, l’AEC organisait à l’auditorium de la chapelle des Jésuites de Carcassonne, une rencontre-conférence avec Lucien ARIES sur le sujet du massacre des inquisiteurs à Avignonet en 1242.

Bien au-delà des faits, le président de l’A.R.B.R.E nous entrainait dans une analyse passionnante, tant du contexte qui les avait déclenchés que des graves conséquences en ayant découlé.

Le regard pétillant et le verbe aisé, Lucien Ariès a offert au public présent une conférence de grande qualité, un voyage dans le temps de quelques 777 ans dont l’AEC le remercie sincèrement.

À l’intention de ceux qui n’ont pu y assister ou souhaitent vérifier leurs notes, un document de résumé :

La chevauchée des faidits

a été rédigé par trois administratrices de l’AEC. Il est accessible ici ou via la rubrique Etudes & articles du site.


Avignonet 1242, le massacre des inquisiteurs

9 avril 2019

Avignonet 1242 un massacre !

Mais cette fois les victimes sont … les inquisiteurs !

Découvrez cette page très particulière de l’histoire du catharisme avec Lucien Ariès, Samedi 27 Avril 2019 à Carcassonne

Présentation de la conférence


Samedi 8 décembre 2018, Carcassonne, conférence-dédicace par Bernard Mahoux : Bernard de Castanet, évêque d’Albi (1276-1308), grand bâtisseur et féroce inquisiteur.

3 décembre 2018

L’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli vous invite à assister le samedi 8 décembre 2018 à 14h30, à Carcassonne à une nouvelle conférence, Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des études (Entrée libre et gratuite) :
BERNARD DE CASTANET, ÉVÊQUE D’ALBI (1276-1308)
Un grand bâtisseur et un féroce inquisiteur.

Une rencontre-conférence avec le romancier Bernard Mahoux autour de son livre
Le Palais du Diable Au temps de l’inquisition en Occitanie paru chez TDO Éditions en novembre 2018. À la fin de la conférence Bernard Mahoux signera son nouveau roman.46525481_1264775996996614_542529290894311424_n46495259_1264776926996521_648352225596276736_n

Nommé évêque d’Albi en 1276 par le pape Jean XXI, après avoir vécu longtemps à Rome à la cour pontificale, Bernard de Castanet découvre à Albi une situation difficile. L’évêché est resté sans chef pendant 5 ans. Les clercs prennent leurs aises, les chanoines de la cathédrale brillent par leur absence, les consuls et l’administration royale se font la guerre et l’Église cathare est dans les rues d’Albi comme chez elle.
Le nouvel évêque reprend en main son clergé, qu’il harcèle sans répit, et lance le projet d’une nouvelle
cathédrale. Pour la financer il impose brutalement aux familles nobles le retour des dîmes au diocèse, sous peine d’excommunication (les défunts sont interdits de cimetière et pendus aux arbres.)
Il y ajoute une part des autres revenus du diocèse, des chanoines et des cures.
Mais la résistance la plus forte vient des Albigeois, qui ne veulent pas se soumettre au nouveau seigneur d’Albi, et s’allient à l’administration royale. Après avoir lancé l’énorme chantier de la cathédrale Sainte-Cécile, agrandi et fortifié son palais de la Berbie, Bernard de Castanet qui rêve de toute puissance engage une lutte à mort, qui n’est pas qu’une image, avec les Albigeois, ses riches marchands et ses consuls, ainsi qu’un bras de fer avec l’administration royale.
Pour vaincre, le nouvel évêque se sert de l’excommunication mais aussi d’une arme beaucoup plus redoutable : l’Inquisition. Comme elle a le droit d’agir, de torturer, d’enfermer, et de condamner à mort sans contrôle, en dehors du droit canonique, Castanet qui se proclame membre de l’Inquisition n’hésite pas à se servir massivement des pouvoirs de cette institution contre ses opposants et ses ennemis.

 


Mercredi 17 janvier 2018. Conférence-dédicace sur le troubadour Raimond de Miraval par le romancier Francis Pornon. A Pennautier (11), théâtre Na Loba, à 18 h 30.

30 décembre 2017

les-dames-et-les-aventures-du-troubadour-raimon-de-miraval.jpgPremier rendez-vous de l’année pour l’AEC  René Nelli, nous vous invitons à la conférence de Francis Pornon sur le troubadour de la Montagne Noire, Raimond de Miraval. Mercredi 17 janvier 2018  18 h 30, Théâtre Na Loba, à Pennautier.

Raimon de Miraval, troubadour de la fin du XIIème et du début du XIIIème siècles, était un chevalier de petite noblesse, originaire de Miraval, au nord de Carcassonne. Poète de cour, ami du comte de Toulouse, Raimon VI, il fut prétendant et parfois amant de plusieurs dames, dont la fameuse « Louve », Orbria, épouse de Jordan de Cabaret et fille du seigneur de Pennautier.

Il fut étudié, traduit et publié par René Nelli, intellectuel carcassonnais qui contribua à faire connaître sa pensée particulièrement intéressante parce qu’elle formule principes et questions de l’amour courtois. On peut voir dans sa vie une des premières mises en œuvre de l’art et la difficulté d’être homme à l’époque moderne, ce avec quelques siècles d’avance du fait de l’émancipation précoce de certaines dames.

Raimon de Miraval K 52v (3)Son aventure fut contemporaine de la menace et du déroulement de la croisade contre les « Albigeois » (cathares), véritable désastre en Languedoc qui ravagera la région et mettra un coup d’arrêt à l’essor de l’opulente civilisation occitane, berceau du trobar (poésie en oc) qui marqua durablement l’Europe.

Francis Pornon travaille à un triptyque romanesque publié chez TDO Editions, dont le premier volet est : Les Dames et les aventures du troubadour Raimon de Miraval, le deuxième : La Dame de Toulouse, Azalaïs de Burlatz et le troisième : La Fille du Sud, à paraître au printemps 2018. Dans ses romans historiques il s’attache à la compréhension des personnages en leur temps, pour compléter la connaissance des faits, des lieux et de l’époque en tâchant de revivre le trajet et le ressenti des personnes.Portrait 1 par Mne couleur

Sa conférence s’attachera à évoquer les aventures et la personnalité du troubadour carcassonnais et à montre l’importance de la culture occitane. Les Albigeois seront montrés voisins et compagnons d’infortune des tenants de la fin’amor, laquelle sera naturellement citée dans des chansons du troubadour. L’auteur émaillera son propos de lectures vivantes d’extraits de son livre.

 


Conférences sur la prison inquisitoriale de Carcassonne. Enquête sur un monument oublié. Carcassonne, samedi 25 novembre, auditorium de la chapelle des Jésuites, partir de 14 h 30. Entrée libre et gratuite.

6 novembre 2017

Samedi 25 novembre 2017. l’AEC / René Nelli vous invite à assister à deux conférences sur:

La prison de l’inquisition de Carcassonne. Enquête sur un monument oublié.

14 h 30 – 15 h 00. L’évêque Clarin, les Dominicains et la création de l’Inquisition à Carcassonne (1233-1248). Conférence proposée par Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme.
Ancien chapelain et chancelier de Simon de Montfort, Clarin devient évêque de Carcassonne en 1226. Il s’engage aussitôt dans la réforme des institutions ecclésiastiques de son diocèse et mène un combat obstiné contre les hérétiques (cathares et vaudois). A partir de 1233 et jusqu’à sa mort en 1248, il accompagne la création de l’Inquisition à Carcassonne et facilite l’installation matérielle des inquisiteurs dominicains dans sa cité épiscopale. Retour sur un évêque oublié de Carcassonne dont l’action fut pourtant décisive dans la lutte contre les hérésies méridionales.

L’image contient peut-être : plante et plein air

Les vestiges de la prison inquisitoriale de Carcassonne retrouvés par D. Baudreu et F Calvayrac en 2012 au pied de la Cité. Photo D. Baudreu.

15 h 00 – 16 h 30. La redécouverte du « Mur » ou prison de l’Inquisition à Carcassonne. Enquête sur un monument oublié. Conférence proposée par Dominique Baudreu, historien et archéologue au Centre d’archéologie médiévale du Languedoc et Fabienne Calvayrac, guide-conférencière nationale.
Lieu d’incarcération de nombreux hérétiques (parmi lesquels le dernier Bon homme connu, Bélibaste, qui s’en est évadé) ou de leurs partisans, la prison de l’Inquisition de Carcassonne ou Mur, institution à la fois crainte et dénoncée par les habitants du Midi, demeura pendant un temps le symbole de l’action répressive menée par les inquisiteurs. Grande figure de cette contestation au début du XIVe siècle, le franciscain Bernard Délicieux y fut enfermé en décembre 1319 et y mourut quelques mois plus tard.
Identifiée au début du XXe siècle, l’emprise du Mur n’a pas pour autant réellement attiré la curiosité des chercheurs. Mais depuis quelques années, des reconnaissances de terrain confrontées aux données historiques nous permettent de mieux cerner les limites de la prison et d’en caractériser les vestiges. En 2012, Dominique Baudreu et Fabienne Calvayrac ont pu entamer une étude des vestiges encore en élévation. Un sondage archéologique a permis de dégager jusqu’au seuil ce qui fut probablement l’unique porte du Mur, bien différente de celle qu’avait pu imaginer le peintre Jean-Paul Laurens en son temps.


Carcassonne, samedi 14 octobre 2017 à 14 h 30. Rencontre avec le romancier Francis Pornon autour de son nouveau livre consacrée à la vicomtesse Azalaïs de Burlatz.

21 septembre 2017

Samedi 14 octobre 2017, à 14 h 30, L’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli vous invite à Carcassonne, salle de l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes (entrée libre et gratuite) à

Une rencontre-dédicace avec le romancier Francis Pornon à l’occasion de la parution de son nouveau livre

La Dame de Toulouse chez TDO Editions

Azalaïs dite de Burlatz, fille de Constance de France et de Raimon V, comte de Toulouse, vécut la seconde moitié du XIIème siècle. Elle est connue pour avoir été mécène de troubadours et pour sa vie relativement indépendante, en ayant passé l’essentiel sans son époux Rogier II Trencavel, vicomte de Carcassonne. Elle fut contemporaine de la menace de croisade contre les « Albigeois » (cathares) qui laissait présager du véritable désastre à venir en Languedoc, celui qui mettrait fin à l’essor de la civilisation occitane opulente et berceau de l’amour courtois.

 

Dans ses romans historiques, Francis Pornon s’attache à la compréhension des personnages en leur temps, pour compléter la connaissance des faits et de l’époque en tâchant de revivre le trajet et le ressenti des personnes.

Au cours de cette rencontre, il s’attachera, sous la forme d’une conférence, à évoquer la personnalité et les aventures d’Azalaïs et à montrer l’importance de la culture occitane aux XIIème et XIIème siècles, ses richesses et particularités comme ses gravités, catharisme et fin’amor entre autres, soumises à la convoitise et à l’adversité. Il émaillera son propos de lectures vivantes d’extraits de livres.