Conférence. Carcassonne, samedi 21 février 2015. Un trésor du patrimoine médiéval narbonnais : le Pontifical de l’archevêque Pierre de la Jugie (1350)

3 février 2015
L'archevêque de Narbonne Pierre de la Jugie (1319-1376)

L’archevêque de Narbonne Pierre de la Jugie (1319-1376)

Samedi 21 février 2015. Carcassonne, Auditorium des Jésuites, 14 h 30, La Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude reçoit, au cours de sa séance mensuelle, Emilie Nadal, docteur en Histoire de l’Art et chercheur associée au laboratoire TRACES (UMR 5608) – Université de Toulouse Jean Jaurès.
Entrée libre et gratuite.

Un trésor du patrimoine médiéval narbonnais : le Pontifical de l’archevêque Pierre de la Jugie (1350)

En 1350, Pierre de la Jugie est depuis trois ans sur le siège de Narbonne, à la tête d’un des archevêchés les plus riches du royaume de France. Il a seulement 29 ans et doit sa nomination aux bonnes grâces de son oncle, le pape Clément VI lorsqu’il décide de faire réaliser un magnifique pontifical, ouvrage contenant les bénédictions et consécrations réservées à l’évêque, auxquels il fait ajouter d’autres textes personnels.

Pontifical de l''archevêque de Narbonne Pierre de la Jugie. Bénédiction d'un bateau.

Pontifical de l’archevêque de Narbonne Pierre de la Jugie. Bénédiction d’un bateau.


Ce livre est aujourd’hui un des plus beaux témoins de l’histoire de l’art médiéval du Languedoc. C’est un gros manuscrit de 185 feuillets en parchemin qui mesure environ 37 cm de haut sur 27 cm de large, et qui présente un décor d’exception : une peinture en pleine page, 24 miniatures pour le calendrier, 61 lettres historiées encore en place (d’autres ont été découpées et vendues), d’innombrables décors marginaux, le tout ayant été peint par quatre artistes différents, venus de toute l’Europe. Ce livre luxueux a été conçu dès l’origine comme un objet d’apparat et de prestige, pour que le nom de Pierre de la Jugie reste dans les mémoires. Cette conférence permettra de revenir sur le personnage, sur les éléments les plus personnels de son livre, mais aussi sur le parcours des artistes qui ont été amené à travailler pour lui.Pose de la première pierre de la Cathedrale


La vie quotidienne à Durban et dans les châteaux des Corbières au Moyen Âge. Une conférence de Gauthier Langlois.

4 octobre 2012

Située à une demi-heure de Narbonne ou de Perpignan, la commune de Durban-Corbières possède un riche patrimoine plutôt méconnu. Je vous propose de vous faire connaître l’histoire du château de Durban et la vie quotidienne de ses habitants au Moyen Âge dans une conférence qui se tiendra le 19 octobre 2012 à 18 h 30 au foyer municipal.

Cette conférence est organisée par le Comité de Sauvegarde du Vieux Durban. Elle est accessible à tout public. Les enfants seront les bienvenus et pourrons y participer de manière ludique.

Empreinte en cire du sceau de Vésiade de Durban, vers 1300. Cliché : Comité de sauvegarde du vieux Durban

Durban au Moyen Âge

Le château de Durban.© Charles Peytavie.

Durban est situé dans un espace densément peuplé et christianisé dès l’Antiquité. En témoigne la présence de nombreux lieux de cultes anciens, autrefois associés à des habitats. Au début Moyen Âge c’est le chef-lieu d’une petite baronnie des Corbières, vassale des vicomtes de Narbonne. Le premier seigneur connu, Guilhem Ebrin, prête serment de fidélité pour les châteaux de Durban et Saint-Martin au vicomte de Narbonne vers 1020. Mais ses descendants de ne vont pas toujours respecter cette fidélité. En 1058 ils accueillent l’archevêque de Narbonne en conflit avec son archidiacre et le vicomte. À cette occasion l’église de Durban est érigée en cathédrale et accueille les reliques des saints Just et Pasteur. Dans la première moitié du XIIe siècle, Guilhem de Durban en conflit avec Narbonne devient un fidèle des Trencavel, vicomtes de Carcassonne. Ces derniers le récompensent par l’attribution de plusieurs fiefs. Au début du XIIIe siècle les seigneurs de Durban nouent des alliances avec plusieurs familles hérétiques, dont les Cabaret. Pourtant ils ne sont pas inquiétés pendant la croisade des Albigeois. Et à la fin du XIIIe siècle ils reconstruisent leur château pour lui donner la forme d’un vaste palais urbain. Leurs descendants restent seigneurs de Durban et propriétaires du château jusqu’au XVIIIe siècle.

Plus de renseignements sur le site personnel de Gauthier Langlois : http://paratge.wordpress.com/2012/10/03/la-vie-quotidienne-a-durban-et-dans-les-chateaux-des-corbieres-au-moyen-age/


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