Conférences sur la prison inquisitoriale de Carcassonne. Enquête sur un monument oublié. Carcassonne, samedi 25 novembre, auditorium de la chapelle des Jésuites, partir de 14 h 30. Entrée libre et gratuite.

6 novembre 2017

Samedi 25 novembre 2017. l’AEC / René Nelli vous invite à assister à deux conférences sur:

La prison de l’inquisition de Carcassonne. Enquête sur un monument oublié.

14 h 30 – 15 h 00. L’évêque Clarin, les Dominicains et la création de l’Inquisition à Carcassonne (1233-1248). Conférence proposée par Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme.
Ancien chapelain et chancelier de Simon de Montfort, Clarin devient évêque de Carcassonne en 1226. Il s’engage aussitôt dans la réforme des institutions ecclésiastiques de son diocèse et mène un combat obstiné contre les hérétiques (cathares et vaudois). A partir de 1233 et jusqu’à sa mort en 1248, il accompagne la création de l’Inquisition à Carcassonne et facilite l’installation matérielle des inquisiteurs dominicains dans sa cité épiscopale. Retour sur un évêque oublié de Carcassonne dont l’action fut pourtant décisive dans la lutte contre les hérésies méridionales.

L’image contient peut-être : plante et plein air

Les vestiges de la prison inquisitoriale de Carcassonne retrouvés par D. Baudreu et F Calvayrac en 2012 au pied de la Cité. Photo D. Baudreu.

15 h 00 – 16 h 30. La redécouverte du « Mur » ou prison de l’Inquisition à Carcassonne. Enquête sur un monument oublié. Conférence proposée par Dominique Baudreu, historien et archéologue au Centre d’archéologie médiévale du Languedoc et Fabienne Calvayrac, guide-conférencière nationale.
Lieu d’incarcération de nombreux hérétiques (parmi lesquels le dernier Bon homme connu, Bélibaste, qui s’en est évadé) ou de leurs partisans, la prison de l’Inquisition de Carcassonne ou Mur, institution à la fois crainte et dénoncée par les habitants du Midi, demeura pendant un temps le symbole de l’action répressive menée par les inquisiteurs. Grande figure de cette contestation au début du XIVe siècle, le franciscain Bernard Délicieux y fut enfermé en décembre 1319 et y mourut quelques mois plus tard.
Identifiée au début du XXe siècle, l’emprise du Mur n’a pas pour autant réellement attiré la curiosité des chercheurs. Mais depuis quelques années, des reconnaissances de terrain confrontées aux données historiques nous permettent de mieux cerner les limites de la prison et d’en caractériser les vestiges. En 2012, Dominique Baudreu et Fabienne Calvayrac ont pu entamer une étude des vestiges encore en élévation. Un sondage archéologique a permis de dégager jusqu’au seuil ce qui fut probablement l’unique porte du Mur, bien différente de celle qu’avait pu imaginer le peintre Jean-Paul Laurens en son temps.

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Carcassonne, samedi 14 octobre 2017 à 14 h 30. Rencontre avec le romancier Francis Pornon autour de son nouveau livre consacrée à la vicomtesse Azalaïs de Burlatz.

21 septembre 2017

Samedi 14 octobre 2017, à 14 h 30, L’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli vous invite à Carcassonne, salle de l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes (entrée libre et gratuite) à

Une rencontre-dédicace avec le romancier Francis Pornon à l’occasion de la parution de son nouveau livre

La Dame de Toulouse chez TDO Editions

Azalaïs dite de Burlatz, fille de Constance de France et de Raimon V, comte de Toulouse, vécut la seconde moitié du XIIème siècle. Elle est connue pour avoir été mécène de troubadours et pour sa vie relativement indépendante, en ayant passé l’essentiel sans son époux Rogier II Trencavel, vicomte de Carcassonne. Elle fut contemporaine de la menace de croisade contre les « Albigeois » (cathares) qui laissait présager du véritable désastre à venir en Languedoc, celui qui mettrait fin à l’essor de la civilisation occitane opulente et berceau de l’amour courtois.

 

Dans ses romans historiques, Francis Pornon s’attache à la compréhension des personnages en leur temps, pour compléter la connaissance des faits et de l’époque en tâchant de revivre le trajet et le ressenti des personnes.

Au cours de cette rencontre, il s’attachera, sous la forme d’une conférence, à évoquer la personnalité et les aventures d’Azalaïs et à montrer l’importance de la culture occitane aux XIIème et XIIème siècles, ses richesses et particularités comme ses gravités, catharisme et fin’amor entre autres, soumises à la convoitise et à l’adversité. Il émaillera son propos de lectures vivantes d’extraits de livres.


Samedi 23 septembre 2017. Nouvelle Journée découverte sur les traces des cathares en Lauragais, à Avignonet et Montferrand.

23 août 2017

Le village d’Avignonet depuis Montferrand. Photo Franc Bardou.

Avec la participation de Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme, Daniel Bonhoure, historien d’Avignonet, Régis Quinta, président de l’Association Patrimoine et Culture de Montferrand, Georges Massard et Magali Fauré-Cabané, membres de l’Association Patrimoine et Culture de Montferrand.

L’église Notre-Dame de Montferrand (XIVe siècle). Photo Franc Bardou.

Avec le concours des communes d’Avignonet et de Montferrand.

Programme et bulletin de la journée découverte à Avignonet et Montferrand d’inscription en cliquant ici. 

9 h 30-10 h : Accueil à Avignonet au foyer communal, derrière la mairie du village. Stationnement recommandé près du foyer ou à 400 m à proximité de l’église Notre Dame des Miracles.

10 h -11 h : Conférence au foyer municipal : « Le massacre des inquisiteurs à Avignonet (1242). Faits et mémoires», par Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme. Au cours de cette conférence, nous reviendrons évidemment sur les circonstances du massacre des inquisiteurs par le commando descendu de Montségur dans la nuit du 28 au 29 mai 1242. Nous aborderons également les traces laissées par cet événement dans les mémoires occitanes depuis plus de sept cent ans, qu’elles fussent catholiques ou laïques, apaisées ou toujours en conflit. Entre tentative de canonisation des religieux assassinés et rejet de toute réhabilitation des actes de l’Inquisition, le souvenir de cette nuit de mai 1242 n’a jamais cessé d’être au coeur de l’alchimie si délicate en Pays cathare entre mémoire et histoire.

Le « croisé » d’Avignonet. Photo Franc Bardou.

11 h – 12 h 15 : Visite commentée du village d’Avignonet avec Daniel Bonhoure, historien d’Avignonet, auteur du livre «Avignonet Lauragais. Son histoire». Au programme de cette visite : l’évocation de l’histoire médiévale d’Avignonet au temps des Laurac (XIIe siècle), la présence du catharisme avant et après le massacre des inquisiteurs, les vestiges des anciennes fortifications médiévales, l’église Notre-Dame des Miracles (XIVe -XVe siècles), le souvenir des pèlerinages et la mémoire occitane de la Croisade avec la fameuse statue du «croisé» d’Avignonet.

12 h 30 – 14 h 15 : Repas en commun, restaurant «La Dinée».

Vestiges du complexe architectural et cémétérial de Peyre Clouque (IVe-VIIIe siècles). Photo Association Patrimoine et Culture de Montferrand.

14 h 30 – 15 h 45 : Visite de l’église Saint-Pierre d’Alzonne (chevet du XIIe siècle) et du complexe architectural et cémétérial de Peyre Clouque (IVe-VIIIe siècles) avec Régis Quinta, Georges Massard et Magali Fauré-Cabané (Association patrimoine et Culture de Montferrand). Au programme : les vestiges de l’ancienne agglomération d’«Elusio» : les thermes, une église paléochrétienne et une nécropole du VIe siècle composée de 52 sarcophages en pierre et de 140 sépultures.  Dans l’église Saint-Pierre d’Alzonne consacrée en 1098, on découvrira également un ensemble remarquable de 18 stèles discoïdales.

 

 

Stèles discoïdales dans l’église Saint-Pierre d’Alzonne à Montferrand. Photo Association Patrimoine et Culture de Montferrand.

 

16 h – 17 h : Visite commentée du village fortifié de Montferrand (église Notre Dame et porte fortifiée du XIVe siècle). Point de vue remarquable sur le Lauragais et le seuil de Naurouze. Au cours de cette visite, on évoquera l’histoire médiévale du village de Montferrand et celle de sa communauté cathare avant et après la Croisade albigeoise. Guilhem Huc de Montferrand est le frère de la célèbre Bonne femme Blanche de Laurac. Sa fille Alazaïs de Montferrand, devenue elle aussi Bonne femme, aura une influence importante sur les choix religieux de son lignage.  Nous reviendrons aussi  sur le récit du siège de Montferrand par Simon de Montfort en 1211, une année clé de la Croisade albigeoise.

 

 

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Un rendez-vous à ne pas manquer : Le 63e Congrès de la Fédération des Sociétés Savantes de Midi-Pyrénées à Castres, les 6,7 et 8 octobre à Castres sur le thème : Les rapports entre les religions, dans le Midi, des origines à nos jours. Le catharisme et le valdéisme au programme.

3 juillet 2017

Le 63 congrès de la Fédération historique Midi-Pyrénées se tient à Castres du 6 au 8 octobre 2017, à l’invitation de la Société culturelle du Pays castrais et de la Société des sciences, arts et belles-lettres du Tarn.

Des ateliers consacrés au catharisme et au valdéisme avec Anne Brenon, Charles Peytavie, Henri Barthès, Pilar Jimenez et Philippe-Joseph Jacquin.

En cette année de commémoration du 500 anniversaire de la réforme, le sujet en est Les rapports entre les religions, dans le Midi, des origines à nos jours. Dans une perspective largement interdisciplinaire, et sur la longue durée, il souhaite apporter des éclairages sur les relations entre toutes formes de religions (du paganisme aux monothéismes contemporains, en prenant en compte les engagements spirituels les plus divers, ainsi que les convictions a-religieuses ou antireligieuses affirmées), des relations les plus conflictuelles aux plus apaisées, du sommet à la base des sociétés.

Serait bien sûr envisagée l’attitude des pouvoirs nationaux et locaux à l’égard de ces relations entre religions, en abordant notamment sous l’angle historique la question du traitement (indifférence, hostilité, enseignement…) du fait religieux dans l’enseignement.

A noter des ateliers consacrés au hérésies médiévales, le valdéisme et le catharisme:

Le vendredi 6 octobre à  16 h 15 :

Atelier 1 : Vaudois et juifs dans le Midi méditerranéen.

  • Barthès (Henri), majoral du Félibrige, président de la Société archéologique scientifique et littéraire de Béziers : Les vaudois à Béziers et dans le Biterrois entre albigeois et catholiques ; leurs traces littéraires dans le Breviari d’Amor de Matfre Ermengaud
  • Bonnet (Chloé), doctorante à l’université Perpignan Via Domitia, Centre de recherche sur les sociétés et environnements en Méditerranée (CRESEM)/groupe de recherches Jacov (de Juifs à Chrétiens à l’origine des Valeurs) Histoire juive, sources chrétiennes :  : Les communautés juives et notariat chrétien de Perpignan à Gérone, 1285-1360
  • Maugin (Sarah), doctorante à l’université de Perpignan-Via Domitia, Centre de recherche sur les sociétés et environnements en Méditerranée (CRESEM)/groupe de recherches Jacov (de Juifs à Chrétiens à l’origine des Valeurs) :  Les relations entre les maîtres juifs et les chrétiens au regard des actes notariés (Perpignan, c. 1380-1420)

Le samedi 7 octobre à  9 h 15 :

Atelier 1 : Marginalités et hérésies au Moyen Age.

  • Jacquin (Philippe-Joseph), moine bénédictin, abbaye Saint Benoît d’En Calcat, chargé d’enseignement à la faculté de droit canonique de l’Institut catholique de Toulouse  : Périphéries et marginalités en regard de quelques textes conciliaires et synodaux médiévaux
  • Peytavie (Charles), président de la Société d’études scientifiques de l’Aude et membre de l’AEC : Les évêques et le clergé du diocèse de Carcassonne à l’épreuve de la lutte anti- hérétique au tournant des 12 et 13 siècles
  • Brenon (Anne), archivsite-paléographe, membre fondateur du CIRCAED, Amis des Archives de l’Ariège : Les communautés cathares dans la société de la Montagne Noire au début du 13 siècle. Un exemple de coexistence pacifique ?
  • Jimenez (Pilar), enseignante, chercheur associé FRAMESPA, membre du CIRCAED : La dispute entre catholiques et bons hommes à Montréal, en 1207

A noter également le vendredi 6 octobre à partir de 14 h un intervention de notre ami et membre de l’AEC et de la SESA Gauthier Langlois sur le thème : Aux origines de la chanson de geste Guillaume d’Orange : traditions historiques et légendaires musulmanes et chrétiennes autour de la razzia sarrasine de 793 en Languedoc.

Tout le programme du congrès est à lire ici: Programme du 63e Congrès à Castres 

Le bulletin d’inscription est à télécharger ici :bulletin d’inscription au 63e Congrès à Castres


9e Journée René Nelli au château de Bouisse, samedi 24 juin 2017. Le programme définitif et le bulletin d’inscription.

2 juin 2017

9e Journée René Nelli, le samedi 24 juin 2017 au château de Bouisse au coeur des Corbières (Aude)
Les horizons méditerranéens du catharisme et du Trobar.

Avec Clélia Bergerot, Gérard Zuchetto
Charles Peytavie, Franc Bardou, Muriel
Batbie Castell et Lakhdar Hanou

Journée organisée par l’Association d’Etudes Cathares René Nelli en collaboration avec l’Association des Amis du Château de Bouisse, la commune de Bouisse et Philippe Ramon, propriétaire du château de Bouisse, avec le soutien de la communauté de communes Région Lézignanaise, Corbières et Minervois, le conseil départemental de l’Aude et les vignerons des Terroirs du vertige.

Télécharger en cliquant ici le Programme et bulletin d’inscription pour la 9e Journée René Nelli à Bouisse samedi 24 juin 2017

9 h 30 : Rendez-vous à la mairie de Bouisse.
Accueil par Annie Lambert, présidente de l’AEC / René Nelli, par Philippe Ramon, président des Amis du château de Bouisse, par Francis Baron, maire de Bouisse, par Hervé Baro vice-président du conseil départemental de l’Aude et par Michel Maïque, président de la Communauté de communes Région Lézignanaise, Corbières et Minervois
Café et viennoiseries.

10 h : Montée au château de Bouisse. 

10 h 15 : Les horizons méditerranéens de René Nelli.
Franc Bardou, écrivain et poète occitan, évoquera l’Homme Méditerranéen tel que l’ont imaginé René Nelli, Joë Bousquet et les Cahiers de Sud, entre 1942 et 1943, dans un magnifique effort dissident, durant une période si obscure de l’histoire européenne où un certain nord, délirant, prétendait à la toute-puissance. Contextualiser l’effort d’imagination permet en effet de mieux comprendre ces rêveries créatrices si fécondes.

 

10 h 45 : Les influences du Trobar sur la poésie méditerranéenne occidentale.
Gérard Zuchetto, spécialiste des troubadours, compositeur et directeur artistique de l’enregistrement de la totalité des chants sauvegardés de ces poètes lyriques, illustrera pour nous comment et combien les littératures italiennes et catalanes naissantes ont puisé à la poésie occitane médiévale, pour devenir ce qu’elles sont encore aujourd’hui. A cette occasion, il présentera au public la monumentale anthologie des troubadours, La TROBA, l‘invention lyrique occitane des troubadours, plus de 800 pages, qu’il vient d’éditer chez TrobaVox éditions. L’ouvrage, préfacé par Franc Bardou, présente 110 troubadours et plus de 300 chansons dans leur intégralité en occitan avec les traductions en français. Il propose aussi un lexique du Trobar et des réflexions personnelles de l’auteur sur la recréation et l’interprétation musicales aujourd’hui.

11 h 30 : Des jardins d’al-Andalus aux jardins d’Occitanie. Les liens entre la poésie andalouse et la lyrique des troubadours. Clélia Bergerot. Doctorante en Sciences du langage à l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3.
La poésie des troubadours a marqué d’une empreinte toute particulière la production littéraire européenne. Le XIIe siècle « occitan » et « courtois » a vu émerger cette poésie lyrique dont la «muse » par excellence était la Dame. Or dans la poésie andalouse arabe – qui comprend aussi bien les poèmes de tradition classique orientale que la poésie strophique inventée au Xe siècle en Espagne musulmane – on constate un phénomène similaire.

L’amour est un sujet de prédilection et particulièrement l’amour en tant que soumission à l’être aimé. Mais les éléments d’analogie entre les deux lyriques sont bien plus nombreux, raison pour laquelle les idées de parenté et d’influence de la poésie arabe d’al Andalus sur celle des troubadours ont fait couler beaucoup d’encre. Notre intervention aura pour but de mettre en relief les points communs entre ces deux aires culturelles et leur expression poétique.

12 h 45 : Discussion, dédicaces.

13 h – 15 h : repas en commun. Apéritif offert par les vignerons des Terroirs du vertige (http://terroirsduvertige.com)

 

15 h : Les horizons méditerranéens du catharisme.

Charles Peytaviehistorien médiéviste, spécialiste du catharisme. A travers quelques exemples significatifs puisés dans l’historiographie la plus récente, nous nous proposons de porter un nouveau regard vers ces horizons méditerranéens du catharisme.

Depuis plus d’une décennie, les questions sur ce sujet se sont renouvelées sans que parfois le grand public en ait toujours eu conscience ou qu’on lui présente sincèrement l’ampleur réelle des interrogations qu’il suscite. Ce voyage au cœur de la démarche historienne nous mènera depuis l’Occitanie aux rivages de l’Italie et de la Sicile jusqu’au cœur de l’empire byzantin, dans les communautés chrétiennes latines de Constantinople.

 

15 h 45 – 17 h : Concert MiegterranaMéditerranéeFin’Amor. Chants d’amour méditerranéens.
Chant : Muriel Batbie Castell ; Oud (luth arabe) : Lakhdar Hanou.
A la fin du XIe siècle, apparaît dans le sud de l’Europe une merveilleuse poésie lyrique, celle des troubadours. La chanteuse Muriel Batbie Castell et le joueur de oud Lakhdar Hanou nous font découvrir ces poètes occitans et nous emmènent aussi en voyage autour du bassin méditerranéen (Catalogne, Castille, Portugal, Maghreb, Grèce, Italie) avec des mélodies envoûtantes, riches et libres d’improvisation.
http://www.muriel-batbie-castell.com/

 

 


Samedi 13 mai 2017. Journée Découverte au cœur des pays d’Aude en Razès à Roquetaillade et Fa. Sur les traces des cathares et des conséquences de la Croisade albigeoise en Razès. Visite du village fortifié de Roquetaillade.

27 avril 2017

Programme de la journée.

Visite du village fortifié de Roquetaillade. Visite du site de l’ancien village fortifié de Fa avec sa tour médiévale. Sous la conduite de Rodrigue Tréton, docteur en histoire. Avec la participation de Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme et du poète occitan Franc Bardou.

Le château et l’église Saint-Etienne de Roquetaillade. Photo Franc Bardou.

Journée gratuite pour les adhérents de l’AEC.
Non adhérent : 10 euros
Habitants de Roquetaillade et de Fa : gratuit
Bulletin d’inscription à la journée et inscription pour le repas en commun au Restaurant en cliquant ici:

Bulletin d’inscription pour la Journée Découverte AEC à Roquetaillade et Fa samedi 13 mai 2017

Le village de Roquetaillade en Razès. Photo Franc Bardou.

10 h : Point de rendez-vous à Roquetaillade (9 km au sud de Limoux par D 121, puis D 421, route de Conilhac). On vous recommande de suivre la départementale 421 et de vous garer à proximité du cimetière.

Accueil des participants par notre présidente Annie Lambert et au cours de la visite par le maire du village de Roquetaillade M. Jean Siret.

10 h 15 – 12 h 00: Visite du village de Roquetaillade commentée par Rodrigue Tréton, docteur en histoire. Accès facile mais chaussures de marche requises. Nous irons d’abord à proximité du village sur le site de l’ancienne motte castrale de Pech Trencald dont l’existence au XIIe siècle a précédé la fondation du village de Roquetaillade à l’initiative du vicomte Roger II Trencavel.

Le château de Roquetaillade. Photo Franc Bardou.

Nous poursuivrons la visite à la découverte du village (visite de l’église de Saint-Etienne, évocation de l’histoire du château à travers ses extérieurs, visite du patrimoine du village). Les premières mentions répertoriées de Roquetaillade remontent à la première moitié du XIIIe siècle, en la personne d’un chevalier nommé Bertrand de Roquetaillade. Ce seigneur était lié aux seigneurs hérétiques de Fanjeaux, et combattit contre les troupes de l’Eglise et du roi de France au cours de la Croisade contre les Albigeois, ce qui lui valut d’être dépossédé de ses biens. La seigneurie de Roquetaillade, comme celles de nombreuses autres localités de cette partie du Razès, fut alors attribuée au seigneur de Mirepoix Gui de Lévis, qui l’inféoda avant 1247 à l’un de ses fidèles vassal, un chevalier nommé Gasses de Rivière. Au cours des siècles suivants, tous les successeurs de Gasses, membres de la famille de Rivière puis de celle de Montfaucon, feront hommages de la seigneurie de Roquetaillade aux seigneurs de Levis-Mirepoix.

12 h 30 – 14 00 : Départ pour le restaurant situé entre Espéraza et Campagne (par la D421 par Conilhac, puis par la D 152 et la D 52 par Antugnac, puis la D 12 jusqu’à Esparaza, enfin la D 118 en direction de Campagne-sur-Aude. Le trajet fait environ 15 km et est évalué à 20 minutes en voiture). Le restaurant est situé sur le D 118. Déjeuner en commun Restaurant Le Relais de la Haute Vallée. 46, av. du Languedoc, Campagne-sur-Aude (D118).

La tour de Fa. Photo Franc Bardou.


14 h 30 – 17 h 00
: Accueil par le maire du village de Fa Anthony Chanaud. Conférence au Foyer municipal de Fa par Charles Peytavie sur le haut Razès et la haute vallée de l’Aude au temps de la Croisade albigeoise.

Le pic de Bugarach depuis la tour de Fa. Photo Franc Bardou.

Visite du site du village médiéval déserté et de la tour de Fa commentée par Rodrigue Tréton, docteur en histoire. Se garer dans le village, près de l’église, après avoir traversé le pont sur le ruisseau de Fa. Montée au site à pied, sans difficulté. Avant la Croisade albigeoise, une moitié de la seigneurie de Fa appartient à l’abbaye d’Alet, l’autre à l’abbaye de Joucou. Ces coseigneurs y possèdent en commun une tour. Après la croisade, la tour et le castrum de Fa attirent les convoitises de l’archevêque de Narbonne. Dans un premier temps, il se sert du soupçon de compromission des moines d’Alet avec l’hérésie pour mettre la main sur ce patrimoine. Débouté en 1258, il ne renonce pas. S’ensuit une longue période de conflits judiciaires et même armés pour la possession de cette tour et de ce village fortifié dont nous visiterons les traces et vestiges.


Samedi 29 avril 2017. Présentation-dédicace du nouveau livre de Bernard Mahoux : Réincarnations. Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes à Carcassonne, à 14 h 30.

26 avril 2017

Carcassonne. Samedi 29 avril 2017.
L’AEC / René Nelli vous propose une présentation-dédicace autour du tout nouveau dernier roman de Bernard Mahoux : Réincarnations. TDO éditions, Collection Histoire du Sud, 2017. 20 euros.
Auditorium de la Chapelle des Jésuites, rue des Etudes à Carcassonne, à 14 h 30.
Dans les années 1970, un psychiatre anglais reçoit dans son cabinet, à l’hôpital public de Bath, une patiente qui se plaint de faire toujours le même cauchemar: un homme s’introduit dans sa chambre, alors qu’elle dort sur un matelas à même le plancher, et l’agresse.
Ce qui intrigue le psychiatre est que cette scène se passe dans un château féodal, l’homme porte des habits du Moyen Age De plus cette jeune anglaise raconte avec beaucoup de détails, certains ignorés des spécialistes qu’elle a vécu au XIIIe siècle dans le sud de la France où elle partageait la vie d’un prédicateur cathare.
Le fait ne manquera pas d’intéresser les historiens du Moyen Age languedocien et du catharisme, alertés par le médecin.

Dans ce nouveau roman évoquant l’histoire des cathares et de Montségur, Bernard Mahoux s’est inspiré d’une histoire vraie dont les protagonistes sont parfaitement crédibles.
Interrogé par Charles Peytavie, l’auteur de la saga La Malédiction des Trencavel, reviendra sur les sources d’inspiration de son roman, en particulier l’étrange cas de Mme Smith évoquée par le docteur Guirdham dans son livre paru en Angleterre en 1970 sous le titre Les cathares et la Réincarnation. En 1962, ce médecin psychiatre anglais avait fait la connaissance de cette patiente envahie par des « réminiscences » se rattachant à des événements qu’elle aurait vécu au temps des cathares. Pour mieux appréhender ce témoignage, il était à l’époque entré en contact avec Jean Duvernoy et René Nelli. Ce dernier acceptera de rédiger la postface de l’édition française du livre de Guirdham publiée par les éditions Payot.Bernard Mahoux
L’évocation de ce roman sera aussi l’occasion de revenir sur la question de la réincarnation où plutôt de la transmigration des âmes chez les cathares au XIIe et XIIIe siècles.


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