Lucien Ariès nous a autorisés à mettre à disposition un résumé, vérifié par ses soins, de la conférence qu’il nous a donnée récemment sous le titre
Saintes puelles et dissidence cathare
Lucien Ariès nous a autorisés à mettre à disposition un résumé, vérifié par ses soins, de la conférence qu’il nous a donnée récemment sous le titre
Saintes puelles et dissidence cathare
Fugaces ou copieusement étayés, ils jalonnent les trajets fantasques de la mémoire pour créer l’histoire ; celle de tous les jours comme celle qu’on écrit avec une majuscule !
Passionné par l’Histoire et les minorités religieuses, Michel Jas nous parlera samedi 12 octobre de ces traces Cathares, de la vaillance de ces souvenirs traversant les siècles parmi des tourbillons de contrariété … voila qui promet d’être passionnant !
C’est à 14h30, à CARCASSONNE – Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des études
14 h 30 – 15 h 00. L’évêque Clarin, les Dominicains et la création de l’Inquisition à Carcassonne (1233-1248). Conférence proposée par Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme.
Ancien chapelain et chancelier de Simon de Montfort, Clarin devient évêque de Carcassonne en 1226. Il s’engage aussitôt dans la réforme des institutions ecclésiastiques de son diocèse et mène un combat obstiné contre les hérétiques (cathares et vaudois). A partir de 1233 et jusqu’à sa mort en 1248, il accompagne la création de l’Inquisition à Carcassonne et facilite l’installation matérielle des inquisiteurs dominicains dans sa cité épiscopale. Retour sur un évêque oublié de Carcassonne dont l’action fut pourtant décisive dans la lutte contre les hérésies méridionales.

Les vestiges de la prison inquisitoriale de Carcassonne retrouvés par D. Baudreu et F Calvayrac en 2012 au pied de la Cité. Photo D. Baudreu.
15 h 00 – 16 h 30. La redécouverte du « Mur » ou prison de l’Inquisition à Carcassonne. Enquête sur un monument oublié. Conférence proposée par Dominique Baudreu, historien et archéologue au Centre d’archéologie médiévale du Languedoc et Fabienne Calvayrac, guide-conférencière nationale.
Lieu d’incarcération de nombreux hérétiques (parmi lesquels le dernier Bon homme connu, Bélibaste, qui s’en est évadé) ou de leurs partisans, la prison de l’Inquisition de Carcassonne ou Mur, institution à la fois crainte et dénoncée par les habitants du Midi, demeura pendant un temps le symbole de l’action répressive menée par les inquisiteurs. Grande figure de cette contestation au début du XIVe siècle, le franciscain Bernard Délicieux y fut enfermé en décembre 1319 et y mourut quelques mois plus tard.
Identifiée au début du XXe siècle, l’emprise du Mur n’a pas pour autant réellement attiré la curiosité des chercheurs. Mais depuis quelques années, des reconnaissances de terrain confrontées aux données historiques nous permettent de mieux cerner les limites de la prison et d’en caractériser les vestiges. En 2012, Dominique Baudreu et Fabienne Calvayrac ont pu entamer une étude des vestiges encore en élévation. Un sondage archéologique a permis de dégager jusqu’au seuil ce qui fut probablement l’unique porte du Mur, bien différente de celle qu’avait pu imaginer le peintre Jean-Paul Laurens en son temps.
Samedi 14 octobre 2017, à 14 h 30, L’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli vous invite à Carcassonne, salle de l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes (entrée libre et gratuite) à
Une rencontre-dédicace avec le romancier Francis Pornon à l’occasion de la parution de son nouveau livre
La Dame de Toulouse chez TDO Editions
Azalaïs dite de Burlatz, fille de Constance de France et de Raimon V, comte de Toulouse, vécut la seconde moitié du XIIème siècle. Elle est connue pour avoir été mécène de troubadours et pour sa vie relativement indépendante, en ayant passé l’essentiel sans son époux Rogier II Trencavel, vicomte de Carcassonne. Elle fut contemporaine de la menace de croisade contre les « Albigeois » (cathares) qui laissait présager du véritable désastre à venir en Languedoc, celui qui mettrait fin à l’essor de la civilisation occitane opulente et berceau de l’amour courtois.
Dans ses romans historiques, Francis Pornon s’attache à la compréhension des personnages en leur temps, pour compléter la connaissance des faits et de l’époque en tâchant de revivre le trajet et le ressenti des personnes.
Au cours de cette rencontre, il s’attachera, sous la forme d’une conférence, à évoquer la personnalité et les aventures d’Azalaïs et à montrer l’importance de la culture occitane aux XIIème et XIIème siècles, ses richesses et particularités comme ses gravités, catharisme et fin’amor entre autres, soumises à la convoitise et à l’adversité. Il émaillera son propos de lectures vivantes d’extraits de livres.

Le village d’Avignonet depuis Montferrand. Photo Franc Bardou.
Avec la participation de Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme, Daniel Bonhoure, historien d’Avignonet, Régis Quinta, président de l’Association Patrimoine et Culture de Montferrand, Georges Massard et Magali Fauré-Cabané, membres de l’Association Patrimoine et Culture de Montferrand.

L’église Notre-Dame de Montferrand (XIVe siècle). Photo Franc Bardou.
Avec le concours des communes d’Avignonet et de Montferrand.
9 h 30-10 h : Accueil à Avignonet au foyer communal, derrière la mairie du village. Stationnement recommandé près du foyer ou à 400 m à proximité de l’église Notre Dame des Miracles.
10 h -11 h : Conférence au foyer municipal : « Le massacre des inquisiteurs à Avignonet (1242). Faits et mémoires», par Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme. Au cours de cette conférence, nous reviendrons évidemment sur les circonstances du massacre des inquisiteurs par le commando descendu de Montségur dans la nuit du 28 au 29 mai 1242. Nous aborderons également les traces laissées par cet événement dans les mémoires occitanes depuis plus de sept cent ans, qu’elles fussent catholiques ou laïques, apaisées ou toujours en conflit. Entre tentative de canonisation des religieux assassinés et rejet de toute réhabilitation des actes de l’Inquisition, le souvenir de cette nuit de mai 1242 n’a jamais cessé d’être au coeur de l’alchimie si délicate en Pays cathare entre mémoire et histoire.

Le « croisé » d’Avignonet. Photo Franc Bardou.
11 h – 12 h 15 : Visite commentée du village d’Avignonet avec Daniel Bonhoure, historien d’Avignonet, auteur du livre «Avignonet Lauragais. Son histoire». Au programme de cette visite : l’évocation de l’histoire médiévale d’Avignonet au temps des Laurac (XIIe siècle), la présence du catharisme avant et après le massacre des inquisiteurs, les vestiges des anciennes fortifications médiévales, l’église Notre-Dame des Miracles (XIVe -XVe siècles), le souvenir des pèlerinages et la mémoire occitane de la Croisade avec la fameuse statue du «croisé» d’Avignonet.
12 h 30 – 14 h 15 : Repas en commun, restaurant «La Dinée».

Vestiges du complexe architectural et cémétérial de Peyre Clouque (IVe-VIIIe siècles). Photo Association Patrimoine et Culture de Montferrand.
14 h 30 – 15 h 45 : Visite de l’église Saint-Pierre d’Alzonne (chevet du XIIe siècle) et du complexe architectural et cémétérial de Peyre Clouque (IVe-VIIIe siècles) avec Régis Quinta, Georges Massard et Magali Fauré-Cabané (Association patrimoine et Culture de Montferrand). Au programme : les vestiges de l’ancienne agglomération d’«Elusio» : les thermes, une église paléochrétienne et une nécropole du VIe siècle composée de 52 sarcophages en pierre et de 140 sépultures. Dans l’église Saint-Pierre d’Alzonne consacrée en 1098, on découvrira également un ensemble remarquable de 18 stèles discoïdales.

Stèles discoïdales dans l’église Saint-Pierre d’Alzonne à Montferrand. Photo Association Patrimoine et Culture de Montferrand.
16 h – 17 h : Visite commentée du village fortifié de Montferrand (église Notre Dame et porte fortifiée du XIVe siècle). Point de vue remarquable sur le Lauragais et le seuil de Naurouze. Au cours de cette visite, on évoquera l’histoire médiévale du village de Montferrand et celle de sa communauté cathare avant et après la Croisade albigeoise. Guilhem Huc de Montferrand est le frère de la célèbre Bonne femme Blanche de Laurac. Sa fille Alazaïs de Montferrand, devenue elle aussi Bonne femme, aura une influence importante sur les choix religieux de son lignage. Nous reviendrons aussi sur le récit du siège de Montferrand par Simon de Montfort en 1211, une année clé de la Croisade albigeoise.
Une journée gratuite pour les adhérents de l’AEC et les habitants de Fenouillet et Caudiès . 6 euros de participation pour les autres. Possibilité de prendre un repas en commun à midi (prix du repas proposé: 19 euros).
Le bulletin d’inscription est à télécharger ici : programme-jd-aec-a-fenouillet-octobre-2016
10 h : Point de rendez-vous à Fenouillet, hameau de la Vilasse, au pied
du château (RDV devant l’église du village, voir photo ci-contre).
10 h : Accueil des participants par notre présidente Annie Lambert et
le maire de Fenouillet Jean-Louis Raynaud. Café.

10 h 30 – 12 h 00: Visite du village et du château de Fenouillet, commentée
par David Maso, archéologue médiéviste, responsable des
fouilles du castrum. Accès facile mais chaussures de marche requises.
Etabli sur les premiers contreforts pyrénéens, le site castral de Saint-Pierre de Fenouillet a été pendant trois siècles le siège d’une puissante vicomté médiévale, entre le début du XIe siècle et la deuxième moitié du XIIIe siècle, avant de s’effacer en raison de la prise de pouvoir sur ce territoire par l’autorité capétienne à la suite du traité de Corbeil (1258). Les fouilles menées depuis 1994 par l’archéologue
David Maso et ses équipes ont permis de révéler et consolider les vestiges d’un vaste castrum d’environ 10 000 m2 qui offre la rare opportunité de visiter une place fortifiée vicomtale antérieure au milieu du XIIIe siècle et qui n’a donc subi
aucune des modifications engagées par les architectes capétiens à Peyrepertuse ou Puilaurens. Au cours des événements de la Croisade albigeoise, les vicomtes de Fenouillet apportent un soutien actif à la résistance méridionale et au catharisme. Bons hommes et Bonnes femmes habitent encore le castrum dans les années 1240-1246.Devenu propriété du comte de Roussillon, Nuno Sanche en 1229, le château
intègre le domaine royal capétien après 1258. Devenu obsolète, il sera totalement démantelé à la charnière des XIIIe et XIVe siècles.

12 h 00 : Départ pour Caudiès-de-Fenouillèdes (par la D9).
12 h 30 – 14 h 30 : Déjeuner en commun. Salle municipale de «La
Bulle», 26 avenue du Roussillon, à l’angle de l’avenue du Roussillon
(D1117) et de la rue des Etudes (Départementale 9).
14h 45 – 16 h 00 : Visite du site et de la chapelle champêtre Notre-Dame de
Laval. A partir de la salle du déjeuner, reprendre la D9 en direction
de Fenouillet.
Cette belle chapelle champêtre du XVe siècle occupe l’emplacement d’une première
église signalée en 935. L’ermitage attenant date du XVIIIe siècle. Au nordouest
de la chapelle, un portail marque l’emplacement du cimetière désaffecté. Il semble dater du Xe siècle et provenir de la première chapelle détruite. A l’intérieur, très beau décor des XVIIe et XVIIIe siècles.