Samedi 8 décembre 2018, Carcassonne, conférence-dédicace par Bernard Mahoux : Bernard de Castanet, évêque d’Albi (1276-1308), grand bâtisseur et féroce inquisiteur.

3 décembre 2018

L’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli vous invite à assister le samedi 8 décembre 2018 à 14h30, à Carcassonne à une nouvelle conférence, Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des études (Entrée libre et gratuite) :
BERNARD DE CASTANET, ÉVÊQUE D’ALBI (1276-1308)
Un grand bâtisseur et un féroce inquisiteur.

Une rencontre-conférence avec le romancier Bernard Mahoux autour de son livre
Le Palais du Diable Au temps de l’inquisition en Occitanie paru chez TDO Éditions en novembre 2018. À la fin de la conférence Bernard Mahoux signera son nouveau roman.46525481_1264775996996614_542529290894311424_n46495259_1264776926996521_648352225596276736_n

Nommé évêque d’Albi en 1276 par le pape Jean XXI, après avoir vécu longtemps à Rome à la cour pontificale, Bernard de Castanet découvre à Albi une situation difficile. L’évêché est resté sans chef pendant 5 ans. Les clercs prennent leurs aises, les chanoines de la cathédrale brillent par leur absence, les consuls et l’administration royale se font la guerre et l’Église cathare est dans les rues d’Albi comme chez elle.
Le nouvel évêque reprend en main son clergé, qu’il harcèle sans répit, et lance le projet d’une nouvelle
cathédrale. Pour la financer il impose brutalement aux familles nobles le retour des dîmes au diocèse, sous peine d’excommunication (les défunts sont interdits de cimetière et pendus aux arbres.)
Il y ajoute une part des autres revenus du diocèse, des chanoines et des cures.
Mais la résistance la plus forte vient des Albigeois, qui ne veulent pas se soumettre au nouveau seigneur d’Albi, et s’allient à l’administration royale. Après avoir lancé l’énorme chantier de la cathédrale Sainte-Cécile, agrandi et fortifié son palais de la Berbie, Bernard de Castanet qui rêve de toute puissance engage une lutte à mort, qui n’est pas qu’une image, avec les Albigeois, ses riches marchands et ses consuls, ainsi qu’un bras de fer avec l’administration royale.
Pour vaincre, le nouvel évêque se sert de l’excommunication mais aussi d’une arme beaucoup plus redoutable : l’Inquisition. Comme elle a le droit d’agir, de torturer, d’enfermer, et de condamner à mort sans contrôle, en dehors du droit canonique, Castanet qui se proclame membre de l’Inquisition n’hésite pas à se servir massivement des pouvoirs de cette institution contre ses opposants et ses ennemis.

 

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Samedi 24 février, 15 h 30, à Carcassonne. Conférence de Robert Vinas :La bataille de Muret (12 septembre 1213) et la fin du rêve occitano-catalan. L’histoire et le mythe.

5 février 2018
[Conférence à Carcassonne]
L’AEC vous invite à la conférence de l’historien médiéviste Robert Vinas, samedi 24 février 2018, 15 h 30, auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes. Entrée libre et gratuite.
La bataille de Muret (12 septembre 1213) et la fin du rêve occitano-catalan. L’histoire et le mythe.
Bataille de Muret chronique de France ms royal 20C VII f20 verso fin XIVe BLibrary londres
 » La bataille de Muret et ses conséquences ont été un événement omniprésent et carrément mythique dans l’histoire nationale de la Catalogne autant que dans l’histoire de l’Occitanie. Au point que les deux personnages principaux, le roi Pierre le Catholique et Simon de Montfort sont souvent présentés encore aujourd’hui de façon caricaturale. Pierre passe pour le prince idéal, fastueux et galant, protecteur des troubadours, dont la perte, au-delà des conséquences morales et politiques, marque la fin d’une civilisation, tandis que Simon de Montfort est le brûleur d’hérétiques et le boucher de la fraternité catalano-occitane.
Cette vision nostalgique d’une histoire rêvée mais qui n’a jamais existé doit être revue aujourd’hui à la lumière des faits. »
1213 Batalla de Muret

1 janvier 2018

AEC 218© Franc Bardou.


Mercredi 17 janvier 2018. Conférence-dédicace sur le troubadour Raimond de Miraval par le romancier Francis Pornon. A Pennautier (11), théâtre Na Loba, à 18 h 30.

30 décembre 2017

les-dames-et-les-aventures-du-troubadour-raimon-de-miraval.jpgPremier rendez-vous de l’année pour l’AEC  René Nelli, nous vous invitons à la conférence de Francis Pornon sur le troubadour de la Montagne Noire, Raimond de Miraval. Mercredi 17 janvier 2018  18 h 30, Théâtre Na Loba, à Pennautier.

Raimon de Miraval, troubadour de la fin du XIIème et du début du XIIIème siècles, était un chevalier de petite noblesse, originaire de Miraval, au nord de Carcassonne. Poète de cour, ami du comte de Toulouse, Raimon VI, il fut prétendant et parfois amant de plusieurs dames, dont la fameuse « Louve », Orbria, épouse de Jordan de Cabaret et fille du seigneur de Pennautier.

Il fut étudié, traduit et publié par René Nelli, intellectuel carcassonnais qui contribua à faire connaître sa pensée particulièrement intéressante parce qu’elle formule principes et questions de l’amour courtois. On peut voir dans sa vie une des premières mises en œuvre de l’art et la difficulté d’être homme à l’époque moderne, ce avec quelques siècles d’avance du fait de l’émancipation précoce de certaines dames.

Raimon de Miraval K 52v (3)Son aventure fut contemporaine de la menace et du déroulement de la croisade contre les « Albigeois » (cathares), véritable désastre en Languedoc qui ravagera la région et mettra un coup d’arrêt à l’essor de l’opulente civilisation occitane, berceau du trobar (poésie en oc) qui marqua durablement l’Europe.

Francis Pornon travaille à un triptyque romanesque publié chez TDO Editions, dont le premier volet est : Les Dames et les aventures du troubadour Raimon de Miraval, le deuxième : La Dame de Toulouse, Azalaïs de Burlatz et le troisième : La Fille du Sud, à paraître au printemps 2018. Dans ses romans historiques il s’attache à la compréhension des personnages en leur temps, pour compléter la connaissance des faits, des lieux et de l’époque en tâchant de revivre le trajet et le ressenti des personnes.Portrait 1 par Mne couleur

Sa conférence s’attachera à évoquer les aventures et la personnalité du troubadour carcassonnais et à montre l’importance de la culture occitane. Les Albigeois seront montrés voisins et compagnons d’infortune des tenants de la fin’amor, laquelle sera naturellement citée dans des chansons du troubadour. L’auteur émaillera son propos de lectures vivantes d’extraits de son livre.

 


Conférences sur la prison inquisitoriale de Carcassonne. Enquête sur un monument oublié. Carcassonne, samedi 25 novembre, auditorium de la chapelle des Jésuites, partir de 14 h 30. Entrée libre et gratuite.

6 novembre 2017

Samedi 25 novembre 2017. l’AEC / René Nelli vous invite à assister à deux conférences sur:

La prison de l’inquisition de Carcassonne. Enquête sur un monument oublié.

14 h 30 – 15 h 00. L’évêque Clarin, les Dominicains et la création de l’Inquisition à Carcassonne (1233-1248). Conférence proposée par Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme.
Ancien chapelain et chancelier de Simon de Montfort, Clarin devient évêque de Carcassonne en 1226. Il s’engage aussitôt dans la réforme des institutions ecclésiastiques de son diocèse et mène un combat obstiné contre les hérétiques (cathares et vaudois). A partir de 1233 et jusqu’à sa mort en 1248, il accompagne la création de l’Inquisition à Carcassonne et facilite l’installation matérielle des inquisiteurs dominicains dans sa cité épiscopale. Retour sur un évêque oublié de Carcassonne dont l’action fut pourtant décisive dans la lutte contre les hérésies méridionales.

L’image contient peut-être : plante et plein air

Les vestiges de la prison inquisitoriale de Carcassonne retrouvés par D. Baudreu et F Calvayrac en 2012 au pied de la Cité. Photo D. Baudreu.

15 h 00 – 16 h 30. La redécouverte du « Mur » ou prison de l’Inquisition à Carcassonne. Enquête sur un monument oublié. Conférence proposée par Dominique Baudreu, historien et archéologue au Centre d’archéologie médiévale du Languedoc et Fabienne Calvayrac, guide-conférencière nationale.
Lieu d’incarcération de nombreux hérétiques (parmi lesquels le dernier Bon homme connu, Bélibaste, qui s’en est évadé) ou de leurs partisans, la prison de l’Inquisition de Carcassonne ou Mur, institution à la fois crainte et dénoncée par les habitants du Midi, demeura pendant un temps le symbole de l’action répressive menée par les inquisiteurs. Grande figure de cette contestation au début du XIVe siècle, le franciscain Bernard Délicieux y fut enfermé en décembre 1319 et y mourut quelques mois plus tard.
Identifiée au début du XXe siècle, l’emprise du Mur n’a pas pour autant réellement attiré la curiosité des chercheurs. Mais depuis quelques années, des reconnaissances de terrain confrontées aux données historiques nous permettent de mieux cerner les limites de la prison et d’en caractériser les vestiges. En 2012, Dominique Baudreu et Fabienne Calvayrac ont pu entamer une étude des vestiges encore en élévation. Un sondage archéologique a permis de dégager jusqu’au seuil ce qui fut probablement l’unique porte du Mur, bien différente de celle qu’avait pu imaginer le peintre Jean-Paul Laurens en son temps.


9e Journée René Nelli au château de Bouisse, samedi 24 juin 2017. Le programme définitif et le bulletin d’inscription.

2 juin 2017

9e Journée René Nelli, le samedi 24 juin 2017 au château de Bouisse au coeur des Corbières (Aude)
Les horizons méditerranéens du catharisme et du Trobar.

Avec Clélia Bergerot, Gérard Zuchetto
Charles Peytavie, Franc Bardou, Muriel
Batbie Castell et Lakhdar Hanou

Journée organisée par l’Association d’Etudes Cathares René Nelli en collaboration avec l’Association des Amis du Château de Bouisse, la commune de Bouisse et Philippe Ramon, propriétaire du château de Bouisse, avec le soutien de la communauté de communes Région Lézignanaise, Corbières et Minervois, le conseil départemental de l’Aude et les vignerons des Terroirs du vertige.

Télécharger en cliquant ici le Programme et bulletin d’inscription pour la 9e Journée René Nelli à Bouisse samedi 24 juin 2017

9 h 30 : Rendez-vous à la mairie de Bouisse.
Accueil par Annie Lambert, présidente de l’AEC / René Nelli, par Philippe Ramon, président des Amis du château de Bouisse, par Francis Baron, maire de Bouisse, par Hervé Baro vice-président du conseil départemental de l’Aude et par Michel Maïque, président de la Communauté de communes Région Lézignanaise, Corbières et Minervois
Café et viennoiseries.

10 h : Montée au château de Bouisse. 

10 h 15 : Les horizons méditerranéens de René Nelli.
Franc Bardou, écrivain et poète occitan, évoquera l’Homme Méditerranéen tel que l’ont imaginé René Nelli, Joë Bousquet et les Cahiers de Sud, entre 1942 et 1943, dans un magnifique effort dissident, durant une période si obscure de l’histoire européenne où un certain nord, délirant, prétendait à la toute-puissance. Contextualiser l’effort d’imagination permet en effet de mieux comprendre ces rêveries créatrices si fécondes.

 

10 h 45 : Les influences du Trobar sur la poésie méditerranéenne occidentale.
Gérard Zuchetto, spécialiste des troubadours, compositeur et directeur artistique de l’enregistrement de la totalité des chants sauvegardés de ces poètes lyriques, illustrera pour nous comment et combien les littératures italiennes et catalanes naissantes ont puisé à la poésie occitane médiévale, pour devenir ce qu’elles sont encore aujourd’hui. A cette occasion, il présentera au public la monumentale anthologie des troubadours, La TROBA, l‘invention lyrique occitane des troubadours, plus de 800 pages, qu’il vient d’éditer chez TrobaVox éditions. L’ouvrage, préfacé par Franc Bardou, présente 110 troubadours et plus de 300 chansons dans leur intégralité en occitan avec les traductions en français. Il propose aussi un lexique du Trobar et des réflexions personnelles de l’auteur sur la recréation et l’interprétation musicales aujourd’hui.

11 h 30 : Des jardins d’al-Andalus aux jardins d’Occitanie. Les liens entre la poésie andalouse et la lyrique des troubadours. Clélia Bergerot. Doctorante en Sciences du langage à l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3.
La poésie des troubadours a marqué d’une empreinte toute particulière la production littéraire européenne. Le XIIe siècle « occitan » et « courtois » a vu émerger cette poésie lyrique dont la «muse » par excellence était la Dame. Or dans la poésie andalouse arabe – qui comprend aussi bien les poèmes de tradition classique orientale que la poésie strophique inventée au Xe siècle en Espagne musulmane – on constate un phénomène similaire.

L’amour est un sujet de prédilection et particulièrement l’amour en tant que soumission à l’être aimé. Mais les éléments d’analogie entre les deux lyriques sont bien plus nombreux, raison pour laquelle les idées de parenté et d’influence de la poésie arabe d’al Andalus sur celle des troubadours ont fait couler beaucoup d’encre. Notre intervention aura pour but de mettre en relief les points communs entre ces deux aires culturelles et leur expression poétique.

12 h 45 : Discussion, dédicaces.

13 h – 15 h : repas en commun. Apéritif offert par les vignerons des Terroirs du vertige (http://terroirsduvertige.com)

 

15 h : Les horizons méditerranéens du catharisme.

Charles Peytaviehistorien médiéviste, spécialiste du catharisme. A travers quelques exemples significatifs puisés dans l’historiographie la plus récente, nous nous proposons de porter un nouveau regard vers ces horizons méditerranéens du catharisme.

Depuis plus d’une décennie, les questions sur ce sujet se sont renouvelées sans que parfois le grand public en ait toujours eu conscience ou qu’on lui présente sincèrement l’ampleur réelle des interrogations qu’il suscite. Ce voyage au cœur de la démarche historienne nous mènera depuis l’Occitanie aux rivages de l’Italie et de la Sicile jusqu’au cœur de l’empire byzantin, dans les communautés chrétiennes latines de Constantinople.

 

15 h 45 – 17 h : Concert MiegterranaMéditerranéeFin’Amor. Chants d’amour méditerranéens.
Chant : Muriel Batbie Castell ; Oud (luth arabe) : Lakhdar Hanou.
A la fin du XIe siècle, apparaît dans le sud de l’Europe une merveilleuse poésie lyrique, celle des troubadours. La chanteuse Muriel Batbie Castell et le joueur de oud Lakhdar Hanou nous font découvrir ces poètes occitans et nous emmènent aussi en voyage autour du bassin méditerranéen (Catalogne, Castille, Portugal, Maghreb, Grèce, Italie) avec des mélodies envoûtantes, riches et libres d’improvisation.
http://www.muriel-batbie-castell.com/

 

 


Conférence à Carcassonne. Samedi 12 novembre 2016. Le traité de Corbeil (1258) et l’annexion de la vicomté de Fenouillèdes au royaume de France.

24 octobre 2016

L’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli vous invite à assister à Carcassonne, salle de l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes (entrée libre et gratuite) le samedi 12 novembre 2016, à 14 h 30 à une nouvelle conférence de l’historien médiéviste Rodrigue Tréton :

Le traité de Corbeil (1258) et l’annexion de la vicomté de Fenolhedès au royaume de France

119576496La vicomté de Fenolhedès, petit pays pyrénéen blotti aux confins de la Catalogne, fut l’un des derniers territoires languedociens à se soumettre à la paix du roi de France et de l’Eglise. La fin de la résistance des faidits, symboliquement marquée par la prise du château  de Quéribus en 1255, coïncide avec le début des négociations diplomatiques entre le roi d’Aragon Jacques Ier et le roi de France Louis IX, lesquelles aboutissent à la signature du traité de Corbeil-Barcelone en 1258. L’évocation de cet événement politique déterminant pour l’histoire de notre région nous amènera à évoquer particulièrement les enjeux et les motifs qui concoururent à l’annexion de la vicomté de Fenolhedès, puis à sa suppression définitive en 1262.

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