9e Journée René Nelli au château de Bouisse, samedi 24 juin 2017. Le programme définitif et le bulletin d’inscription.

2 juin 2017

9e Journée René Nelli, le samedi 24 juin 2017 au château de Bouisse au coeur des Corbières (Aude)
Les horizons méditerranéens du catharisme et du Trobar.

Avec Clélia Bergerot, Gérard Zuchetto
Charles Peytavie, Franc Bardou, Muriel
Batbie Castell et Lakhdar Hanou

Journée organisée par l’Association d’Etudes Cathares René Nelli en collaboration avec l’Association des Amis du Château de Bouisse, la commune de Bouisse et Philippe Ramon, propriétaire du château de Bouisse, avec le soutien de la communauté de communes Région Lézignanaise, Corbières et Minervois, le conseil départemental de l’Aude et les vignerons des Terroirs du vertige.

Télécharger en cliquant ici le Programme et bulletin d’inscription pour la 9e Journée René Nelli à Bouisse samedi 24 juin 2017

9 h 30 : Rendez-vous à la mairie de Bouisse.
Accueil par Annie Lambert, présidente de l’AEC / René Nelli, par Philippe Ramon, président des Amis du château de Bouisse, par Francis Baron, maire de Bouisse, par Hervé Baro vice-président du conseil départemental de l’Aude et par Michel Maïque, président de la Communauté de communes Région Lézignanaise, Corbières et Minervois
Café et viennoiseries.

10 h : Montée au château de Bouisse. 

10 h 15 : Les horizons méditerranéens de René Nelli.
Franc Bardou, écrivain et poète occitan, évoquera l’Homme Méditerranéen tel que l’ont imaginé René Nelli, Joë Bousquet et les Cahiers de Sud, entre 1942 et 1943, dans un magnifique effort dissident, durant une période si obscure de l’histoire européenne où un certain nord, délirant, prétendait à la toute-puissance. Contextualiser l’effort d’imagination permet en effet de mieux comprendre ces rêveries créatrices si fécondes.

 

10 h 45 : Les influences du Trobar sur la poésie méditerranéenne occidentale.
Gérard Zuchetto, spécialiste des troubadours, compositeur et directeur artistique de l’enregistrement de la totalité des chants sauvegardés de ces poètes lyriques, illustrera pour nous comment et combien les littératures italiennes et catalanes naissantes ont puisé à la poésie occitane médiévale, pour devenir ce qu’elles sont encore aujourd’hui. A cette occasion, il présentera au public la monumentale anthologie des troubadours, La TROBA, l‘invention lyrique occitane des troubadours, plus de 800 pages, qu’il vient d’éditer chez TrobaVox éditions. L’ouvrage, préfacé par Franc Bardou, présente 110 troubadours et plus de 300 chansons dans leur intégralité en occitan avec les traductions en français. Il propose aussi un lexique du Trobar et des réflexions personnelles de l’auteur sur la recréation et l’interprétation musicales aujourd’hui.

11 h 30 : Des jardins d’al-Andalus aux jardins d’Occitanie. Les liens entre la poésie andalouse et la lyrique des troubadours. Clélia Bergerot. Doctorante en Sciences du langage à l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3.
La poésie des troubadours a marqué d’une empreinte toute particulière la production littéraire européenne. Le XIIe siècle « occitan » et « courtois » a vu émerger cette poésie lyrique dont la «muse » par excellence était la Dame. Or dans la poésie andalouse arabe – qui comprend aussi bien les poèmes de tradition classique orientale que la poésie strophique inventée au Xe siècle en Espagne musulmane – on constate un phénomène similaire.

L’amour est un sujet de prédilection et particulièrement l’amour en tant que soumission à l’être aimé. Mais les éléments d’analogie entre les deux lyriques sont bien plus nombreux, raison pour laquelle les idées de parenté et d’influence de la poésie arabe d’al Andalus sur celle des troubadours ont fait couler beaucoup d’encre. Notre intervention aura pour but de mettre en relief les points communs entre ces deux aires culturelles et leur expression poétique.

12 h 45 : Discussion, dédicaces.

13 h – 15 h : repas en commun. Apéritif offert par les vignerons des Terroirs du vertige (http://terroirsduvertige.com)

 

15 h : Les horizons méditerranéens du catharisme.

Charles Peytaviehistorien médiéviste, spécialiste du catharisme. A travers quelques exemples significatifs puisés dans l’historiographie la plus récente, nous nous proposons de porter un nouveau regard vers ces horizons méditerranéens du catharisme.

Depuis plus d’une décennie, les questions sur ce sujet se sont renouvelées sans que parfois le grand public en ait toujours eu conscience ou qu’on lui présente sincèrement l’ampleur réelle des interrogations qu’il suscite. Ce voyage au cœur de la démarche historienne nous mènera depuis l’Occitanie aux rivages de l’Italie et de la Sicile jusqu’au cœur de l’empire byzantin, dans les communautés chrétiennes latines de Constantinople.

 

15 h 45 – 17 h : Concert MiegterranaMéditerranéeFin’Amor. Chants d’amour méditerranéens.
Chant : Muriel Batbie Castell ; Oud (luth arabe) : Lakhdar Hanou.
A la fin du XIe siècle, apparaît dans le sud de l’Europe une merveilleuse poésie lyrique, celle des troubadours. La chanteuse Muriel Batbie Castell et le joueur de oud Lakhdar Hanou nous font découvrir ces poètes occitans et nous emmènent aussi en voyage autour du bassin méditerranéen (Catalogne, Castille, Portugal, Maghreb, Grèce, Italie) avec des mélodies envoûtantes, riches et libres d’improvisation.
http://www.muriel-batbie-castell.com/

 

 


Conférence à Carcassonne. Samedi 12 novembre 2016. Le traité de Corbeil (1258) et l’annexion de la vicomté de Fenouillèdes au royaume de France.

24 octobre 2016

L’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli vous invite à assister à Carcassonne, salle de l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes (entrée libre et gratuite) le samedi 12 novembre 2016, à 14 h 30 à une nouvelle conférence de l’historien médiéviste Rodrigue Tréton :

Le traité de Corbeil (1258) et l’annexion de la vicomté de Fenolhedès au royaume de France

119576496La vicomté de Fenolhedès, petit pays pyrénéen blotti aux confins de la Catalogne, fut l’un des derniers territoires languedociens à se soumettre à la paix du roi de France et de l’Eglise. La fin de la résistance des faidits, symboliquement marquée par la prise du château  de Quéribus en 1255, coïncide avec le début des négociations diplomatiques entre le roi d’Aragon Jacques Ier et le roi de France Louis IX, lesquelles aboutissent à la signature du traité de Corbeil-Barcelone en 1258. L’évocation de cet événement politique déterminant pour l’histoire de notre région nous amènera à évoquer particulièrement les enjeux et les motifs qui concoururent à l’annexion de la vicomté de Fenolhedès, puis à sa suppression définitive en 1262.

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Samedi 08 octobre 2016, l’AEC vous invite sur les traces des cathares en Fenouillèdes (Pyrénées-Orientales). Visite du château de Fenouillet avec l’archéologue médiéviste David Maso et visite du site et de la chapelle Notre-Dame de Laval à Caudiès-Fenouillèdes.

19 septembre 2016

Une journée gratuite pour les adhérents de l’AEC et les habitants de Fenouillet et Caudiès . 6 euros de participation pour les autres. Possibilité de prendre un repas en commun à midi (prix du repas proposé: 19 euros).

Le bulletin d’inscription est à télécharger ici : programme-jd-aec-a-fenouillet-octobre-2016

10 h : Point de rendez-vous à Fenouillet, hameau de la Vilasse, au pied
du château (RDV devant l’église du village, voir photo ci-contre).

10 h : Accueil des participants par notre présidente Annie Lambert et
le maire de Fenouillet Jean-Louis Raynaud. Café.

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10 h 30 – 12 h 00: Visite du village et du château de Fenouillet, commentée
par David Maso, archéologue médiéviste, responsable des
fouilles du castrum. Accès facile mais chaussures de marche requises.
Etabli sur les premiers contreforts pyrénéens, le site castral de Saint-Pierre de Fenouillet a été pendant trois siècles le siège d’une puissante vicomté médiévale, entre le début du XIe siècle et la deuxième moitié du XIIIe siècle, avant de s’effacer en raison de la prise de pouvoir sur ce territoire par l’autorité capétienne à la suite du traité de Corbeil (1258). Les fouilles menées depuis 1994 par l’archéologue
David Maso et ses équipes ont permis de révéler et consolider les vestiges d’un vaste castrum d’environ 10 000 m2 qui offre la rare opportunité de visiter une place fortifiée vicomtale antérieure au milieu du XIIIe siècle et qui n’a donc subi
aucune des modifications engagées par les architectes capétiens à Peyrepertuse ou Puilaurens. Au cours des événements de la Croisade albigeoise, les vicomtes de Fenouillet apportent un soutien actif à la résistance méridionale et au catharisme. Bons hommes et Bonnes femmes habitent encore le castrum dans les années 1240-1246.Devenu propriété du comte de Roussillon, Nuno Sanche en 1229, le château
intègre le domaine royal capétien après 1258. Devenu obsolète, il sera totalement démantelé à la charnière des XIIIe et XIVe siècles.9322102693221844
12 h 00 : Départ pour Caudiès-de-Fenouillèdes (par la D9).
12 h 30 – 14 h 30 : Déjeuner en commun. Salle municipale de «La
Bulle», 26 avenue du Roussillon, à l’angle de l’avenue du Roussillon
(D1117) et de la rue des Etudes (Départementale 9).

14h 45 – 16 h 00 : Visite du site et de la chapelle champêtre Notre-Dame de
Laval. A partir de la salle du déjeuner, reprendre la D9 en direction
de Fenouillet.
caudiesCette belle chapelle champêtre du XVe siècle occupe l’emplacement d’une première
église signalée en 935. L’ermitage attenant date du XVIIIe siècle. Au nordouest
de la chapelle, un portail marque l’emplacement du cimetière désaffecté. Il semble dater du Xe siècle et provenir de la première chapelle détruite. A l’intérieur, très beau décor des XVIIe et XVIIIe siècles.caudies-nd-laval2


Samedi 27 février 2016. Conférence à Carcassonne. Clément V (1264-1314), le pape gascon et l’affaire des Templiers.

1 février 2016

Clément V élu pape

L’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli vous invite à assister à Carcassonne, le samedi 27 février 2016 à une nouvelle conférence, auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes, à 14 h 30.

Entrée libre et gratuite.

Clément V (1264-1314), le pape gascon et l’affaire des Templiers.

La conférencière Monique Dollin du Fresnel est conservatrice et directrice des bibliothèques de Sciences-Po Bordeaux. Elle y est aussi chargée d’enseignements, ainsi qu’aux universités Bordeaux III et Bordeaux IV. Elle est l’auteur d’une nouvelle biographie du pape Clément V aux éditions Sud-Ouest.

Le 18 mars 1314, le supplice des Templiers, brûlés vifs après sept années d’un procès inique, inscrivait dans les pages les plus noires de l’Histoire les noms du pape Clément V, du roi Philippe IV le Bel et de Guillaume de Nogaret, associés dans le naufrage de l’ordre le plus puissant de la chrétienté.Le templiers devant le pape Clément V et le roi Philippe le Bel

Clément V était né en 1264 en Aquitaine, près de Bordeaux à Villandraut, et avait pour nom Bertrand de Got. Seul pape gascon de l’histoire de l’Église, il fut d’abord évêque de Comminges, puis archevêque de Bordeaux avant d’être élu pape en 1305. Il eut un pontificat assez court puisqu’il mourut en 1314.Clément V et cardinaux

Homme intelligent, juriste confirmé, très attaché à sa Gascogne natale, il déploya d’abord des qualités de diplomate, pacifiant les rapports orageux entre les rois de France et d’Angleterre. Lorsqu’il devint pape, il envoya des missionnaires en Orient et en Chine. Après avoir hésité à s’installer à Rome, il fut le premier à préférer Avignon, pour un exil qui devait durer un siècle.

Sa mauvaise santé affaiblissant sa capacité de résistance devant l’inflexible Philippe le Bel, ses largesses envers sa famille, son rôle dans l’affaire des Templiers firent de lui l’un des pontifes les plus vilipendés et les plus détestés.
Mais méritait-il un tel opprobre ? Après sept cents ans, il est plus que temps de faire la lumière sur la vie de cet homme malmené par l’Histoire.CLEMENT_V

Cliquez sur le bouton ci-dessous pour ajouter cet évènement à votre agenda :

Conférence organisée avec le soutien de la mairie de Carcassonne et du Conseil départemental de l’Aude

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Samedi 23 janvier 2016. Conférence à Carcassonne sur l’adoptianisme, une christologie hérétique au temps de Charlemagne.

3 janvier 2016

En ce début de nouvelle année, l’AEC / René Nelli vous invite à assister à une nouvelle conférence, Carcassonne, samedi 23 janvier 2016, à 14 h 30, Auditorium de la chapelle des jésuites, entrée libre et gratuite:

L’adoptianisme. Une doctrine christologique considérée comme hérétique par Rome et par le pouvoir carolingien au VIIIe et IXe siècles.

Cette question sera traitée par André BONNERY, docteur d’Etat de l’Université de Strasbourg, spécialité histoire du christianisme ancien.

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Actes concernant la crise adoptianiste. IXe siècle (821). Munich  Bayerische Staatsbibliothk, Clm 14468. Provenance Ratibonne.

A la fin du VIII° siècle, l’église d’Espagne exprimait une doctrine christologique considérée comme hérétique par Rome et par le pouvoir carolingien. 

En effet, pour Tolède, la seconde personne de la Trinité, le Fils, devait être considéré comme Dieu, non par nature mais par adoption : c’est l’adoptianisme. Cette question théologique serait sans doute restée limitée au domaine hispanique si elle n’avait été brillamment soutenue par l’évêque Félix d’Urgell. Or, vers 780, Urgell et sa région avaient été incorporés à l’empire carolingien avec la Narbonnaise et le nord de la Tarraconnaise. L’adoptianisme fit de rapides progrès dans ces anciennes provinces wisigothes. Charlemagne qui s’était fait le défenseur de l’orthodoxie romaine craignit que, la querelle adoptianiste ne recouvre une tentative de résistance à sa domination sur une région récemment conquise, où son pouvoir était mal assuré. Elle mettait en cause également sa politique d’expansion en Espagne dans la mesure où il ne pouvait compter sur l’appui de l’Eglise wisigothique espagnole et de son primat, l’archevêque Elipandus. Charlemagne mit donc tout son poids dans le combat contre l’adoptianisme et il n’eut de cesse que de faire condamner Félix d’Urgell avec l’appui du pape des évêques et des moines de Septimanie.


La querelle adoptianiste, outre sa dimension religieuse, constitue un épisode important dans l’intégration de notre région à l’Empire carolingien.


1215-1216 : deux années décisives de la Croisade contre les Albigeois. Du concile de Latran IV au sac de Toulouse. Conférence à Carcassonne, samedi 12 décembre 2015.

8 décembre 2015

Samedi 12 décembre 2015
Carcassonne. Auditorium de la chapelle de Jésuites. 14 h 30. entrée libre.
L’Association d’Etudes du Catharisme vous invite à assister à la nouvelle conférence de Charles Peytavie, historien médiéviste :

1215-1216 : deux années décisives de la Croisade contre les Albigeois. Du concile de Latran IV au sac de Toulouse.

A la fin de 1215, la Croisade contre les Albigeois, la première guerre sainte organisée au cœur de l’Occident Chrétien pour lutter contre les hérétiques et leurs protecteurs commencée en 1209 connaît un nouveau tournant de son histoire. Après la victoire de Simon de Montfort à Muret en septembre 1213, cette croisade décidée par la papauté s’est transformée en un pur et simple conflit politique. Plus personne ne peut s’opposer à la conquête par Simon de Montfort de la couronne comtale de Toulouse. Même le pape Innocent III ne peut empêcher le chef de la croisade d’étendre son pouvoir sur l’ensemble des territoires compris entre le Rhône et la Garonne. Le pontife parvient seulement au cours du concile du Latran à réserver le marquisat de Provence au jeune Raymondet, le fils de l’ancien comte de Toulouse Raymond VI (le futur comte Raymond VII).

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Le pape Innocent III.

Le grand concile réuni à Rome en novembre et décembre 1215 est l’occasion de faire le point sur la Croisade et la lutte contre les hérétiques. Au cours de cette conférence nous reviendrons sur l’enjeu des débats concernant le Midi de la France et nous verrons quels acteurs méridionaux (Raymond-Roger de Foix, Pierre-Raymond de Rabastens, l’évêque Foulque de Toulouse,etc.) y jouèrent un rôle de premier plan. Nous verrons aussi comment le sort de Montségur, désigné ouvertement par l’Eglise romaine comme une cible fut l’objet des vifs échanges entre les protagonistes.

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Le concile de Latran IV. Ms. de la Canso. XIIIe isècle.

 

Tout semblait réussir à Montfort. Et en avril 1216, il pouvait prêter hommage pour les terres conquises au roi de France Philipe Auguste. Pourtant en quelques mois, sur le terrain, les croisés allaient connaître d’importants revers et connaître une résistance sans précédent. Au cours de l’été, l’échec du siège de Beaucaire est un signal rendant les croisés particulièrement nerveux et à cran. La cité de Toulouse était au bord de la révolte.

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Le siège de Beaucaire. Ms de la Canso. XIIIe siècle.


Cette année décisive allait se terminer par un épisode tragique et sanglant: le sac et le pillage de la cité comtale par les croisés (septembre-octobre 1216). Toulouse vit alors s’abattre sur elle des malheurs tels qu’elle n’en avait pas encore connus depuis le début de la Croisade.


Prochaine conférence de l’AEC / René Nelli à Carcassonne. Samedi 14 novembre 2015 : La Croisade du roi de France Philippe le Hardi en 1285 en Roussillon et Catalogne.

5 novembre 2015

[Conférence]
Samedi 14 novembre 2015
Carcassonne. Auditorium de la chapelle de Jésuites. 14 h 30.
L’Association d’Etudes du Catharisme vous invite à assister à la nouvelle conférence de notre ami Robert Vinas, historien médiéviste, à l’occasion de la sortie de son nouveau livre sur une page méconnue de notre histoire médiévale méridionale :
La Croisade du roi de France Philippe le Hardi en 1285 en Roussillon et Catalogne.

Conférence suivie d’une séance de dédicaces avec l’auteur.

philippe le hardi couvLe roi de France Louis IX et le roi d’Aragon Jaume Ier le Conquérant, en signant le traité de Corbeil en 1258, croyaient avoir mis fin à la rivalité des deux maisons de France et d’Aragon dans le midi : la frontière était fixée aux Corbières, chacun renonçant à ses prétentions, Louis IX sur le sud et Jaume sur le nord, et les deux monarques avaient décidé de marier leurs enfants, Isabelle d’Aragon et Philippe de France. Mais en 1283, Pierre III d’Aragon, fils aîné du Conquérant, envahit le royaume de Sicile que la papauté avait donné à Charles d’Anjou, frère de Louis IX. Le pape Martin IV excommunie alors le roi d’Aragon, donne son royaume à conquérir à Charles, fils cadet du roi de France Philippe III le Hardi,et appelle toute l’Europe à se croiser contre Pierre.

Philippe le Hardi organise alors contre son beau-frère Pierre d’Aragon, la plus formidable expédition militaire jamais vue dans nos contrées depuis la Croisade albigeoise.

Le roi de Majorque Jaume II, frère de Pierre, s’allie au roi de France. Au mois de mai 1285, l’armée française déferle sur le Roussillon et se prépare à envahir la Catalogne ; cinq mois plus tard, à la fin du mois de septembre, les débris de cette armée ramènent à grand peine leur roi mourant jusqu’à Perpignan. L’événement a passionné l’Europe entière, et tous les chroniqueurs de l’époque en ont rendu compte, qu’ils soient français comme Guillaume de Nangis ou Guillaume Guiart, catalans comme Bernat Desclot, Ramon Muntaner ou le moine de Ripoll qui rédige la Geste des comtes de Barcelone, et même italiens comme le Sicilien Bartolomeo de Neocastro et bien d’autres encore.

Ce sont leurs textes, dont la plupart sont ici traduits pour la première fois en français, que ce livre rassemble en confrontant leurs points de vue souvent opposés. philippe le hardi 2
L’iconographie, médiévale mais aussi moderne, permet de son côté de mesurer le retentissement dans l’Europe entière d’un événement essentiel de l’histoire catalane, dont il constitue l’un des épisodes les plus célébrés.


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