Conférence à Carcassonne. Samedi 12 novembre 2016. Le traité de Corbeil (1258) et l’annexion de la vicomté de Fenouillèdes au royaume de France.

24 octobre 2016

L’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli vous invite à assister à Carcassonne, salle de l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes (entrée libre et gratuite) le samedi 12 novembre 2016, à 14 h 30 à une nouvelle conférence de l’historien médiéviste Rodrigue Tréton :

Le traité de Corbeil (1258) et l’annexion de la vicomté de Fenolhedès au royaume de France

119576496La vicomté de Fenolhedès, petit pays pyrénéen blotti aux confins de la Catalogne, fut l’un des derniers territoires languedociens à se soumettre à la paix du roi de France et de l’Eglise. La fin de la résistance des faidits, symboliquement marquée par la prise du château  de Quéribus en 1255, coïncide avec le début des négociations diplomatiques entre le roi d’Aragon Jacques Ier et le roi de France Louis IX, lesquelles aboutissent à la signature du traité de Corbeil-Barcelone en 1258. L’évocation de cet événement politique déterminant pour l’histoire de notre région nous amènera à évoquer particulièrement les enjeux et les motifs qui concoururent à l’annexion de la vicomté de Fenolhedès, puis à sa suppression définitive en 1262.

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Samedi 24 septembre 2016. Conférence en images sur le mythe du Graal en Catalogne au Moyen Age.

13 septembre 2016

arthur-table-rondeSamedi 24 septembre 2016  à partir de 14 h 30, l’AEC / René Nelli  a le plaisr de vous inviter à la conférence publique et gratuite à Carcassonne, Auditorium des Jésuites, rue des Etudes, de

Michel Adroher

maître de conférences en langue et littérature médiévales à l’Université de Perpignan Via Domitia

Il nous présentera

La Stòria del Sant Grasal, une version catalane médiévale de la Quête du Saint Graal. (XIVe siècle).

Présentation de la conférence :

Le Graal. Depuis Chrétien de Troyes jusqu’à Dan Brown, depuis le Conte du Graal jusqu’au Da Vinci Code, voici huit siècles que la littérature occidentale brode inlassablement sur le mythe du Saint Graal, source inépuisable d’authentiques chefs-d’œuvre et de modernes best-sellers. L’Europe médiévale témoigne précocement de cet engouement pour le Saint Graal qui s’exprime à travers la diffusion de la littérature arthurienne en langue d’oïl aux quatre coins du continent. La Catalogne des XIVe et XVe siècles ne fait pas exception…Une œuvre se démarque : la Stòria del Sant Grasal, version catalane datée de 1380 de la Queste del Saint Graal, rédigée par un clerc franciscain acquis aux idées millénaristes de Joachim de Flore.

photo-michel-adroherMichel ADROHER est maître de conférences en langue et littérature médiévales à l’Université de Perpignan Via Domitia. Il travaille essentiellement sur les rapports d’influence qui se sont tissés au cours du Moyen Âge entre les littératures française, catalane et occitane.

Auteur d’un ouvrage sur les troubadours roussillonnais, il prépare actuellement à Barcelone l’édition de la Stòria del Sant Grasal, version catalane de la Queste del Saint Graal.

 


Le pape Clément V et l’affaire des Templiers. Retour sur la conférence de Monique Dollin du Fresnel

1 mars 2016

     C’est devant plus de cinquante personnes ayant bravé la pluie le vent et le froid – certains venus de loin- que la séance commence ce samedi 27 février 2016 à 14 h 30, dans le cadre prestigieux de l’auditorium de la chapelle des Jésuites de Carcassonne.

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     La présidente de l’AEC, Annie LAMBERT, salue Madame BARDOU, maire adjointe chargée des associations, qui nous rend une courte visite, et Monsieur BES, maire adjoint chargé de la Culture. L’Association les remercie de la mise à disposition par la ville de l’auditorium pour les conférences de l’AEC. La présidente présente ensuite la conférencière Monique DOLLIN du FRESNEL, que certains avaient déjà eu le plaisir d’entendre en ce même lieu pour la présentation de son livre sur Pierre-Paul Riquet, créateur du canal du Midi. Puis elle cède la parole à Madame DOLLIN du FRESNEL.

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Monique Dollin du Fresnel

     En introduction la conférencière commence par citer les dernières paroles sur le bûcher du grand maître des Templiers, Jacques de Molay. Les paroles imaginées par le romancier Maurice Druon, et celles rapportées par les chroniques. Elle explique ce qui l’a motivée dans sa recherche sur Clément V sur lequel elle a publié un livre. Ce pape est pour elle un oncle à la 23e génération.

     Elle poursuit en présentant les protagonistes de l’affaire des Templiers :

  • Le roi Philippe le Bel, à court d’argent notamment à cause de la guerre de Flandres et qui recourt à cet effet à divers expédients : manipulations monétaires ; confiscation des biens des juifs et des banquiers lombards et enfin tentative de main mise sur les biens templiers.
  • L’ordre du Temple : l’un des ordres fondés au XIIe siècle pour protéger la Terre-Sainte et soutenir les pèlerins, riche grâce aux dons des fidèles et au rôle de banquier des Templiers; devenu un peu inutile depuis la chute de Saint-Jean d’Acre en 1291.
  • Bertrand de Got, gascon ayant fait des études de droit à Orléans et Bologne, études qui lui ont permis de faire carrière dans l’Église et qui lui vaudront d’être élu pape sous le nom de Clément V. La conférencière montre la volonté du pape d’échapper à la fois à l’influence du roi de France et aux querelles italiennes d’où son choix de se faire couronner à Lyon (ville à la frontière de la France et de l’Empire), puis son installation provisoire à Bordeaux (ville anglaise) et à Poitiers et enfin son installation définitive à Avignon (terre pontificale.)
Conférence de Monique Dollin du Fresnel sur Clément V, 27 fév

A l’écran, Guillaume de Nogaret, petite fils d’un cathare audois et âme de la machination contre les Templiers

     Monique DOLLIN du FRESNEL rappelle la machination menée par Guillaume de Nogaret, petit-fils d’un cathare audois et légiste de Philippe le Bel, dans l’arrestation des Templiers du royaume de France, les tortures pratiquées à leur encontre, l’exécution de certains d’entre eux ayant avoué ou étant revenus sur leurs aveux (relaps). Elle montre aussi que, contrairement aux idées reçues, le pape n’a pas été un valet servile du roi dans cette affaire. Elle présente en particulier un document retrouvé depuis peu et qu’elle a consulté aux Archives secrètes du Vatican, relatant l’entrevue d’envoyés du pape avec le grand-maitre du Temple Jacques de Molay et ses compagnons, détenus au château de Chinon, et établissant l’innocence des Templiers.

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Montrant une reconstitution de l’enclos du Temple à Paris, la conférencière rappelle que le roi s’était réfugié là sous la protection des templiers, pour échapper à une émeute de parisiens ruinés par l’inflation. Le roi ne se montrera pas pour autant reconnaissant envers l’ordre.

     Elle rappelle ensuite que le concile de Vienne convoqué en 1311 par Clément V pour régler le sort de l’ordre du Temple ne condamne pas les Templiers, mais dissous l’ordre. Ce concile décide également de confier les biens des Templiers aux Hospitaliers, privant Philippe le Bel de leur trésor, bien qu’il semble en avoir bien profité entre 1307 et 1312.

 

     Elle conclut en évoquant le cancer de Clément V qui l’a affaibli et qui a conduit le pontife à temporiser avec le roi plutôt que de l’affronter frontalement. Puis elle cède la parole au public.

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Un public attentif et passionné, qui a particulièrement apprécié les anecdotes rapportées, souvent avec humour, par la conférencière. Et notamment le drame s’étant produit lors du couronnement du pape à Lyon. Au premier plan : plusieurs membres de notre Conseil d’administration.

 

     A noter dans les questions et interventions du public qu’Annie LACOMBE, s’appuyant sur les travaux de Robert VINAS, n’a pas la même perception que Monique DOLLIN du FRESNEL sur les rapports entre Clément V et Philippe le Bel. Une confrontation de ces deux chercheurs est envisagée et souhaitée.

     Sur une question concernant le port de la barbe par les Templiers, Gauthier LANGLOIS intervient pour rappeler qu’on est prisonnier des représentations établies au XIXe siècle, alors que les représentations médiévales les montrent sans barbe. En revanche l’iconographie médiévale peut obéir à des conventions qui font que l’on représente souvent les personnages importants (sages, vieux, Charlemagne) avec une barbe sans que cela corresponde à une réalité.

     Gauthier LANGLOIS évoquant la personnalité du franciscain Bernard Délicieux, lecteur du couvent de Carcassonne, demande à la conférencière de préciser ses rapports avec Clément V.  Monique DOLLIN du FRESNEL rappelle que ce moine a servi de modèle pour le personnage de Guillaume de Baskerville dans le roman d’Umberto Ecco et confirme la bienveillance du pape envers ce religieux.

     La conférence se termine par des dédicaces de la biographie de Clément V, puis par le traditionnel pot concluant nos séances.


Conférence de l’AEC. Mercredi 09 mars, à 18 h 30 à Pennautier, théâtre Na Loba.La conception et l’expression de l’amour chez les poètes arabes d’al-Andalus et les troubadours occitans. Par Clélia Bergerot.

27 février 2016

L’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli vous invite à assister à Pennautier (Aude), le mercredi 09 mars 2016, à 18 h 30 à une nouvelle conférence, théâtre Na Loba à Pennautier (Aude). Entrée libre et gratuite.

La conception et l’expression de l’amour chez les poètes arabes d’al-Andalus et les troubadours occitans

par Clélia Bergerot
La conférencière est Doctorante en Etudes arabes (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3). Ces travaux en littérature médiévale comparée (arabo-occitane) portent sur les liens entre la poésie strophique arabo-andalouse et la lyrique des troubadours occitans.

40_Deux_musiciens Cette conférence portera à la fois sur la poésie d’amour des troubadours (appartenant pour l’essentiel au genre des cansos) et sur la poésie strophique que l’on nomme «muwashshah arabo-andalou », inventée par les Arabes à la fin du Xe siècle en Espagne musulmane, et dont on retrouve les traces dans la tradition du chant arabo-andalou maghrebin.
L’exposé a pour but de comparer la manière dont les poètes andalous et occitans ont traité le thème de l’amour dans leurs œuvres. Il s’agira de mettre en relief les points communs entre ces deux aires culturelles et leur expression poétique.
Une analyse thématique nous permettra de cerner la conception particulière des rapports amoureux mis en avant par les poètes arabes et occitans. Nous verrons au cours de cette analyse, comment ces derniers ont fait de l’amour un objet de création poétique central, élaborant ainsi les contours d’un modèle de comportement idéal en société.
Sans nous attarder sur la question très controversée des origines de la lyrique des troubadours et de l’amour courtois, nous présenterons plutôt une étude comparative des lyriques andalouses et occitanes. troubadour11
Ce faisant, nous prêterons une attention particulière à l’acte de créativité dans l’expression poétique.

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Conférence organisée avec le soutien de la mairie de Pennautier et du département de l’Aude.

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Samedi 27 février 2016. Conférence à Carcassonne. Clément V (1264-1314), le pape gascon et l’affaire des Templiers.

1 février 2016

Clément V élu pape

L’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli vous invite à assister à Carcassonne, le samedi 27 février 2016 à une nouvelle conférence, auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes, à 14 h 30.

Entrée libre et gratuite.

Clément V (1264-1314), le pape gascon et l’affaire des Templiers.

La conférencière Monique Dollin du Fresnel est conservatrice et directrice des bibliothèques de Sciences-Po Bordeaux. Elle y est aussi chargée d’enseignements, ainsi qu’aux universités Bordeaux III et Bordeaux IV. Elle est l’auteur d’une nouvelle biographie du pape Clément V aux éditions Sud-Ouest.

Le 18 mars 1314, le supplice des Templiers, brûlés vifs après sept années d’un procès inique, inscrivait dans les pages les plus noires de l’Histoire les noms du pape Clément V, du roi Philippe IV le Bel et de Guillaume de Nogaret, associés dans le naufrage de l’ordre le plus puissant de la chrétienté.Le templiers devant le pape Clément V et le roi Philippe le Bel

Clément V était né en 1264 en Aquitaine, près de Bordeaux à Villandraut, et avait pour nom Bertrand de Got. Seul pape gascon de l’histoire de l’Église, il fut d’abord évêque de Comminges, puis archevêque de Bordeaux avant d’être élu pape en 1305. Il eut un pontificat assez court puisqu’il mourut en 1314.Clément V et cardinaux

Homme intelligent, juriste confirmé, très attaché à sa Gascogne natale, il déploya d’abord des qualités de diplomate, pacifiant les rapports orageux entre les rois de France et d’Angleterre. Lorsqu’il devint pape, il envoya des missionnaires en Orient et en Chine. Après avoir hésité à s’installer à Rome, il fut le premier à préférer Avignon, pour un exil qui devait durer un siècle.

Sa mauvaise santé affaiblissant sa capacité de résistance devant l’inflexible Philippe le Bel, ses largesses envers sa famille, son rôle dans l’affaire des Templiers firent de lui l’un des pontifes les plus vilipendés et les plus détestés.
Mais méritait-il un tel opprobre ? Après sept cents ans, il est plus que temps de faire la lumière sur la vie de cet homme malmené par l’Histoire.CLEMENT_V

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Conférence organisée avec le soutien de la mairie de Carcassonne et du Conseil départemental de l’Aude

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Samedi 23 janvier 2016. Conférence à Carcassonne sur l’adoptianisme, une christologie hérétique au temps de Charlemagne.

3 janvier 2016

En ce début de nouvelle année, l’AEC / René Nelli vous invite à assister à une nouvelle conférence, Carcassonne, samedi 23 janvier 2016, à 14 h 30, Auditorium de la chapelle des jésuites, entrée libre et gratuite:

L’adoptianisme. Une doctrine christologique considérée comme hérétique par Rome et par le pouvoir carolingien au VIIIe et IXe siècles.

Cette question sera traitée par André BONNERY, docteur d’Etat de l’Université de Strasbourg, spécialité histoire du christianisme ancien.

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Actes concernant la crise adoptianiste. IXe siècle (821). Munich  Bayerische Staatsbibliothk, Clm 14468. Provenance Ratibonne.

A la fin du VIII° siècle, l’église d’Espagne exprimait une doctrine christologique considérée comme hérétique par Rome et par le pouvoir carolingien. 

En effet, pour Tolède, la seconde personne de la Trinité, le Fils, devait être considéré comme Dieu, non par nature mais par adoption : c’est l’adoptianisme. Cette question théologique serait sans doute restée limitée au domaine hispanique si elle n’avait été brillamment soutenue par l’évêque Félix d’Urgell. Or, vers 780, Urgell et sa région avaient été incorporés à l’empire carolingien avec la Narbonnaise et le nord de la Tarraconnaise. L’adoptianisme fit de rapides progrès dans ces anciennes provinces wisigothes. Charlemagne qui s’était fait le défenseur de l’orthodoxie romaine craignit que, la querelle adoptianiste ne recouvre une tentative de résistance à sa domination sur une région récemment conquise, où son pouvoir était mal assuré. Elle mettait en cause également sa politique d’expansion en Espagne dans la mesure où il ne pouvait compter sur l’appui de l’Eglise wisigothique espagnole et de son primat, l’archevêque Elipandus. Charlemagne mit donc tout son poids dans le combat contre l’adoptianisme et il n’eut de cesse que de faire condamner Félix d’Urgell avec l’appui du pape des évêques et des moines de Septimanie.


La querelle adoptianiste, outre sa dimension religieuse, constitue un épisode important dans l’intégration de notre région à l’Empire carolingien.


1215-1216 : deux années décisives de la Croisade contre les Albigeois. Du concile de Latran IV au sac de Toulouse. Conférence à Carcassonne, samedi 12 décembre 2015.

8 décembre 2015

Samedi 12 décembre 2015
Carcassonne. Auditorium de la chapelle de Jésuites. 14 h 30. entrée libre.
L’Association d’Etudes du Catharisme vous invite à assister à la nouvelle conférence de Charles Peytavie, historien médiéviste :

1215-1216 : deux années décisives de la Croisade contre les Albigeois. Du concile de Latran IV au sac de Toulouse.

A la fin de 1215, la Croisade contre les Albigeois, la première guerre sainte organisée au cœur de l’Occident Chrétien pour lutter contre les hérétiques et leurs protecteurs commencée en 1209 connaît un nouveau tournant de son histoire. Après la victoire de Simon de Montfort à Muret en septembre 1213, cette croisade décidée par la papauté s’est transformée en un pur et simple conflit politique. Plus personne ne peut s’opposer à la conquête par Simon de Montfort de la couronne comtale de Toulouse. Même le pape Innocent III ne peut empêcher le chef de la croisade d’étendre son pouvoir sur l’ensemble des territoires compris entre le Rhône et la Garonne. Le pontife parvient seulement au cours du concile du Latran à réserver le marquisat de Provence au jeune Raymondet, le fils de l’ancien comte de Toulouse Raymond VI (le futur comte Raymond VII).

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Le pape Innocent III.

Le grand concile réuni à Rome en novembre et décembre 1215 est l’occasion de faire le point sur la Croisade et la lutte contre les hérétiques. Au cours de cette conférence nous reviendrons sur l’enjeu des débats concernant le Midi de la France et nous verrons quels acteurs méridionaux (Raymond-Roger de Foix, Pierre-Raymond de Rabastens, l’évêque Foulque de Toulouse,etc.) y jouèrent un rôle de premier plan. Nous verrons aussi comment le sort de Montségur, désigné ouvertement par l’Eglise romaine comme une cible fut l’objet des vifs échanges entre les protagonistes.

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Le concile de Latran IV. Ms. de la Canso. XIIIe isècle.

 

Tout semblait réussir à Montfort. Et en avril 1216, il pouvait prêter hommage pour les terres conquises au roi de France Philipe Auguste. Pourtant en quelques mois, sur le terrain, les croisés allaient connaître d’importants revers et connaître une résistance sans précédent. Au cours de l’été, l’échec du siège de Beaucaire est un signal rendant les croisés particulièrement nerveux et à cran. La cité de Toulouse était au bord de la révolte.

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Le siège de Beaucaire. Ms de la Canso. XIIIe siècle.


Cette année décisive allait se terminer par un épisode tragique et sanglant: le sac et le pillage de la cité comtale par les croisés (septembre-octobre 1216). Toulouse vit alors s’abattre sur elle des malheurs tels qu’elle n’en avait pas encore connus depuis le début de la Croisade.