L’historien Francesco Zambon et le photographe Patrick Courault sont avec Michel Roquebert les invités de la 4e journée René Nelli à Bouisse, le samedi 23 juin 2012.

8 juin 2012

Parmi les invités de la 4e journée René Nelli organisée au château de Bouisse le samedi 23 juin prochain, l’AEC a l’honneur de recevoir cette année l’historien italien Francesco Zambon, professeur de philologie à l’Université de Trente, spécialiste des troubadours et des sources cathares, et le photographe Patrick Courault.

En octobre 2009, les deux hommes se rencontraient pour la première fois en Italie. Venu réaliser un reportage photographique sur les cathares, Patrick Courault réalisait un entretien resté inédit du spécialiste italien qui aurait dû être publié début 2010 dans le n°11 du magazine Histoire du catharisme édité alors par le Centre d’Etudes Cathares. A l’occasion de leur venue à Bouisse, il nous a semblé intéressant de vous proposer la transcription de cet entretien qui présente un état des lieux de la recherche sur le catharisme en Italie.

Existe-t-il encore une recherche sur le catharisme en Italie ?

 F. Zambon:  Je pense que nous sommes dans une époque qui bouge par rapport à la période précédente, où ceux qui s’intéressaient au catharisme en Italie étaient des Allemands, des Français, dont le père Antoine Dondaine qui a découvert, à Florence, des textes fondamentaux sur le catharisme. Les progrès de ces dernières années sont considérables. On peut citer les études du chercheur Raoul Manselli dont nous sommes redevables du seul ouvrage général sur le catharisme en Italie, mais aussi d’autres comme, Grado Giovanni Merlo, Gabriele Zanella, Lorenzo Paolini, Enrico Riparelli…

Port de Desenzano (Italie). © Patrick Courault. Cette cité fut au début du XIIIe siècle le siège d’un évêché cathare italien et le lieu de résidence du théologien cathare Jean de Lugio, auteur du Livre des Deux Principes.

Depuis le début des années 1990 de jeunes chercheurs, souvent des femmes d’ailleurs, sous la direction d’historiens, ont aussi publié sur les sources italiennes. Tout n’est pas défriché. Par exemple, on m’a montré des procès verbaux de l’Inquisition se trouvant à la bibliothèque de Mantoue. Certains documents peuvent être parfois très intéressants, car ils permettent de reconstituer toute la vie, toute l’histoire d’hérétiques comme Armanno Pungilupo. Ils pouvaient être considérés par les gens et même par les autorités ecclésiastiques comme des saints, et lorsque l’on découvrait qu’ils étaient cathares, leurs dépouilles étaient déterrées et leurs os brûlés.

Existe-t-il des rapports difficiles entre l’Eglise romaine et l’histoire du catharisme en Italie ? Les chercheurs sont-ils critiqués ?

F. Zambon: Malheureusement oui ! Malgré le fameux discours du Pape Jean-Paul II qui avait demandé pardon pour les crimes commis par l’Eglise durant son histoire et notamment par l’Inquisition, on trouve, en son sein, des tendances que je définirais comme intégristes. J’ai eu une polémique publiée dans les journaux « Corriere Della Sera » et « la Répubblica » car un des plus importants écrivains catholiques, Vittorio Messori, biographe de Jean-Paul II. Il avait écrit un article à l’occasion de l’anniversaire de la prise de Béziers. Il communiquait sur l’intention de fonder une association catholique anti calomnie qui considèrerait que tous les historiens soutenant que les cathares ont été massacrés par l’église, ne sont que des calomniateurs et qu’il faut rétablir la vérité. Il citait tout un ensemble de pseudo informations sur le catharisme, parfois tirées de sources médiévales, et parfois inventées, et qui lui servait pour présenter le catharisme comme une religion, de violents, d’intolérants, qui ont créé des problèmes, alors que c’est tout le contraire. C’était un article tellement incompréhensible, plein de contre vérité, d’ignorance et par conséquent de déformation de la vérité historique.

Les arènes de Vérone (Italie). © Patrick Courault.                       166 Bons hommes et Bonnes femmes du Midi de la France arrêtés à Sirmione y sont brûlés le 13 février 1278.

(…) L’intérêt historique objectif pour  le catharisme est récent en Italie. Il y a toujours eu, de la part de l’Eglise, une résistance à ce développement. Et d’autre part, les traces matérielles du catharisme en Italie, même si il a connu un développement aussi important que celui du sud ouest de la France, sont très rares et peu significatives. Donc il n’y a pas eu de légendes, de traditions, de romans qui auraient pu nourrir l’histoire des cathares dans la conscience populaire ou collective. Cela a toujours été un petit chapitre de l’histoire de l’Eglise dont se sont occupés surtout les historiens catholiques et c’est seulement depuis vingt ans que des non catholiques, des historiens, des historiens des religions, commencent à s’intéresser à ce phénomène en soit, indépendamment de l’Eglise.

Parle-t-on des cathares dans les livres d’histoire en Italie ? 

F. Zambon : Très peu. En France il y a eu la croisade albigeoise, c’est un fait historique important pour l’histoire de la France et pour l’Europe en général. C’est par ce biais que l’on connaît, plus qu’en Italie,  le mot cathares ou albigeois. Les historiens du XIXème siècle, en France, ont fait des ouvrages littéraires sur la croisade, mais en Italie il n’y a rien eu de tout cela. Tout est resté un chapitre secondaire dans l’histoire de l’Eglise.

Francesco Zambon

Francesco Zambon est professeur de philologie et de linguistique romane à l’université de Trente. Depuis 2006, il est membre du conseil d’administration de cette université. Ces principales recherches portent sur  le « Livre du Graal » de Robert de Boron et le cycle romanesque du graal, les traités et les rituels cathares, la poésie et les chansons des troubadours et la mystique médiévale. Il a longtemps été correspondant italien de la revue Heresis publiée par le Centre d’Etudes Cathares. Parmi ses nombreux travaux sur le catharisme ou la croisade albigeoise, citons sans être exhaustif :

 «L’évêque Foulque dans la « Chanson de la Croisade albigeoise »», dans 1209-1309. Un siècle intense au pied des Pyrénées, sous la direction de Claudine Pailhès, Castanet-Tolosan: Conseil Général de l’Ariège – Archives Départementales, 2010, p. 181-194

«L’interprétation cathare des paraboles évangéliques: les deux arbres, la brebis et la drachme perdues», dans 1209-2009. Cathares: une histoire à pacifier?,  sous la direction d’Anne Brenon, Portet-sur-Garonne: Loubatières, 2010, p. 155-169

«Guénon e la leggenda del Graal» dans Esoterismo e religione nel pensiero di René Guénon, A. Iacovella (a cura di), Carmagnola (Torino): Arktos, 2009, p. 41-56

«Le mythe du Graal chez Jean Cocteau et Julien Gracq» dans La mythologie de l’antiquité à la modernité. Appropriation-adaptation-détournement, Rennes: Presses Universitaires de Rennes, 2009, p. 371-382

«I catari e il potere» dans Gli arconti di questo mondo. Gnosi: politica e diritto, Bonvecchio, T. Tonchia (a cura di), Trieste: Università di Trieste, 2000, p. 147-160

«Le catharisme et les mythes du Graal», dans Catharisme: l’édifice imaginaire, Carcassonne: Centre d’Etudes Cathares, 1998, p. 215-243

Paratge. Els trobadors i la croada contra els càtars, Barcelona: Columna, 1998

La cena segreta. Trattati e rituali catari, Milano: Adelphi, 1997, 472 p

«La notion de Paratge des troubadours à la ‘Chanson de la Croisade albigeoise’», dans Les voies de l’hérésie. Le groupe aristocratique en Languedoc, Carcassonne: Centre d’Etudes Cathares, coll. Heresis, 1995, vol. III,  p. 9-27

Retrouvez toutes les publications de Francesco Zambon sur sa page de présentation sur le site de l’université de Trente : http://www.unitn.it/dsllf/8390/francesco-zambon

Patrick Courault. © Jacques Jany.

 Patrick Courault est photographe. Normand au passé de marin, il s’est d’abord spécialisé dans la photographie aérienne des rivages et plus particulièrement ceux des côtes de Normandie entre le Tréport et le Mont Saint-Michel. Sa recherche permanente des lumières, a séduit, et lui a valu de publier douze livres préfacés par l’historienne Régine Pernoud, l’écrivain Didier Decoin de l’Académie Goncourt ou l’écrivain Frédéric Lasaygues. Depuis l’an 2000, il étend sa zone de travail au Grand Ouest ainsi qu’à l’Europe, notamment les Balkans et le Midi de la France sur les traces des bogomiles et des cathares.

Retrouvez les photographies et les livres de Patrick Courault sur son site internet : http://www.courault.org/nc.html


Samedi 23 juin 2012.La 4e journée René Nelli au château de Bouisse. L’héritage cathare de René Nelli. Avec Michel Roquebert, Francesco Zambon, Patrick Courault, Charles Peytavie et Franc Bardou.

1 juin 2012

Un rendez-vous annuel dédié à la mémoire de l’historien et poète René Nelli à Bouisse (Aude), au coeur des Corbières

La 4e journée René Nelli aura lieu dans les Corbières au château de Bouisse (Aude) le samedi 23 juin 2012.  Le thème choisi par les organisateurs cette année : l’héritage cathare de René Nelli.

Voici le programme de la journée :

09 h 30 : Rendez-vous à la mairie de Bouisse.

Accueil par Philippe Ramon, président de l’AEC / René Nelli, par Francis Baron, maire de Bouisse et Hervé Baro, conseiller général et président de la communauté de communes du Massif de Mouthoumet.

10 h : Au château de Bouisse

René Nelli était-il un “cathare” ? Par Franc Bardou, écrivain occitan, rédacteur en chef de la revue Gai Saber et auteur d’une thèse sur l’élan poétique occitan de René Nelli. Comment la pensée spirituelle de René Nelli s’est nourrie aux sources du catharisme mais aussi des gnoses antiques, de l’alchimie ou de la Kabbale, pour élaborer une spiritualité tout à fait originale.

Franc Bardou, Michel Roquebert et Charles Peytavie lors des Rencontres de Serres en juillet 2011.

1959. René Nelli publie les Ecritures cathares, la première traduction des textes cathares à l’usage du grand public. Par Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme. Retour sur la publication d’un livre décisif dans la connaissance des cathares européens.

Un photographe sur les traces des cathares et des bogomiles. Rencontre avec le photographe normand Patrick Courault, membre de l’AEC/ René Nelli, auteur d’une douzaine de livres préfacés par l’historienne Régine Pernoud, les écrivains Didier Decoin et Frédéric Lasaygues… Depuis plusieurs années, Patrick Courault parcourt l’Europe et notamment les Balkans, sur les traces des cathares et des bogomiles. Il vient nous présenter quelques uns de ses plus beaux clichés et partager les belles rencontres qu’il a pu faire avec tous ceux qui loin du Midi de la France conservent aussi la mémoire des dissidents des XIIe et XIIIe siècles.

12 h 30 : Repas, salle de l’ancienne école du village.

15 h 00 : Au château de Bouisse

L’historien italien Francesco Zambon.

– Des troubadours aux cathares. René Nelli et la philosophie du catharisme. Rencontre avec Michel Roquebert, historien du catharisme et Francesco Zambon, spécialiste du catharisme et des troubadours, professeur de philologie romane à l’Université de Trente. Au programme de cette rencontre, le dualisme cathare vu par René Nelli, ses thèses sur le rapport entre la poésie des troubadours et le catharisme, la place de ses écrits sur le catharisme dans les études consacrées à cette dissidence au XXe siècle, etc…

Retrouvez le programme et le bulletin d’inscription en fichier pdf en cliquant ci-dessous:

4e journée René Nelli 2012 : programme et bulletin d’inscription

Cette journée est organisée à l’initiative de l’AEC / René Nelli, en collaboration avec la communauté de communes du Massif de Mouthoumet, la commune de Bouisse, l’Association «Les bons vivants» de Bouisse et Philippe et Elisabeth Ramon.

Le peintre Jean Pidoux, ami de René Nelli, nous a quitté à l’âge de 83 ans.

20 janvier 2012

Jean Pidoux à Bouisse, juin 2009. © C. P.

Nous apprenons avec tristesse le décès du peintre carcassonnais Jean Pidoux à l’âge de 83 ans. Nous garderons de lui le souvenir de sa truculente intervention au château de Bouisse lors de la première Journée René Nelli en 2009. Il avait évoqué spontanément pour le public réuni dans la salle à manger du château le souvenir de ses amis Suzette et René Nelli et avait récité avec générosité un texte du poète. Sa bonne humeur avait enchanté cette première édition des Journées Nelli et contribué à leur succès. A sa famille et ses proches, l’AEC / René Nelli adresse ses plus sincères condoléances.

 


Samedi 17 décembre 2011, à Carcassonne. La SESA propose une conférence inédite sur le château de Bouisse.

12 décembre 2011

Samedi 17 décembre 2011, à 15 H 30, la Société d’Etudes Scientifique de l’Aude vous invite à découvrir le décor d’apparat du château de Bouisse.

Le château de Bouisse.© Ch. Peytavie.

Il y a un peu plus de soixante ans, le 28 avril 1951, René Nelli achetait le château de Bouisse et entreprenait aussitôt de restaurer cet ancien château féodal largement remanié au XVIIe siècle sous l’impulsion des propriétaires Gérard de Saint-Jean de Moussoulens et Catherine de Goût. L’édifice, aujourd’hui propriété de Philippe Ramon, abrite deux superbes cheminées monumentales élevées aux alentours de 1659-1660. Ces deux éléments d’apparat au décor peint de qualité et de conservation diverses sont des témoins d’une ambition artistique et honorifique qui mérite d’être valorisée et mieux connue du grand public.

La cheminée monumentale du 2e étage du château de Bouisse. © Charles Peytavie.

Spécialistes de l’architecture et des décors des monuments de la Renaissance toulousaine, Sarah Munoz et Colin Debuiche, doctorant en Histoire de l’Art moderne à l’université de Toulouse-Le Mirail et membre de l’équipe 11 du laboratoire CNRS FRA.M.ESPA, se sont intéressés à ces deux cheminées exceptionnelles. Leur étude inédite permet de mieux comprendre la diffusion et la persistance des modèles artistiques dans le Midi de la France, entre la fin du XVIe siècle et le milieu du siècle suivant, ainsi que les procédés de revendication et d’affichage sociaux de ceux qui en passent commande à cette époque.

Colin Debuiche devant la grande cheminée monumentale du 2e étage du château de Bouisse, juin 2009. © Ch. Peytavie.

Cette conférence est ouverte à tous et gratuite ; elle se tiendra à l’Auditorium de la Chapelle des Jésuites, rue des Etudes, dans la ville basse de Carcassonne. Elle sera précédée à 14 h 30 d’une  conférence de Michel Cau : Les progrès techniques dans l’agriculture audoise au XIXe siècle.

Le Centre Joë Bousquet et la ville de Carcassonne rendent hommage au compositeur Jacques Charpentier

11 décembre 2011

Jacques Charpentier. © Ch. Peytavie.

Au mois de juin dernier, l’Association d’Etudes du catharisme / René Nelli a eu l’insigne honneur de recevoir à Bouisse, dans le château de René Nelli, son ami le pianiste, organiste et compositeur Jacques Charpentier. Nous avions ensemble revécu  la naissance de leur profonde complicité et le lent, mais oh combien inspiré, processus de création qui les avaient conduit à présenter au cours du festival d’Aix-en-Provence,  il y a tout juste quarante ans au mois de juillet 1971, leur opéra en langue occitane inspiré par la vie de la châtelaine de Montaillou, Béatris de Planissolas .

Au programme un concert des Etudes Karnatiques pour piano imprégnées de culture musicale hindoue

L’opéra Beatris de Planissolas, oeuvre de deux carcassonnais, n’a jamais été interprété à Carcassonne ! Mais sans doute le sera-t-il un jour… C’est souhaité et souhaitable. En attendant, rendons grâce à l’initiative du Centre Joë Bousquet  pour avoir organisé un hommage dans cette ville à Jacques Charpentier, le dimanche 18 décembre 2011, à 15 heures à l’auditorium de l’ancienne chapelle des Jésuites (rue des Etudes).

A cette occasion, François-Michel Rignol et ses élèves du Conservatoire à Rayonnement Régional de Perpignan interpréteront un choix de pièces extraites des Etudes karnatiques pour piano de Jacques Charpentier. A l’issue de ce concert, Jean-Claude Perez, député-maire de Carcassonne remettra au compositeur la médaille d’honneur de la ville.

Jacques Charpentier & Philippe Ramon devant le château de Bouisse.© Charles Peytavie.

 Nous ne pouvons qu’inciter tous ceux qui, nombreux, nous ont rejoint à Bouisse en juin dernier ou qui n’avaient pu être des nôtres au cours des ces 3e journées René Nelli, à venir découvrir ces études karnatiques imprégnées de culture musicale hindoue.


3e journée René Nelli. Un beau moment de convivialité.

1 août 2011

Le village et le château de Bouisse. © Franc Bardou

La 3e journée René Nelli n’aurait pas été un succès sans le concours de tous les bénévoles de l’Association « Les bons vivants »  de Bouisse et l’excellent repas qu’ils nous ont servi au déjeuner. Leur efficacité et leur célérité dans le service n’a échappé à personne. Par ailleurs ce beau moment de convivialité n’aurait pas été possible sans l’aide de la commune de Bouisse et des éleveurs du village – leur agneau du Milobre était succulent- , de la cave coopérative de Talairan et de la ferme Les Chamoises à Lairière. C’est aussi la vocation d’un telle journée de faire découvrir à tous ceux qui se joignent à nous et venant parfois de très loin  les produits du terroir du Pays Cathare, des Corbières et du canton de Mouthoumet. Merci à tous.

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3e journée René Nelli 2011. Un beau moment de culture populaire.

14 juillet 2011
Journée René Nelli 2011. © J.-Cl. Peytavie

Nous étions près d’une centaine de personnes, à Bouisse le 25 juin dernier chez René Nelli, accueillis par Elisabeth et Philippe Ramon, le maire de Bouisse, Francis Baron, l’Association « Les Bons vivants » et le conseiller général du canton, Hervé Baro.

Merci à tous, aux organisateurs bénévoles, aux intervenants, Franc Bardou, Charles Peytavie, Jacques Charpentier, Gérard Zuchetto et ses amis musiciens de Troubadours Art Ensemble et aux autres qui ont fait de cette troisième journée une réussite et un beau moment de culture.Il ne s’agissait pas d’une manifestation élitiste, étiolée, limitée à quelques spécialistes mais un vrai moment de partage et d’éducation populaire autour du thème choisi « René Nelli. Mots et Musiques ». Voici rassemblés ci-dessous quelques témoignages photographiques de la première partie de cette journée : l’accueil des participants, cour de l’ancienne école du village et  l’intervention pleine d’émotion et d’élégance de Jacques Charpentier dans la salle à manger du château de Bouisse. Grâce à lui, nous avons pu nous replonger plus de quarante ans en arrière au moment de sa rencontre avec son ami René Nelli et suivre au plus près toutes les étapes de leur collaboration à  l’écriture de Beatris de Planissolas, le premier opéra conçu en langue d’oc, créé au Festival d’Aix-en-Provence le 22 juillet 1971.

Le succès de cette journée – qui n’aurait pu avoir lieu sans le soutien de tous les habitants de Bouisse, des éleveurs et des producteurs du village, et des vignerons de  la cave coopérative de Talairan – nous encourage d’ores et déjà à imaginer avec le concours de tous un prochain rendez-vous le 23 juin 2012.Nous mettrons prochainement en ligne d’autres photographies de cette journée René Nelli 2011, en particulier celles de la très belle intervention de Gérard Zuchetto et des musiciens de Troubadours Art Ensemble.Lire ici le programme de cette 3e journée René Nelli à Bouisse.

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