Samedi 9 avril 2016, rando-découverte sur les pas des cathares à Caudebronde et Cuxac-Cabardès.

10 mars 2016

Nouveau Rendez-vous de l’AEC en association avec Patrimoines, vallées des Cabardès
Samedi 9 avril 2016
Rando-découverte sur les pas des cathares à Caudebronde et Cuxac-Cabardès.
Avec Jean-Claude Capéra, Charles Peytavie et Franc Bardou.

Rendez-vous fixé à 13 h 45, parking de la chapelle Saint-Pierre de Caudebronde, ancienne aire de la Maison de la Montagne Noire, au croisement des routes de Salsigne (D. 73) et des Martys (D. 118). Randonnée d’environ 6 km sous l’entière responsabilité de chacun des participants, prévoir de bonnes chaussures de marche. Possibilités d’aller à Cuxac en voiture. 

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Cuxac-Cabardès. Photo Franc Bardou.

 

Au cours de cette rando-découverte, Jean-Claude Capéra, président de l’association Patrimoines, Vallées des Cabardès, évoquera l’histoire et le patrimoine de Caudebronde (chapelle et fontaine Saint-Pierre) et de Cuxac-Cabardès (l’église Sainte-Cécile, tour de l’ancien château, manufacture de la Bonde).

Au départ de cette randonnée nous évoquerons la chapelle Saint-Pierre et juste au-dessus, la source qui avait la singulière propriété de guérir toutes les maladies des yeux.

L’historien médiéviste Charles Peytavie, spécialiste du catharisme, évoquera le passé cathare du bourg de Cuxac au XIIIe siècle et en particulier le consolament du seigneur de Cuxac, le chevalier Girard Arquier vers la Saint-Michel 1282. Le récit de cet événement sera l’occasion de revenir sur la fin du catharisme en Cabardès et la prédication à cette époque du Bon homme Guillaume Pagès traqué par l’Inquisition de Carcassonne. Nous verrons aussi avec lui comment toujours à cette époque le roi de France puis la famille de Voisins ont récupéré la seigneurie de Cuxac mise en proie pour crime d’hérésie.

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Clocher de l’église de l’église Saint-Cécile de Cuxac-Cabardès.Photo Franc Bardou.

Enfin,comme chaque année, Franc Bardou, écrivain et poète occitan, membre de l’Académie de Jeux Floraux de Toulouse et l’Acadèmia Occitana, spécialiste des troubadours et de l’œuvre de René Nelli nous accompagnera sur le parcours de cette randonnée-découverte. Il évoquera avec le talent qu’on lui connaît les troubadours du Carcassès et la présence du poète René Nelli à Cuxac et en Cabardès.

Rando-découverte facile d’environ 3 h sous l’entière responsabilité des participants.

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Chapelle Saint-Pierre de Caudebronde. Photo J.-Cl. Capéra.

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Conférence sur le consolament. Samedi 11 octobre 2014 à Carcassonne. Auditorium des Jésuites, 14 h 30. entrée libre.

8 octobre 2014

Carcassonne, samedi 11 octobre 2014, l’AEC / René Nelli débute son cycle de conférences de fin d’année consacré au catharisme et à l’histoire de la société médiévale méridionale.
L’historien médiéviste Charles Peytavie proposera une conférence intitulée:
Au cœur des pratiques rituelles et sociales des communautés cathares, le consolament ou baptême spirituel.

Carcassonne, ville basse, Auditorium des Jésuites, à 14 h 30. Entrée libre.

Rite public et collectif au cœur de la liturgie et de la vie religieuse des Bons hommes, le consolament, appelé aussi « saint baptême de Jésus-Christ », est le seul sacrement que les cathares considèrent comme fondé par le Christ et attesté par les Ecritures. Geste de salut aux apôtres, il marque le moment crucial au cours duquel le ou la novice, adulte et en pleine conscience, choisit d’intégrer l’Eglise des Bons chrétiens. Baptême par imposition des mains, complémentaire du baptême de l’eau, il a aussi valeur de pénitence, déliant des péchés et il est aussi considéré en particulier par les croyants comme une extrême-onction offrant au moment de sa mort au récipiendaire une garantie de salut.
Depuis quelques années, le consolament fait l’objet de nombreuses recherches dont certains résultats ou hypothèses seront présentés au cours de cette conférence. D’abord du point de vue de l’histoire des croyances chrétiennes et de celle des pratiques sacramentaires. Il s’agit ici de s’interroger par exemple sur les nombreuses variations que l’on observe dans sa pratique à l’échelle des diverses communautés cathares présentes dans l’Occident chrétien entre les XIIe et XIVe siècles. Une autre question est également posée sur le lien réel ou supposé entre la tradition cathare du baptême de l’esprit et le rite d’initiation proposé par d’autres mouvements dissidents orientaux comme les bogomiles. Et puis d’autres historiens se sont aussi penchés sur le consolement en tant que pratique sociale essayant de comprendre l’impact de ce rite au cœur des sociétés dans lesquelles il était pratiqué. La réception du consolament par certains membres d’une famille a-t-elle toujours été bien reçue par le reste de leurs proches ? A l’intérieur d’un foyer de croyants, comment se prenait la décision de passer ce cap décisif de sa vie religieuse ? Quel impact ce choix pouvait-il avoir dans la vie courante ?
Là encore, la relecture des sources à notre disposition montre que la réception du consolament est un enjeu crucial qui questionne toutes les composantes de la société.


Fenouillet. Un village fortifié, lieu de refuge du catharisme.

20 octobre 2011

Le château Saint-Pierre de Fenouillet. © Franc Bardou.

La Maison de l’Archéologie de Bram propose le samedi 22 octobre 2011, à 16 heures, salle de l’Archéologie, 2 avenue du Razès, à Bram,  une conférence de David Maso, archéologue, directeur des fouilles sur le site de Fenouillet :

Le château de Fenouillet. Sept ans d’études et de travaux. 

Situé au nord-ouest des Pyrénées-Orientales, à la frontière du département de l’Aude, le château de Fenouillet est l’objet depuis 1994 d’un important programme d’étude et de mise en valeur. Les fouilles ont mis en évidence un site au fort potentiel dont l’origine remonte au début de la période carolingienne. Le château, siège vicomtal, se structure et se développe jusqu’à son démantèlement au début du XIVe siècle. A la différence de Peyreprtuse ou de Quéribus, Fenouillet n’a pas été rebâti par le pouvoir royal capétien lors de la fortification de la frontière issue du traité de Corbeil (1258). Son étude archéologique a donc permis de mettre en évidence une stratigraphie exceptionnellement conservée, s’étageant sur plus de six siècles témoignant de la naissance, de l’évolution et de la fin d’un centre de pouvoir seigneurial.

Un lieu de refuge pour les cathares traqués par l’Inquisition.

A partir des années 1240, Fenouillet est un lieu de refuge pour les membres du clergé cathare du Razès. Le sergent Imbert de Salles déclarera devant l’inquisiteur Ferrier après la chute du pog de Montségur :  » j’ai vu à Fenouillet, dans la maison de Bernard du Vivier, les parfaites Marquèse et Prima; il y avait là Caranac, un cordonnier boiteux dont j’ignore le nom, et Raymond Marti, de Fenouillet » . Bernard du Vivier et son frère Arnaud sont signalés à plusieurs reprises à Montségur. Il semble donc qu’à l’instar des châteaux contrôlés par les Niort en Pays de Sault, Fenouillet soit en liaison constante avec le pog jusqu’à sa chute en mars 1244. Vers 1245, une dénommée Saurine Rigaud fait donner le consolament à son fils mourant par les diacres Arnaud Desglat et son socius Arnaud d’Auvezines.

Fenouillet. © Franc Bardou.

Pierre de Fenouillet, faydit et condamné post mortem pour hérésie

Maître du château de Fenouillet  et du Fenouillèdes en 1209, le vicomte Peire ou Pierre de Fenouillet se montre hostile aux croisés qui ne tentent pourtant pas pendant vingt ans de le déloger. Mais le 1er juin 1229, Pierre abandonne à Nunó Sanç, seigneur des comtés de Roussillon et de Cerdagne, le château de Fenouillet et l’intégralité de sa vicomté. Nunó Sanç a alors prêté serment au roi de France Louis VIII. Il se montrera toutefois incapable d’imposer son autorité sur le Fenouillèdes qui continue à accueillir bon nombre de chevaliers rebelles au roi de France et favorables aux Bons hommes au moins jusqu’en 1242, année de la mort de Nunó Sanç. Profitant de l’affaiblissement du pouvoir du comte de Cerdagne, Pierre de Fenouillet a alors repris le contrôle de Fenouillet et de sa vicomté qu’il reconnaît cette année-là tenir  du vicomte de Narbonne Amalric Ier. Pierre finira ses jours sous l’habit de templier à l’abri des murs de la commanderie du Mas Deu vers la fin de l’année 1243, confiant sa vicomté au chevalier faydit Chabert de Barbaira. Or, Si l’on en croit les témoignages recueillis quelques années plus tard en 1261-1262 par l’inquisiteur Pons du Pouget, avant de mourir, Pierre de Fenouillet aurait reçu au sein de la commanderie la visite de deux Bons hommes venus lui administrer le consalement. Se fondant sur plusieurs témoignages, l’inquisiteur de Carcassonne prononce alors contre lui  une sentence posthume d’excommunication. Pierre de Fenouillet est condamné comme hérétique. Ses os sont exhumés et brûlés. En 1258, son ancien château de Fenouillet intègre définitivement le domaine royal capétien.


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