L’AEC / René Nelli a le plaisir de vous inviter à assister à ses deux prochaines conférences.

29 octobre 2014

Samedi 29 novembre 2014, Auditorium de la chapelle des Jésuites , 14 h 30, entrée libre

h-norbertus-van-premontre_hendrik-causc3a9_grimbergen1Hérésies médiévales en Flandre et dans les Pays-Bas au début du XIIe siècle. L’hérétique Tanchelm ou Tanchelin, un proto-cathare ?

Une conférence de Michel Gybels, administrateur de l’AEC / René Nelli

Tanchelin, Tanchelm ou encore Tanchelin d’Anvers est un moine réformateur religieux, un prophète « communaliste » du début du XIIe siècle, connu surtout pour son antisacerdotalisme. Selon certaines sources il aurait fait partie de l’entourage du comte Robert II de Flandre (Robert de Jérusalem), dont il est peut-être officier ou notaire qui avait suivi le duc Godefroy de Bouillon en Croisade en Palestine (1096-1099). Tanchelin commence à prêcher en Hollande, en Zélande, en Flandre et en Brabant dès 1110. Ses critiques sont dirigées contre l’Église catholique romaine. Il prône l’agrandissement de l’évêché de Thérouanne jusqu’à Utrecht, prêche le refus de payer la dîme et nie la validité des sacrements délivrés par les prêtres indignes. Il opère aussi la distinction entre l’Église des simples – dont il se prétend le représentant au nom de l’Esprit qu’il dit incarner – à l’Église des clercs. Il s’oppose aux fastes et aux richesses inutiles de l’Église qu’il qualifie de bordel et vante les mérites de la vie apostolique, pour lui synonyme de pauvreté. Enfin, il favorise les mariages librement consentis par les époux. Il tire parti d’un conflit d’intérêt entre le comte et l’archevêché d’Utrecht afin de soulever le peuple anversois contre son clergé corrompu. Il dirige Anvers au nom de Dieu, s’entoure d’une garde armée et à sa dévotion il multiplie les sermons dans une ambiance d’hystérie. Emprisonné à Cologne en 1113-1114, il est libéré malgré les protestations des chanoines d’Utrecht.Finalement, il est assassiné en 1115 par un prêtre catholique alors qu’il traverse l’estuaire de l’Escaut à Vlissingen en Zélande. Toutefois ses adeptes conservent le pouvoir dans la ville d’Anvers.

Samedi 06 décembre 2014, Auditorium de la chapelle des Jésuites, 14 h 30, entrée libre

Le crépuscule d’une vicomté : l’histoire méconnue du Fenolhedès dernier foyer de la résistance à la croisade contre les Albigeois.

Une conférence de Rodrigue Tréton, docteur en Histoire médiévale.

Fenouillet & bugarach by bardou

Le castrum de Fenouillet et le pic de Bugarach.  © Photo Franc Bardou.

 

L’historiographie de la croisade contre les Albigeois et de l’annexion du Languedoc méditerranéen au royaume de France entérinée par le traité de Corbeil en 1258 a bien souvent passé sous silence la question de l’ancien pays de Fenolhedès. Pourtant, ce territoire pyrénéen, devenu vicomté aux alentours de l’an mil, a été le dernier véritable foyer de la résistance militaire face à l’Eglise et au pouvoir des Capétiens. Ce n’est en effet que onze ans après la prise de Montségur que Xatbert de Barbaira rendit les armes à Quéribus en 1255.

Quéribus by bardou

Le château de Quéribus et le Fenolhedès. ©Photo Franc Bardou.

En s’appuyant sur le résultat d’une longue enquête personnelle menée dans les archives de France et d’Espagne, le conférencier s’attachera à présenter l’originalité de la situation géopolitique du Fenolhedès et les motivations de ses derniers vicomtes tout en déroulant le fil des principaux événements qui aboutirent à la suppression définitive de la vicomté en 1262.

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Retour en images sur la Journée découverte à Alet-les-Bains.

14 mai 2013

Alet-les-Bains. L’église paroissiales Saint-André et les ruines de l’abbaye Sainte-Marie.© Franc Bardou.

Bugarach et le Razès depuis le hameau et la chapelle de Saint-Salvayre.© Franc Bardou.

Nous étions 80 sur les traces des Bons hommes à Alet-les-Bains . Merci à tous ceux qui ont rendu possible cette belle journée découverte, en particulier nos adhérents Marie-Thérèse Delaprez et Renaud Hertz et sur place MM. Jean Ribes et Jean-Jacques Hortoul. Les Alétois nous ont rendu un accueil chaleureux et nous ont ouvert les portes d’un patrimoine médiéval remarquable parfois insoupçonné. Le matin, Charles Peytavie nous a retracé les démêlés des moines bénédictins de Saint-Marie d’Alet avec l’inquisition et les archevêques de Narbonne à l’époque de la Croisade. A partir de ses recherches inédites, il a su replacer cet épisode dans un contexte troublé dont les enjeux remontaient en fait aux dernières décennies du XIIe siècle, à l’époque des Trencavel. Jean Ribes nous a ensuite guidé à travers les rues d’Alet jusqu’à l’église paroissiale Saint-André. A travers son  témoignage très vivant, nous avons pu ainsi apprécié tout le soin apporté par les Alétois et leur équipe municipale à la mise en valeur de leur patrimoine. La visite de l’église paroissiale Saint-André restera grâce à lui un merveilleux souvenir et même pour beaucoup d’entre nous une révélation.

Après le repas pris en commun à la salle des fêtes d’Alet, nous avons pu visiter les ruines de l’abbaye Saint-Marie et de l’ancienne cathédrale. Tandis que MM. Ribes et Hortoul mettaient l’accent sur les toutes dernières restaurations accomplies sur le site, Charles Peytavie nous présentait le tout dernier travail publié par l’archéologue Bénédicte Palazzo-Bertholon  consacré à la redécouverte du programme ornemental de stucs et d’enduits peints de l’ancienne église Sainte-Marie. La journée s’est terminée par la visite de la chapelle du hameau de Saint-Salvaire et un concert improvisé de chants de troubadour par notre ami Franc Bardou très inspiré par la vue magnifique depuis le hameau sur le Razès et le pic de Bugarach.

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