Les petits monastères des Corbières au Moyen Age et une possible représentation de Raymond Trencavel au programme des conférences de la SESA à Carcassonne, samedi 16 mars à 14 h 30.

12 mars 2013

Dans le cadre des séances mensuelles de la  Société d’Etudes Scientifiques de l’AudeGauthier Langlois proposera samedi 16 mars 2013 deux communications consacrées à l’histoire médiévale méridionale. Les séances de la SESA se tiennent à l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue de Verdun à Carcassonne. Entrée libre et gratuite.

Saint Victor de Montveyre, à Fontjoncouse, la chapelle vue du sud-est.

Saint Victor de Montveyre, la chapelle vue du sud-est.© Gauthier Langlois.

Les petits monastères des Corbières : un encadrement religieux dense (IXe-XIIIe siècles)

L’étude des petits monastères médiévaux est souvent négligée au profit de l’étude des grands monastères. Les raisons sont multiples, notamment l’absence ou la modestie des vestiges conservés et la disparition des sources écrites. Ces lacunes de la recherche ont conduit à sous-estimer l’encadrement religieux et à proposer, par exemple, d’expliquer le succès de la diffusion du catharisme dans certaines régions par ce faible encadrement religieux. Or il n’en est rien : cellules monastiques, petits et grands monastères constituent un maillage dense, notamment dans les Corbières.

Saint-Martin-des-puits. Église – Vue générale depuis le nord. © Gauthier Langlois.

La plupart de ces monastères sont des fondations carolingiennes. Mais tout comme les entreprises, le monde monastique au Moyen Âge est loin d’être figé : il est animé par des mouvements de création, disparition, fusion, absorption, délocalisation…

C’est l’histoire de quelques-uns de ces monastères que je vais vous conter : la cella de Padern, la prévôté de Sainte-Marie de Peyrepertuse, les abbayes Sainte-Marie d’Orbieu à Montjoi, Sainte-Eugénie à Peyriac-de-Mer, Saint-Martin-des-Puits, Saint-Victor à Fontjoncouse…

Sceau de Raimond-Roger Trencavel, 1247Une représentation du vicomte Raymond Trencavel sur une fresque représentant la conquête de Valence (1238)

Aucune représentation du dernier vicomte de Carcassonne, Albi et Béziers n’était connue, à l’exception de celle figurant sur ses sceaux. Sur une fresque aragonaise de la fin du XIIIe siècle, il est possible de repérer un cavalier en armes dont le blason correspond à celui des vicomtes de Carcassonne. La nouvelle interprétation de cette fresque permet de trancher entre les différentes hypothèses sur les couleurs des armoiries des Trencavel, couleurs jusque là inconnues, et de supposer la participation de  Raimond II Trencavel au siège de Valencia (1238).

Trois notes de numismatique audoise proposées par Michel CAU clôtureront la séance (Médaille offerte à M. Bunau-Varilla par la ville de Carcassonne en 1926. Médaille souvenir de la fête des Cadets de Gascogne 6-19 août 1898. Médaille à l’effigie de Monseigneur de Grignan, évêque de Carcassonne).


Samedi 17 novembre 2012, l’AEC / René Nelli vous recommande deux rendez-vous culturels à travers l’Aude et le Tarn.

14 novembre 2012

Samedi 17 novembre 2012, l’AEC / René Nelli vous recommande tout particulièrement deux rendez-vous susceptibles d’intéresser tout ceux qui nous font l’amitié de lire ce blog. Hélas, comme nous,  il vous faudra choisir car ils ont lieu tous les deux au même moment à plusieurs kilomètres de distance:

Photo de la statue de Dame Carcas prise par l’abbé Verguet en 1899 avant destruction de la première porte de la Cité, située en avant de la Porte Narbonnaise.

A Carcassonne, vers 15 h 30, au cours de la deuxième partie de la séance mensuelle de la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude, l’historien médiéviste Gauthier Langlois reviendra sur les origines de la vraie statue de Dame Carcas, jadis exposée devant la Porte Narbonnaise de la Cité de Carcassonne. Car si tout le monde connait la légende de dame Carcas et la statue récente qui la matérialise aujourd’hui à l’entrée de la Cité, pourtant rares sont ceux qui ont bien observé la statue originale devenue l’allégorie de la ville. Pourquoi a-t-elle des proportions bizarres, des moignons à la place des mains et bien d’autres détails étranges ? Qui représente-t-elle réellement ? Pourquoi a-t-on réalisé cette statue, dans quel but et quelles circonstances ? À la manière d’une enquête policière le conférencier exposera tous les indices : récits, images etc. qui lui permettent de répondre à ces questions. Des révélations surprenantes sont annoncées…

Renseignements sur le site de Gauthier Langlois: http://paratge.wordpress.com/

 A Albi, à 17 heures, au Centre Occitan Rochegude (28 rue Rochegude)  Franc Bardou proposera une conférence intitulée : trobadors, amor, cortés, amor de luènh. Le Centre occitan Rochegude accueille actuellement l’exposition du CIRDOC de Béziers, Camins de trobar.

Renseignement: 05 63 46 21 43 ou centre-occitan-rochegude@orange.fr


Toujours en kiosque ce mois-ci, un numéro de la revue Archéothéma sur les châteaux en Pays cathare.

13 août 2012

La revue d’Histoire et d’Archéologie grand public Archéothéma propose cet été un numéro consacré aux cathares et aux châteaux du Pays cathares piloté par les historiens médiévistes Gauthier Langlois et Charles Peytavie. Ce numéro est disponible en kiosque ou sur commande sur le site de l’éditeur. N’hésitez pas à le demander auprès de votre buraliste ou libraire si vous ne le trouvez pas en présentation dans les rayons.

L’éditorial et la présentation du magazine est à lire sur le site d’Archéothéma: http://www.archeothema.com/numero/les-chateaux-en-pays-cathare.htm.

Au sommaire de ce dossier, auquel l’AEC / René Nelli est étroitement associée (merci au passage à l’éditeur d’avoir publié une présentation substantielle de notre association), présente une série d’articles proposant de renouveler le regard porté sur les châteaux du Pays cathare à travers les recherches historiques et archéologiques les plus récentes:

Gauthier Langlois. L’affirmation de la seigneurie castrale dans le Midi au temps du catharisme.

Marie-Elise Gardel. Le site rupestre du Baux de Moussoulens.

Charles Peytavie. La société du Paratge.

Charles Peytavie. Cathares ou Albigeois. Vie et mort des Eglises dissidentes du Midi de la France.

Guilhem Baro et Hannes Ceulemans. Termes, de la résidence seigneuriale à la forteresse royale (Xe-XIVe siècle).

Gauthier Langlois. Le Pays cathares. Les mines et les castra.

Thomas Charpentier. Fenouillet. Un centre de pouvoir vicomtal antérieur au XIIIe siècle.

Charles Peytavie. La guerre de siège au cours de la Croisade albigeoise.

Gauthier Langlois. Termes, un siège exemplaire.

Gauthier Langlois. « La rébellion contre le roi » Le siège de la Cité de Carcassonne (1240).

Charles Peytavie. Retrouver Montségur. L’invention archéologique d’un haut lieu.

Charles Peytavie. Les forteresses du Lys et de la foi. Le grand oeuvre de saint Louis.

Dominique Baudreu. Les villages neufs de l’après Croisade albigeoise.

Gauthier Langlois. Qui sont les véritables constructeurs des forteresses royales ?

Gauthier Langlois. Du vicomte au sénéchal. Le château de Carcassonne avant et après la Croisade albigeoise.

Léna Hessing. Les archevêques de Narbonne, bâtisseurs et mécènes d’avant-garde.

A noter que plusieurs photographies de ce dossier sont l’oeuvre de notre ami photographe Patrick Courault et que vous pourrez découvrir pour la première fois les images du château de Montségur en 3D, tel qu’il était au XVIIe siècle, dues à Tristant Bergerot (http://www.espritcathare.org/) et à l’équipe du Musée de Montségur.


Les cathares en kiosque cette semaine dans le magazine L’Express.

13 août 2012

Le magazine L’express de cette semaine (n° 3188, semaine du 8 au 14 août, p. 72-83) propose un excellent dossier sur les cathares et les châteaux du Pays cathare.

A lire sous la plume très agréable de la journaliste Julie Chaizemartin un bel article sur le châteaux du Pays cathare et des éclairages particuliers sur les sites de Carcassonne, Lastours, Arque, Serres, Roquefort, Puivert ou Montségur.

On retrouve dans ce dossier les interventions de nombreux spécialistes ou propriétaires de sites : Michel Roquebert, Anne Brenon, Gauthier Langlois et Charles Peytavie ; Fabrice Chambon, guide de Montségur ; Jean-Louis Gasc, guide au château comtal de Carcassonne ; Arnaud Mignard, propriétaire du château de Puivert ; Michèle Deschamps, propriétaire du château de Serres ; Pierre Clément, propriétaire du château de Roquefort.


Jean Deschamps au Festival de la Cité. Vingt ans de création à Carcassonne. Une exposition est présentée en ce moment et jusqu’à septembre à la Maison des Mémoires à Carcassonne. L’occasion de rappeler ici sa contribution à la mémoire du catharisme.

10 juillet 2012

Depuis le 22 juin et jusqu’au 16 septembre 2012, les Archives départementales de l’Aude consacrent, à Carcassonne une exposition au comédien et metteur en scène Jean Deschamps (1920-2007), créateur du Festival de la Cité et ami de René Nelli, Jacques Charpentier, Charles Mouly et Michel Roquebert. En quelques dates, nous voudrions rappeler ici sa contribution à la mémoire du catharisme et son attachement à la culture occitane.

Né dans le Lot, à Strenquels, le 23 juin 1920, Jean Deschamps, après des études à Cahors, achève une licence de philosophie à l’université de Toulouse, puis s’inscrit d’abord à l’école des Beaux-arts ; il hésite alors à devenir peintre et opte finalement pour le théâtre.Il en sort brillamment du conservatoire en 1940 avec deux premiers prix (tragédie et comédie). A partir de février 1941, il est auditionné et engagé par le fondateur du Théâtre du Forez, Alexandre Arquillière. La troupe, basée à Saint-Etienne, et se veut comme une tentative de décentralisation du théâtre classique en province. Jean Deschamps se voit alors confié tous les premiers rôles tragiques (Le Cid, Ruy Blas, Cinna, Nicomède, Oreste d’Andromaque, Œdipe roi, etc…). Après la guerre, il intègre le Théâtre National du Palais de Chaillot (TNP),puis est engagé en 1950 est engagé par la Compagnie Raymond Hermantier. Cette année-là, ce dernier se voit confier l’organisation du premier Festival d’Art dramatique de Nîmes. La représentation en plein air devant plus de 15 000 spectateurs dans l’amphithéâtre antique de Jules Césarde Shakespeare est un triomphe. La réussite du projet marque profondément le comédien. En 1951, Jean Deschamps intègre le Théâtre National Populaire (TNP), passé sous la direction de Jean Vilar. Dès l’été 1952, il participe à l’aventure du festival d’Avignon.

1955. Jean Deschamps incarne Raymond VI de Toulouse dans les arènes de Nîmes

Jean Deschamps, à Nîmes, dans le rôle du comte Raymond VI de Toulouse, flagellé sur le parvis de Saint-Gilles.© DR.

En 1955, cinq après la première édition, Raymond Hermantier est à nouveau sollicité par la municipalité de Nîmes pour lancer un second Festival d’Art dramatique dans les arènes de Nîmes. On décide d’y jouer Coriolan et à nouveau Jules César de Shakespeare (dans une adaptation de l’écrivain nîmois J.-F. Reille) et d’y créer une pièce toute nouvelle La tragédie des Albigeois (qui deviendra Les Albigeois), écrite par Maurice Clavel et Jacques Panijel. On pense alors rivaliser avec Avignon : quarante acteurs sont descendus de la capitale. Jean Deschamps est choisi pour incarner Raymond VI de Toulouse; Jean-Louis Trintignant sera Raymond-Roger Trencavel, Jean Amadou Simon de Montfort. On remarquera dans des petits rôles : Maurice Pialat, Stéphane Audran, Gérard Blain. Le sujet de la pièce suscite la polémique et les inquiétudes. On fait appel à 30 comédiens régionaux, à 30 élèves des cours de danses locaux, à 120 volontaires et 150 aviateurs de la base voisine qui feront office de figurants. On s’interroge sur le caractère pharaonique de la mise en scène prévue pour ce « western pour évêques » dixit Jean-Louis Barrault. La partition musicale originale qui fera intervenir les instruments traditionnels du Languedoc est confié à Georges Delerue. Elle sera saluée par la critique. Les deux représentations, le samedi 2 et le dimanche 3 juillet 1955, sont au final un énorme succès public et critique. La pièce sera rejouée à Nîmes l’année suivante.

1957. La création du Festival de Carcassonne, le second festival de théâtre de France.

Logo du festival de Carcassonne 1967

Au printemps 1956, Jean Deschamps, « à la recherche d’un lieu de création pour une expérience théâtrale et scénographique », rencontre Jules Fil, maire de Carcassonne, et Georges Guille, président du Conseil général de l’Aude. Il  leur propose de créer dans la préfecture leur propre  festival d’art dramatique. Il s’engage totalement dans ce projet ; le département et la ville apportent un soutien financier et logistique. Le succès du festival de Carcassonne est presque immédiat. Il devient rapidement, après celui d’Avignon, le second festival de théâtre de France. Ainsi de 1957 à 1964, le nombre de spectateurs augmente de façon régulière. De 5 000 en 1957, on atteint 25 000 en 1964. Le Théâtre d’Eté, compagnie Jean Deschamps est alors la seule compagnie théâtrale française qui crée chaque été 3 ou 4 pièces pour le plein air. Jean Deschamps dirigera le festival de Carcassonne jusqu’en 1974. Le 15 juillet 2006, la ville de Carcassonne, sur proposition du député Jean-Claude Pérez, lui a rendu hommage pour faire du théâtre de la Cité le théâtre Jean Deschamps.

Le 8 juillet 1973, Jean Deschamps donne un interview pour le journal télévisé de 13 heures à l’occasion de l’ouverture du nouveau théâtre de plein air de la Cité, une infrastructure qu’il souhaitait pour pouvoir offrir le théâtre au plus grand nombre. Ce document est visible gratuitement sur le site de l’INA :

http://www.ina.fr/art-et-culture/arts-du-spectacle/video/CAF97064997/theatre-plein-air-carcassonne.fr.html

1973. Jean Deschamps met en scène  Beatris de Planissolas, l’opéra en langue d’oc de René Nelli et Jacques Charpentier, au théâtre du Capitole à Toulouse.

Table ronde sur la scène du Théâtre du Capitole de Toulouse. Avril 1973. De gauche à droite, Jean Duvernoy, André Casanova, Michel Roquebert, Jacques Charpentier, René Nelli et Jean Deschamps.

Le 22 juillet 1972, l’opéra Beatris de Planissolas, premier opéra chanté en langue d’oc, composé par Jacques Charpentier sur un livret de René Nelli est créé au festival d’Aix-en-Provence.  Devant le succès public et critique rencontré par cette oeuvre évoquant la confrontation de la châtelaine de Montaillou Béatrice de Planissoles avec l’évêque de Pamiers Jacques Fournier (futur pape Benoît XII), un nouvelle représentation est prévue l’année suivante sur la scène du théâtre du Capitole de Toulouse les 7 et 8 avril 1973. La nouvelle mise en scène est confiée à Jean Deschamps.  Dans un article de la Dépêche du Midi paru le 7 avril 1973, il précise que sa mise en scène a été conçue comme une imagerie capable de faire deviner à ceux qui ne connaissent pas la langue d’oc le propos de la pièce. Une table ronde présentée par Michel Roquebert, organisée la veille sur la scène du Théâtre du Capitole, avait réuni autour des auteurs de l’opéra, Jacques Charpentier et René Nelli, Jean Deschamps, Charles Mouly et Jean Duvernoy.

 Depuis 2007, les rencontres de Serres

En 2007, Jean Deschamps et son épouse Michèle souhaitent ouvrir la saison estivale du théâtre en plein air de leur château de Serres (près d’Arques et de Couiza) par une rencontre consacrée à l’histoire de la société médiévale occitane et au catharisme. Ils en confient l’animation et la présentation à leur ami Michel Roquebert qui invite auprès de lui l’historien médiéviste Charles Peytavie et de nombreux autres intervenants au gré des thèmes explorés par ces rencontres publiques dont le succès ne se dément pas (le compositeur Jacques Charpentier, l’historien médiéviste Gauthier Langlois, l’écrivain et poète occitan Franc Bardou et le comédien et metteur en scène Jean-Claude Drouot). Depuis, l’Association des Amis de Jean Deschamps et l’Association Patrimoine de Serres offrent au public une programmation plus étendue. Toujours ouvertes par une première rencontre consacrée aux cathares ou la civilisation occitane, les Rencontres de Serres invitent chercheurs, médecins et scientifiques à venir présenter les résultats de leurs recherches ou leurs interrogations éthiques dans un dialogue ouvert avec le grand public dans un vrai moment partagé de convivialité et de pédagogie populaire.

Michel Roquebert prononce un émouvant hommage à Jean Deschamps au moment de l’inauguration de l’exposition carcassonnaise le 22 juin dernier, en présence de Michèle Deschamps et de Jacques Charpentier.

Charles Peytavie 

A lire:

Jean Deschamps au Festival de la Cité. Vingt ans de création à Carcassonne. Archives Départementales de l’Aude. 2012.


Samedi 7 avril 2012. L’AEC / René Nelli vous invite à Carcassonne à un table ronde consacrée à l’héritage occitan de Réne Nelli.

5 avril 2012

René Nelli.© ADA, CG 11.

Il y a trente ans, le 11 mars 1982, disparaissait à Carcassonne, l’écrivain et poète René Nelli.

Au moment de sa création en mars 2011, l’association d’Etudes du Catharisme / René Nelli s’est donnée pour objet d’enrichir notre mémoire de la vie et de l’oeuvre de René Nelli (1906-1982).Poète bilingue, en français et en occitan, théoricien et éditeur de poésie, traducteur, préfacier, anthologiste de la littérature et de la poésie occitane médiévale et moderne, philologue romaniste, essayiste, érotologue, critique d’art, historien des religions, des idées et des lettres, ethnographe, acteur occitaniste de la décentralisation culturelle, humaniste total et enfin, historien et  philosophe du catharisme, René Nelli est un homme multiple qui trouva son propre cheminement et sa liberté au croisement de toutes ses disciplines.


L’héritage occitan de René Nelli

A l’issue de sa première assemblée générale, l’AEC vous invite à assister à Carcassonne, à 15 h 30, salle de l’auditorium des Jésuites, rue des Etudes, à une table ronde consacrée à l’héritage occitan de René Nelli. Autour de Franc Bardou,  écrivain occitan, Maître ès Jeux de l’Académie des Jeux Floraux de Toulouse et auteur du livre René Nelli, un élan poétique occitan (IEO, 2008), deux amis de René Nelli viendront évoquer l’héritage occitan du poète carcassonnais: Philippe Carbonne, professeur honoraire d’Université, ancien président de l’IEO, ancien responsable de la revue Gai Saber et Jean-Frédéric Brun, écrivain, poète, président de la section occitane du PEN-Club International et membre du comité de lecture de la revue Oc.


Entrée libre et gratuite.

Dissabte 7 d’abril de 2012 a Carcassona
L’AEC / Renat Nelli vos convida a una taula redonda sus l’eiretatge occitan de Renat Nelli
Fa trenta ans, lo 11 de març de 1982, desapareissiá a Carcassona, l’escrivan e poèta Renat Nelli.

Max Savy, René Nelli, Michel Roquebert en 1971 à Carcassonne, librairie Breithaupt .© AEC.


Al moment de sa creacion en març de 2011, l’Associacion d’Estudis del Catarisme / Renat Nelli s’es donada per tòca d’enriquesir nòstra memòria de la vida e de l’òbra de Renat Nelli (1906-1982).Poèta bilinga, en francés e en occitan, teorician e editor de poesia, traductor, abans-disèire, antologista de la literatura et de la poesia occitana médievala e modèrna, filològ romanista, ensagista, erotològ, critician d’art, istorian de las religions, de las idèas et de las letras, etnografe, actor occitanista de la dzcentralisacion culturela, umanista total e enfin, istorian e  filosòfe del catarisme, Renat Nelli es un òme multiple que trobèt son caminanment original e sa libertat al caireforc de totas sas disciplinas.
L’eiretatge occitan de Renat Nelli
A l’eissida de sa primièra amassada generala, l’AEC vos convida a assistir a Carcassona, a 15 h 30, sala de l’auditòri dels Jesuits, carrièra dels Etudis, a una taula redonda consacrada a l’eiretatge occitan de Renat Nelli. A l’entorn de Franc Bardòu,  escrivan occitan, Mèstre en Jòcs de l’Acadèmia dels Jòcs Florals de Tolosa e autor del libre René Nelli, un élan poétique occitan (IEO, 2008), dos amics de Renat Nelli vendràn evocar l’eiretatge occitan del poèta carcassonés : Felip Carbona, professor onorari d’Universitat, ancian préesident de l’IEO, ancian responsable de la revista Gai Saber e Joan-Frederic Brun, escrivan, poèta, president de la seccion occitana del PEN-Club Internacional e membre del comitat de lectura de la revista Oc.
Entrada liura e a gratis.


La Société archéologique du Midi de la France recompense Gauthier Langlois pour son travail sur Dame Carcas.

19 mars 2012

Gauthier Langlois a reçu son prix des mains de Daniel Cazes, président de la Société archéologique du Midi de la France.© Charles Peytavie.

Hier, en fin d’après-midi, au cours de la séance solennelle de la Société archéologique du Midi de la France, à l’hôtel d’Assézat à Toulouse, notre ami Gauthier Langlois a reçu le prix spécial de cette prestigieuse société pour son travail d’enquête historique et ethnologique sur  la légende de Dame Carcas. Une petite délégation de notre association autour de son président Philippe Ramon était présente pour féliciter l’historien carcassonnais et souhaiter avec lui un édition prochaine de ce travail désormais remarqué par ses pairs bien au-delà des frontières audoises.


Gauthier Langlois, historien médiéviste, administrateur de l’AEC / Nelli, primé par la Société archéologique du Midi de la France

8 mars 2012

Dame Carcas. Première représentation connue, vers 1626.

Nous venons tout juste de l’apprendre. Notre ami et administrateur Gauthier Langlois, historien médiéviste, spécialiste de la Croisade albigeoise et de l’histoire médiévale méridionale, bien connu pour ses travaux sur la famille de Termes et l’histoire de l’exploitation minière dans les Corbières, vient de recevoir le prix spécial de la Société archéologique du Midi de la France pour son nouveau travail sur la légende de Dame Carcas :  » Dame Carcas. Une légende épique occitane« .

Gauthier Langlois. © Charles Peytavie.

La remise du  prix aura lieu lors de la prochaine séance publique de la Société à Toulouse, le dimanche18 mars prochain dans la grande salle de l’hôtel d’Assézat, à partir de 16 heures. A noter qu’après la remise des différents prix octroyés par la Société, il sera possible d’assister à une conférence sur les églises du Moyen Age dans le Lot proposée par  Nicolas Bru, Maurice Scèlles et Gilles Séraphin, auteurs du livre Archives de Pierre. Les églises du Moyen Age dans le Lot.

L’ensemble des membres de  l’AEC / René Nelli adresse ses félicitations à Gauthier Langlois et espère que son étude trouvera prochainement un éditeur.

Une partie de cette recherche innovante sur le mythe et la légende de Dame Carcas, qui dérive probablement selon Gauthier Langlois d’une chanson de geste médiévale aujourd’hui perdue écrite  au XIIe ou au XIIIe siècle destinée à appuyer la légitimité des Trencavel, vicomtes de Carcassonne, est à lire dans les deux derniers bulletins de la Société d’Etudes Scientifique de l’Aude: La légende de Dame Carcas. Les origines épiques. Bulletin de la Société d’Etudes Scientifique de l’Aude, tome CIX, 2009 et tome CX, 2010.


Samedi 17 décembre 2011, à Carcassonne. La SESA propose une conférence inédite sur le château de Bouisse.

12 décembre 2011

Samedi 17 décembre 2011, à 15 H 30, la Société d’Etudes Scientifique de l’Aude vous invite à découvrir le décor d’apparat du château de Bouisse.

Le château de Bouisse.© Ch. Peytavie.

Il y a un peu plus de soixante ans, le 28 avril 1951, René Nelli achetait le château de Bouisse et entreprenait aussitôt de restaurer cet ancien château féodal largement remanié au XVIIe siècle sous l’impulsion des propriétaires Gérard de Saint-Jean de Moussoulens et Catherine de Goût. L’édifice, aujourd’hui propriété de Philippe Ramon, abrite deux superbes cheminées monumentales élevées aux alentours de 1659-1660. Ces deux éléments d’apparat au décor peint de qualité et de conservation diverses sont des témoins d’une ambition artistique et honorifique qui mérite d’être valorisée et mieux connue du grand public.

La cheminée monumentale du 2e étage du château de Bouisse. © Charles Peytavie.

Spécialistes de l’architecture et des décors des monuments de la Renaissance toulousaine, Sarah Munoz et Colin Debuiche, doctorant en Histoire de l’Art moderne à l’université de Toulouse-Le Mirail et membre de l’équipe 11 du laboratoire CNRS FRA.M.ESPA, se sont intéressés à ces deux cheminées exceptionnelles. Leur étude inédite permet de mieux comprendre la diffusion et la persistance des modèles artistiques dans le Midi de la France, entre la fin du XVIe siècle et le milieu du siècle suivant, ainsi que les procédés de revendication et d’affichage sociaux de ceux qui en passent commande à cette époque.

Colin Debuiche devant la grande cheminée monumentale du 2e étage du château de Bouisse, juin 2009. © Ch. Peytavie.

Cette conférence est ouverte à tous et gratuite ; elle se tiendra à l’Auditorium de la Chapelle des Jésuites, rue des Etudes, dans la ville basse de Carcassonne. Elle sera précédée à 14 h 30 d’une  conférence de Michel Cau : Les progrès techniques dans l’agriculture audoise au XIXe siècle.

Le Centre Joë Bousquet et la ville de Carcassonne rendent hommage au compositeur Jacques Charpentier

11 décembre 2011

Jacques Charpentier. © Ch. Peytavie.

Au mois de juin dernier, l’Association d’Etudes du catharisme / René Nelli a eu l’insigne honneur de recevoir à Bouisse, dans le château de René Nelli, son ami le pianiste, organiste et compositeur Jacques Charpentier. Nous avions ensemble revécu  la naissance de leur profonde complicité et le lent, mais oh combien inspiré, processus de création qui les avaient conduit à présenter au cours du festival d’Aix-en-Provence,  il y a tout juste quarante ans au mois de juillet 1971, leur opéra en langue occitane inspiré par la vie de la châtelaine de Montaillou, Béatris de Planissolas .

Au programme un concert des Etudes Karnatiques pour piano imprégnées de culture musicale hindoue

L’opéra Beatris de Planissolas, oeuvre de deux carcassonnais, n’a jamais été interprété à Carcassonne ! Mais sans doute le sera-t-il un jour… C’est souhaité et souhaitable. En attendant, rendons grâce à l’initiative du Centre Joë Bousquet  pour avoir organisé un hommage dans cette ville à Jacques Charpentier, le dimanche 18 décembre 2011, à 15 heures à l’auditorium de l’ancienne chapelle des Jésuites (rue des Etudes).

A cette occasion, François-Michel Rignol et ses élèves du Conservatoire à Rayonnement Régional de Perpignan interpréteront un choix de pièces extraites des Etudes karnatiques pour piano de Jacques Charpentier. A l’issue de ce concert, Jean-Claude Perez, député-maire de Carcassonne remettra au compositeur la médaille d’honneur de la ville.

Jacques Charpentier & Philippe Ramon devant le château de Bouisse.© Charles Peytavie.

 Nous ne pouvons qu’inciter tous ceux qui, nombreux, nous ont rejoint à Bouisse en juin dernier ou qui n’avaient pu être des nôtres au cours des ces 3e journées René Nelli, à venir découvrir ces études karnatiques imprégnées de culture musicale hindoue.