Un rendez-vous à ne pas manquer : Le 63e Congrès de la Fédération des Sociétés Savantes de Midi-Pyrénées à Castres, les 6,7 et 8 octobre à Castres sur le thème : Les rapports entre les religions, dans le Midi, des origines à nos jours. Le catharisme et le valdéisme au programme.

3 juillet 2017

Le 63 congrès de la Fédération historique Midi-Pyrénées se tient à Castres du 6 au 8 octobre 2017, à l’invitation de la Société culturelle du Pays castrais et de la Société des sciences, arts et belles-lettres du Tarn.

Des ateliers consacrés au catharisme et au valdéisme avec Anne Brenon, Charles Peytavie, Henri Barthès, Pilar Jimenez et Philippe-Joseph Jacquin.

En cette année de commémoration du 500 anniversaire de la réforme, le sujet en est Les rapports entre les religions, dans le Midi, des origines à nos jours. Dans une perspective largement interdisciplinaire, et sur la longue durée, il souhaite apporter des éclairages sur les relations entre toutes formes de religions (du paganisme aux monothéismes contemporains, en prenant en compte les engagements spirituels les plus divers, ainsi que les convictions a-religieuses ou antireligieuses affirmées), des relations les plus conflictuelles aux plus apaisées, du sommet à la base des sociétés.

Serait bien sûr envisagée l’attitude des pouvoirs nationaux et locaux à l’égard de ces relations entre religions, en abordant notamment sous l’angle historique la question du traitement (indifférence, hostilité, enseignement…) du fait religieux dans l’enseignement.

A noter des ateliers consacrés au hérésies médiévales, le valdéisme et le catharisme:

Le vendredi 6 octobre à  16 h 15 :

Atelier 1 : Vaudois et juifs dans le Midi méditerranéen.

  • Barthès (Henri), majoral du Félibrige, président de la Société archéologique scientifique et littéraire de Béziers : Les vaudois à Béziers et dans le Biterrois entre albigeois et catholiques ; leurs traces littéraires dans le Breviari d’Amor de Matfre Ermengaud
  • Bonnet (Chloé), doctorante à l’université Perpignan Via Domitia, Centre de recherche sur les sociétés et environnements en Méditerranée (CRESEM)/groupe de recherches Jacov (de Juifs à Chrétiens à l’origine des Valeurs) Histoire juive, sources chrétiennes :  : Les communautés juives et notariat chrétien de Perpignan à Gérone, 1285-1360
  • Maugin (Sarah), doctorante à l’université de Perpignan-Via Domitia, Centre de recherche sur les sociétés et environnements en Méditerranée (CRESEM)/groupe de recherches Jacov (de Juifs à Chrétiens à l’origine des Valeurs) :  Les relations entre les maîtres juifs et les chrétiens au regard des actes notariés (Perpignan, c. 1380-1420)

Le samedi 7 octobre à  9 h 15 :

Atelier 1 : Marginalités et hérésies au Moyen Age.

  • Jacquin (Philippe-Joseph), moine bénédictin, abbaye Saint Benoît d’En Calcat, chargé d’enseignement à la faculté de droit canonique de l’Institut catholique de Toulouse  : Périphéries et marginalités en regard de quelques textes conciliaires et synodaux médiévaux
  • Peytavie (Charles), président de la Société d’études scientifiques de l’Aude et membre de l’AEC : Les évêques et le clergé du diocèse de Carcassonne à l’épreuve de la lutte anti- hérétique au tournant des 12 et 13 siècles
  • Brenon (Anne), archivsite-paléographe, membre fondateur du CIRCAED, Amis des Archives de l’Ariège : Les communautés cathares dans la société de la Montagne Noire au début du 13 siècle. Un exemple de coexistence pacifique ?
  • Jimenez (Pilar), enseignante, chercheur associé FRAMESPA, membre du CIRCAED : La dispute entre catholiques et bons hommes à Montréal, en 1207

A noter également le vendredi 6 octobre à partir de 14 h un intervention de notre ami et membre de l’AEC et de la SESA Gauthier Langlois sur le thème : Aux origines de la chanson de geste Guillaume d’Orange : traditions historiques et légendaires musulmanes et chrétiennes autour de la razzia sarrasine de 793 en Languedoc.

Tout le programme du congrès est à lire ici: Programme du 63e Congrès à Castres 

Le bulletin d’inscription est à télécharger ici :bulletin d’inscription au 63e Congrès à Castres


Conférence inédite à Carcassonne de l’historien Charles Peytavie. Samedi 18 février à 15 h 30, Auditorium de la chapelle des Jésuites. Entre défense de la foi et réforme de la vie pastorale, l’action de Clarin à la tête de l’évêché de Carcassonne (1226-1248).

14 février 2017

Carcassonne. Conférence dans le cadre de la séance mensuelle de la SESA (auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes), l’historien médiéviste Charles Peytavie propose samedi 18 février 2017 à 15 h 30 une conférence inédite intitulée :

Entre défense de la foi et réforme de la vie pastorale, l’action de Clarin à la tête de l’évêché de Carcassonne (1226-1248).

Forme : Sceau ogival, de 60 mm. Description : Évêque debout, vu de face, mitré, crossé, bénissant et accosté de deux fleurs de lys. Légende : + S(IGILLVM) CLARINI EPI.(SCOPI) CARCASSO(N)E Sources : Appendu à un acte où Olivier et Bernard de Termes, frères, cèdent leur château de Termes et leur terre du Termenès à Louis, roi de France. - 21 novembre 1228. Arch. de France, J 295, n° 6. Appendu à un acte du 16 des calendes de juillet 1229. Arch. de France, J 332, n° 2. Moulage : Archives de France, Service des Sceaux, D 6544. (D'après A.N. J 332, n°2.) Références : Reproduit dans Dom DEVIC et Dom VAISSETE, Histoire générale de Languedoc, tome V, 1745, pl. 1, n° 8a. Reproduit dans Ernest ROSCHACH, Histoire graphique de Languedoc (Histoire générale de Languedoc, tome 16), Toulouse : Privat, 1905, p.

Maître Clarin est désigné évêque de Carcassonne en 1226. Son accession à l’épiscopat dans le contexte de la croisade conduite par le roi Louis VIII fut une étape importante dans une carrière déjà longue toute entière dévouée à la défense de la foi. L’homme n’est pas un inconnu à Carcassonne. Chapelain, puis chancelier de Simon de Montfort, il fut entre 1209 et 1218 le témoin privilégié des succès et des échecs du chef militaire de la Croisade albigeoise devenu vicomte de Béziers et de Carcassonne puis comte de Toulouse. Poursuivant sa carrière après 1218 au service d’Amaury de Montfort, il continue à jouer un rôle politique de premier plan à son arrivée à la tête de l’évêché carcassonnais. Agent de la paix du roi et de l’Eglise, il négocie la reddition des carcassonnais et celle du château de Termes (1227-1229).

Sa bonne connaissance des enjeux religieux et politiques en fait alors un auxiliaire indispensable à la Couronne. Jusqu’à sa mort en 1248, il est l’artisan zélé de la paix du roi œuvrant, après l’échec du siège de Carcassonne en 1240, à la soumission du vicomte Raimond Trencavel et à la réconciliation des carcassonnais avec le pouvoir capétien.

Intransigeant en matière de foi, il prend aussi une part très active dans la lutte contre les hérétiques. Tout en favorisant l’installation des ordres mendiants à Carcassonne (Dominicains, Franciscains), il joue un rôle notable pour imposer dans les pays de langue d’oc la nouvelle inquisition pontificale. Il devient, à partir de 1233, l’un de ses plus dévoués protecteurs. En parallèle, il affiche aussi sa ferme volonté de poursuivre la réforme de la vie pastorale de son diocèse et de rétablir les prérogatives du clergé de son église cathédrale. A la fin de cette communication, nous évoquerons brièvement la vie de son neveu, le dominicain Jean de Carcassonne ; nous verrons quel rôle il joua auprès de Louis IX et de son oncle dans la fondation du couvent des Dominicains de Carcassonne et quelle fut sa mission diplomatique pour saint Louis et le pape Innocent IV chez les Mongols à la Cour suprême du grand Khan.


Samedi 23 janvier 2016. Conférence à Carcassonne sur l’adoptianisme, une christologie hérétique au temps de Charlemagne.

3 janvier 2016

En ce début de nouvelle année, l’AEC / René Nelli vous invite à assister à une nouvelle conférence, Carcassonne, samedi 23 janvier 2016, à 14 h 30, Auditorium de la chapelle des jésuites, entrée libre et gratuite:

L’adoptianisme. Une doctrine christologique considérée comme hérétique par Rome et par le pouvoir carolingien au VIIIe et IXe siècles.

Cette question sera traitée par André BONNERY, docteur d’Etat de l’Université de Strasbourg, spécialité histoire du christianisme ancien.

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Actes concernant la crise adoptianiste. IXe siècle (821). Munich  Bayerische Staatsbibliothk, Clm 14468. Provenance Ratibonne.

A la fin du VIII° siècle, l’église d’Espagne exprimait une doctrine christologique considérée comme hérétique par Rome et par le pouvoir carolingien. 

En effet, pour Tolède, la seconde personne de la Trinité, le Fils, devait être considéré comme Dieu, non par nature mais par adoption : c’est l’adoptianisme. Cette question théologique serait sans doute restée limitée au domaine hispanique si elle n’avait été brillamment soutenue par l’évêque Félix d’Urgell. Or, vers 780, Urgell et sa région avaient été incorporés à l’empire carolingien avec la Narbonnaise et le nord de la Tarraconnaise. L’adoptianisme fit de rapides progrès dans ces anciennes provinces wisigothes. Charlemagne qui s’était fait le défenseur de l’orthodoxie romaine craignit que, la querelle adoptianiste ne recouvre une tentative de résistance à sa domination sur une région récemment conquise, où son pouvoir était mal assuré. Elle mettait en cause également sa politique d’expansion en Espagne dans la mesure où il ne pouvait compter sur l’appui de l’Eglise wisigothique espagnole et de son primat, l’archevêque Elipandus. Charlemagne mit donc tout son poids dans le combat contre l’adoptianisme et il n’eut de cesse que de faire condamner Félix d’Urgell avec l’appui du pape des évêques et des moines de Septimanie.


La querelle adoptianiste, outre sa dimension religieuse, constitue un épisode important dans l’intégration de notre région à l’Empire carolingien.


Des hérétiques dans les Pyrénées catalanes à la fin du XIe siècle ? Un article d’histoire médiévale de Gauthier Langlois.

10 mai 2013

Glèisa Sant Estèue de Betren – Val d’Aran, Occitania. Franc Bardou.

Notre ami Gauthier Langlois vous propose de lire sur son blog  un article paru dans la revue Heresis, n°46-47 en 2007 consacré à la tradition de la lutte contre l’hérésie dans les Pyrénées catalanes entre la fin du XIe siècle et le début du XIIIe siècle:

Des hérétiques dans les Pyrénées catalanes à la fin du XIsiècle ?

L’historien catalan Tomic qui écrit au XVe siècle, mentionne une expédition menée par le comte de Cerdagne, le comte et l’évêque d’Urgel contre des hérétiques « ariens » de leurs terres à la fin du XIe siècle. L’étude critique du récit conclut à la vraisemblance des faits mais propose deux hypothèses de datation. Soit les faits sont bien datables du XIe siècle. La mention d’ « ariens » est alors à rapprocher de mentions similaires en Aquitaine au début du XIe siècle et en Languedoc au XIIe siècle. Il y aurait alors dans les Pyrénées catalanes une tradition de l’hérésie qui aurait favorisé le développement du catharisme dans cette région au XIIIe siècle. Soit les faits rapportés sont un souvenir confus des conflits survenus entre la fin du XIIe et le milieu du XIIIe siècle entre les vicomtes cathares de Castelbon, d’une part, les comtes et l’évêque d’autre part.

http://paratge.wordpress.com/2013/05/05/heretiquespyrenees/


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