31 mai 2014. Une nouvelle journée découverte de l’AEC : les Corbières au temps des Bons hommes. Visite du château de Montséret et du village médiéval de Fontjoncouse.

11 mai 2014

Samedi 31 mai 2014, l’AEC / René Nelli vous propose une nouvelle journée découverte : les Corbières au temps des Bons hommes. Visite du château de Montséret et du village médiéval de Fontjoncouse.

Nombre d’inscrits limité à 70 personnes.

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

Les ruines du château de Montséret dans les Corbières.

Les ruines du château de Montséret dans les Corbières.

 

10 h : Rassemblement des participants à Montséret sur le parking de la cave coopérative au centre du village.

10 h 15 : Accueil des participants autour de la présidente de l’AEC / René Nelli Annie Lambert et du coordonateur de la journée Michel Gybels.

10 h 30 – 12 h : Visite des ruines du château de Montséret. Chemin d’accès en pente douce. Chaussures de marche recommandées.
Évocation de l’histoire de la famille des Amat de Montséret, un clan seigneurial dans l’entourage des Trencavel (XIe-XIIe siècles), leurs liens avec les grandes abbayes des Corbières (Lagrasse, Fontfroide) et ce qu’il advint d’eux au temps de la Croisade albigeoise. Par Charles Peytavie, historien médiéviste.

Le château de Montséret.

Le château de Montséret.

12 h 30 : Repas au restaurant Le Dauphin à Montséret (2 Rue des Bergeries à Montséret).

14 h 30 : Départ pour Fontjoncouse (Direction Durban par D 611 puis suivre Fontjoncouse).

15 h 15 : Rendez-vous à Fontjoncouse, parking à l’entrée du village. Visite de l’église Sainte-Léocadie, chef d’oeuvre de l’art roman et visite du village (fortification, ancien château des archevêques de Narbonne) avec les historiens médiévistes Charles Peytavie et Gauthier Langlois.

L'église romane Sainte-Léocadie de Fontjoncouse.

L’église romane Sainte-Léocadie de Fontjoncouse.

Après avoir reçu de Charlemagne en mars 793 un lieu réputé inculte nommé «Fontes», un certain Jean, réfugié espagnol qui avait vaincu les sarrasins à Ponts dans le comté de Barcelone, s’y installe avec une vingtaine de compatriotes. En 963, le domaine et ses trois églises entrent dans le patrimoine des archevêques de Narbonne qui les conservent jusqu’à la Révolution.
Gauthier Langlois nous présentera aussi les toutes dernières découvertes faites ces dernières années au sujet de la vie spirituelle très riche dans les Corbières au XIe et XIIe siècles (monastères, ermitages, maisons hospitalières).

Le bulletin d’inscription pour la journée et le bulletin de réservation pour le repas en commun au restaurant Le Dauphin à télécharger ici :

Journée découverte AEC 31 mai 2014 Montséret Fontjoncouse


Vendredi 25 avril 2014, à Pennautier, Charles Peytavie présente une conférence inédite sur les seigneurs de Pennautier au temps des cathares et de la Croisade albigeoise.

22 avril 2014

[Conférence]

L’AEC / René Nelli vous recommande vendredi 25 avril 2014 à 18 h 30, Théâtre Na Loba à Pennautier, la conférence inédite de Charles Peytavie, historien du catharisme et de la Croisade albigeoise.

Les Pennautier. L’histoire mouvementée d’un lignage au cœur de la Croisade albigeoise et de la lutte contre l’hérésie (XIIe-XIVe siècles).

Sceau de la communauté de Pennautier, 1303. Cliché Gauthier Langlois.

Sceau de la communauté de Pennautier, 1303. Cliché Gauthier Langlois.

Présents depuis le début du XIIe siècle dans l’entourage des vicomtes de Carcassonne, les Trencavel, les seigneurs de Pennautier témoignent d’une fidélité sans faille à leurs suzerains au moment où ceux-ci deviennent la cible de l’Eglise de Rome et de la Croisade contre les Albigeois. Comptant parmi eux de nombreux fidèles au christianisme des Bons Hommes voire même des membres de ce clergé dissident, ils deviennent à leur tour la cible des croisés puis des inquisiteurs. Alors que plusieurs membres du lignage sont condamnés pour hérésie ou complicité avec les hérétiques, d’autres rejoignent les insurgés qui tentent de reprendre Carcassonne au nom de Raymond Trencavel en 1240. Faydits notoires et exemplaires, traqués désormais autant par le lys et que par la croix, ils n’hésitent pas à braver le danger organisant plusieurs voyages jusqu’à Montségur afin d’écouter la parole des plus grands dignitaires du catharisme. Privés de leurs biens et de leurs droits sur la seigneurie de Pennautier, dépossédés au profit de la Couronne, ils payeront longtemps, comme nous le verrons, leurs engagements politique et religieux. On comprend pourquoi, dans la seconde moitié du XIIIe siècle, leurs héritiers ne parviendront jamais à retrouver l’intégralité de leurs biens même au prix d’un long et redoutable bras de fer judiciaire avec le roi et ses représentants dans la sénéchaussée de Carcassonne. Il faudra du temps pour que les derniers membres du lignage de Pennautier deviennent des serviteurs zélés du souverain capétien. Quant à la réconciliation avec l’Eglise, nous verrons comment elle advint en offrant à certains des membres de cette turbulente famille de très belles opportunités de carrière.


Samedi 26 avril 2014. L’AEC organise une table ronde au sujet de Raymond Trencavel dernier vicomte de Carcassonne, d’Albi et Béziers.

16 avril 2014

Fig4-PeintureAlcanizDetailSamedi 26 avril 2014 à 14 h 30, l’AEC / René Nelli a le plaisir de vous convier à une table ronde consacrée à Raymond Trencavel, dernier vicomte de Carcassonne, d’Albi et de Béziers. Avec Gauthier Langlois, Bernard Mahoux et Charles Peytavie.

Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes à Carcassonne.
Entrée libre et gratuite
Une collation et une séance de dédicaces seront proposées à la suite de cette table ronde.

Raymond Trencavel, de l’Histoire au mythe.

Raimond Trencavel est une figure de l’histoire carcassonaise, biterroise ou albigeoise. Né vers 1206 Raimond Trencavel est le fils du vicomte Raimond Roger II et d’Agnès de Montpellier. Après le décès de son père en 1209 il est confié au comte Raimond-Roger de Foix, puis après la mort de ce dernier en 1223, de son fils Roger-Bernart. De retour à Carcassonne en 1224, il est contraint de fuir en 1227 et trouve refuge au sud des Pyrénées sur les terres du roi Jaume Ier d’Aragon.En 1240, il tente sans succès de reprendre la Cité. Sept ans plus tard, il fait sa soumission au roi de France et l’accompagne vers la Terre sainte.Il meurt vers 1267.

A l’occasion de cette table ronde, Gauthier Langlois reviendra sur le parcours du dernier vicomte de Carcassonne et sa participation à plusieurs campagnes militaires. Il nous expliquera pourquoi, à travers des recherches inédites, Raymond Trencavel est représenté sur une peinture murale du début du XIVe siècle conservée au château d’Alcañiz, siège de l’ordre de Calatrava en Aragon.

En exclusivité, la présentation du nouveau roman de la saga sur les Trencavel écrit par Bernard Mahoux 


Le romancier Bernard Mahoux, auteur d’une grande saga romanesque consacrée aux Trencavel, nous présentera son nouveau livre, tout juste sorti en librairie, consacré aux vingt premières années de Raymond Trencavel: Le retour du Rebelle. Avec lui, nous parlerons du souvenir laissé par Raymond Trencavel dans la mémoire des pays d’Oc et comment à notre époque un romancier peut s’inspirer de cette grande figure de notre histoire.

livre bernard MahouxLe livre de Bernard Mahoux, Le Retour du Rebelle. Tome 1. La bataille de Muret, TDO éditions, 2014, présenté pour la première fois à l’occasion de cette table ronde, sera disponible en librairie fin avril.

Tous les renseignements sur la sortie du livre ici:

http://www.tdo-editions.fr/collection-histoire-du-sud/160-roman-historique-le-retour-du-rebelle-9782366520439.html

 

 

 


A Salles-sur-Cérou (Tarn), sur les traces du sergent Imbert de Salles, défenseur de Montségur en 1243-1244.

12 septembre 2013

ImageSamedi 15 septembre 2013, à l’occasion des prochaines Journées européennes du Patrimoine, Salles-sur-Cérou (dans le Tarn, près de Cordes), met à l’honneur le sergent Imbert de Salles, défenseur de Montségur lors du siège de 1243-1244.

Visite du village et de l’église de Salles, conférence « La vie rêvée d’Imbert de Salles », parcours de randonnée (à pied, à VTT)
3 évènements à Salles sur Cérou :

– Parcours de randonnée en famille à pied de 15 km pour découvrir le patrimoine culturel et environnemental de la vallée du Cérou avec des points quizz où des questions seront posées. Le sentier thématique « La vallée de la croisade » sera commenté. Un parcours VTT de 25 km et un parcours trial sur 25 km seront proposés. RDV à 8h30, départ en 9h et 10h.

– Visite commentée de l’église St Sauveur et découverte d?étonnantes pierres gravées dans le village. RDV à 15h place des marronniers.

– A 16h : conférence donnée par Bernard Mahoux à l’église St Sauveur sur « La vie rêvée d’Imbert de Salles » à l’occasion de la sortie du roman « le dernier défenseur de Montségur ». Gratuit.

Bernard Mahoux est Albigeois. Romancier, passionné par l’Histoire de l’Occitanie, il fait revivre à travers ses romans les plus riches heures médiévales du Midi en exaltant magnifiquement sa civilisation prestigieuse et son esprit frondeur. Il est l’auteur de la saga en plusieurs volumes, La malédiction des Trencavel.

Le nouveau livre de Bernard Mahoux est disponible aux éditions TDO.

Fils du châtelain de Salles-sur-Cérou près de Cordes, cadet sans fortune pris dans la sale guerre déclenchée par la croisade contre les albigeois qui oppose l’Église de Rome à l’Église cathare, le jeune Imbert n’a d’autre choix que d’exercer le métier de moine ou celui de soldat. Il est de toutes les rebellions et, une fois la paix signée par le comte de Toulouse, il s’emploie à escorter les bannis, Bons Hommes, Bonnes Dames, faidits et tous ceux qui fuient la terrible Inquisition.Il se trouve à Montségur quand le sénéchal de Carcassonne, bien décidé à en finir avec les hérétiques, vient assiéger la cité Sainte. Là, il tombe éperdument amoureux de Bernarda, l’une des filles du seigneur de Lavelanet, réfugiée elle aussi sur le pog, et veut l’épouser. Hélas, le père de la jeune fille, hérétique jusqu’à l’os, ne veut rien entendre de tel. Il a le projet d’en faire une Parfaite… Mais Imbert n’est pas homme à renoncer. On ne renonce pas quand on est amoureux d’un ange !L’histoire d’Imbert, tour à tour moine, soldat, et qui se montrera rusé pour échapper à l’Inquisition, nous entraîne dans un tourbillon d’aventures palpitantes.

Sur cette manifestation :

http://www.ladepeche.fr/article/2013/09/12/1706689-a-salles-avec-mahoux.html


Retour en images sur la Journée découverte à Alet-les-Bains.

14 mai 2013

Alet-les-Bains. L’église paroissiales Saint-André et les ruines de l’abbaye Sainte-Marie.© Franc Bardou.

Bugarach et le Razès depuis le hameau et la chapelle de Saint-Salvayre.© Franc Bardou.

Nous étions 80 sur les traces des Bons hommes à Alet-les-Bains . Merci à tous ceux qui ont rendu possible cette belle journée découverte, en particulier nos adhérents Marie-Thérèse Delaprez et Renaud Hertz et sur place MM. Jean Ribes et Jean-Jacques Hortoul. Les Alétois nous ont rendu un accueil chaleureux et nous ont ouvert les portes d’un patrimoine médiéval remarquable parfois insoupçonné. Le matin, Charles Peytavie nous a retracé les démêlés des moines bénédictins de Saint-Marie d’Alet avec l’inquisition et les archevêques de Narbonne à l’époque de la Croisade. A partir de ses recherches inédites, il a su replacer cet épisode dans un contexte troublé dont les enjeux remontaient en fait aux dernières décennies du XIIe siècle, à l’époque des Trencavel. Jean Ribes nous a ensuite guidé à travers les rues d’Alet jusqu’à l’église paroissiale Saint-André. A travers son  témoignage très vivant, nous avons pu ainsi apprécié tout le soin apporté par les Alétois et leur équipe municipale à la mise en valeur de leur patrimoine. La visite de l’église paroissiale Saint-André restera grâce à lui un merveilleux souvenir et même pour beaucoup d’entre nous une révélation.

Après le repas pris en commun à la salle des fêtes d’Alet, nous avons pu visiter les ruines de l’abbaye Saint-Marie et de l’ancienne cathédrale. Tandis que MM. Ribes et Hortoul mettaient l’accent sur les toutes dernières restaurations accomplies sur le site, Charles Peytavie nous présentait le tout dernier travail publié par l’archéologue Bénédicte Palazzo-Bertholon  consacré à la redécouverte du programme ornemental de stucs et d’enduits peints de l’ancienne église Sainte-Marie. La journée s’est terminée par la visite de la chapelle du hameau de Saint-Salvaire et un concert improvisé de chants de troubadour par notre ami Franc Bardou très inspiré par la vue magnifique depuis le hameau sur le Razès et le pic de Bugarach.

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Alet et son abbaye au temps des cathares. L’AEC vous invite à sa nouvelle journée découverte à Alet-les-Bains le samedi 4 mai 2013.

18 avril 2013

L’AEC / René Nelli vous invite à sa deuxième journée découverte le samedi 04 mai 2013 à Alet-les-Bains (Aude).

Cette journée, mise en place par nos bénévoles et en particulier Marie-Thérèze Delaprez avec le concours de Renaud Hertz, est organisée avec le soutien de la municipalité d’Alet-les-Bains et son représentant M. Jean-Jacques Hortoul.

Au programme de cette journée, nous avons prévu une visite commentée du village, de l’église paroissiale Saint-André (sous la conduite de Jean Ribes) et de l’abbaye Notre-Dame. En matinée, l’historien médiéviste Charles Peytavie nous présentera une conférence inédite intitulée: Alet et son abbaye au temps des cathares et de la Croisade albigeoise.

L’histoire d’Alet, au tournant des XIIe et XIIIe siècles, ne se limite pas, seulement, à celle de sa prestigieuse abbaye. A la veille de la Croisade, le développement du bourg est au cœur de la stratégie des Trencavel, vicomtes de Carcassonne, visant à asseoir plus fortement leur pouvoir en Razès. L’essor d’Alet attire de nouvelles populations et avec elles leurs idées et croyances nouvelles, jugées hérétiques par l’Eglise. Deux communautés religieuses y prennent de plus en plus d’importance: la communauté juive et la communauté des croyants cathares. Mais avec la Croisade et l’intervention de la Couronne capétienne, l’esprit de tolérance dont font coutume les moines bénédictins et les familles seigneuriales locales deviendra rapidement suspect. Les moines et toute la population d’Alet sont la cible des légats du pape et des inquisiteurs. Un temps exilés et accusés d’hérésie, les bénédictins devront tout mettre en œuvre pour récupérer leur abbaye. Quant aux Alétois, malgré l’acharnement des inquisiteurs, ils feront tout pour maintenir leurs droits et poursuivre l’expansion de leur localité.

Nous terminerons la journée par la visite de la chapelle romane du hameau de Saint-Salvayre.

Vous pouvez consulter et télécharger le programme et le bulletin d’inscription de cette journée  en cliquant sur le lien ci-dessous:

Programme de la Journée Découverte de l’AEC à Alet samedi 4 mai 2013


Les petits monastères des Corbières au Moyen Age et une possible représentation de Raymond Trencavel au programme des conférences de la SESA à Carcassonne, samedi 16 mars à 14 h 30.

12 mars 2013

Dans le cadre des séances mensuelles de la  Société d’Etudes Scientifiques de l’AudeGauthier Langlois proposera samedi 16 mars 2013 deux communications consacrées à l’histoire médiévale méridionale. Les séances de la SESA se tiennent à l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue de Verdun à Carcassonne. Entrée libre et gratuite.

Saint Victor de Montveyre, à Fontjoncouse, la chapelle vue du sud-est.

Saint Victor de Montveyre, la chapelle vue du sud-est.© Gauthier Langlois.

Les petits monastères des Corbières : un encadrement religieux dense (IXe-XIIIe siècles)

L’étude des petits monastères médiévaux est souvent négligée au profit de l’étude des grands monastères. Les raisons sont multiples, notamment l’absence ou la modestie des vestiges conservés et la disparition des sources écrites. Ces lacunes de la recherche ont conduit à sous-estimer l’encadrement religieux et à proposer, par exemple, d’expliquer le succès de la diffusion du catharisme dans certaines régions par ce faible encadrement religieux. Or il n’en est rien : cellules monastiques, petits et grands monastères constituent un maillage dense, notamment dans les Corbières.

Saint-Martin-des-puits. Église – Vue générale depuis le nord. © Gauthier Langlois.

La plupart de ces monastères sont des fondations carolingiennes. Mais tout comme les entreprises, le monde monastique au Moyen Âge est loin d’être figé : il est animé par des mouvements de création, disparition, fusion, absorption, délocalisation…

C’est l’histoire de quelques-uns de ces monastères que je vais vous conter : la cella de Padern, la prévôté de Sainte-Marie de Peyrepertuse, les abbayes Sainte-Marie d’Orbieu à Montjoi, Sainte-Eugénie à Peyriac-de-Mer, Saint-Martin-des-Puits, Saint-Victor à Fontjoncouse…

Sceau de Raimond-Roger Trencavel, 1247Une représentation du vicomte Raymond Trencavel sur une fresque représentant la conquête de Valence (1238)

Aucune représentation du dernier vicomte de Carcassonne, Albi et Béziers n’était connue, à l’exception de celle figurant sur ses sceaux. Sur une fresque aragonaise de la fin du XIIIe siècle, il est possible de repérer un cavalier en armes dont le blason correspond à celui des vicomtes de Carcassonne. La nouvelle interprétation de cette fresque permet de trancher entre les différentes hypothèses sur les couleurs des armoiries des Trencavel, couleurs jusque là inconnues, et de supposer la participation de  Raimond II Trencavel au siège de Valencia (1238).

Trois notes de numismatique audoise proposées par Michel CAU clôtureront la séance (Médaille offerte à M. Bunau-Varilla par la ville de Carcassonne en 1926. Médaille souvenir de la fête des Cadets de Gascogne 6-19 août 1898. Médaille à l’effigie de Monseigneur de Grignan, évêque de Carcassonne).


La vie quotidienne à Durban et dans les châteaux des Corbières au Moyen Âge. Une conférence de Gauthier Langlois.

4 octobre 2012

Située à une demi-heure de Narbonne ou de Perpignan, la commune de Durban-Corbières possède un riche patrimoine plutôt méconnu. Je vous propose de vous faire connaître l’histoire du château de Durban et la vie quotidienne de ses habitants au Moyen Âge dans une conférence qui se tiendra le 19 octobre 2012 à 18 h 30 au foyer municipal.

Cette conférence est organisée par le Comité de Sauvegarde du Vieux Durban. Elle est accessible à tout public. Les enfants seront les bienvenus et pourrons y participer de manière ludique.

Empreinte en cire du sceau de Vésiade de Durban, vers 1300. Cliché : Comité de sauvegarde du vieux Durban

Durban au Moyen Âge

Le château de Durban.© Charles Peytavie.

Durban est situé dans un espace densément peuplé et christianisé dès l’Antiquité. En témoigne la présence de nombreux lieux de cultes anciens, autrefois associés à des habitats. Au début Moyen Âge c’est le chef-lieu d’une petite baronnie des Corbières, vassale des vicomtes de Narbonne. Le premier seigneur connu, Guilhem Ebrin, prête serment de fidélité pour les châteaux de Durban et Saint-Martin au vicomte de Narbonne vers 1020. Mais ses descendants de ne vont pas toujours respecter cette fidélité. En 1058 ils accueillent l’archevêque de Narbonne en conflit avec son archidiacre et le vicomte. À cette occasion l’église de Durban est érigée en cathédrale et accueille les reliques des saints Just et Pasteur. Dans la première moitié du XIIe siècle, Guilhem de Durban en conflit avec Narbonne devient un fidèle des Trencavel, vicomtes de Carcassonne. Ces derniers le récompensent par l’attribution de plusieurs fiefs. Au début du XIIIe siècle les seigneurs de Durban nouent des alliances avec plusieurs familles hérétiques, dont les Cabaret. Pourtant ils ne sont pas inquiétés pendant la croisade des Albigeois. Et à la fin du XIIIe siècle ils reconstruisent leur château pour lui donner la forme d’un vaste palais urbain. Leurs descendants restent seigneurs de Durban et propriétaires du château jusqu’au XVIIIe siècle.

Plus de renseignements sur le site personnel de Gauthier Langlois : http://paratge.wordpress.com/2012/10/03/la-vie-quotidienne-a-durban-et-dans-les-chateaux-des-corbieres-au-moyen-age/


Gauthier Langlois, historien médiéviste, administrateur de l’AEC / Nelli, primé par la Société archéologique du Midi de la France

8 mars 2012

Dame Carcas. Première représentation connue, vers 1626.

Nous venons tout juste de l’apprendre. Notre ami et administrateur Gauthier Langlois, historien médiéviste, spécialiste de la Croisade albigeoise et de l’histoire médiévale méridionale, bien connu pour ses travaux sur la famille de Termes et l’histoire de l’exploitation minière dans les Corbières, vient de recevoir le prix spécial de la Société archéologique du Midi de la France pour son nouveau travail sur la légende de Dame Carcas :  » Dame Carcas. Une légende épique occitane« .

Gauthier Langlois. © Charles Peytavie.

La remise du  prix aura lieu lors de la prochaine séance publique de la Société à Toulouse, le dimanche18 mars prochain dans la grande salle de l’hôtel d’Assézat, à partir de 16 heures. A noter qu’après la remise des différents prix octroyés par la Société, il sera possible d’assister à une conférence sur les églises du Moyen Age dans le Lot proposée par  Nicolas Bru, Maurice Scèlles et Gilles Séraphin, auteurs du livre Archives de Pierre. Les églises du Moyen Age dans le Lot.

L’ensemble des membres de  l’AEC / René Nelli adresse ses félicitations à Gauthier Langlois et espère que son étude trouvera prochainement un éditeur.

Une partie de cette recherche innovante sur le mythe et la légende de Dame Carcas, qui dérive probablement selon Gauthier Langlois d’une chanson de geste médiévale aujourd’hui perdue écrite  au XIIe ou au XIIIe siècle destinée à appuyer la légitimité des Trencavel, vicomtes de Carcassonne, est à lire dans les deux derniers bulletins de la Société d’Etudes Scientifique de l’Aude: La légende de Dame Carcas. Les origines épiques. Bulletin de la Société d’Etudes Scientifique de l’Aude, tome CIX, 2009 et tome CX, 2010.


Carcassonne au temps des cathares. Une conférence de Marie-Elise Gardel sur un faubourg de la Cité sorti de terre.

15 septembre 2011

Les fouilles du site de Granholet - février 2010. © Charles Peytavie.

Dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine, la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude  lève le voile sur un quartier médiéval disparu de la Cité de Carcassonne :

Granolhet, le faubourg de la Cité sorti de terre.

Vu la faible quantité d’informations archéologiques dont on dispose à ce jour sur les abords de la Cité au temps des Trencavel et de la Croisade albigeoise, les sondages menés entre 2008 et 2010 Porte d’Aude, à l’est du monument, par Marie-Elise Gardel et son équipe de l’Amicale Laïque de Carcassonne contribuent à l’étude de l’évolution urbaine de Carcassonne. C’est à ce jour la seule « fenêtre » que nous possédons sur la ville avant sa destruction dans l’hiver 1240-1241.

Vestiges du faubourg de Granholet - février 2010. photo Charles Peytavie.

Cette séance exceptionnelle est organisée Samedi 17 septembre 2011 à partir de 14 heures à l’auditorium des Jésuites, rue des Etudes, en collaboration avec la ville de Carcassonne. Entré gratuite. Au programme :

– Présentation du contexte historique : Carcassonne au temps de la Croisade, une ville entre deux sièges (1209-1240), par Charles Peytavie, historien médiéviste, président de la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude.

– Conférence de Marie-Elise Gardel, archéologue médiéviste, Amicale laïque de Carcassonne : Granolhet, le faubourg médiéval de la Cité sorti de terre.  Existant au pied de la Porte d’Aude avant le grand siège de 1240, ce faubourg est détruit à cette date suite à la rébellion du vicomte Trencavel face au roi de France. Après 1247, le souverain capétien autorise pourtant sa reconstruction sur la rive droite de l’Aude, jusqu’en 1260, date d’édification du Bourg Neuf, actuelle ville basse de Carcassonne, sur la rive gauche du fleuve. Les fouilles entreprises entre 2008 et 2010 ont donc permis la découverte d’un jalon important de l’histoire urbaine de la Cité et de la ville basse de Carcassonne.