Samedi 17 décembre 2011, à Carcassonne. La SESA propose une conférence inédite sur le château de Bouisse.

12 décembre 2011

Samedi 17 décembre 2011, à 15 H 30, la Société d’Etudes Scientifique de l’Aude vous invite à découvrir le décor d’apparat du château de Bouisse.

Le château de Bouisse.© Ch. Peytavie.

Il y a un peu plus de soixante ans, le 28 avril 1951, René Nelli achetait le château de Bouisse et entreprenait aussitôt de restaurer cet ancien château féodal largement remanié au XVIIe siècle sous l’impulsion des propriétaires Gérard de Saint-Jean de Moussoulens et Catherine de Goût. L’édifice, aujourd’hui propriété de Philippe Ramon, abrite deux superbes cheminées monumentales élevées aux alentours de 1659-1660. Ces deux éléments d’apparat au décor peint de qualité et de conservation diverses sont des témoins d’une ambition artistique et honorifique qui mérite d’être valorisée et mieux connue du grand public.

La cheminée monumentale du 2e étage du château de Bouisse. © Charles Peytavie.

Spécialistes de l’architecture et des décors des monuments de la Renaissance toulousaine, Sarah Munoz et Colin Debuiche, doctorant en Histoire de l’Art moderne à l’université de Toulouse-Le Mirail et membre de l’équipe 11 du laboratoire CNRS FRA.M.ESPA, se sont intéressés à ces deux cheminées exceptionnelles. Leur étude inédite permet de mieux comprendre la diffusion et la persistance des modèles artistiques dans le Midi de la France, entre la fin du XVIe siècle et le milieu du siècle suivant, ainsi que les procédés de revendication et d’affichage sociaux de ceux qui en passent commande à cette époque.

Colin Debuiche devant la grande cheminée monumentale du 2e étage du château de Bouisse, juin 2009. © Ch. Peytavie.

Cette conférence est ouverte à tous et gratuite ; elle se tiendra à l’Auditorium de la Chapelle des Jésuites, rue des Etudes, dans la ville basse de Carcassonne. Elle sera précédée à 14 h 30 d’une  conférence de Michel Cau : Les progrès techniques dans l’agriculture audoise au XIXe siècle.

Charles Peytavie et Henri Gougaud évoquent les cathares à Agde.

1 décembre 2011

Vendredi 2 décembre 2011, la Médiathèque Maison des Savoirs à Agde, Place du Jeu de Ballon, vous invite à une soirée consacrée aux cathares:

18h30  : conférence « Les Cathares en Languedoc«  par Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme et de la Croisade albigeoise.

Comment les stratégies complexes mises en place par l’Eglise romaine pour anéantir les Cathares ont-elles pesé dans la vie quotidienne des hommes et des femmes du Midi ?

Entrée libre – réservation conseillée

21h : spectacle conté par Henri Gougaud

Découvrez la magie de cet auteur et conteur natif des Corbières, véritable passeur de mots dont la voix invite au silence et à la rêverie. Henri Gougaud vient de publier un nouveau roman sur fonds de catharisme à Pamiers au XIIIe siècle, L’enfant de la neige (Albin Michel, 2011).

Pamiers. XIIIe siècle. L’Inquisition rôde encore sur cette région. Jaufré, un enfant abandonné devenu troubadour, revient au pays. Il y retrouve sa nourrice Thomette, son demi-frère Alexis, le père abbé Aymar qui l’a élevé, le luthier qui l’a initié à la musique, le bibliothécaire du monastère, et tout un petit peuple haut en couleur. Jaufré découvrira l’amour et un mystérieux manuscrit hérétique dans les combles de l’église. Se dévoileront peu à peu les énigmes douloureuses qui hantent les ruines récentes du château fort, les caves du monastères et l’esprit des gens.
Tarif 4 € ; tarif réduit 2€ – réservation conseillée

Réservation : 04 67 94 67 00

Contact : Médiathèque Maison des Savoirs à Agde


Une conférence inédite à ne pas manquer. Le château de Quillan, un exemple méconnu d’architecture médiévale du XIVe siècle.

19 août 2011

Le château de Quillan, un bel exemple d’architecture médiévale, militaire et résidentielle.

Le château de Quillan.

Les volumes massifs du château de Quillan surplombent la ville depuis le début du XIVe siècle. Son histoire, associée à celle des archevêques de Narbonne, seigneurs de Quillan, et son architecture, au croisement entre celle des forteresses royales qui surveillent la frontière sud du royaume de France (Carcassonne, Puilaurens, Peyrepertuse, etc.) et celle des résidences privées que se font construire certains seigneurs de la région à l’instar des archevêques de Narbonne (Arques, Puivert, Villerouge-Termenès), en font l’un des plus beau fleurons de l’architecture en vogue au tournant des XIIIe et XIVe siècle dans la haute vallée de l’Aude. Cette conférence se propose de vous faire découvrir l’importance de ce château, symbole de l’important pouvoir seigneurial des archevêques de Narbonne dans cette région désormais contrôlée par le pouvoir capétien. Depuis une quinzaine d’années, grâce à l’action de la municipalité, ce site fait l’objet d’une attention particulière de la part des archéologues et des historiens. Les résultats de ces recherches et les études menées sur le bâti permettent aujourd’hui de mieux connaître  les étapes de la construction de cet édifice et les usages à la fois militaires et résidentiels qu’ont pu en faire les archevêques de Narbonne jusqu’à la Révolution.

Vestige de l'imposante tour-porte du château de Quillan.

Cette conférence inédite vous sera présentée par Léna Hessing,  médiatrice culturelle, titulaire d’un master d’histoire de l’art médiéval obtenu à  l’Université Paul Valéry de Montpellier, auteur d’un mémoire de synthèse sur les recherches archéologiques, historiques et architecturales du château de Quillan.

Mardi 23 août 2011, à Quillan, 21 heures, salle de La Cigale, entrée gratuite.


Une conférence sur une page oubliée de l’histoire des Corbières au Moyen Age

2 août 2011

Chasse à l'ours dans les Pyrénées. Livre de chasse de Gaston Phébus, 1387-1389. Enluminures du début du XVe siècle.

La chasse à l’ours dans les Corbières et les Pyrénées au Moyen Âge

L’ours déchaîne les passions. En témoigne le conflit récurrent entre ceux qui veulent sauver de la disparition l’un derniers fauves européens dans son milieu naturel pyrénéen et ceux qui voient en lui surtout un prédateur des troupeaux. Au début du Moyen Âge l’ours est encore abondant, présent dans presque toute l’Europe et la Méditerranée. Au XIIIe siècle on le chasse encore dans les Corbières tout près de Carcassonne ou de Narbonne. Comment est-il perçu par les hommes de cette époque ? Est-ce le roi des animaux, un gibier de choix, un animal diabolique ou un simple prédateur ? Pourquoi disparaît-il pour ne subsister que dans les Pyrénées et quelques autres massifs ? C’est à ces questions que Gauthier Langlois tentera de répondre à partir de ses recherches.

Gauthier Langlois est professeur d’histoire-géographie à Carcassonne, historien et archéologue. Spécialiste d’histoire médiévale et d’histoire des techniques collaborant à plusieurs magazines grand public et revues spécialisées, il a publié divers ouvrages notamment une biographie du chevalier Olivier de Termes et une bande dessinée racontant l’histoire de l’Aude. Il a collaboré à plusieurs ouvrages collectifs dont ceux de la collection Vilatge al pais sur les cantons de l’Aude. Il va publier une étude sur la légende de dame Carcas.

Cette conférence diaporama aura lieu mardi 9 août 2011 à Quillan, salle de la Cigale, à 21 heures. Entrée gratuite.


Une conférence sur le catharisme dans la Haute vallée de l’Aude et le Pays de Sault

25 juillet 2011

Sceau de Bernard-Othon de Niort, vers 1226.

Dans la seconde moitié du XIIe siècle, le christianisme dissident de ceux que l’on appelle aujourd’hui les cathares se répand dans la Haute vallée de l’Aude, le Pays de Sault et les Corbières. Plusieurs grandes familles de l’aristocratie locale, comme par exemple les Niort (installés à Quillan et dans de nombreux lieux du Pays de Sault) ou les Sermon (coseigneurs du Bézu), dévoilent leur attachement à ceux que l’Eglise catholique désigne alors comme hérétiques. A travers leurs denses réseaux familiaux et une communauté de fidèles très active, la dissidence s’organise au point de fédérer autour d’elle des liens indéfectibles. C’est donc tout naturellement, malgré la Croisade contre les Albigeois, entre1209 et 1229, puis l’intervention du pouvoir capétien et de l’Inquisition à partir des années 1230,que la Haute vallée de l’Aude, le haut Razès et le Pays de Sault offrent un refuge hospitalier aux Bons hommes et aux Bonnes femmes et à tous ceux qui, affidés ou non des hérétiques, entrent en rébellion contre Rome ou la Couronne. D’abord aux yeux de tous, presque en toute impunité et en liaison avec Montségur, puis de plus en plus dans la clandestinité, mis à mal par les inquisiteurs et la réorganisation des institutions catholiques, le catharisme survit tant bien que mal dans ces régions montagneuses jusqu’au tout début du XIVe siècle.

Historien médiéviste, spécialiste des cathares, Charles Peytavie reviendra sur les moments clés de l’histoire forte des ces chrétiens disparus dont le souvenir et la mémoire anime encore solidement la Haute vallée de l’Aude.

Mardi 26 juillet 2011, à Quillan, 21 heures, salle de La Cigale, entrée gratuite.

A noter trois prochains rendez-vous à Quillan, salle de La Cigale cet été :

Le mardi 2 août 2011, 21 heures. Le catharisme. Un christianisme médiéval. Une conférence diaporama de Thomas Charpentier, guide-conférence, archéologue.

Le mardi 9 août 2011, 21 heures. La chasse à l’ours dans les Corbières et les Pyrénées au Moyen Âge. Une conférence diaporama de Gauthier Langlois, historien médiéviste, spécialiste des l’Histoire des Corbières au Moyen Âge.

Le mardi 23 août 2011, 21 heures. Le château de Quillan au Moyen Age. Un bel exemple d’architecture médiévale militaire et résidentielle en Haute vallée de l’Aude. Une conférence diaporama de Lena Hessing, archéologue, auteur d’un master sur le château de Quillan.


L’archéologie des fortifications médiévales, enjeux et questionnements

20 juillet 2011

Lastours. © Franc Bardou

Pour la troisième année consécutive, l’Amicale laïque de Carcassonne organise du 25 au 29 juillet à Carcassonne et à Lastours (Aude) son université d’été consacré aux en enjeux et questionnements de l’archéologie médiévale. Cette année, la première partie de ce rendez-vous permettant la rencontre entre professionnels, chercheurs et grand public abordera les profondes mutations qu’a connu ces dernières années le monde de l’archéologie:spécialisation de plus en plus grande des savoirs produits, professionnalisation accrue, diversification des débouchés et donc des statuts, ouverture de l’archéologie préventive à la concurrence, intensification de la demande sociale,etc. Par leur ampleur, les adaptations que ces évolutions commandent génèrent fatalement paradoxes, résistances et malaises. Ceux-ci se sont manifestés avec d’autant plus d’acuité que l’archéologie, aux antipodes de l’autarcisme, multiplie les voisinages, à savoir ceux, composites, des disciplines soeurs (l’histoire,l’architecture…), des associations et sociétés savantes, des élus, des collectivités, des aménageurs, des visiteurs, des citoyens.

Pour répondre aux questions que l’archéologue se pose aujourd’hui quant à son devenir, il ne saurait faire l’économie du dialogue avec les interlocuteurs d’horizons divers avec lesquels il collabore, à un moment ou un autre. L’ambition de la première partie de l’Université d’été, localisée à Carcassonne, ouverte à tous, est précisément de mobiliser ces différents points de vue, non seulement pour donner des tenants et aboutissants de l’archéologie d’aujourd’hui une idée plus juste, mais aussi pour contribuer à la réflexion qu’exige le passage à l’archéologie de demain.

La deuxième partie de l’Université d’été, dont les séances auront lieu à Lastours, à l’ombre de ses quatre châteaux, sera consacrée à « La fortification médiévale », sujet d’étude actuellement en crise : grâce à des interventions pluridisciplinaires, différentes approches concernant les fortifications du sud de la France pourront être comparées : le Château comtal de Carcassonne et les châteaux de Lastours;  le château de Citou, Minerve, Hautpoul et le château de Caseneuve dans le Vaucluse.

Lieux :
25/26 juillet : Auditorium, ancienne Chapelle des Jésuites, Rue des études, 11000 Carcassonne
27 juillet : Site des quatre châteaux, 11600 Lastours
28/29 juillet : Salle polyvalente, Accueil des Châteaux, 11600 Lastours

Entrée libre

Programme complet de l’Université d’été 2011


6e rencontre de Serres

10 juillet 2011

Femmes de combat et guerrières de Dieu au temps de la Croisade albigeoise.

Samedi 16 juillet, à 18 heuresLes amis de Jean Deschamps et l’association Patrimoine de Serres, accueillent comme chaque année depuis six ans, au théâtre de plein air du château de Serres (Haute vallée de l’Aude, entre Couiza et Arques), les historiens du catharisme et de la croisade albigeoise. Cette année, alors que se termine la commémoration de la mort de Dame Guiraude à Lavaur, exécutée en mai 1211 par les armées croisées commandées par Simon de Montfort, l’accent sera mis tout particulièrement sur l’histoire des femmes au coeur des évènements de cette guerre qui fut la première croisade organisée par l’Eglise au coeur de l’Occident chrétien entre 1209 et 1229. Michel Roquebert, historien du catharisme, auteur de l’Epopée cathareCharles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste de la Croisade contre les Albigeois et Franc Bardou, écrivain occitan et spécialiste des troubadours, seront les animateurs de cette conférence. Ils évoqueront ensemble quelques unes de ces femmes qui, dans le camp des croisés, telle Alix de Montfort ou Mathilde de Garlande, ou dans les rangs des méridionaux, Guiraude de Laurac et bien d’autres femmes combattantes animant  les machines de guerre sur les remparts de Toulouse menacés par les croisés, ont gravé par leurs actions cette page sanglante et tragique de l’histoire méridionale.

Un apéritif offert par les organisateurs clôturera cette manifestation.

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