Samedi 27 septembre 2014. Nouvelle journée découverte de l’AEC à Burlats dans le Tarn sur les pas de la vicomtesse Adélaïde et du catharisme dans le pays castrais.

5 septembre 2014

 

Le village de Burlats. Photo Franc Bardou.

Samedi 27 septembre 2014, l’AEC / René Nelli vous propose une nouvelle journée découverte à Burlats (8 km en amont de Castres) sur les pas de la vicomtesse Adélaïde et du catharisme en pays castrais dans la vallée de l’Agoût.

Nombre d’inscrits limité à 70 personnes. Journée gratuite pour les adhérents (sauf repas)

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

10 h 00 : Accueil par notre présidente Annie Lambert à Burlats (8 km en amont de Castres) devant la mairie du village installée dans les ruines de l’ancien prieuré Saint-Pierre.

Les vestiges du prieuré Saint-Pierre de Burlats.

Les vestiges du prieuré Saint-Pierre de Burlats. Photo Franc Bardou.

10 h 30 : Début de la visite du village sous la conduite de Jean-Louis Spertino (Association Patrimoine et culture du Burlats), avec la participation de Bernard Mahoux et Charles Peytavie. Au programme, visite des vestiges de l’ancien prieuré Saint-Pierre, visite du pavillon d’Adélaïde, découverte du village médiéval (Maison d’Adam, tour de la Bistoure, castel du Burlats).

La pavillon d'Adélaïde à Burlats (XIIe siècle).

La pavillon d’Adélaïde à Burlats (XIIe siècle). Photo Franc Bardou.

13 h 00 : Repas en commun au centre d’accueil Le Moulin des Sitelles, labellisé Gîtes de France.

15h 00 – 16 h : Conférence de Charles Peytavie, historien médiéviste : Adélaïde « comtesse de Burlatz». De l’Histoire à la légende.

Adélaïde et le vicomte Roger II.

Adélaïde et le vicomte Roger II. Photo Franc Bardou.

Nièce de roi (le capétien Louis VII), fille de comte (celui de Toulouse Raymond V), mariée en 1171 au vicomte Roger II de Béziers, la vicomtesse Adélaïde (ou Adelaïs) fut louée pour sa beauté et sa courtoisie par les plus grands troubadours de son temps. Dans la seconde moitié du XIIe siècle, sa cour, en particulier lorsqu’elle réside à Castres ou à Burlats, fut l’une des plus renommée du Midi. Mais mêlée à tous les conflits de son temps, Adélaïde entre aussi dans la postérité par ses gestes politiques en particulier lorsque la papauté étend son action contre l’hérésie aux terres des Trencavel et désigne Lavaur comme «le siège de Satan». Au cours de l’été 1181, elle doit ainsi faire face dans cette cité à la première expédition guerrière contre l’hérésie conduite par un légat du pape en pays chrétien. Sa gestion de cette crise sera connue dans toute l’Europe. Elle contribuera aussi, par delà les siècles, à assurer la renommée de la «comtesse de Burlatz».

Cette conférence sera prolongée par une discussion autour de la légende d’Adélaïde avec le romancier Bernard Mahoux, auteur de la saga La Malédiction des Trencavel.
Dédicaces.

17 h 00 : Fin de la journée.

Le bulletin d’inscription pour la journée et le bulletin de réservation pour le repas en commun sont à télécharger ici : Programme de la journée et bulletin d’inscription JD Burlats 2014Les bords de l'Agoût et la tour de la Bistoure. Photo Franc Bardou.

Les bords de l’Agoût et la tour de la Bistoure. Photo Franc Bardou.

 


Le manuscrit du roman de Flamenca exposé tout le mois de janvier à Carcassonne.

7 janvier 2014

16-63dcb3105aDepuis le 2 janvier et jusqu’à la fin du mois, la Bibliothèque d’agglomération de Carcassonne accueille dans les locaux de la médiathèque Grain d’Sel, l’exposition itinérante du CIRDÒC : Flamenca, cap d’òbra occitan del sègle XIII / Flamenca chef-d’oeuvre occitan du XIIIe siècle.

« L’oeuvre la plus impie du Moyen Age ». René Nelli. L’érotique des troubadours, 1963.

Le public pourra ainsi redécouvrir ce manuscrit du XIIIe siècle conservé par la bibliothèque d’agglomération, accompagné des trois kakémonos de l’exposition itinérante réalisée en 2013 par le CIRDÒC. Il pourra également accéder à une borne tactile lui permettant de feuilleter ce roman médiéval relatant les amours interdites de la dòna Flamenca (la flamboyante) et du chevalier Guilhem de Nevers.

Intéressant dossier documentaire consultable en ligne ici:
http://occitanica.eu/omeka/items/show/3169

Horaires de la médiathèque de Carcassonne:

http://catalogue.carcassonne-agglo.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=38&Itemid=29


La Fédération historique de Midi-Pyrénées organise trois jours de congrès consacrés au temps de la bataille de Muret (1213).

18 juin 2013

muret

Les 13-14 et 15 septembre 2013, à Muret (Haute-Garonne),

la Fédération historique de Midi-Pyrénées organise sous la responsabilité de la Société du Patrimoine du Muretain et de la Société des Études du Comminges son 61e congrès :

Le temps de la bataille de Muret
(12 septembre 1213)

9 h 00 Accueil des congressistes

9 h 45  Séance inaugurale
Ouverture du congrès par le Président de la Fédération historique Midi-Pyrénées, le Maire de Muret, le Président du Conseil général de la Haute-Garonne, le Président du Conseil régional, le Consul général d’Espagne à Toulouse, le Sous-préfet de Muret
Présentation des journées par les présidents de la Société du patrimoine du Muretain et de la Société des études du Comminges

10 h 45 Introduction au congrès par Martín Alvira Cabrer, professeur à l’Université Complutense, Madrid

11 h 00 – 12 h 15 Communications

La bataille

Sous la présidence de Martín Alvira Cabrer, Université Complutense, Madrid

Michel Roquebert, Académie des Jeux floraux

Les fondements juridiques de l’intervention de Pierre II d’Aragon sur le théâtre de la Croisade albigeoise

Jean-Louis Biget, École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, Fédération des sociétés intellectuelles du Tarn

Anthropologie de la bataille médiévale : le cas de Muret

12 h 15 – 14 h 00 Déjeuner sur place

14 h 00 – 17 h 30 Communications (deux ateliers parallèles)

Atelier 1

Muret, sa position en Comminges et en pays toulousain :
espaces et hommes au début du XIIIe siècle

Sous la présidence de Gérard Pradalié, Université de Toulouse-Le Mirail, Fédération historique Midi-Pyrénées, & Christophe Marquez, Société du patrimoine du Muretain

Christian Monnier, Société du patrimoine du Muretain

La physionomie de Muret à l’époque médiévale et son évolution

Yann Henry, Société HADÈS

L’occupation du sol et le peuplement sur le territoire communal de Muret pendant le Moyen Age : acquis et zones d’ombre

Jean-Michel Lassure, Société archéologique du Gers

La Garonne à Muret

Gérard Pradalié, Université de Toulouse-Le Mirail, Fédération historique Midi-Pyrénées

Salles et la porte de Salles

Pause

Judicaël Petrowiste, Université Denis Diderot, Paris VII

La ville, la campagne, l’échange. Notes sur l’intégration économique du Toulousain au début du xiiie siècle

Henri Améglio, Société du patrimoine du Muretain

Le site de la bataille de Muret : découvertes archéologiques 1843-1984

Henri Molet et Eric Tranier, INRAP

Saint-Pierre de Perville : ossuaire militaire ou cimetière paroissial ?

Atelier 2

Les royautés et les principautés : enjeux politiques et juridiques

Sous la présidence de Laurent Macé, Université de Toulouse-le Mirail,
& Martin Aurell, Université de Poitiers, Institut universitaire de France

Patrick de Latour, Société des études du Comminges

Bernard IV de Comminges, obligé d’Alphonse le Chaste et vassal de Pierre le Catholique

Francesc Rodriguez Bernal, Université de Lérida

Les vicomtes de Cardona et les absents à Muret

Martin de Framond, Archives départementales de Haute-Loire

Milice et bannière dans les domaines septentrionaux des rois d’Aragon, Millau, Gévaudan, Carladès

Sergi Grau Torras, Université autonome de Barcelone, Institut d’études médiévales

La législation contre l’hérésie dans la Couronne d’Aragon au temps du roi Pierre II d’Aragon

Pause

Josep Serrano Daura, Université internationale de Catalogne

Pierre Ier de Catalogne, de l’Assemblée de paix et de trêve à la Cour générale

Nicolas Leroy, Université de Nîmes, Institut d’histoire des anciens pays de droit écrit

La croisade dans ses confins orientaux : les répercussions de Muret sur la Provence rhodanienne et le Languedoc oriental

Thierry Pécout, Université Jean Monnet, Saint-Etienne

La mort de Pierre II et l’émergence d’une principauté en Provence

18 h 00 – 19 h 00 Conférence publique, sous la présidence de M. André Mandement, Maire de Muret

Martín Alvira Cabrer, Université Complutense, Madrid

Muret 1213 : réflexions sur une bataille perdue

Samedi 14 septembre 2013

9 h 00 – 12 h 30       Communications (deux ateliers parallèles)

Atelier 1

La culture, les langues, les chroniques

Sous la présidence de Michel Banniard, École pratique des hautes études,
& Jacques Poumarède, Fédération historique Midi-Pyrénées

Michel Banniard, École pratique des hautes études

Les enjeux langagiers d’une défaite : la mutation d’un paradigme

Marjolaine Raguin, Université de Haute-Alsace, Institut de recherche en langues et littératures européennes

Les coalisés méridionaux contre la croisade et leur(s) langue(s) : question de politique et de linguistique dans la Chanson de la Croisade albigeoise

Gérard Gouiran, Université Paul Valéry, Montpellier

Troubadours après la bataille

Robert Vinas, Société archéologique de Montpellier

L’image du roi Pierre dans le Llibre del fets (Livre des Faits) de son fils, le roi Jacques Ier

Pause

Vincent Challet, Université Paul Valéry, Montpellier

Muret et la croisade albigeoise à travers le Petit Thalamus de Montpellier : fixation et recomposition d’une mémoire singulière

André Dupuy, Association La Lomagne, mémoire pour demain

Résonances contemporaines d’une défaite : témoignage d’un occitaniste

Atelier 2

Sociétés en évolution

Sous la présidence d’Hélène Débax, Université de Toulouse-Le Mirail, & Benoît Cursente, Université de Toulouse-Le Mirail

Benoît Cursente, Université de Toulouse-Le Mirail

Structures agraires et habitats en changement : des « bastides » avant les bastides

Guy-Pierre Souverville, Société des études du Comminges

Les fondations ecclésiastiques – Hospitaliers, Bonnefont et Nizors –  en Comminges, Nébouzan et  pays de Touges, aux XIIe et XIIIe  siècles

Pierre Vidal, Université Champollion, Albi

Hospitaliers et templiers en Muretain, des premiers établissements (début XIIe) aux premières bastides (milieu XIIIe) : réseaux de pouvoirs et organisation de l’espace

René Souriac, Société des études du Comminges

Bernard IV de Comminges en ses villes maîtresses : les coutumes de Muret (1203) et de Saint-Gaudens (1202)

Pause

Claudine Pailhès, Archives départementales de l’Ariège

Née de la Croisade : les premiers temps de la « Terre du Maréchal »

Magali Baudoin, Université de Toulouse-Le Mirail

Les vicomtes de Labarthe et la Barousse au début du xiiie siècle

Charles Peytavie, Société d’études scientifiques de l’Aude

Les seigneurs de Penne et les événements de la Croisade albigeoise : les ambitions politiques et stratégiques d’un lignage méridional en temps de crise

12 h 30 – 14 h 00     Déjeuner sur place

14 h 00 – 17 h 30     Communications (deux ateliers parallèles)

Atelier 1

Muret 1213, enjeu de mémoire ?

Visions, perceptions et interprétations

Sous la présidence de Philippe Martel, Université Paul Valéry, Montpellier,
& René Souriac, Société des études du Comminges

Bernard Montagnes, Institut historique dominicain, Société archéologique du Midi de la France

Saint Dominique à la bataille de Muret

Pierre-Jean Souriac, Université Jean Moulin, Lyon III

Les enjeux mémoriels de la bataille de Muret au temps des guerres de Religion

Georges Passerat, Institut catholique de Toulouse, Société archéologique de Tarn-et-Garonne

Mary-Lafon (1810-1884), traducteur de la Canso de la crosada

Pause

Rémy Pech, Université de Toulouse-Le Mirail

La célébration du VIIe centenaire de la bataille de Muret, enjeu politique entre les radicaux et les socialistes du Midi

René Soula, Société du patrimoine du Muretain

Les célébrations de la bataille de Muret au XXe siècle : conflits de l’histoire et de la mémoire

Jean-Pierre Amalric, Université de Toulouse-Le Mirail, Fédération historique Midi-Pyrénées

La bataille de Muret vue d’Espagne : questions et interprétations

Atelier 2

Art et représentations

Sous la présidence de Quitterie Cazes, Université de Toulouse Le Mirail, Société archéologique du Midi, & Jean-Louis Biget, École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, Fédération des sociétés intellectuelles du Tarn

Daniel Cazes, Société archéologique du Midi de la France

L’art en Toulousain, pays de Comminges et de Foix au temps de la bataille de Muret

Emmanuel Garland, Société des études du Comminges

La peinture murale au XIIIe siècle. Contribution à l’étude du décor peint des églises de Montsaunès et de Castillon-en-Couserans

Quitterie Cazes, Université de Toulouse-Le Mirail, Société archéologique du Midi de la France

Les sculptures du « troisième atelier » de la Daurade à Toulouse et leurs relations avec la Catalogne

Pause

Hélène Laug, Université de Toulouse-Le Mirail

L’architecture de l’église Saint-Jacques de Muret, du XIIe au XVIe siècle

Christophe Marquez, Société du patrimoine du Muretain

De l’iconographie de Simon de Montfort

17 h 30 – 18 h 00 Conclusion : bilan du congrès

Martin Aurell, professeur d’histoire médiévale à l’Université de Poitiers, Institut universitaire de France

18 H 00 Vin d’honneur offert par la municipalité de Muret

Dimanche 15  septembre 2013

(Déplacement en voiture particulière : covoiturage à privilégier)

10 h 00 – 12 h 00     Visite de la chapelle Saint-Amans, des fours gallo-romains de Bourdaya et du lazaret St-Marcet

12 h 00 – 14 h 00     Pique-nique

14 h 00 – 15 h 30     Visite de l’église Saint-Jacques de Muret

15 h 30 – 17 h 00     Visite du musée Clément Ader et les grands hommes

logo_fhmpLe congrès aura lieu à Muret, École municipale d’enseignement artistique Nicolas Dalayrac

23 rue Maréchal Lyautey, 31600 MURET

Train : une navette est prévue à la gare de Muret, départ à 8 h 45

Automobile : l’École municipale de musique est située au nord de Muret. Venant de Toulouse par l’avenue Jacques Douzans, il suffit de tourner (sur un rond-point) à gauche dans l’avenue Vincent-Auriol, puis de tourner à droite (au second rond-point) rue Pierre Bauduc, enfin de prendre la deuxième à gauche, qui est la rue du Maréchal Lyautey. L’École est entourée de parking.

Inscription : 10 € au profit de la Fédération historique Midi-Pyrénées

Vous pouvez télécharger ici le programme sur le temps de bataille de Muret.

Téléchargez ici le  bulletin d’inscription au congrès sur la bataille de Muret.


Franc Bardou, Gérard Zuchetto et Gauthier Langlois vous donnent rendez-vous aux Médiévales de Pennautier,les 19-21 juin 2013. Les troubadours et l’oeuvre de René Nelli au programme.

15 juin 2013

médiévales PennautierEntre le 19 et le 21 juin 2013, le village de Pennautier, près de Carcassonne (Aude) , organise pour la première fois ses Médiévales , en partenariat avec la ville de Castello d’Empuries (province de Gérone en Catalogne). A  cette occasion, l’AEC / René Nelli  vous recommande plusieurs rendez-vous culturels retenus par les organisateurs:

Vendredi 21 juin 2013, à 21 heures, entrée libre

Concert : La chanson de Na Loba de Pennautier. Troubadours Art Ensemble.

Renseignements
Mairie Service Culture 04 68 11 45 32

Na  Loba était du Carcassès, et Peire Vidal se faisait appeler Loup pour elle et il portait des armes de loup. Dans la montagne de Cabaret, il se fit chasser par les bergers, avec leurs mâtins et leurs lévriers, comme on chasse un loup.
Il l’appelait Mais d’Amic Plus qu’Amie et la Louve acceptait ses prières et sa requête d’amour, et lui promettait de lui faire plaisir. Mais elle n’avait pas d’amour pour lui, et ne lui faisait ou ne lui disait des gentillesses que par tromperie….
Ce conte musical s’inspire à la fois des biographies et des chansons des célèbres troubadours Peire Vidal et Raimon de Miraval, de la légende de Na Loba, de la Canso de la Crosada et donne un écho actuel à la poésie de Franc Bardou, René Nelli et Louis Aragon. Cette création musicale de Troubadours Art Ensemble s’appuie sur une recherche des sonorités premières de la langue occitane, l’emploi des instruments anciens (harpe, vielle à roue ténor, luth,…) et contemporains( hang, vibraphone, percussion et Cristal Baschet…), la présence de deux comédiens et une création chorégraphique. NaLoba

Samedi 22 juin 2013

14 h30 : Conférence de Gérard Zuchetto, L’art lyrique des troubadours XIIe et XIIIe siècles, théâtre Na Loba, entrée gratuite

15 h 30 : Conférence de Franc Bardou, A propos de René Nelli, au théâtre Na Loba, entrée gratuite

Dimanche 23 juin 2013

17 h 00: Lecture de Franc Bardou, Votz de Trobar, au  Théâtre Na Loba, entrée gratuite

Sur le marché médiéval, les 22 et 23 juin, vous pourrez également retrouver Gauthier Langlois qui présentera sur un stand ses publications et les activités de l’AEC et de la SESA, avec aussi  quelques objets issus des fouilles de Palairac dans les Corbières ainsi que des reproduction de sceaux médiévaux.


Prochaine rando découverte sur les traces des cathares et René Nelli à Fontiers-Cabardès, samedi 13 avril 2013, à partir de 13 h 30.

24 mars 2013

Fontiers. Tour dite de l’horloge, XVIe siècle.© J.-Cl. Capéra.

Une nouvelle rando-découverte organisée par l’Association Patrimoines, vallées des Cabardès et l’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli, samedi 13 avril 2013.

Rendez-vous, 13 h 30, place centrale de Fontiers-Cabardès.

Depuis Castelnaudary, l’accès à Fontiers se fait par Saint-Papoul, Saissac et Saint-Denis. Depuis Carcassonne,  suivre la route de Mazamet, puis prendre la direction Fontiers-Cabardès.

Selon la météo et le temps disponible, en covoiturage, départ après la visite de Fontiers vers la maison forestière de la forêt de la Loubatière et sa chartreuse (15 minutes).

Randonnée sans difficulté, prévoir de bonnes chaussures de marche.

Une rando-découverte organisée  par l’Association Patrimoines, vallées des Cabardès et l’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli, proposée et présentée par Jean-Claude Capéra, géologue, président de l’association « PATRIMOINES, vallées des Cabardès», Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme et Franc Bardou, écrivain et essayiste, spécialiste des troubadours et de la pensée et de l’œuvre de René Nelli.

Le clocher de l'église de Fontiers.

Le clocher de l’église Saint-Clément de Fontiers. Gouache de Carlos Pradal (1967) illustrant un article de La Dépêche du Midi de Michel Roquebert sur le Cabardès, « suisse en miniature sur les flancs de la Montagne Noire« .

Cette randonnée sera l’occasion d’évoquer la fondation de Fontiers au temps des vicomtes Trencavel, des cathares et de la Croisade albigeoise et les moyens engagés par les évêques de Carcassonne pour combattre l’hérésie dans cette partie de la Montagne Noire. C’est dans ce contexte que seront également rappelés la fondation de la chartreuse de la Loubatière et le sort des troubadours du Cabardès (en particulier Raymond de Miraval et Peire Vidal). Le parcours dans Fontiers-Cabardès sera également l’occasion d’évoquer la Cabardès de René Nelli à travers la lecture des extraits de son œuvre consacrée à ce pays.

René Nelli à Fontiers.

Fontiers-Cabardès. La Sauvagère. Gouache de René Nelli, 26 juillet 1947.© ADA.

René Nelli choisit Fontiers comme lieu de ses vacances en 1947. Les deux années précédentes, il s’était rendu à Montségur. Comme il le note dans ses carnets, 1947 est l’année où il se « remet à faire de la peinture« , précisément à Fontiers. Ces sujets : la nature environnante et le domaine de La Sauvagère où il réside (aujourd’hui domaine Clément). Il y revient l’année suivante, toujours à La Sauvagère. En 1949, il opte pour des vacances à Ussat et Montségur, mais revient en Cabardès en 1950, cette fois-ci à Cuxac-Cabardès au « Cammazou » qui à cette époque s’appelait la « Villa Saint-Georges »  et appartenait au fondateur de la distillerie Cabanel de Carcassonne. A partir de 1951, René Nelli opte définitivement pour des vacances estivales au château de Bouisse qu’il vient d’acheter dans les Corbières. Le Cabardès est pour lui un paysage fonctionnant comme une confidence hors du temps, tissée de prose narrative, contemplative et de poésie.


Prochaine rando découverte à Fontiers-Cabardès le samedi 13 avril 2013, sur les traces des cathares, de René Nelli et des chartreux de la Montagne Noire.

19 mars 2013

Une rando découverte sur les traces de René Nelli, des cathares et des chartreux de la Montagne Noire 

La prochaine rando-découverte de notre association organisée avec l’Association Patrimoines, vallées des Cabardès aura lieu le samedi 13 avril 2013. Rendez-vous à Fontiers-Cabardès, à 13 h 30, place de Fontiers pour une randonnée qui nous amènera sur les pas de René Nelli et des cathares à Fontiers-Cabardès et en forêt de la Loubatière, près des ruines de la chartreuse médiévale du même nom. La participation à cette randonnée est gratuite et ouverte à tous; elle sera cette année encore animée par Jean-Claude Capéra, Franc Bardou et Charles Peytavie.

En attendant de vous  en dire un peu plus sur le programme de cette journée, retour en images sur la rando découverte de l’année dernière. Souvenez-vous, nous étions plus de 150 sur les chemins de Cabrespine le 14 avril 2012.

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Samedi 17 novembre 2012, l’AEC / René Nelli vous recommande deux rendez-vous culturels à travers l’Aude et le Tarn.

14 novembre 2012

Samedi 17 novembre 2012, l’AEC / René Nelli vous recommande tout particulièrement deux rendez-vous susceptibles d’intéresser tout ceux qui nous font l’amitié de lire ce blog. Hélas, comme nous,  il vous faudra choisir car ils ont lieu tous les deux au même moment à plusieurs kilomètres de distance:

Photo de la statue de Dame Carcas prise par l’abbé Verguet en 1899 avant destruction de la première porte de la Cité, située en avant de la Porte Narbonnaise.

A Carcassonne, vers 15 h 30, au cours de la deuxième partie de la séance mensuelle de la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude, l’historien médiéviste Gauthier Langlois reviendra sur les origines de la vraie statue de Dame Carcas, jadis exposée devant la Porte Narbonnaise de la Cité de Carcassonne. Car si tout le monde connait la légende de dame Carcas et la statue récente qui la matérialise aujourd’hui à l’entrée de la Cité, pourtant rares sont ceux qui ont bien observé la statue originale devenue l’allégorie de la ville. Pourquoi a-t-elle des proportions bizarres, des moignons à la place des mains et bien d’autres détails étranges ? Qui représente-t-elle réellement ? Pourquoi a-t-on réalisé cette statue, dans quel but et quelles circonstances ? À la manière d’une enquête policière le conférencier exposera tous les indices : récits, images etc. qui lui permettent de répondre à ces questions. Des révélations surprenantes sont annoncées…

Renseignements sur le site de Gauthier Langlois: http://paratge.wordpress.com/

 A Albi, à 17 heures, au Centre Occitan Rochegude (28 rue Rochegude)  Franc Bardou proposera une conférence intitulée : trobadors, amor, cortés, amor de luènh. Le Centre occitan Rochegude accueille actuellement l’exposition du CIRDOC de Béziers, Camins de trobar.

Renseignement: 05 63 46 21 43 ou centre-occitan-rochegude@orange.fr


Rendez-vous estivaux autour du catharisme et de la société médiévale méridionale.

6 juillet 2012

Cet été, l’équipe de l’AEC est heureuse de vous recommander quelques conférences et rencontres qui se dérouleront dans le département de l’Aude:

Rencontres de Serres 2012

Rencontres de Serres 2011. Franc Bardou, Michel Roquebert, Charles Peytavie.

Organisées par les amis de Jean DESCHAMPS et l’Association Patrimoine de Serres.

Le jeudi 12 juillet à 18 heures au théâtre de plein air du château de Serres (Aude), entre Couiza et Arques.

Les troubadours et l’amour courtois. Les vies imaginaires du troubadour Peire Vidal.

Avec Michel ROQUEBERT, historien, Charles PEYTAVIE, historien médiéviste et Franc BARDOU, écrivain et poète occitan. Entrée libre.

Le mardi 24 juillet à 21 heures au théâtre de plein air du château de Serres (Aude)
« Les mines en Corbières » par Michel RZEPECKI, président des Mines en Corbières. Entrée libre.
Le mercredi 25 juillet à 21 heures au théâtre de plein air du château de Serres (Aude)
« Quel avenir pour l’antarctique? » par Daniel DEVILLE ingénieur de recherches au CNRS, professeur à l’université du Québec. Entrée libre
Le vendredi 27 juillet à 21 heures au théâtre de plein air du château de Serres (Aude)
L’art des cavernes préhistoriques par Jean CLOTTES, président du Comité international des Monuments et sites, Conservateur général du patrimoine. Entrée libre

Le mardi 17 juillet à 21 heures à Quillan, salle de la Cigale

Au Moyen-âge, l’homme est ce qu’il mange. Propos apéritifs autour de la gastronomie médiévale. Conférence de Nicolas GOUZY, écrivain, spécialiste de la gastronomie médiévale. Entrée gratuite.

Le mardi 7 août à 21 heures à Tuchan (Aude) dans la cour des écoles.

Puilaurens. © Franc Bardou.

Les châteaux des pays du Roussillon et du Languedoc à travers les sources historiques et archéologiques. Soirée organisée par l’Association  des Amis d’Aguilar avec Thomas CHARPENTIER, guide conférencier et archéologue.

Le Mardi 28 août, à 21 heures  à Quillan, salle de la Cigale

De Toulouse à Montségur. Les origines du catharisme en pays d’oc. Conférence illustrée de Charles PEYTAVIE, historien médiéviste, spécialiste du catharisme. Entrée gratuite.

 Que sait-on des débuts du catharisme au XIIe siècle avant la tourmente de la Croisade albigeoise ? Comment les communautés cathares étaient-elles organisées et quelles étaient leurs croyances ? Voilà les deux questions auxquelles Charles Peytavie portera toute son attention dans une conférence illustrée par des images et des documents d’époque. Ce sera aussi l’occasion de découvrir la vie des Eglises cathares au moment où les Bons hommes vivent encore au grand jour leur foi chrétienne dissidente et prêchent en langue d’oc l’«entendement du Bien». On découvrira également comment la menace d’une répression de plus en plus sévère au début du XIIIe siècle les obligera à se concerter et à demander la reconstruction du village fortifié de Montségur.

L’historien Francesco Zambon et le photographe Patrick Courault sont avec Michel Roquebert les invités de la 4e journée René Nelli à Bouisse, le samedi 23 juin 2012.

8 juin 2012

Parmi les invités de la 4e journée René Nelli organisée au château de Bouisse le samedi 23 juin prochain, l’AEC a l’honneur de recevoir cette année l’historien italien Francesco Zambon, professeur de philologie à l’Université de Trente, spécialiste des troubadours et des sources cathares, et le photographe Patrick Courault.

En octobre 2009, les deux hommes se rencontraient pour la première fois en Italie. Venu réaliser un reportage photographique sur les cathares, Patrick Courault réalisait un entretien resté inédit du spécialiste italien qui aurait dû être publié début 2010 dans le n°11 du magazine Histoire du catharisme édité alors par le Centre d’Etudes Cathares. A l’occasion de leur venue à Bouisse, il nous a semblé intéressant de vous proposer la transcription de cet entretien qui présente un état des lieux de la recherche sur le catharisme en Italie.

Existe-t-il encore une recherche sur le catharisme en Italie ?

 F. Zambon:  Je pense que nous sommes dans une époque qui bouge par rapport à la période précédente, où ceux qui s’intéressaient au catharisme en Italie étaient des Allemands, des Français, dont le père Antoine Dondaine qui a découvert, à Florence, des textes fondamentaux sur le catharisme. Les progrès de ces dernières années sont considérables. On peut citer les études du chercheur Raoul Manselli dont nous sommes redevables du seul ouvrage général sur le catharisme en Italie, mais aussi d’autres comme, Grado Giovanni Merlo, Gabriele Zanella, Lorenzo Paolini, Enrico Riparelli…

Port de Desenzano (Italie). © Patrick Courault. Cette cité fut au début du XIIIe siècle le siège d’un évêché cathare italien et le lieu de résidence du théologien cathare Jean de Lugio, auteur du Livre des Deux Principes.

Depuis le début des années 1990 de jeunes chercheurs, souvent des femmes d’ailleurs, sous la direction d’historiens, ont aussi publié sur les sources italiennes. Tout n’est pas défriché. Par exemple, on m’a montré des procès verbaux de l’Inquisition se trouvant à la bibliothèque de Mantoue. Certains documents peuvent être parfois très intéressants, car ils permettent de reconstituer toute la vie, toute l’histoire d’hérétiques comme Armanno Pungilupo. Ils pouvaient être considérés par les gens et même par les autorités ecclésiastiques comme des saints, et lorsque l’on découvrait qu’ils étaient cathares, leurs dépouilles étaient déterrées et leurs os brûlés.

Existe-t-il des rapports difficiles entre l’Eglise romaine et l’histoire du catharisme en Italie ? Les chercheurs sont-ils critiqués ?

F. Zambon: Malheureusement oui ! Malgré le fameux discours du Pape Jean-Paul II qui avait demandé pardon pour les crimes commis par l’Eglise durant son histoire et notamment par l’Inquisition, on trouve, en son sein, des tendances que je définirais comme intégristes. J’ai eu une polémique publiée dans les journaux « Corriere Della Sera » et « la Répubblica » car un des plus importants écrivains catholiques, Vittorio Messori, biographe de Jean-Paul II. Il avait écrit un article à l’occasion de l’anniversaire de la prise de Béziers. Il communiquait sur l’intention de fonder une association catholique anti calomnie qui considèrerait que tous les historiens soutenant que les cathares ont été massacrés par l’église, ne sont que des calomniateurs et qu’il faut rétablir la vérité. Il citait tout un ensemble de pseudo informations sur le catharisme, parfois tirées de sources médiévales, et parfois inventées, et qui lui servait pour présenter le catharisme comme une religion, de violents, d’intolérants, qui ont créé des problèmes, alors que c’est tout le contraire. C’était un article tellement incompréhensible, plein de contre vérité, d’ignorance et par conséquent de déformation de la vérité historique.

Les arènes de Vérone (Italie). © Patrick Courault.                       166 Bons hommes et Bonnes femmes du Midi de la France arrêtés à Sirmione y sont brûlés le 13 février 1278.

(…) L’intérêt historique objectif pour  le catharisme est récent en Italie. Il y a toujours eu, de la part de l’Eglise, une résistance à ce développement. Et d’autre part, les traces matérielles du catharisme en Italie, même si il a connu un développement aussi important que celui du sud ouest de la France, sont très rares et peu significatives. Donc il n’y a pas eu de légendes, de traditions, de romans qui auraient pu nourrir l’histoire des cathares dans la conscience populaire ou collective. Cela a toujours été un petit chapitre de l’histoire de l’Eglise dont se sont occupés surtout les historiens catholiques et c’est seulement depuis vingt ans que des non catholiques, des historiens, des historiens des religions, commencent à s’intéresser à ce phénomène en soit, indépendamment de l’Eglise.

Parle-t-on des cathares dans les livres d’histoire en Italie ? 

F. Zambon : Très peu. En France il y a eu la croisade albigeoise, c’est un fait historique important pour l’histoire de la France et pour l’Europe en général. C’est par ce biais que l’on connaît, plus qu’en Italie,  le mot cathares ou albigeois. Les historiens du XIXème siècle, en France, ont fait des ouvrages littéraires sur la croisade, mais en Italie il n’y a rien eu de tout cela. Tout est resté un chapitre secondaire dans l’histoire de l’Eglise.

Francesco Zambon

Francesco Zambon est professeur de philologie et de linguistique romane à l’université de Trente. Depuis 2006, il est membre du conseil d’administration de cette université. Ces principales recherches portent sur  le « Livre du Graal » de Robert de Boron et le cycle romanesque du graal, les traités et les rituels cathares, la poésie et les chansons des troubadours et la mystique médiévale. Il a longtemps été correspondant italien de la revue Heresis publiée par le Centre d’Etudes Cathares. Parmi ses nombreux travaux sur le catharisme ou la croisade albigeoise, citons sans être exhaustif :

 «L’évêque Foulque dans la « Chanson de la Croisade albigeoise »», dans 1209-1309. Un siècle intense au pied des Pyrénées, sous la direction de Claudine Pailhès, Castanet-Tolosan: Conseil Général de l’Ariège – Archives Départementales, 2010, p. 181-194

«L’interprétation cathare des paraboles évangéliques: les deux arbres, la brebis et la drachme perdues», dans 1209-2009. Cathares: une histoire à pacifier?,  sous la direction d’Anne Brenon, Portet-sur-Garonne: Loubatières, 2010, p. 155-169

«Guénon e la leggenda del Graal» dans Esoterismo e religione nel pensiero di René Guénon, A. Iacovella (a cura di), Carmagnola (Torino): Arktos, 2009, p. 41-56

«Le mythe du Graal chez Jean Cocteau et Julien Gracq» dans La mythologie de l’antiquité à la modernité. Appropriation-adaptation-détournement, Rennes: Presses Universitaires de Rennes, 2009, p. 371-382

«I catari e il potere» dans Gli arconti di questo mondo. Gnosi: politica e diritto, Bonvecchio, T. Tonchia (a cura di), Trieste: Università di Trieste, 2000, p. 147-160

«Le catharisme et les mythes du Graal», dans Catharisme: l’édifice imaginaire, Carcassonne: Centre d’Etudes Cathares, 1998, p. 215-243

Paratge. Els trobadors i la croada contra els càtars, Barcelona: Columna, 1998

La cena segreta. Trattati e rituali catari, Milano: Adelphi, 1997, 472 p

«La notion de Paratge des troubadours à la ‘Chanson de la Croisade albigeoise’», dans Les voies de l’hérésie. Le groupe aristocratique en Languedoc, Carcassonne: Centre d’Etudes Cathares, coll. Heresis, 1995, vol. III,  p. 9-27

Retrouvez toutes les publications de Francesco Zambon sur sa page de présentation sur le site de l’université de Trente : http://www.unitn.it/dsllf/8390/francesco-zambon

Patrick Courault. © Jacques Jany.

 Patrick Courault est photographe. Normand au passé de marin, il s’est d’abord spécialisé dans la photographie aérienne des rivages et plus particulièrement ceux des côtes de Normandie entre le Tréport et le Mont Saint-Michel. Sa recherche permanente des lumières, a séduit, et lui a valu de publier douze livres préfacés par l’historienne Régine Pernoud, l’écrivain Didier Decoin de l’Académie Goncourt ou l’écrivain Frédéric Lasaygues. Depuis l’an 2000, il étend sa zone de travail au Grand Ouest ainsi qu’à l’Europe, notamment les Balkans et le Midi de la France sur les traces des bogomiles et des cathares.

Retrouvez les photographies et les livres de Patrick Courault sur son site internet : http://www.courault.org/nc.html


Conférence et lecture à deux voix: le langage des oiseaux (Occitan-Persan), avec Franc Bardou et Manijeh Nouri, à Toulouse le jeudi 26 avril.

22 avril 2012


L’Ostal d’Occitània
 à Toulouse organise le jeudi 26 avril 2012 à partir de 19 heures une rencontre-dialogue entre la poésie occitane et la poésie persane autour de la publication d’une toute nouvelle traduction de l’oeuvre du poète mystique persan Farid ud-Din ‘Attâr du XIIIe siècle, « Le Langage des oiseaux, Manteq ut-Tayr » (Editions du Cerf, 2012).

« Le Langage des oiseaux, Manteq ut-Tayr », est l’œuvre du poète mystique persan Farid ud-Din ‘Attâr du XIIIe siècle, un des plus grands soufis, avec Rumi, de la Perse médiévale. La recherche de l’Un-Absolu est illustrée par le voyage des oiseaux partis en quête de Simorgh, leur mystérieux roi. Ils traversent maintes épreuves symbolisées par diverses vallées. En chacun de ces lieux, il leur est demandé de sacrifier un des aspects de leur être avant d’abandonner leur Soi le plus profond. Telle est la condition nécessaire pour atteindre le premier but recherché consciemment. Les oiseaux arrivent au sommet de la montagne Qâf, là où le roi Simorgh les accueille et leur apprend qu’il est leur miroir comme ils sont le sien. C’est alors que commence la quête véritable.
Manijeh Nouri, d’origine iranienne, est enseignante de langue et de littérature persanes et a traduit le langage des oiseaux de ‘Attâr du persan au français. Franc Bardou, écrivain occitan et poète, écoutant et lisant cette traduction, fut inspiré pour composer d’autres poèmes originaux, en occitan, dans la tradition des troubadours du XIIIe siècle. Manijeh Nouri racontera l’histoire des oiseaux en français et récitera des passages de la poésie en persan et Franc Bardou récitera sa poésie en occitan.

Ostal d’Occitania, 11 rue Malcousinat, 05 61 22 13 31.