Retour en images sur la journée découverte de l’AEC à Toulouse (1).

27 mars 2012

Rendez-vous de l'AEC, place du salin à Toulouse. © Franc Bardou.

Samedi 10 mars 2012, les membres de l’AEC se sont réunis place du Salin à Toulouse pour une première demi-journée consacrée à la visite du « quartier royal » de Toulouse. Au programme de la matinée, les vestiges exceptionnels du Château Narbonnais, l’ancien château comtal devenu palais royal de la ville de Toulouse (aujourd’hui palais de justice de Toulouse), la maison de l’Inquisition et la découverte de plusieurs lieux de mémoire liés à l’histoire du catharisme et de la croisade albigeoise comme les vestiges de l’ancienne prison des Emmurats. Première destination au programme de cette belle journée conçue par Michel Fraysse, les vestiges du Château Narbonnais. En 2005, à l’occasion de la restructuration du palais de justice de Toulouse, une équipe de l’Institut national de recherche archéologiques préventives (Inrap) a mis au jour les vestiges de la forteresse médiévale des comtes de Toulouse. Il est désormais possible de les découvrir en parcourant la crypte archéologique se situant sous le niveau principal du nouveau palais de Justice.

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L’AEC / René Nelli fait sa rentrée à Toulouse. Première journée découverte le samedi 10 mars 2012.

20 février 2012

L’Association d’études du catharisme / René Nelli  a le plaisir de vous convier à  sa nouvelle journée découverte, le samedi 10 mars 2012, sur les pas des cathares à Toulouse.

Au cours de cette journée, dont le programme  a été élaboré par notre ami Michel Fraysse, nous vous proposons de découvrir la crypte archéologique du Palais de justice de Toulouse à la découverte des vestiges de l’ancien château des comtes de Toulouse, le fameux château Narbonnais, puis de visiter la maison Seilhan, berceau de l’Ordre des frères Prêcheurs à partir de 1215 et siège de l’inquisition toulousaine entre 1233 et 1648.

Fondation du château Narbonnais. Crypte archéologique du Palais de justice de Toulouse. © Philippe Ramon.

Nous vous amènerons aussi, entre la place du Salin et l’emplacement de l’ancienne porte Montolieu, sur la trace des lieux marqués par le souvenir du grand siège de Toulouse de 1217-1218 et la mort de Simon de Montfort devant les murs de cette cité en juin 1218.

Entrée de la maison Seilhan à Toulouse. © Charles Peytavie.

L’après-midi, nous vous invitons à assister à la conférence inédite de Charles Peytavie consacrée à l’affaire Pierre Maurand (1178)et au débuts du catharisme à Toulouse dans la seconde moitié du XIIe siècle. Vous découvrirez cette époque qui précède la Croisade albigeoise quand la ville de Toulouse était déclarée « mère de l’hérésie ». Cette conférence aura lieu à l’Auditorium de Maison de l’Avocat, 13 rue des fleurs (près de la place du salin) à partir de 14 h 30.

Rez-de-chaussée de la Maison Maurand à Toulouse. © Charles Peytavie.

A la suite de cette conférence, nous irons découvrir les vestiges de la Maison Maurand et exceptionnellement visiter son rez-de-chaussée. Nous terminerons cette journée par une évocation in situ du rôle de l’abbaye de Saint-Sernin de Toulouse dans la lutte contre le catharisme au XIIe et XIIIe siècles.

Retrouvez-ci-dessous le bulletin d’inscription et le programme de cette journée dans le fichier PDF ci-joint:

PROGRAMME  journée AEC/René Nelli à Toulouse, le 10 mars 2012

Mais attention, dépêchez-vous de vous inscrire ! Pour des raisons d’organisation (l’accès à la crypte archéologique et à la maison Seilhan commenté par des guides conférenciers professionnels est limité), nous avons dû fixer le nombre d’inscrits à cette journée à 54 personnes !

Aussi ne tardez pas à nous retourner vos bulletins d’inscription !


Chroniques nelliennes 3. Lorsque le génie poétique de René Nelli enjambait les Monts d’Olmes, par Franc Bardou.

9 janvier 2012

Lorsque le génie poétique de René NELLI enjambait les Monts d’Olmes.

René Nelli et jacques Charpentier dans les ruines du château de Montaillou (1971). © Jacques Charpentier.

Dernier tenant du nom d’une famille de lointaine origine florentine, René NELLI est né à Carcassonne en 1906. C’est de la même cité audoise qu’il quittera ce monde en 1982. Entre ces deux dates, les études l’auront quelque peu rapproché de Paris, pour une courte année, puis de Toulouse où, sur le tard, il sera chargé d’enseigner, une demi journée par semaine, à l’université de Lettres. Le reste du temps, il était professeur de philosophie dans un lycée de Carcassonne. Toute sa vie intellectuelle s’établira donc dans sa cité natale. Mais pourquoi, demanderez-vous, associer dans ce cas son nom à la belle et secrète terre d’Ariège, et plus exactement aux Monts d’Olmes ? Il faut, pour répondre à cela, considérer plusieurs aspects de son œuvre.

Il se trouve que NELLI fut un éminent chercheur en Littérature Occitane, et qu’il œuvra durant de longues années à la découverte de la voie d’amour pur qu’avaient établie et mise en rimes sublimes les justement illustres troubadours des XIIe et XIIIe siècles, une « voie d’amour pur » qu’ils n’avaient pour autant jamais eux mêmes théorisée ni commentée. Ne se limitant pas à domaine-là d’études et de réflexions, NELLI se fit donc érotologue, étudiant l’évolution de l’idée d’amour depuis les troubadours occitans jusque à ses amis et compagnons d’œuvre, les Surréalistes. Certes, il étudia également les arts et traditions populaires, communément nommées « folklore », et dirigea la savante revue du même nom pendant un demi-siècle.

René NELLI, avec Jean DUVERNOY, Michel ROQUEBERT et Anne BRENON, fut l’un des quatre fondateurs des études cathares, modernes et rigoureuses, permettant de débarrasser ce phénomène spirituel médiéval, alors mal connu, de tout un amoncellement de légendes et d’absurdités se voulant ésotériques. NELLI œuvra à la fondation du Centre d’Etudes Cathares dans l’Aude.

Médiéviste des Lettres occitanes et des courants spirituels dissidents, érotologue, ethnologue, archéologue même, à ses heures, philosophe, penseur et acteur de la renaissance littéraire occitane du XXe siècle, bien sûr, NELLI fut tout cela à la fois, et il le fut brillamment. Ses principales productions savantes sont L’érotique des Troubadours, suivi de Le roman de Flamenca, un art d’aimer occitanien au XIIIe siècle, pour ce qui est de l’histoire  littéraire d’oc ; Ecritures cathares, ainsi que La philosophie du catharisme, comptent parmi les références historiographiques les plus importantes sur ce sujet, même si NELLI est surtout connu pour son petit traité La vie quotidienne des cathares du Languedoc au XIIIe siècle.

Montségur. Dessin original de Max Savy. Livre d'or du château de Bouisse. © Philippe Ramon.

Mais nous passerions complètement à côté de lui sans voir l’essentiel si nous ne nous rendions pas compte de ce qu’il fut par dessus tout : poète, et ce, dans deux langues à la fois, l’occitan et le français. NELLI, aux côtés de Max ROUQUETA, Marcèla DELPASTRE, Miquèu de CAMELAT, Bernat MANCIET, Sully A. PEIRE, marqua durablement l’histoire littéraire des pays d’Oc au XXe siècle. Or c’est en référence aux deux sites «évoqués plus haut, sites liés au drame cathare ariégeois que NELLI établit les plus formidables de ses œuvres poétiques. Ces deux œuvres, que nous évoquons ici, se dressent au cœur palpitant de ce grand courant d’excellence littéraire qui réorienta vers les hauteurs de la modernité universelle la langue encore vivante des troubadours médiévaux et des courageux félibres.

Or il se trouve que deux hauts lieux de la mémoire collective occitane rattachent l’œuvre poétique occitane de NELLI aux Monts d’Olmes.

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Charles Peytavie et Henri Gougaud évoquent les cathares à Agde.

1 décembre 2011

Vendredi 2 décembre 2011, la Médiathèque Maison des Savoirs à Agde, Place du Jeu de Ballon, vous invite à une soirée consacrée aux cathares:

18h30  : conférence « Les Cathares en Languedoc«  par Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme et de la Croisade albigeoise.

Comment les stratégies complexes mises en place par l’Eglise romaine pour anéantir les Cathares ont-elles pesé dans la vie quotidienne des hommes et des femmes du Midi ?

Entrée libre – réservation conseillée

21h : spectacle conté par Henri Gougaud

Découvrez la magie de cet auteur et conteur natif des Corbières, véritable passeur de mots dont la voix invite au silence et à la rêverie. Henri Gougaud vient de publier un nouveau roman sur fonds de catharisme à Pamiers au XIIIe siècle, L’enfant de la neige (Albin Michel, 2011).

Pamiers. XIIIe siècle. L’Inquisition rôde encore sur cette région. Jaufré, un enfant abandonné devenu troubadour, revient au pays. Il y retrouve sa nourrice Thomette, son demi-frère Alexis, le père abbé Aymar qui l’a élevé, le luthier qui l’a initié à la musique, le bibliothécaire du monastère, et tout un petit peuple haut en couleur. Jaufré découvrira l’amour et un mystérieux manuscrit hérétique dans les combles de l’église. Se dévoileront peu à peu les énigmes douloureuses qui hantent les ruines récentes du château fort, les caves du monastères et l’esprit des gens.
Tarif 4 € ; tarif réduit 2€ – réservation conseillée

Réservation : 04 67 94 67 00

Contact : Médiathèque Maison des Savoirs à Agde


Montségur, comme vous ne l’avez jamais vu ! Un rendez-vous télévisuel à ne pas manquer.

5 octobre 2011

Tournage de l'émission de France 3 "Des racines et des ailes" à Albi, le 29 septembre 2011. Interview de Marie-Eve Cortès, responsable du service patrimoine de la ville d'Albi. © Charles Peytavie.

Un numéro de l’émission  « Des racines et des ailes » consacré à Albi et Montségur.

Mercredi 19 octobre 2011, France 3 diffusera à 20 h 35 un nouveau numéro de l’émission « Des racines et des ailes » consacrée au riche patrimoine de la cité épiscopale d’Albi et aux cathares. Présentée par Louis Laforge, l’émission dévoilera notamment un reportage tout à fait exceptionnel consacré au grand siège et à la chute de Montségur en mars 1244. Pour la première fois, le village médiéval du début du XIIIe siècle occupé par les cathares et le château de Raymond de Péreille ont été reconstitués en images de synthèse spécialement conçues pour l’émission à partir des données archéologiques. La caméra entre au cœur des défenses du pog  et nous amène au milieu des maisons suspendues au-dessus du vide.

Le castrum de Montségur de 1243-1244 reconstitué  pour la première fois dans son intégralité en images de synthèse.

Accompagnés par le conteur ariégeois Olivier de Robert et par Fabrice Chambon, animateur du site de Montségur et responsable de son musée, les journalistes de l’émission nous font revivre les derniers jours de la communauté cathare du pog jusqu’au moment de leur reddition et du bûcher.

Le reportage nous montre aussi, toujours en images de synthèse, la nouvelle forteresse construite sur le pog après 1244. Ces reconstitutions, mélangées aux superbes images aériennes du pog tournées par l’équipe de l’émission, nous font saisir comme jamais le quotidien des hommes et des femmes qui ont vécu sur le pog pendant plusieurs décennies au début du XIIIesiècle et la tragique grandeur de leur sacrifice.

Louis Laforge et Charles Peytavie sur le tournage de l'émission "Des Racines et des Ailes" à Albi.© Pierre-Jean Arnaud.

Avant la diffusion de ce reportage, Louis Laforge évoquera le catharisme et la Croisade contre les Albigeois en dialoguant avec l’historien médiéviste Charles Peytavie, spécialiste des cathares, que les membres de notre association connaissent bien.


Le samedi 8 octobre 2011.Première Journée Découverte de l’AEC / René Nelli à Saint-Félix-Lauragais et Montgey.

16 septembre 2011

Saint-Félix-Lauragais. La collégiale et le château. © Charles Peytavie.

Le samedi 8 octobre 2011, l’AEC / René Nelli organise sa première Journée Découverte. Nous vous invitons à découvrir deux localités profondément marquées par l’histoire du catharisme: Saint-Félix-Lauragais (Haute-Garonne) et Montgey (Tarn).

Au cours de cette journée, nous vous proposons deux visites exceptionnelles: celle du château de Saint-Félix, bâti au XIIIsiècle, juste après la Croisade albigeoise, par le comte de Toulouse Raymond VII,  et celle du château de Montgey, ancienne seigneurie de la dynastie des Roquefort, un lieu marqué par l’une des plus importantes batailles de la Croisade albigeoise en juin 1211.

Le château de Montgey.© Charles Peytavie.

Ces deux châteaux sont généralement fermés au public et nous remercions leurs propriétaires, M. et Mme Saint-Paul (Saint-Félix-Lauragais) et M.et Mme Bouyssou (Montgey) de nous ouvrir leurs portes.

Retrouvez-ci-dessous le bulletin d’inscription et le programme de cette journée dans le fichier PDF ci- joint.

Programme JD 8 octobre 2011 Saint-Félix-Lauragais & Montgey

Mais attention, dépêchez-vous de vous inscrire ! Pour des raisons d’organisation (parce que nous ne pouvions imposer à nos hôtes un groupe trop important), nous avons dû fixer le nombre d’inscrits à cette journée à 50 personnes ! Aussi ne tardez pas à nous retourner vos bulletins d’inscription !


Une conférence sur le catharisme dans la Haute vallée de l’Aude et le Pays de Sault

25 juillet 2011

Sceau de Bernard-Othon de Niort, vers 1226.

Dans la seconde moitié du XIIe siècle, le christianisme dissident de ceux que l’on appelle aujourd’hui les cathares se répand dans la Haute vallée de l’Aude, le Pays de Sault et les Corbières. Plusieurs grandes familles de l’aristocratie locale, comme par exemple les Niort (installés à Quillan et dans de nombreux lieux du Pays de Sault) ou les Sermon (coseigneurs du Bézu), dévoilent leur attachement à ceux que l’Eglise catholique désigne alors comme hérétiques. A travers leurs denses réseaux familiaux et une communauté de fidèles très active, la dissidence s’organise au point de fédérer autour d’elle des liens indéfectibles. C’est donc tout naturellement, malgré la Croisade contre les Albigeois, entre1209 et 1229, puis l’intervention du pouvoir capétien et de l’Inquisition à partir des années 1230,que la Haute vallée de l’Aude, le haut Razès et le Pays de Sault offrent un refuge hospitalier aux Bons hommes et aux Bonnes femmes et à tous ceux qui, affidés ou non des hérétiques, entrent en rébellion contre Rome ou la Couronne. D’abord aux yeux de tous, presque en toute impunité et en liaison avec Montségur, puis de plus en plus dans la clandestinité, mis à mal par les inquisiteurs et la réorganisation des institutions catholiques, le catharisme survit tant bien que mal dans ces régions montagneuses jusqu’au tout début du XIVe siècle.

Historien médiéviste, spécialiste des cathares, Charles Peytavie reviendra sur les moments clés de l’histoire forte des ces chrétiens disparus dont le souvenir et la mémoire anime encore solidement la Haute vallée de l’Aude.

Mardi 26 juillet 2011, à Quillan, 21 heures, salle de La Cigale, entrée gratuite.

A noter trois prochains rendez-vous à Quillan, salle de La Cigale cet été :

Le mardi 2 août 2011, 21 heures. Le catharisme. Un christianisme médiéval. Une conférence diaporama de Thomas Charpentier, guide-conférence, archéologue.

Le mardi 9 août 2011, 21 heures. La chasse à l’ours dans les Corbières et les Pyrénées au Moyen Âge. Une conférence diaporama de Gauthier Langlois, historien médiéviste, spécialiste des l’Histoire des Corbières au Moyen Âge.

Le mardi 23 août 2011, 21 heures. Le château de Quillan au Moyen Age. Un bel exemple d’architecture médiévale militaire et résidentielle en Haute vallée de l’Aude. Une conférence diaporama de Lena Hessing, archéologue, auteur d’un master sur le château de Quillan.


6e rencontre de Serres

10 juillet 2011

Femmes de combat et guerrières de Dieu au temps de la Croisade albigeoise.

Samedi 16 juillet, à 18 heuresLes amis de Jean Deschamps et l’association Patrimoine de Serres, accueillent comme chaque année depuis six ans, au théâtre de plein air du château de Serres (Haute vallée de l’Aude, entre Couiza et Arques), les historiens du catharisme et de la croisade albigeoise. Cette année, alors que se termine la commémoration de la mort de Dame Guiraude à Lavaur, exécutée en mai 1211 par les armées croisées commandées par Simon de Montfort, l’accent sera mis tout particulièrement sur l’histoire des femmes au coeur des évènements de cette guerre qui fut la première croisade organisée par l’Eglise au coeur de l’Occident chrétien entre 1209 et 1229. Michel Roquebert, historien du catharisme, auteur de l’Epopée cathareCharles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste de la Croisade contre les Albigeois et Franc Bardou, écrivain occitan et spécialiste des troubadours, seront les animateurs de cette conférence. Ils évoqueront ensemble quelques unes de ces femmes qui, dans le camp des croisés, telle Alix de Montfort ou Mathilde de Garlande, ou dans les rangs des méridionaux, Guiraude de Laurac et bien d’autres femmes combattantes animant  les machines de guerre sur les remparts de Toulouse menacés par les croisés, ont gravé par leurs actions cette page sanglante et tragique de l’histoire méridionale.

Un apéritif offert par les organisateurs clôturera cette manifestation.

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Notre première journée découverte 2011 aura lieu en Lauragais à Montgey

9 juillet 2011

La bataille de Montgey (avril 1211).

Une journée à la découverte de Montgey (Tarn)

La première journée découverte de l’AEC/ René  Nelli aura lieu en Lauragais  le samedi 8 octobre 2011. La programmation définitive de cette sortie reste encore à définir. Mais d’ores et déjà, il est prévu ce jour-là une visite exceptionnelle  du château de Montgey, propriété de Sophie et Pierre Bouyssou. Une occasion de revenir sur le déroulement de la bataille de Montgey qui en avril 1211 vit s’affronter les hommes du comte Roger Bernard de Foix et les renforts croisés attendus par Simon de Montfort alors en plein siège de Lavaur. Première grande bataille rangée gagnée par les méridionaux, la bataille de Montgey a retardé la prise de Lavaur par les croisés et fortement marqué les esprits. En 1215, en plein concile du Latran à Rome, l’évêque Foulques de Toulouse reprochera au comte de Foix d’avoir « tant tué, mutilé, estropié et éventré que le terrain de Montgey en est resté couvert tellement que la France en pleure encore et que tu en es resté déshonoré. »

Mais l’histoire de Montgey, déjà riche de ce combat remporté par les méridionaux contre les croisés, ne se résume pas qu’à cela. Au cours de cette jounée, il sera également évoqué, à côté de l’histoire cathare très riche propre au village de Montgey, le destin des Roquefort, seigneurs de Montgey depuis le XIe jusqu’à la fin du XVe siècle, une dynastie dont les plus dignes représentants se sont retrouvés, non seulement face à la Croisade et à l’Inquisition, mais aussi au sein de l’Église romaine, en particulier à la tête de l’épiscopat de Carcassonne.