Avignonet 1242 … un massacre !
Mais cette fois les victimes sont … les inquisiteurs !
Découvrez cette page très particulière de l’histoire du catharisme avec Lucien Ariès, Samedi 27 Avril 2019 à Carcassonne
Avignonet 1242 … un massacre !
Mais cette fois les victimes sont … les inquisiteurs !
Découvrez cette page très particulière de l’histoire du catharisme avec Lucien Ariès, Samedi 27 Avril 2019 à Carcassonne
L’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli vous invite à assister le samedi 8 décembre 2018 à 14h30, à Carcassonne à une nouvelle conférence, Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des études (Entrée libre et gratuite) :
BERNARD DE CASTANET, ÉVÊQUE D’ALBI (1276-1308)
Un grand bâtisseur et un féroce inquisiteur.
Une rencontre-conférence avec le romancier Bernard Mahoux autour de son livre
Le Palais du Diable Au temps de l’inquisition en Occitanie paru chez TDO Éditions en novembre 2018. À la fin de la conférence Bernard Mahoux signera son nouveau roman.

Nommé évêque d’Albi en 1276 par le pape Jean XXI, après avoir vécu longtemps à Rome à la cour pontificale, Bernard de Castanet découvre à Albi une situation difficile. L’évêché est resté sans chef pendant 5 ans. Les clercs prennent leurs aises, les chanoines de la cathédrale brillent par leur absence, les consuls et l’administration royale se font la guerre et l’Église cathare est dans les rues d’Albi comme chez elle.
Le nouvel évêque reprend en main son clergé, qu’il harcèle sans répit, et lance le projet d’une nouvelle
cathédrale. Pour la financer il impose brutalement aux familles nobles le retour des dîmes au diocèse, sous peine d’excommunication (les défunts sont interdits de cimetière et pendus aux arbres.)
Il y ajoute une part des autres revenus du diocèse, des chanoines et des cures.
Mais la résistance la plus forte vient des Albigeois, qui ne veulent pas se soumettre au nouveau seigneur d’Albi, et s’allient à l’administration royale. Après avoir lancé l’énorme chantier de la cathédrale Sainte-Cécile, agrandi et fortifié son palais de la Berbie, Bernard de Castanet qui rêve de toute puissance engage une lutte à mort, qui n’est pas qu’une image, avec les Albigeois, ses riches marchands et ses consuls, ainsi qu’un bras de fer avec l’administration royale.
Pour vaincre, le nouvel évêque se sert de l’excommunication mais aussi d’une arme beaucoup plus redoutable : l’Inquisition. Comme elle a le droit d’agir, de torturer, d’enfermer, et de condamner à mort sans contrôle, en dehors du droit canonique, Castanet qui se proclame membre de l’Inquisition n’hésite pas à se servir massivement des pouvoirs de cette institution contre ses opposants et ses ennemis.


Journée organisée par l’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli en collaboration avec l’Association des Amis du Château de Bouisse, la commune de Bouisse et Philippe Ramon, propriétaire du château de Bouisse, avec le soutien de la communauté de communes de la Région Lézignanaise, Corbières et Minervois, le Conseil Départemental de l’Aude, les vignerons des Terroirs du vertige et le Crédit Coopératif /Aude.
9 h 30 : Rendez-vous à la mairie de Bouisse. Accueil par Annie Lambert, présidente de l’AEC / René Nelli, par Philippe Ramon, président des Amis du château de Bouisse, par Francis Baron, maire de Bouisse, par Hervé Baro vice-président du conseil départemental de l’Aude et par Michel Maïque, président de la Communauté de communes Région Lézignanaise, Corbières et Minervois. Café et viennoiseries.
10 h : Montée au château de Bouisse. Conférences.
10 h 15- 10 h 45 : René Nelli et le mythe du Graal. Charles Peytavie, historien spécialiste du catharisme.
A partir des années 1930 et jusqu’au début des années 1950, René Nelli côtoie tous ceux qui dans le Midi de la France et dans la géographie pyrénéenne sont à la recherche du « saint Graal des cathares ». Il se retrouve même en 1937 vice-président de l’Association des Amis de Montségur et du Saint Graal, association hétéroclite qui fédère tous ceux que la renommée de Montségur, son histoire et surtout ses mythes attirent. Tout en étant parfaitement conscient de l’absence de liens entre Montségur et le « Temple du Graal », il mène, en philologue et bientôt comme ethnologue et philosophe, sa propre réflexion autour des origines et de l’évolution de la légende du Graal. Un objet et un mythe qui hantera jusqu’à la fin sa propre œuvre littéraire.
10 h 45 – 11 h 15 : « Lumière du Graal » (1951). Un numéro spécial des Cahiers du Sud coordonné par René Nelli. Actualité de la quête. Franc Bardou, écrivain, poète et essayiste, spécialiste de l’oeuvre de René Nelli.
11 h 15 – 12 h 45 : Le Graal dans l’espace occitano-catalan (XIIe-XIVe siècles). Conversation avec Michel Adroher (Maître de conférences en langue et littérature médiévales. Université de Perpignan Via Domitia).
Spécialiste de la littérature occitane et catalane médiévale, auteur d’un livre sur les troubadours roussillonais aux XIIe et XIIIe siècles, Michel Adroher prépare actuellement l’édition de la Storia del Sant Grasal, version catalane de la Queste del Saint Graal. Au cours de cet entretien, mené par Charles Peytavie et Franc Bardou, nous reviendrons en particulier sur les points suivants:
– Qu’est-ce le Graal au Moyen Age ? Origine et évolution du mythe. Une origine pyrénéenne ?
– Conception et perception du Graal et des légendes arthuriennes dans l’espace occitano-catalan aux XIIe et XIIIe siècles. Le cas du troubadour Rigaud de Barbezieux et sa référence au Graal.
– L’influence provençale des troubadours chez Chrétien de Troyes et les auteurs de la quête du Graal.
– Le Graal, un mythe contre les cathares ?

Michel Adroher.
– La diffusion des légendes arthuriennes dans le royaume d’Aragon et l’espace méditerranéen (XIIIe-XIVe siècle).
– La Storia del Sant Grasal, version catalane et franciscaine de la Queste del Saint Graal (fin XIVe siècle).
-La portée du mythe du Graal aujourd’hui dans l’espace catalano-occitan.
13 h 00 : Repas, salle communale de Bouisse.
Avec Alem Surre-Garcia, Gérard Zuchetto, Sandra Hurtado-Ròs, Nicolas Gouzy, Franc Bardou.

René et Suzanne Nelli au château de Bouisse/
Se plaisant à prolonger le cheminement artistique et hérétique de Suzanne et René Nelli, écrivains, poètes et artistes monteront sur scène en leur hommage, pour donner à partager images poétiques, évocations et mélodies.
Seront partagées des créations et des œuvres littéraires (dont certaines inédites) de Suzanne et René Nelli, Michel Roquebert, Alem Surre-Garcia, Nicolas Gouzy, Gérard Zuchetto, Franc Bardou, Pablo Neruda, Federico García Lorca, Pier Paolo Pasolini.
L’ AEC / René Nelli vous propose d’assister à Carcassonne, Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes, Samedi 26 mai 2018, à 14 h 30 à la conférence intitulée
Le castrum de Montréal-de-Sos, 16 années de recherches sur une fortification des Pyrénées Ariégeoises.
par Florence Guillot, responsable de la fouille, associée CNRS
Traces-Terrae.
Montréal-de-Sos est un éperon calcaire de la montagne pyrénéenne, tout en rudesse, en pentes, rochers et falaises. Depuis l’Âge du Bronze moyen, les dominations sociétales s’y succédèrent, voire s’y emboîtèrent jusqu’à la fin du Moyen Âge. Ce sommet surplombe un bassin de vie de la haute vallée de l’Ariège, niché au pied de sommets culminants au -delà de 3000 m d’altitude, aujourd’hui crête frontière entre France, Andorre et Catalogne.
Le site est connu dans quelques rares actes médiévaux pour avoir été un castrum des comtes de Foix aux XIIIe et XIVe siècles. Treize années de fouilles archéologiques puis, trois années d’études supplémentaires, ont permis de restituer une image des occupations humaines, tant pour leurs aspects architecturaux que pour leurs artefacts.
En 2006, de fortes concentrations d’ardoises et lauzes de toitures ont été retrouvées sur le site à l’emplacement du donjon et des bâtiments qui l’entourent. Plusieurs de ces éléments de la couverture ont été gravés au milieu du XIVe siècle.
On y voit des tracés figuratifs incluant des personnages (chevalier, berger…), des bâtiments (château), des formes symboliques et même un fragment de texte en occitan.
La conférence sera suivie d’une séance de dédicace du livre de F. Guillot sur Montréal-de-Sos publié en 2017 par le Centre d’Archéologie Médiévale du Languedoc.


14 h 30 – 15 h 00. L’évêque Clarin, les Dominicains et la création de l’Inquisition à Carcassonne (1233-1248). Conférence proposée par Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme.
Ancien chapelain et chancelier de Simon de Montfort, Clarin devient évêque de Carcassonne en 1226. Il s’engage aussitôt dans la réforme des institutions ecclésiastiques de son diocèse et mène un combat obstiné contre les hérétiques (cathares et vaudois). A partir de 1233 et jusqu’à sa mort en 1248, il accompagne la création de l’Inquisition à Carcassonne et facilite l’installation matérielle des inquisiteurs dominicains dans sa cité épiscopale. Retour sur un évêque oublié de Carcassonne dont l’action fut pourtant décisive dans la lutte contre les hérésies méridionales.

Les vestiges de la prison inquisitoriale de Carcassonne retrouvés par D. Baudreu et F Calvayrac en 2012 au pied de la Cité. Photo D. Baudreu.
15 h 00 – 16 h 30. La redécouverte du « Mur » ou prison de l’Inquisition à Carcassonne. Enquête sur un monument oublié. Conférence proposée par Dominique Baudreu, historien et archéologue au Centre d’archéologie médiévale du Languedoc et Fabienne Calvayrac, guide-conférencière nationale.
Lieu d’incarcération de nombreux hérétiques (parmi lesquels le dernier Bon homme connu, Bélibaste, qui s’en est évadé) ou de leurs partisans, la prison de l’Inquisition de Carcassonne ou Mur, institution à la fois crainte et dénoncée par les habitants du Midi, demeura pendant un temps le symbole de l’action répressive menée par les inquisiteurs. Grande figure de cette contestation au début du XIVe siècle, le franciscain Bernard Délicieux y fut enfermé en décembre 1319 et y mourut quelques mois plus tard.
Identifiée au début du XXe siècle, l’emprise du Mur n’a pas pour autant réellement attiré la curiosité des chercheurs. Mais depuis quelques années, des reconnaissances de terrain confrontées aux données historiques nous permettent de mieux cerner les limites de la prison et d’en caractériser les vestiges. En 2012, Dominique Baudreu et Fabienne Calvayrac ont pu entamer une étude des vestiges encore en élévation. Un sondage archéologique a permis de dégager jusqu’au seuil ce qui fut probablement l’unique porte du Mur, bien différente de celle qu’avait pu imaginer le peintre Jean-Paul Laurens en son temps.
Samedi 14 octobre 2017, à 14 h 30, L’Association d’Etudes du Catharisme / René Nelli vous invite à Carcassonne, salle de l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes (entrée libre et gratuite) à
Une rencontre-dédicace avec le romancier Francis Pornon à l’occasion de la parution de son nouveau livre
La Dame de Toulouse chez TDO Editions
Azalaïs dite de Burlatz, fille de Constance de France et de Raimon V, comte de Toulouse, vécut la seconde moitié du XIIème siècle. Elle est connue pour avoir été mécène de troubadours et pour sa vie relativement indépendante, en ayant passé l’essentiel sans son époux Rogier II Trencavel, vicomte de Carcassonne. Elle fut contemporaine de la menace de croisade contre les « Albigeois » (cathares) qui laissait présager du véritable désastre à venir en Languedoc, celui qui mettrait fin à l’essor de la civilisation occitane opulente et berceau de l’amour courtois.
Dans ses romans historiques, Francis Pornon s’attache à la compréhension des personnages en leur temps, pour compléter la connaissance des faits et de l’époque en tâchant de revivre le trajet et le ressenti des personnes.
Au cours de cette rencontre, il s’attachera, sous la forme d’une conférence, à évoquer la personnalité et les aventures d’Azalaïs et à montrer l’importance de la culture occitane aux XIIème et XIIème siècles, ses richesses et particularités comme ses gravités, catharisme et fin’amor entre autres, soumises à la convoitise et à l’adversité. Il émaillera son propos de lectures vivantes d’extraits de livres.

Le village d’Avignonet depuis Montferrand. Photo Franc Bardou.
Avec la participation de Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme, Daniel Bonhoure, historien d’Avignonet, Régis Quinta, président de l’Association Patrimoine et Culture de Montferrand, Georges Massard et Magali Fauré-Cabané, membres de l’Association Patrimoine et Culture de Montferrand.

L’église Notre-Dame de Montferrand (XIVe siècle). Photo Franc Bardou.
Avec le concours des communes d’Avignonet et de Montferrand.
9 h 30-10 h : Accueil à Avignonet au foyer communal, derrière la mairie du village. Stationnement recommandé près du foyer ou à 400 m à proximité de l’église Notre Dame des Miracles.
10 h -11 h : Conférence au foyer municipal : « Le massacre des inquisiteurs à Avignonet (1242). Faits et mémoires», par Charles Peytavie, historien médiéviste, spécialiste du catharisme. Au cours de cette conférence, nous reviendrons évidemment sur les circonstances du massacre des inquisiteurs par le commando descendu de Montségur dans la nuit du 28 au 29 mai 1242. Nous aborderons également les traces laissées par cet événement dans les mémoires occitanes depuis plus de sept cent ans, qu’elles fussent catholiques ou laïques, apaisées ou toujours en conflit. Entre tentative de canonisation des religieux assassinés et rejet de toute réhabilitation des actes de l’Inquisition, le souvenir de cette nuit de mai 1242 n’a jamais cessé d’être au coeur de l’alchimie si délicate en Pays cathare entre mémoire et histoire.

Le « croisé » d’Avignonet. Photo Franc Bardou.
11 h – 12 h 15 : Visite commentée du village d’Avignonet avec Daniel Bonhoure, historien d’Avignonet, auteur du livre «Avignonet Lauragais. Son histoire». Au programme de cette visite : l’évocation de l’histoire médiévale d’Avignonet au temps des Laurac (XIIe siècle), la présence du catharisme avant et après le massacre des inquisiteurs, les vestiges des anciennes fortifications médiévales, l’église Notre-Dame des Miracles (XIVe -XVe siècles), le souvenir des pèlerinages et la mémoire occitane de la Croisade avec la fameuse statue du «croisé» d’Avignonet.
12 h 30 – 14 h 15 : Repas en commun, restaurant «La Dinée».

Vestiges du complexe architectural et cémétérial de Peyre Clouque (IVe-VIIIe siècles). Photo Association Patrimoine et Culture de Montferrand.
14 h 30 – 15 h 45 : Visite de l’église Saint-Pierre d’Alzonne (chevet du XIIe siècle) et du complexe architectural et cémétérial de Peyre Clouque (IVe-VIIIe siècles) avec Régis Quinta, Georges Massard et Magali Fauré-Cabané (Association patrimoine et Culture de Montferrand). Au programme : les vestiges de l’ancienne agglomération d’«Elusio» : les thermes, une église paléochrétienne et une nécropole du VIe siècle composée de 52 sarcophages en pierre et de 140 sépultures. Dans l’église Saint-Pierre d’Alzonne consacrée en 1098, on découvrira également un ensemble remarquable de 18 stèles discoïdales.

Stèles discoïdales dans l’église Saint-Pierre d’Alzonne à Montferrand. Photo Association Patrimoine et Culture de Montferrand.
16 h – 17 h : Visite commentée du village fortifié de Montferrand (église Notre Dame et porte fortifiée du XIVe siècle). Point de vue remarquable sur le Lauragais et le seuil de Naurouze. Au cours de cette visite, on évoquera l’histoire médiévale du village de Montferrand et celle de sa communauté cathare avant et après la Croisade albigeoise. Guilhem Huc de Montferrand est le frère de la célèbre Bonne femme Blanche de Laurac. Sa fille Alazaïs de Montferrand, devenue elle aussi Bonne femme, aura une influence importante sur les choix religieux de son lignage. Nous reviendrons aussi sur le récit du siège de Montferrand par Simon de Montfort en 1211, une année clé de la Croisade albigeoise.