Nouvelle Journée découverte de l’AEC à Saint-Sulpice-La-Pointe, samedi 26 septembre 2015. Sur les pas des cathares au confluent du Tarn et de l’Agoût.

1 septembre 2015
Les ruines du Castella, le château rebâti par Sicard Alaman à Saint-Sulpice.

Les ruines du Castella, le château rebâti par Sicard Alaman à Saint-Sulpice. Photo Charles Peytavie.

Samedi 26 septembre 2015. Nouvelle journée découverte de l’AEC / René Nelli à Saint-Sulpice-La-Pointe dans le Tarn.Sur les traces des cathares au confluent du Tarn et de l’Agoût.

Plusieurs pages d’histoire au programme :
Le lignage des Alaman au cœur de la Croisade Albigeoise.La création de la bastide de Saint-Sulpice et la reconstruction du Castella par le seigneur «bastidor» Sicard Alaman dans la seconde moitié du XIIIe siècle.
Les derniers cathares de Saint-Sulpice au début du XIVe siècle autour du Bon Homme Pierre Authié.
L’histoire et la visite du souterrain médiéval du Castella.

PROGRAMME DE LA JOURNÉE
09 h 30 – 10 h 00: Accueil par notre présidente Annie Lambert à l’Office de tourisme de Saint-Sulpice-La-Pointe (Tarn).

Le souterrain du Castella.

Le souterrain médiéval du Castella, une visite unique en son genre.

10 h 00 – 12 h 00: Conférences inédites et discussion.
Charles Peytavie, historien médiéviste : Un lignage au cœur de la Croisade albigeoise et de la lutte contre l’hérésie, les Alaman.
Apparentés aux seigneurs de Penne, les Alaman occupent d’abord une place importante dans l’essor de la cité d’Albi au tournant des années 1120-1140. Au début du XIIIe siècle, ils ont la confiance de Raymond VI. A travers cette conférence, nous verrons comment Doat Alaman et ses fils vont se conduire au cours des événements de la Croisade albigeoise et comment ils vont profiter des années qui suivent ce conflit pour constituer un important domaine en Toulousain, en Albigeois et en Agenais. Conseiller et lieutenant de Raymond VII à partir de 1239, Sicard Alaman devient son homme de confiance. Devenu indispensable, il maintiendra son pouvoir et son influence auprès du capétien Alphonse de Poitiers.

Ruines du château de Saint-Sulpice.

Bernard Mahoux, écrivain, auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de Saint-Sulpice : Le mouvement de création des bastides après le traité de Paris. Histoire de la bastide de Saint-Sulpice.
Ces interventions seront suivies d’une discussion autour de l’action de Sicard Alaman dans les domaines des comtes de Toulouse au XIIIe siècle et la présence du catharisme à Saint-Sulpice au début du XIVe siècle autour du Bonhomme Pierre Authié. Bernard Mahoux évoquera aussi l’histoire de la comtesse Jeanne de Boulogne, duchesse du Berry, réfugiée à Saint-Sulpice en 1418 pour fuir son second mari et contrainte de frapper de la fausse monnaie dans les souterrains du château pour survivre.

12 h 30 : Repas en commun au restaurant Au Relais fleuri (1 Avenue Rhin et Danube)

L’église de la bastide de Saint-Sulpice (XIVe siècle)

 

14 h 00 – 17 h : Visite guidée de la bastide créé entre 1240 et 1247 par Sicard Alaman en compagnie de Bernard Mahoux. Visite de l’église gothique de Saint-Sulpice commencée vers 1367. Visite des ruines du château de Saint-Sulpice (Le Castella) posé sur une motte castrale, dans un bel écrin de verdure. Visite guidée avec les hôtesses de l’Office du Tourisme du souterrain du Castella, seul souterrain de ce type ouvert à la visite dans la région.

Le programme et le bulletin d »inscription en pdf en cliquant ici :

Programme JD Saint-Sulpice (Tarn) 26 septembre 2015

 

Le pont suspendu de Saint-Sulpice, audessus de l’Agoût vu depuis le Castella.


7e Journée René Nelli. Le samedi 27 juin 2015 au château de Bouisse (Aude) : René Nelli et Montségur.

1 juin 2015

Montségur. Photo Franc Bardou.

 L’AEC / René Nelli, l’Association des Amis du château de Bouisse et la commune de Bouisse vous accueillent à Bouisse dans les Corbières à l’occasion de la 7e Journée René Nelli.

L’écrivain, poète et philosophe René Nelli (Fonds René Nelli, ADA).

Le thème de cette 7e journée : René Nelli et Montségur.

En fin de journée une création musicale originale de Gérard Zuchetto : «Nelli dans le son des mots »

PROGRAMME DE LA JOURNEE

09 h 30 : Rendez vous à la mairie de Bouisse
Accueil par Annie Lambert, présidente de l’AEC / René Nelli, par Philippe Ramon, président des Amis du château de Bouisse, par Francis Baron, maire de Bouisse et par Hervé Baro, conseiller départemental et vice-président de la Communauté de Communes de la Région Lézignanaise Corbières et Minervois.
Café et viennoiseries.

10 h : Montée au château de Bouisse.

Montségur. La naissance du mythe et la redécouverte archéologique du site (1815-1950). Voyage en images autour d’une renommée retrouvée.

Le château de Montségur au début du XXe siècle. Hyptohèse 3D proposée par Tristan Bergerot.

Le château de Montségur au début du XXe siècle. Hyptohèse 3D proposée par Tristan Bergerot.

Par Tristan BERGEROT, documentariste et réalisateur. Auteur du film «Montségur, de l’envol à la chute».
A partir d’images d’époque inédites et des premiers récits des voyageurs puis des visiteurs du site, Tristan Bergerot nous propose de visualiser le Montségur que découvrent les pionniers de son histoire et les inventeurs des mythes qui vont s’en emparer tout au long du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle. A quoi pouvait ressembler le château avant ses restaurations majeures ? Comment fut-il perçu par ses premiers découvreurs ? L’utilisation des images 3D permet de répondre à ses passionnantes questions.

René Nelli et Montségur. Histoire fatidique d’une rencontre (1930-1966)

Par Charles PEYTAVIE, historien, spécialiste de l’histoire du catharisme.

René Nelli, Michel Roquebert, Fanita de Pierrefeu à Montségur (Fonds René Nelli, ADA)

René Nelli, Michel Roquebert, Fanita de Pierrefeu à Montségur.

En 1969, René Nelli reconnaissait lui-même qu’il ne «s’intéressait pas seulement au passé historique du catharisme mais aussi à la vie secrète de Montségur dont il fréquente le site depuis plus de trente ans», qu’il «y avait rencontré les personnages les plus célèbres et les plus singuliers, de Lanza del Vasto à André Breton, d’Otto Rhan à Gabriel Marcel» et que s’il publiait «un jour un «livre de souvenirs», on y trouverait le tableau le plus complet et le plus fidèle des diverses tendances qui ont influencé l’hermétisme occidental dans la première partie du XXe siècle ». Ce livre de souvenirs, René Nelli ne l’a, hélas, pas écrit. Malgré tout, il est possible d’évoquer quelques uns des moments clés qui ont forgé cet attachement indéfectible qui liera dès 1937 le jeune poète et philosophe, bientôt défricheur des textes cathares, au pog ariégeois. Tout commence à 9 h 15 du soir, chez Couquet à Montségur, le 26 juillet 1937 avec la fondation de l’Association des Amis de Montségur et du Saint Graal, association hétéroclite dont René Nelli prend la vice-présidence et où se côtoient écrivains, philosophes, occultistes, gens de lettres, spéléologues et membres des sociétés savantes ariégeoises et audoises. En quelques semaines, elle fédère tous ceux que la renommée de Montségur, son histoire et ses mythes contemporains attirent.

Montségur, château ou Dieu est un autre. Le Montségur des poèmes nelliens.

Montségur. Gouache de René Nelli (Fonds René Nelli, ADA)

Montségur. Gouache de René Nelli (Fonds René Nelli, ADA)

Par Franc BARDOU, écrivain, poète et essayiste, spécialiste de l’oeuvre de René Nelli.
A travers des touches successives, les poèmes de René Nelli ont généré une citadelle céleste qui devient de moins en moins matérielle tandis que les recherches sur le catharisme se structurent plus rationnellement. Nous entrerons avec les mots du poète, au sanctuaire.

12 h 30 : Repas, salle communale de Bouisse.

Bouisse. Photo Franc Bardou.

Bouisse. Photo Franc Bardou.

A partir de 15 h

Création originale

«Nelli dans le son des mots », une création musicale originale de Gérard Zuchetto.

Gérard Zuchetto et Thierry Gomar à Bouisse en 2011.

Gérard Zuchetto et Frédéric Bousquet à Bouisse en 2011.

Avec Damien Combes : guitares

Patrice Vilaumé :  vielle à roue

Caroline Itier: contrebasse

Thierry Gomar : percussions

Frédéric Bousquet : cristal Baschet

Gérard Zuchetto : chant, guitare

Le compositeur et interprète des troubadours, Gérard Zuchetto, a déjà œuvré — et même improvisé sur scène — sur la poésie bilingue de René Nelli. Il nous propose d’entrer en profondeur dans un oratorio contemplatif sur les mots et les sons nelliens de l’Ode à Montségur, œuvre vertigineuse que, pour la toute première fois, le public du château de Bouisse pourra entendre déployée dans une aventure musicale inédite.

Vous pouvez télécharger le programme et le bulletin d’inscription ici :

Programme et bulletin d’inscription 7e Journée René Nelli Bouisse samedi 27 juin 2015


Samedi 30 Mai 2015. Nouvelle journée découverte de l’AEC à Puisserguier et dans le Biterrois.

10 mai 2015
Le village de Puisserguier.

Le village de Puisserguier.

Samedi 30 mai 2015, l’AEC / René Nelli et l’ARESP château de Puisserguier vous propose une nouvelle journée découverte à PUISSERGUIER et au château de PERDIGUIER (Maraussan) sur les traces des Trencavel et  des cathares en Biterrois.

Nombre d’inscrits limité à 80 personnes.

Programme de la journée:

09h 30 – 10h : Accueil par notre présidente Annie Lambert et Jacques Chabert, président de l’ARESP à la Maison du peuple de Puisserguier. Café.

10h-11h 30 : Conférence de Serge Sotos, historien médiéviste :
Le Prieuré de Cassan et les Bérenger, seigneurs de Puisserguier, au XIIe siècle

Armes des seigneurs de Puisserguier. 1303.

Armes des seigneurs de Puisserguier. 1303.

Puisserguier est un puech couronné par une remarquable place-forte. Ces seigneurs apparaissent seulement dans les textes dans la première moitié du XIIe siècle, en la personne de Raimond Vassadel Ier de Puisserguier.Au milieu du XIIe siècle, ils placèrent l’une de leurs importantes possessions, située dans la banlieue Est de Béziers, à Saint-Bauzile du Libron, sous la dépendance et protection du monastère de Cassan. Désigné depuis peu nécropole dynastique par les Trencavel, ce prestigieux prieuré canonial du diocèse de Béziers avait eu pour second prieur Guiraud (1106-1121), devenu 26ème évêque de Béziers (1121?-1123) puis nouveau saint patron de la cité. Fervents catholiques, les seigneurs de Puisserguier furent les bienfaiteurs de Sainte-Marie de Cassan, qu’ils choisirent pour dernière demeure, rejoignant ainsi la famille princière de Béziers. Nous abordons cette histoire à travers l’examen de chartes, pour la plupart inédites, issues à la fois du chartrier et du Cartulaire de Cassan.

L’Abbaye de Cassan.

11h 30 – 12h 30 : Visite du château médiéval de Puisserguier, avec Jacques Chabert, président de l’ARESP.

Le château de Puisserguier.

12h 30 – 14h 00 : Repas pris en commun à la Maison du peuple.

14h 30 : Départ pour le château de Perdiguier (l’itinéraire du déplacement sera donné à chaque conducteur pendant le repas).

15h-16h : Visite commentée du château de Perdiguier suivie d’une conférence de M. Mazeran, architecte du service patrimoine au département de l’Hérault sur le château de Perdiguier au Moyen Age.

Le château de Perdiguer à Maurassan. Château des XIIIe-XVIIe siècles.

Le château de Perdiguer à Maurassan. Château des XIIIe-XVIIe siècles.

16h – 17h : Conférence de Charles Peytavie, historien médiéviste :
La lutte contre le catharisme et les événements de la Croisade albigeois en Biterrois (Béziers, Servian, Puisserguier, Maraussan, Capestang,etc.). 1207-1250.

17h : Dégustation offerte par M. FERRACHI, propriétaire du domaine de Perdiguier. Après 17h : Visite possible par groupe de quatre personnes des fresques de l’escalier du château datant de la première moitié du XVIIe siècle.

Le château de Perdiguier.

Le château de Perdiguier.

Le bulletin d’inscription pour la journée et le bulletin de réservation pour le repas en commun sont à télécharger ici :

Programme et bulletin d’inscription à la journée découverte AEC / ARESP à Puisserguier 30 mai 2015

 

 


En librairie. Les actes du colloque « Le temps de la bataille de Muret.12 septembre 1213  » sont actuellement disponibles en librairie.

6 février 2015

img413Les actes du colloque « Le temps de la bataille de Muret. 12 septembre 1213 » sont actuellement disponibles en librairie ou   sur commande auprès de la Fédération Historique de Midi-Pyrénées.

SOMMAIRE

Conférence :

Martin ALVIRA CABRER : Muret 1213, réflexions sur une bataille perdue.

La bataille :

Michel ROQUEBERT : Les fondements juridiques de l’intervention du roi Pierre II d’Aragon sur le théâtre de la croisade albigeoise.

Jean-Louis BIGET : Anthropologie de la bataille médiévale : le cas de Muret.

Muret, sa position en Comminges et en pays toulousain :
Espaces et hommes au début du XIIIe siècle

Christian MONNIER : La physionomie de Muret à l’époque médiévale et son évolution.

Yann HENRY : De l’Antiquité au Moyen-Age : origines et mutations du peuplement dans la plaine de Muret.

Jean-Michel LASSURE : La Garonne à Muret.

Gérard PRADALIE : Salles et la porte de Salles.

Henri AMEGLIO : Le site de la bataille de Muret : découvertes archéologiques, 1843-1984.

Eric TRANIER et Henri MOLET : À la recherche des traces du champ de bataille de Muret : les opérations archéologiques « Petit-Joffréry » et « Grand-Joffréry » (2011-2013).

Les royautés et les principautés : enjeux politiques et juridiques :

Patrick DE LATOUR : Bernard IV, obligé d’Alphonse le Chaste et vassal de Pierre le Catholique (1176-1213).

Martin DE FRAMOND : Bannières, milices urbaines et armoiries dans les vicomtés « aragonaises » de Millau et Gévaudan avant Muret.

Sergi GRAU TORRAS : La législation contre l’hérésie dans la couronne d’Aragon au temps du roi Pierre II d’Aragon.

Josep SERRANO DAURA : L’Assemblée de Paix et de Trêve jusqu’au règne de Pierre 1er de Catalogne et son évolution vers la Cour générale.

Nicolas LEROY : La croisade albigeoise dans ses confins orientaux : les répercussions de Muret sur la Provence rhodanienne et le Languedoc oriental.

Thierry PECOUT : La mort de Pierre II et l’émergence d’une principauté en Provence.

img414Société :

Guy-Pierre SOUVERVILLE : Les fondations ecclésiastiques en Comminges, du Nébouzan au Pays de Touges, aux XIIe et XIIIe siècles. Sources et documents.

Pierre VIDAL : Hospitaliers et templiers en Muretain, des premiers établissements (début XIIe s.) aux premières bastides (milieu XIIIe s.) : réseaux de pouvoirs et organisation de l’espace.

René SOURIAC : Bernard IV de Comminges en ses villes maîtresses : les coutumes de Muret (1203), et de Saint-Gaudens (1202).

Claudine PAILHES : Née de la croisade, la « Terre du Maréchal ».

Magali BAUDOUIN : Les vicomtes de Labarthe et la Barousse au début du XIIIe siècle.

Charles PEYTAVIE : Les seigneurs de Penne d’Albigeois et les évènements de la Croisade albigeoise. Les ambitions politiques et stratégiques d’un lignage méridional en temps de crise.

Culture :

Michel BANNIARD : Les enjeux langagiers d’une défaite : la mutation d’un paradigme.

Marjolaine RAGUIN : Langues et identités dans la partie anonyme de lachanson de la Croisade albigeoise.

Robert VINAS : L’image du roi Pierre d’Aragon dans le « Livre des faits » de son fils, le roi Jaume 1er.

Art et représentations :

Daniel CAZES : L’art dans les pays de Toulouse, Comminges et Foix au temps de la bataille de Muret.

Quitterie CAZES : Toulouse et la Catalogne à la fin du XIIe siècle : le « troisième atelier » de la Daurade.

Emmanuel GARLAND : La peinture murale au XIIIe siècle. Contribution à l’étude du décor peint des églises de Montsaunès et de Castillon-en-Couserans.

Hélène LAUG : L’architecture de l’église Saint-Jacques de Muret, du XIIe au XVIe siècle.

Christophe MARQUEZ : De l’iconographie de Simon de Montfort.

Enjeu de mémoire ? Visions, perceptions et interprétations :

Bernard MONTAGNES op. : Histoire et légende : Saint-Dominique à Muret ?

Pierre-Jean SOURIAC : Les enjeux mémoriels de la croisade albigeoise au temps des guerres de Religion.

Georges PASSERAT : Mary Lafon (1810-1884), traducteur de la Cansode la Crosada.

Rémy PECH : Muret 1913 : une fête félibréenne pimentée de politique.

René SOULA : Les célébrations de la bataille de Muret au XXe siècle : conflits de l’histoire et de la mémoire.

Jean-Pierre AMALRIC : La bataille de Muret vue d’Espagne : entre Histoire et Mémoire historique.

André DUPUY : Résonnances contemporaines d’une défaite : témoignage d’un occitanisme.

Conclusion par Martin AURELL.

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Le colloque sur le temps de la bataille de Muret a débuté hier avec les interventions très appréciées de Martin Alvira Cabrer, Jean-Louis Biget et Michel Roquebert.© Ch. Peytavie. – à Muret. Vendredi 13 septembre 2013.

Bulletin de commande auprès de la Fédération historique Midi-Pyrénées :

Cliquer pour accéder à Muret_COMMANDE.pdf

 


Conférence sur le consolament. Samedi 11 octobre 2014 à Carcassonne. Auditorium des Jésuites, 14 h 30. entrée libre.

8 octobre 2014

Carcassonne, samedi 11 octobre 2014, l’AEC / René Nelli débute son cycle de conférences de fin d’année consacré au catharisme et à l’histoire de la société médiévale méridionale.
L’historien médiéviste Charles Peytavie proposera une conférence intitulée:
Au cœur des pratiques rituelles et sociales des communautés cathares, le consolament ou baptême spirituel.

Carcassonne, ville basse, Auditorium des Jésuites, à 14 h 30. Entrée libre.

Rite public et collectif au cœur de la liturgie et de la vie religieuse des Bons hommes, le consolament, appelé aussi « saint baptême de Jésus-Christ », est le seul sacrement que les cathares considèrent comme fondé par le Christ et attesté par les Ecritures. Geste de salut aux apôtres, il marque le moment crucial au cours duquel le ou la novice, adulte et en pleine conscience, choisit d’intégrer l’Eglise des Bons chrétiens. Baptême par imposition des mains, complémentaire du baptême de l’eau, il a aussi valeur de pénitence, déliant des péchés et il est aussi considéré en particulier par les croyants comme une extrême-onction offrant au moment de sa mort au récipiendaire une garantie de salut.
Depuis quelques années, le consolament fait l’objet de nombreuses recherches dont certains résultats ou hypothèses seront présentés au cours de cette conférence. D’abord du point de vue de l’histoire des croyances chrétiennes et de celle des pratiques sacramentaires. Il s’agit ici de s’interroger par exemple sur les nombreuses variations que l’on observe dans sa pratique à l’échelle des diverses communautés cathares présentes dans l’Occident chrétien entre les XIIe et XIVe siècles. Une autre question est également posée sur le lien réel ou supposé entre la tradition cathare du baptême de l’esprit et le rite d’initiation proposé par d’autres mouvements dissidents orientaux comme les bogomiles. Et puis d’autres historiens se sont aussi penchés sur le consolement en tant que pratique sociale essayant de comprendre l’impact de ce rite au cœur des sociétés dans lesquelles il était pratiqué. La réception du consolament par certains membres d’une famille a-t-elle toujours été bien reçue par le reste de leurs proches ? A l’intérieur d’un foyer de croyants, comment se prenait la décision de passer ce cap décisif de sa vie religieuse ? Quel impact ce choix pouvait-il avoir dans la vie courante ?
Là encore, la relecture des sources à notre disposition montre que la réception du consolament est un enjeu crucial qui questionne toutes les composantes de la société.


Samedi 27 septembre 2014. Nouvelle journée découverte de l’AEC à Burlats dans le Tarn sur les pas de la vicomtesse Adélaïde et du catharisme dans le pays castrais.

5 septembre 2014

 

Le village de Burlats. Photo Franc Bardou.

Samedi 27 septembre 2014, l’AEC / René Nelli vous propose une nouvelle journée découverte à Burlats (8 km en amont de Castres) sur les pas de la vicomtesse Adélaïde et du catharisme en pays castrais dans la vallée de l’Agoût.

Nombre d’inscrits limité à 70 personnes. Journée gratuite pour les adhérents (sauf repas)

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

10 h 00 : Accueil par notre présidente Annie Lambert à Burlats (8 km en amont de Castres) devant la mairie du village installée dans les ruines de l’ancien prieuré Saint-Pierre.

Les vestiges du prieuré Saint-Pierre de Burlats.

Les vestiges du prieuré Saint-Pierre de Burlats. Photo Franc Bardou.

10 h 30 : Début de la visite du village sous la conduite de Jean-Louis Spertino (Association Patrimoine et culture du Burlats), avec la participation de Bernard Mahoux et Charles Peytavie. Au programme, visite des vestiges de l’ancien prieuré Saint-Pierre, visite du pavillon d’Adélaïde, découverte du village médiéval (Maison d’Adam, tour de la Bistoure, castel du Burlats).

La pavillon d'Adélaïde à Burlats (XIIe siècle).

La pavillon d’Adélaïde à Burlats (XIIe siècle). Photo Franc Bardou.

13 h 00 : Repas en commun au centre d’accueil Le Moulin des Sitelles, labellisé Gîtes de France.

15h 00 – 16 h : Conférence de Charles Peytavie, historien médiéviste : Adélaïde « comtesse de Burlatz». De l’Histoire à la légende.

Adélaïde et le vicomte Roger II.

Adélaïde et le vicomte Roger II. Photo Franc Bardou.

Nièce de roi (le capétien Louis VII), fille de comte (celui de Toulouse Raymond V), mariée en 1171 au vicomte Roger II de Béziers, la vicomtesse Adélaïde (ou Adelaïs) fut louée pour sa beauté et sa courtoisie par les plus grands troubadours de son temps. Dans la seconde moitié du XIIe siècle, sa cour, en particulier lorsqu’elle réside à Castres ou à Burlats, fut l’une des plus renommée du Midi. Mais mêlée à tous les conflits de son temps, Adélaïde entre aussi dans la postérité par ses gestes politiques en particulier lorsque la papauté étend son action contre l’hérésie aux terres des Trencavel et désigne Lavaur comme «le siège de Satan». Au cours de l’été 1181, elle doit ainsi faire face dans cette cité à la première expédition guerrière contre l’hérésie conduite par un légat du pape en pays chrétien. Sa gestion de cette crise sera connue dans toute l’Europe. Elle contribuera aussi, par delà les siècles, à assurer la renommée de la «comtesse de Burlatz».

Cette conférence sera prolongée par une discussion autour de la légende d’Adélaïde avec le romancier Bernard Mahoux, auteur de la saga La Malédiction des Trencavel.
Dédicaces.

17 h 00 : Fin de la journée.

Le bulletin d’inscription pour la journée et le bulletin de réservation pour le repas en commun sont à télécharger ici : Programme de la journée et bulletin d’inscription JD Burlats 2014Les bords de l'Agoût et la tour de la Bistoure. Photo Franc Bardou.

Les bords de l’Agoût et la tour de la Bistoure. Photo Franc Bardou.

 


Samedi 28 juin 2014. 6e Journée René Nelli au château de Bouisse. René Nelli philosophe. Amour de la sagesse et sagesse de l’amour. Avec Jòrdi Blanc, Michel Roquebert, Charles Peytavie, Franc Bardou et la participation de la Compagnie Fées et Gestes.

4 juin 2014
René Nelli, professeur de philosophie en 1936.

René Nelli, professeur de philosophie, en 1936.

Samedi 28 juin 2014.

Pour la 6e année consécutive, retrouvez votre rendez-vous annuel dédié à la mémoire de l’historien et poète René Nelli à Bouisse (Aude), au cœur des Corbières.

Cette année,  les organisateurs ont choisi de consacrer cette journée à René Nelli philosophe. Amour de la sagesse, sagesse de l’amour.

Voici le programme détaillée de cette journée :

Retrouvez le programme et le bulletin d’inscription en fichier pdf en cliquant ci-dessous:

Programme 6e Journée René Nelli à Bouisse 2014

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

09 h 30 : Rendez-vous à la mairie de Bouisse

Accueil par Annie Lambert, présidente de l’AEC / René Nelli, par Philippe Ramon, président des Amis du château de Bouisse, par Francis Baron, maire de Bouisse et par Hervé Baro, conseiller général et vice-président de la Communauté de Communes de la Région Lézignanaise Corbières et Minervois. Café et viennoiseries.

10 h : Montée au château de Bouisse.
Accueil et lectures tout au long de la journée
par la Compagnie Fées et Gestes.

René Nelli dans son bureau Rue du Palais à Carcassonne.

René Nelli dans son bureau Rue du Palais à Carcassonne.

René Nelli, un parcours en philosophie.
Par Charles PEYTAVIE, historien, spécialiste du catharisme.
Retour en quelques dates sur le parcours philosophique de René Nelli.

Nelli – Jaurès, des points de rencontres insoupçonnés.
Par Jòrdi BLANC, docteur en philosophie, maître ès sciences économiques, auteur de plusieurs ouvrages sur Jean Jaurès et éditeur de ses Œuvres philosophiques. René Nelli avait huit ans lors de l’assassinat de Jaurés. Outre l’engagement socialiste, philosophes tous deux, c’est leur métier qui permet de les rapprocher. Mais que peut-il y avoir de commun entre la poétique et puissante métaphysique de La Réalité du monde sensible de Jean Jaurès et la philosophie du catharisme et de l’éros de René Nelli? Or, profondément albigéiste, Jaurès n’ignore rien du catharisme. Et, au-delà du monde phénoménal, sur lequel ils divergent, une commune aspiration à la transcendance les réunit.

René Nelli, un philosophe surréel.
Par Franc BARDOU, écrivain et essayiste, spécialiste de l’oeuvre de René Nelli. Platon chassait les poètes de sa cité républicaine, mais René Nelli est pourtant parvenu à approfondir sa révolution surréaliste méditerranéenne à partir des conceptions néoplatoniciennes de Plotin, puis dans une belle harmonie avec de grands penseurs de son siècle, Alquié, Bachelard, Jung, Corbin, mais aussi Laborit ou même encore Heidegger, tandis que le pessimisme du regard qu’il posait sur notre monde semble nous renvoyer à celui de Schopenhauer. René Nelli est vraiment un poète palpitant au cœur de la philosophie.

12 h 30 : Repas, salle de l’ancienne école du village.

14 h 45 : Au château de Bouisse.

Sur un texte de René Nelli : « Introduction à une dialectique
du bien et du mal ».
Par Michel ROQUEBERT, historien, spécialiste du catharisme. En 1943, René Nelli participe à un numéro spécial des Cahiers du Sud, réalisé sous la direction de Joë Bousquet et de Jean Ballard et qui paraît sous le titre Le Génie d’Oc et l’homme méditerranéen. Etudes et poèmes. Sa contribution à cet ouvrage collectif fut un article intitulé Introduction à une dialectique du bien et du mal, avec, en surtitre : Esprit d’une métaphysique d’oc. Il s’agit d’une pure réflexion philosophique, laquelle s’avère quelque peu paradoxale. Si le mot de catharisme, en effet, n’y est pas prononcé une seule fois, cette réflexion n’en constitue pas moins une approche de ce qu’il y a de plus profond, philosophiquement parlant, dans la religion cathare.

Bouisse. © Photo Franc Bardou.

Bouisse. Photo Franc Bardou.

 

16 h 00 : Lecture théâtralisée par la Compagnie Fées et Gestes de plusieurs scènes du «Mystère» Beatris de Planissolas
Mise en espace sur la terrasse du château
Avec Esther Candaës et Jean-Louis Manceau avec la participation de Franc Bardou

16 h 45 : Fin de la journée


Une nouvelle conférence sur Pennautier au temps de cathares. Après le destin de la famille seigneuriale, la vie de la communauté villageoise.

19 mai 2014

[Conférence à Pennautier. Samedi 24 mai 2014 au théâtre Na Loba à 18 h 30]

Le village fortifié de Pennautier en Cabardès.

Le village fortifié de Pennautier en Cabardès.

L’historien médiéviste Charles Peytavie poursuit son exploration de l’histoire de Pennautier au temps des cathares et vous propose une nouvelle conférence inédite:

Pennautier au Moyen Age (XIIe-XIVe siècles). L’essor d’une communauté villageoise au temps des cathares, du roi et des inquisiteurs.

Après s’être intéressé le mois dernier au sort et à la participation de la famille seigneuriale de ce village du Cabardès pendant les événements de la Croisade albigeoise, découvrons qu’elle fut la vie de la communauté villageoise de Pennautier durant cette époque troublée à l’origine de profonds bouleversements politiques, religieux et sociaux.

Résumé de la conférence:

Pennautier au Moyen Age (XIIe-XIVe siècles). L’essor d’une communauté villageoise au temps des cathares, du roi et des inquisiteurs.

Que sait-on de l’histoire de la communauté villageoise de Pennautier entre les XIIe et XIVe siècles ? Quel sort lui est réservé pendant les événements de Croisade albigeoise ? Comment tous ceux qui n’appartenaient pas aux clans qui dirigeaient la destinée du castrum et qui ne furent chassés pas de leurs terres par les croisés ont-ils vécu la lutte acharnée contre les hérétiques qui sera désormais portée au cœur de leur famille et de leur paroisse par les inquisiteurs et les frères des ordres mendiants ? Nous verrons comment pendant de longues années certains Pennautierois vont se montrer profondément fidèles aux Bons hommes, leur offrant gîte et couvert ou organisant leurs prédications clandestines. Ce dévouement a touché toutes les catégories de population et même parfois les plus surprenantes à commencer dans les années 1280 par le curé de leur village lui-même, un nommé Arnaud Morlane. Drôle d’homme. Accusé par ses ouailles d’avoir été consolé par les Bons hommes quelques minutes avant sa mort, cela lui vaudra d’être exhumé trente-cinq ans plus tard et d’être brûlé au nom de l’Inquisition !

Sceau de la communauté de Pennautier en 1303.

Sceau de la communauté de Pennautier en 1303.

Dans un tel contexte, les habitants de Pennautier devront aussi s’adapter à un nouveau seigneur suzerain, le roi de France, qui n’entend rien lâcher de ses prérogatives juridiques et économiques, à l’instar, comme nous l’observerons, de la pugnacité qu’il déploie pour s’opposer au comte de Foix qui réclame la haute justice sur le village.
Nouvel Eldorado avant l’heure, le Cabardès attire toutes les convoitises et le contrôle de Pennautier est une des clés de la stratégie mise en œuvre par la Couronne, et d’autres, pour renforcer leur pouvoir sur ce territoire et reléguer définitivement au second plan l’empreinte de ses anciens seigneurs. Car d’ailleurs qui saurait résister à la promesse d’importants revenus tirés de la mise en valeur de ses forêts, de ses terres arables ou de ses activités textiles, minières et métallurgiques ?
Face à tout cela, dans cette société médiévale où chacun cherche à tirer son épingle du jeu, nous verrons comment a pris forme la communauté des Pennautierois et comment au début du XIVe siècle elle s’est enfin dotée de sa propre identité juridique au point de compter désormais parmi les « bonnes villes » d’un domaine royal capétien en passe d’être presque définitivement respecté.


31 mai 2014. Une nouvelle journée découverte de l’AEC : les Corbières au temps des Bons hommes. Visite du château de Montséret et du village médiéval de Fontjoncouse.

11 mai 2014

Samedi 31 mai 2014, l’AEC / René Nelli vous propose une nouvelle journée découverte : les Corbières au temps des Bons hommes. Visite du château de Montséret et du village médiéval de Fontjoncouse.

Nombre d’inscrits limité à 70 personnes.

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

Les ruines du château de Montséret dans les Corbières.

Les ruines du château de Montséret dans les Corbières.

 

10 h : Rassemblement des participants à Montséret sur le parking de la cave coopérative au centre du village.

10 h 15 : Accueil des participants autour de la présidente de l’AEC / René Nelli Annie Lambert et du coordonateur de la journée Michel Gybels.

10 h 30 – 12 h : Visite des ruines du château de Montséret. Chemin d’accès en pente douce. Chaussures de marche recommandées.
Évocation de l’histoire de la famille des Amat de Montséret, un clan seigneurial dans l’entourage des Trencavel (XIe-XIIe siècles), leurs liens avec les grandes abbayes des Corbières (Lagrasse, Fontfroide) et ce qu’il advint d’eux au temps de la Croisade albigeoise. Par Charles Peytavie, historien médiéviste.

Le château de Montséret.

Le château de Montséret.

12 h 30 : Repas au restaurant Le Dauphin à Montséret (2 Rue des Bergeries à Montséret).

14 h 30 : Départ pour Fontjoncouse (Direction Durban par D 611 puis suivre Fontjoncouse).

15 h 15 : Rendez-vous à Fontjoncouse, parking à l’entrée du village. Visite de l’église Sainte-Léocadie, chef d’oeuvre de l’art roman et visite du village (fortification, ancien château des archevêques de Narbonne) avec les historiens médiévistes Charles Peytavie et Gauthier Langlois.

L'église romane Sainte-Léocadie de Fontjoncouse.

L’église romane Sainte-Léocadie de Fontjoncouse.

Après avoir reçu de Charlemagne en mars 793 un lieu réputé inculte nommé «Fontes», un certain Jean, réfugié espagnol qui avait vaincu les sarrasins à Ponts dans le comté de Barcelone, s’y installe avec une vingtaine de compatriotes. En 963, le domaine et ses trois églises entrent dans le patrimoine des archevêques de Narbonne qui les conservent jusqu’à la Révolution.
Gauthier Langlois nous présentera aussi les toutes dernières découvertes faites ces dernières années au sujet de la vie spirituelle très riche dans les Corbières au XIe et XIIe siècles (monastères, ermitages, maisons hospitalières).

Le bulletin d’inscription pour la journée et le bulletin de réservation pour le repas en commun au restaurant Le Dauphin à télécharger ici :

Journée découverte AEC 31 mai 2014 Montséret Fontjoncouse


Conférence: Les Marceille, un lignage méridional du Razès au cœur de l’hérésie.

8 mai 2014

Samedi 17 mai 2014.
La Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude organise sa séance mensuelle à Limoux. L’après-midi, à partir de 14 h 45, elle organise une séance publique ouverte à tous consacrée au site de Marceille, entre Limoux et Pieusse. RDV devant l’abri des pèlerins à l’entrée du parc de la basilique.
A cette occasion, l’historien médiéviste Charles Peytavie reviendra sur une page méconnue de l’histoire de ce site liée à l’histoire du catharisme.

Charles Peytavie : Les Marceille, un lignage méridional du Razès au cœur de l’hérésie.

Le site de Marceille, entre Limoux et Pieusse, aujourd'hui occupé par le parc de la basilique gothique. Au fonds le pic de Nore.

Le site de Marceille, entre Limoux et Pieusse, aujourd’hui occupé par le parc de la basilique gothique. Au fonds le pic de Nore. Photo Franc Bardou.

Avignonet. © Franc Bardou.

Avant d’être le lieu d’un pèlerinage très réputée dès le XIVe siècle, Marceille près de Limoux fut au XIIe et XIIIe siècle une petite localité et un terroir très disputés qui ont donné leur nom à un lignage très en vue dans le Razès. Ces chevaliers de Marceille vivaient dans l’entourage des seigneurs des grandes familles du Razès (les Alaigne, vicomtes du Razès, les seigneurs de Pieusse ou de Routier) et du Lauragais (en particulier les Laurac), fidèles aux Trencavel. Les sources inquisitoriales nous révèlent aussi leur lien étroit avec les Bons Hommes. Charles Peytavie, reviendra tout particulièrement sur le destin du chevalier Raymond de Marceille. Dans les années 1230, ce chevalier faidit ayant participé aux guerres contre Montfort, rend de nombreuses visites à Montségur. De toutes les batailles (siège de Carcassonne en 1240, expédition d’Avignonet contre les inquisiteurs en 1242) celui en qui l’historien Michel Roquebert verra l’un des « sept samouraïs de Montségur » est chargé de la défense du pog. Il choisit d’y mourir en mars 1244 sur le bûcher par fidélité à ses convictions religieuses.

Cette première intervention sera suivie d’une conférence de l’historienne de l’art Julie Grassin Delyle : Nouveaux regards sur les décors sculptés de Notre-Dame de Marceille à Limoux, XVIIe-XVIIIe siècles

et d’une visite de l’église gothique avec les deux historiens.