Samedi 27 septembre 2014. Nouvelle journée découverte de l’AEC à Burlats dans le Tarn sur les pas de la vicomtesse Adélaïde et du catharisme dans le pays castrais.

5 septembre 2014

 

Le village de Burlats. Photo Franc Bardou.

Samedi 27 septembre 2014, l’AEC / René Nelli vous propose une nouvelle journée découverte à Burlats (8 km en amont de Castres) sur les pas de la vicomtesse Adélaïde et du catharisme en pays castrais dans la vallée de l’Agoût.

Nombre d’inscrits limité à 70 personnes. Journée gratuite pour les adhérents (sauf repas)

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

10 h 00 : Accueil par notre présidente Annie Lambert à Burlats (8 km en amont de Castres) devant la mairie du village installée dans les ruines de l’ancien prieuré Saint-Pierre.

Les vestiges du prieuré Saint-Pierre de Burlats.

Les vestiges du prieuré Saint-Pierre de Burlats. Photo Franc Bardou.

10 h 30 : Début de la visite du village sous la conduite de Jean-Louis Spertino (Association Patrimoine et culture du Burlats), avec la participation de Bernard Mahoux et Charles Peytavie. Au programme, visite des vestiges de l’ancien prieuré Saint-Pierre, visite du pavillon d’Adélaïde, découverte du village médiéval (Maison d’Adam, tour de la Bistoure, castel du Burlats).

La pavillon d'Adélaïde à Burlats (XIIe siècle).

La pavillon d’Adélaïde à Burlats (XIIe siècle). Photo Franc Bardou.

13 h 00 : Repas en commun au centre d’accueil Le Moulin des Sitelles, labellisé Gîtes de France.

15h 00 – 16 h : Conférence de Charles Peytavie, historien médiéviste : Adélaïde « comtesse de Burlatz». De l’Histoire à la légende.

Adélaïde et le vicomte Roger II.

Adélaïde et le vicomte Roger II. Photo Franc Bardou.

Nièce de roi (le capétien Louis VII), fille de comte (celui de Toulouse Raymond V), mariée en 1171 au vicomte Roger II de Béziers, la vicomtesse Adélaïde (ou Adelaïs) fut louée pour sa beauté et sa courtoisie par les plus grands troubadours de son temps. Dans la seconde moitié du XIIe siècle, sa cour, en particulier lorsqu’elle réside à Castres ou à Burlats, fut l’une des plus renommée du Midi. Mais mêlée à tous les conflits de son temps, Adélaïde entre aussi dans la postérité par ses gestes politiques en particulier lorsque la papauté étend son action contre l’hérésie aux terres des Trencavel et désigne Lavaur comme «le siège de Satan». Au cours de l’été 1181, elle doit ainsi faire face dans cette cité à la première expédition guerrière contre l’hérésie conduite par un légat du pape en pays chrétien. Sa gestion de cette crise sera connue dans toute l’Europe. Elle contribuera aussi, par delà les siècles, à assurer la renommée de la «comtesse de Burlatz».

Cette conférence sera prolongée par une discussion autour de la légende d’Adélaïde avec le romancier Bernard Mahoux, auteur de la saga La Malédiction des Trencavel.
Dédicaces.

17 h 00 : Fin de la journée.

Le bulletin d’inscription pour la journée et le bulletin de réservation pour le repas en commun sont à télécharger ici : Programme de la journée et bulletin d’inscription JD Burlats 2014Les bords de l'Agoût et la tour de la Bistoure. Photo Franc Bardou.

Les bords de l’Agoût et la tour de la Bistoure. Photo Franc Bardou.

 


Samedi 28 juin 2014. 6e Journée René Nelli au château de Bouisse. René Nelli philosophe. Amour de la sagesse et sagesse de l’amour. Avec Jòrdi Blanc, Michel Roquebert, Charles Peytavie, Franc Bardou et la participation de la Compagnie Fées et Gestes.

4 juin 2014
René Nelli, professeur de philosophie en 1936.

René Nelli, professeur de philosophie, en 1936.

Samedi 28 juin 2014.

Pour la 6e année consécutive, retrouvez votre rendez-vous annuel dédié à la mémoire de l’historien et poète René Nelli à Bouisse (Aude), au cœur des Corbières.

Cette année,  les organisateurs ont choisi de consacrer cette journée à René Nelli philosophe. Amour de la sagesse, sagesse de l’amour.

Voici le programme détaillée de cette journée :

Retrouvez le programme et le bulletin d’inscription en fichier pdf en cliquant ci-dessous:

Programme 6e Journée René Nelli à Bouisse 2014

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

09 h 30 : Rendez-vous à la mairie de Bouisse

Accueil par Annie Lambert, présidente de l’AEC / René Nelli, par Philippe Ramon, président des Amis du château de Bouisse, par Francis Baron, maire de Bouisse et par Hervé Baro, conseiller général et vice-président de la Communauté de Communes de la Région Lézignanaise Corbières et Minervois. Café et viennoiseries.

10 h : Montée au château de Bouisse.
Accueil et lectures tout au long de la journée
par la Compagnie Fées et Gestes.

René Nelli dans son bureau Rue du Palais à Carcassonne.

René Nelli dans son bureau Rue du Palais à Carcassonne.

René Nelli, un parcours en philosophie.
Par Charles PEYTAVIE, historien, spécialiste du catharisme.
Retour en quelques dates sur le parcours philosophique de René Nelli.

Nelli – Jaurès, des points de rencontres insoupçonnés.
Par Jòrdi BLANC, docteur en philosophie, maître ès sciences économiques, auteur de plusieurs ouvrages sur Jean Jaurès et éditeur de ses Œuvres philosophiques. René Nelli avait huit ans lors de l’assassinat de Jaurés. Outre l’engagement socialiste, philosophes tous deux, c’est leur métier qui permet de les rapprocher. Mais que peut-il y avoir de commun entre la poétique et puissante métaphysique de La Réalité du monde sensible de Jean Jaurès et la philosophie du catharisme et de l’éros de René Nelli? Or, profondément albigéiste, Jaurès n’ignore rien du catharisme. Et, au-delà du monde phénoménal, sur lequel ils divergent, une commune aspiration à la transcendance les réunit.

René Nelli, un philosophe surréel.
Par Franc BARDOU, écrivain et essayiste, spécialiste de l’oeuvre de René Nelli. Platon chassait les poètes de sa cité républicaine, mais René Nelli est pourtant parvenu à approfondir sa révolution surréaliste méditerranéenne à partir des conceptions néoplatoniciennes de Plotin, puis dans une belle harmonie avec de grands penseurs de son siècle, Alquié, Bachelard, Jung, Corbin, mais aussi Laborit ou même encore Heidegger, tandis que le pessimisme du regard qu’il posait sur notre monde semble nous renvoyer à celui de Schopenhauer. René Nelli est vraiment un poète palpitant au cœur de la philosophie.

12 h 30 : Repas, salle de l’ancienne école du village.

14 h 45 : Au château de Bouisse.

Sur un texte de René Nelli : « Introduction à une dialectique
du bien et du mal ».
Par Michel ROQUEBERT, historien, spécialiste du catharisme. En 1943, René Nelli participe à un numéro spécial des Cahiers du Sud, réalisé sous la direction de Joë Bousquet et de Jean Ballard et qui paraît sous le titre Le Génie d’Oc et l’homme méditerranéen. Etudes et poèmes. Sa contribution à cet ouvrage collectif fut un article intitulé Introduction à une dialectique du bien et du mal, avec, en surtitre : Esprit d’une métaphysique d’oc. Il s’agit d’une pure réflexion philosophique, laquelle s’avère quelque peu paradoxale. Si le mot de catharisme, en effet, n’y est pas prononcé une seule fois, cette réflexion n’en constitue pas moins une approche de ce qu’il y a de plus profond, philosophiquement parlant, dans la religion cathare.

Bouisse. © Photo Franc Bardou.

Bouisse. Photo Franc Bardou.

 

16 h 00 : Lecture théâtralisée par la Compagnie Fées et Gestes de plusieurs scènes du «Mystère» Beatris de Planissolas
Mise en espace sur la terrasse du château
Avec Esther Candaës et Jean-Louis Manceau avec la participation de Franc Bardou

16 h 45 : Fin de la journée


Une nouvelle conférence sur Pennautier au temps de cathares. Après le destin de la famille seigneuriale, la vie de la communauté villageoise.

19 Mai 2014

[Conférence à Pennautier. Samedi 24 mai 2014 au théâtre Na Loba à 18 h 30]

Le village fortifié de Pennautier en Cabardès.

Le village fortifié de Pennautier en Cabardès.

L’historien médiéviste Charles Peytavie poursuit son exploration de l’histoire de Pennautier au temps des cathares et vous propose une nouvelle conférence inédite:

Pennautier au Moyen Age (XIIe-XIVe siècles). L’essor d’une communauté villageoise au temps des cathares, du roi et des inquisiteurs.

Après s’être intéressé le mois dernier au sort et à la participation de la famille seigneuriale de ce village du Cabardès pendant les événements de la Croisade albigeoise, découvrons qu’elle fut la vie de la communauté villageoise de Pennautier durant cette époque troublée à l’origine de profonds bouleversements politiques, religieux et sociaux.

Résumé de la conférence:

Pennautier au Moyen Age (XIIe-XIVe siècles). L’essor d’une communauté villageoise au temps des cathares, du roi et des inquisiteurs.

Que sait-on de l’histoire de la communauté villageoise de Pennautier entre les XIIe et XIVe siècles ? Quel sort lui est réservé pendant les événements de Croisade albigeoise ? Comment tous ceux qui n’appartenaient pas aux clans qui dirigeaient la destinée du castrum et qui ne furent chassés pas de leurs terres par les croisés ont-ils vécu la lutte acharnée contre les hérétiques qui sera désormais portée au cœur de leur famille et de leur paroisse par les inquisiteurs et les frères des ordres mendiants ? Nous verrons comment pendant de longues années certains Pennautierois vont se montrer profondément fidèles aux Bons hommes, leur offrant gîte et couvert ou organisant leurs prédications clandestines. Ce dévouement a touché toutes les catégories de population et même parfois les plus surprenantes à commencer dans les années 1280 par le curé de leur village lui-même, un nommé Arnaud Morlane. Drôle d’homme. Accusé par ses ouailles d’avoir été consolé par les Bons hommes quelques minutes avant sa mort, cela lui vaudra d’être exhumé trente-cinq ans plus tard et d’être brûlé au nom de l’Inquisition !

Sceau de la communauté de Pennautier en 1303.

Sceau de la communauté de Pennautier en 1303.

Dans un tel contexte, les habitants de Pennautier devront aussi s’adapter à un nouveau seigneur suzerain, le roi de France, qui n’entend rien lâcher de ses prérogatives juridiques et économiques, à l’instar, comme nous l’observerons, de la pugnacité qu’il déploie pour s’opposer au comte de Foix qui réclame la haute justice sur le village.
Nouvel Eldorado avant l’heure, le Cabardès attire toutes les convoitises et le contrôle de Pennautier est une des clés de la stratégie mise en œuvre par la Couronne, et d’autres, pour renforcer leur pouvoir sur ce territoire et reléguer définitivement au second plan l’empreinte de ses anciens seigneurs. Car d’ailleurs qui saurait résister à la promesse d’importants revenus tirés de la mise en valeur de ses forêts, de ses terres arables ou de ses activités textiles, minières et métallurgiques ?
Face à tout cela, dans cette société médiévale où chacun cherche à tirer son épingle du jeu, nous verrons comment a pris forme la communauté des Pennautierois et comment au début du XIVe siècle elle s’est enfin dotée de sa propre identité juridique au point de compter désormais parmi les « bonnes villes » d’un domaine royal capétien en passe d’être presque définitivement respecté.


31 mai 2014. Une nouvelle journée découverte de l’AEC : les Corbières au temps des Bons hommes. Visite du château de Montséret et du village médiéval de Fontjoncouse.

11 Mai 2014

Samedi 31 mai 2014, l’AEC / René Nelli vous propose une nouvelle journée découverte : les Corbières au temps des Bons hommes. Visite du château de Montséret et du village médiéval de Fontjoncouse.

Nombre d’inscrits limité à 70 personnes.

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

Les ruines du château de Montséret dans les Corbières.

Les ruines du château de Montséret dans les Corbières.

 

10 h : Rassemblement des participants à Montséret sur le parking de la cave coopérative au centre du village.

10 h 15 : Accueil des participants autour de la présidente de l’AEC / René Nelli Annie Lambert et du coordonateur de la journée Michel Gybels.

10 h 30 – 12 h : Visite des ruines du château de Montséret. Chemin d’accès en pente douce. Chaussures de marche recommandées.
Évocation de l’histoire de la famille des Amat de Montséret, un clan seigneurial dans l’entourage des Trencavel (XIe-XIIe siècles), leurs liens avec les grandes abbayes des Corbières (Lagrasse, Fontfroide) et ce qu’il advint d’eux au temps de la Croisade albigeoise. Par Charles Peytavie, historien médiéviste.

Le château de Montséret.

Le château de Montséret.

12 h 30 : Repas au restaurant Le Dauphin à Montséret (2 Rue des Bergeries à Montséret).

14 h 30 : Départ pour Fontjoncouse (Direction Durban par D 611 puis suivre Fontjoncouse).

15 h 15 : Rendez-vous à Fontjoncouse, parking à l’entrée du village. Visite de l’église Sainte-Léocadie, chef d’oeuvre de l’art roman et visite du village (fortification, ancien château des archevêques de Narbonne) avec les historiens médiévistes Charles Peytavie et Gauthier Langlois.

L'église romane Sainte-Léocadie de Fontjoncouse.

L’église romane Sainte-Léocadie de Fontjoncouse.

Après avoir reçu de Charlemagne en mars 793 un lieu réputé inculte nommé «Fontes», un certain Jean, réfugié espagnol qui avait vaincu les sarrasins à Ponts dans le comté de Barcelone, s’y installe avec une vingtaine de compatriotes. En 963, le domaine et ses trois églises entrent dans le patrimoine des archevêques de Narbonne qui les conservent jusqu’à la Révolution.
Gauthier Langlois nous présentera aussi les toutes dernières découvertes faites ces dernières années au sujet de la vie spirituelle très riche dans les Corbières au XIe et XIIe siècles (monastères, ermitages, maisons hospitalières).

Le bulletin d’inscription pour la journée et le bulletin de réservation pour le repas en commun au restaurant Le Dauphin à télécharger ici :

Journée découverte AEC 31 mai 2014 Montséret Fontjoncouse


Conférence: Les Marceille, un lignage méridional du Razès au cœur de l’hérésie.

8 Mai 2014

Samedi 17 mai 2014.
La Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude organise sa séance mensuelle à Limoux. L’après-midi, à partir de 14 h 45, elle organise une séance publique ouverte à tous consacrée au site de Marceille, entre Limoux et Pieusse. RDV devant l’abri des pèlerins à l’entrée du parc de la basilique.
A cette occasion, l’historien médiéviste Charles Peytavie reviendra sur une page méconnue de l’histoire de ce site liée à l’histoire du catharisme.

Charles Peytavie : Les Marceille, un lignage méridional du Razès au cœur de l’hérésie.

Le site de Marceille, entre Limoux et Pieusse, aujourd'hui occupé par le parc de la basilique gothique. Au fonds le pic de Nore.

Le site de Marceille, entre Limoux et Pieusse, aujourd’hui occupé par le parc de la basilique gothique. Au fonds le pic de Nore. Photo Franc Bardou.

Avignonet. © Franc Bardou.

Avant d’être le lieu d’un pèlerinage très réputée dès le XIVe siècle, Marceille près de Limoux fut au XIIe et XIIIe siècle une petite localité et un terroir très disputés qui ont donné leur nom à un lignage très en vue dans le Razès. Ces chevaliers de Marceille vivaient dans l’entourage des seigneurs des grandes familles du Razès (les Alaigne, vicomtes du Razès, les seigneurs de Pieusse ou de Routier) et du Lauragais (en particulier les Laurac), fidèles aux Trencavel. Les sources inquisitoriales nous révèlent aussi leur lien étroit avec les Bons Hommes. Charles Peytavie, reviendra tout particulièrement sur le destin du chevalier Raymond de Marceille. Dans les années 1230, ce chevalier faidit ayant participé aux guerres contre Montfort, rend de nombreuses visites à Montségur. De toutes les batailles (siège de Carcassonne en 1240, expédition d’Avignonet contre les inquisiteurs en 1242) celui en qui l’historien Michel Roquebert verra l’un des « sept samouraïs de Montségur » est chargé de la défense du pog. Il choisit d’y mourir en mars 1244 sur le bûcher par fidélité à ses convictions religieuses.

Cette première intervention sera suivie d’une conférence de l’historienne de l’art Julie Grassin Delyle : Nouveaux regards sur les décors sculptés de Notre-Dame de Marceille à Limoux, XVIIe-XVIIIe siècles

et d’une visite de l’église gothique avec les deux historiens.


Vendredi 25 avril 2014, à Pennautier, Charles Peytavie présente une conférence inédite sur les seigneurs de Pennautier au temps des cathares et de la Croisade albigeoise.

22 avril 2014

[Conférence]

L’AEC / René Nelli vous recommande vendredi 25 avril 2014 à 18 h 30, Théâtre Na Loba à Pennautier, la conférence inédite de Charles Peytavie, historien du catharisme et de la Croisade albigeoise.

Les Pennautier. L’histoire mouvementée d’un lignage au cœur de la Croisade albigeoise et de la lutte contre l’hérésie (XIIe-XIVe siècles).

Sceau de la communauté de Pennautier, 1303. Cliché Gauthier Langlois.

Sceau de la communauté de Pennautier, 1303. Cliché Gauthier Langlois.

Présents depuis le début du XIIe siècle dans l’entourage des vicomtes de Carcassonne, les Trencavel, les seigneurs de Pennautier témoignent d’une fidélité sans faille à leurs suzerains au moment où ceux-ci deviennent la cible de l’Eglise de Rome et de la Croisade contre les Albigeois. Comptant parmi eux de nombreux fidèles au christianisme des Bons Hommes voire même des membres de ce clergé dissident, ils deviennent à leur tour la cible des croisés puis des inquisiteurs. Alors que plusieurs membres du lignage sont condamnés pour hérésie ou complicité avec les hérétiques, d’autres rejoignent les insurgés qui tentent de reprendre Carcassonne au nom de Raymond Trencavel en 1240. Faydits notoires et exemplaires, traqués désormais autant par le lys et que par la croix, ils n’hésitent pas à braver le danger organisant plusieurs voyages jusqu’à Montségur afin d’écouter la parole des plus grands dignitaires du catharisme. Privés de leurs biens et de leurs droits sur la seigneurie de Pennautier, dépossédés au profit de la Couronne, ils payeront longtemps, comme nous le verrons, leurs engagements politique et religieux. On comprend pourquoi, dans la seconde moitié du XIIIe siècle, leurs héritiers ne parviendront jamais à retrouver l’intégralité de leurs biens même au prix d’un long et redoutable bras de fer judiciaire avec le roi et ses représentants dans la sénéchaussée de Carcassonne. Il faudra du temps pour que les derniers membres du lignage de Pennautier deviennent des serviteurs zélés du souverain capétien. Quant à la réconciliation avec l’Eglise, nous verrons comment elle advint en offrant à certains des membres de cette turbulente famille de très belles opportunités de carrière.


Beau succès pour notre premier rendez-vous de l’année sur les traces des cathares à Pradelles-Cabardès

17 avril 2014

Nous étions un peu plus de cent dix au rendez-vous fixé samedi dernier à Pradelles-Cabardès par nos amis de l’Association Patrimoines Vallées des Cabardès et leur président Jean-Claude Capéra. Un grand merci à tous ceux qui ont rendu possible cette belle randonnée au cours de laquelle nous avons pu évoquer la vie des Bons hommes et Bonnes femmes réfugiés à Pradelles pour éviter les poursuites de l’Inquisition dans les années 1226-1246. Retour en images sur quelques bons moments passés sur les chemins du Cabardès. Nos deux associations ont déjà pris rendez-vous pour l’année prochaine  et réfléchissent déjà aux choix d’une nouvelle destination.

© Photos publiées avec l’autorisation de leurs auteurs: Franc Bardou, Charles Peytavie, Jean-Claude Capéra.

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Samedi 26 avril 2014. L’AEC organise une table ronde au sujet de Raymond Trencavel dernier vicomte de Carcassonne, d’Albi et Béziers.

16 avril 2014

Fig4-PeintureAlcanizDetailSamedi 26 avril 2014 à 14 h 30, l’AEC / René Nelli a le plaisir de vous convier à une table ronde consacrée à Raymond Trencavel, dernier vicomte de Carcassonne, d’Albi et de Béziers. Avec Gauthier Langlois, Bernard Mahoux et Charles Peytavie.

Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes à Carcassonne.
Entrée libre et gratuite
Une collation et une séance de dédicaces seront proposées à la suite de cette table ronde.

Raymond Trencavel, de l’Histoire au mythe.

Raimond Trencavel est une figure de l’histoire carcassonaise, biterroise ou albigeoise. Né vers 1206 Raimond Trencavel est le fils du vicomte Raimond Roger II et d’Agnès de Montpellier. Après le décès de son père en 1209 il est confié au comte Raimond-Roger de Foix, puis après la mort de ce dernier en 1223, de son fils Roger-Bernart. De retour à Carcassonne en 1224, il est contraint de fuir en 1227 et trouve refuge au sud des Pyrénées sur les terres du roi Jaume Ier d’Aragon.En 1240, il tente sans succès de reprendre la Cité. Sept ans plus tard, il fait sa soumission au roi de France et l’accompagne vers la Terre sainte.Il meurt vers 1267.

A l’occasion de cette table ronde, Gauthier Langlois reviendra sur le parcours du dernier vicomte de Carcassonne et sa participation à plusieurs campagnes militaires. Il nous expliquera pourquoi, à travers des recherches inédites, Raymond Trencavel est représenté sur une peinture murale du début du XIVe siècle conservée au château d’Alcañiz, siège de l’ordre de Calatrava en Aragon.

En exclusivité, la présentation du nouveau roman de la saga sur les Trencavel écrit par Bernard Mahoux 


Le romancier Bernard Mahoux, auteur d’une grande saga romanesque consacrée aux Trencavel, nous présentera son nouveau livre, tout juste sorti en librairie, consacré aux vingt premières années de Raymond Trencavel: Le retour du Rebelle. Avec lui, nous parlerons du souvenir laissé par Raymond Trencavel dans la mémoire des pays d’Oc et comment à notre époque un romancier peut s’inspirer de cette grande figure de notre histoire.

livre bernard MahouxLe livre de Bernard Mahoux, Le Retour du Rebelle. Tome 1. La bataille de Muret, TDO éditions, 2014, présenté pour la première fois à l’occasion de cette table ronde, sera disponible en librairie fin avril.

Tous les renseignements sur la sortie du livre ici:

http://www.tdo-editions.fr/collection-histoire-du-sud/160-roman-historique-le-retour-du-rebelle-9782366520439.html

 

 

 


Une découverte archéologique présentée pour la première fois au public : les vestiges du « Mur » ou prison de l’Inquisition de Carcassonne révélés par l’archéologie.

30 janvier 2014
Vestiges de l'enceinte de la prison de l'inquisition de Carcassonne. Photo Dominique Baudreu.

Vestiges de l’enceinte de la prison de l’inquisition de Carcassonne. Photo Dominique Baudreu.

Une découverte archéologique exceptionnelle présentée pour la première fois au public :
les vestiges du « Mur » ou prison de l’Inquisition de Carcassonne révélés par l’archéologie.

Une conférence de Dominique Baudreu et Fabienne Calvayrac, proposée par la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude à Carcassonne le samedi 15 février à 14 h 30, Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes. Entrée libre.

Présentation de la conférence:

La redécouverte du « Mur » ou prison de l’Inquisition à Carcassonne.
Les apports inédits de l’archéologie.
Dominique Baudreu (CAML), Fabienne Calvayrac (CAML)

Bien qu’évoquée par de nombreux auteurs, la prison inquisitoriale de Carcassonne, appelée aussi le « Mur » dès la seconde moitié du XIIIe siècle, est longtemps restée à l’écart de toute recherche spécifique.

Lieu d’incarcération de nombreux hérétiques (parmi lesquels le dernier Bon Homme connu, Bélibaste, qui s’en est évadé) ou de leurs partisans, le Mur de Carcassonne, institution à la fois crainte et dénoncée par les habitants du Midi, demeura longtemps le symbole de l’action répressive menée par les inquisiteurs à l’encontre de ceux qui remettaient en cause l’autorité de la papauté romaine. Grande figure de cette contestation au début du XIVe siècle, le franciscain Bernard Délicieux y fut enfermé après son procès, en décembre 1319, et y mourut quelques mois plus tard, vers la Pâques de l’année suivante. Abandonnée à une période encore incertaine entre le XVe et le XVIe siècle, le souvenir de la prison inquisitoriale s’estompa sans pour autant disparaître totalement.

Malgré une localisation suggérée dès le XVIIIe siècle dans les abords sud-ouest de la Cité, Viollet-le-Duc en personne n’a pas su interpréter les vestiges, pourtant bien visibles, de l’ancienne prison. A la fin du XIXe siècle, à la faveur de la redécouverte des événements de la Croisade albigeoise, le lieu devient porteur d’une charge symbolique particulière. Dans le célèbre tableau de Jean-Paul Laurens, La délivrance des emmurés de Carcassonne (1879), Bernard Délicieux, chef de file de la révolte contre l’Inquisition, est mis en scène devant la porte principale de la prison.

La délivrance des emmurés de Carcassonne. Jean-Paul Laurens, 1879.

La délivrance des emmurés de Carcassonne. Jean-Paul Laurens, 1879.

Identifiée au début du XXe siècle, l’emprise du Mur n’a pas pour autant réellement attiré la curiosité des chercheurs. Mais depuis 2009, des reconnaissances de terrain confrontées aux données historiques, nous permettent de mieux cerner les limites de la prison et d’en caractériser les vestiges. En 2012, Dominique Baudreu et Fabienne Calvayrac, adhérents tous les deux au Centre d’Archéologie Médiévale du Languedoc (CAML), ont réalisé un sondage archéologique afin de dégager jusqu’au seuil ce qui fut probablement la porte principale du Mur. 

Les premiers résultats de cette étude globale sur l’ancienne prison des inquisiteurs et les photos de la porte seront présentés publiquement, de manière inédite, le samedi 15 février à Carcassonne, à 14 h 30, à l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes, au cours de la séance mensuelle de la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude.


Samedi 30 novembre 2013 à Carcassonne, conférence sur la bataille de Muret avec l’historien Robert Vinas.

27 novembre 2013

La Bataille de Muret.

Samedi 30 novembre à 14 h 30, Auditorium des Jésuites, rue des études, à Carcassonne, l’AEC / René Nelli vous invite à suivre la conférence sur la bataille de Muret proposée par l’historien médiéviste Robert Vinas.

La bataille de Muret constitue un tournant majeur dans l’histoire de la « Croisade albigeoise ». Il y a 800 ans, le 12 septembre 1213, Simon de Montfort allait triompher de la grande armée méridionale emmenée par Pierre II d’Aragon, se rendant ainsi maître du comté de Toulouse et des territoires environnants.

Cette conférence sera suivie d’une discussion animée par Charles Peytavie, spécialiste du catharisme et de la Croisade albigeoise.

Tous deux ont participé en septembre dernier au colloque international organisé à Muret commémorant le VIIIe centenaire de la bataille de Muret (12 septembre 1213). Ils reviendront ensemble sur les perspectives ouvertes par les historiens au cours de ce colloque.
Entrée libre.