Les 7e Rencontres de Serres débutent demain 10 juillet à 18 h 30 avec une intervention sur la bataille de Muret.

9 juillet 2013

Serres rencontre 2009Les 7e Rencontres de Serres proposées par Michèle Deschamps et l’association Patrimoine de Serres débutent demain, le 10 juillet 2013, à 18 h 30 avec une intervention sur la bataille de Muret (1213) avec Franc Bardou et Charles Peytavie. Entrée libre.

Mercredi 10 Juillet à 18 h 30 : C. PEYTAVIE et F. BARDOU
 » À l’occasion du 8e centenaire de la bataille de MURET (1213). Une évocation à travers les troubadours et les chroniques du temps »

Franc Bardou est écrivain occitan, spécialiste des troubadours et de l’œuvre de René Nelli. Il est également maître ès Jeux de l’Académie des Jeux Floraux de Toulouse.
Charles Peytavie est historien médiéviste, spécialiste du catharisme et de la Croisade albigeoise.

La bataille de Muret, le 12 septembre 1213, a été l’un des tournants majeurs de la Croisade albigeoise, guerre sainte lancée en 1209 par le pape Innocent III pour lutter contre les hérétiques et leurs soutiens. En mettant fin aux espoirs nés quelques mois plus tôt à Toulouse à travers la constitution d’une Grande Couronne d’Aragon transpyrénéenne autour du roi Pierre II, elle a aussi changé l’histoire européenne. Les deux intervenants de la prochaine rencontre de Serres conjugueront leurs spécialités et leurs talents pour nous faire revivre ces quelques mois qui ont précédé la bataille et ces quelques heures qui bouleversé l’histoire du sud de l’Europe. Pour ce faire, ils donneront la parole aux chroniqueurs et aux troubadours qui ont commenté ce choc qui devait rebattre durablement les cartes géopolitiques de leur temps.

Jeudi 11 Juillet à 20 h 30 : HENRY DE LUMLEY
 » La Montagne sacrée du Mont Bégo – Préoccupation économique et mythes cosmogoniques des premiers peuples métallurgistes des Alpes Méridionales  »

Lundi 15 Juillet à 20 h 30: FREDDY MARTY
« Minéraux atypiques et exceptionnels : Aude et Pyrénées orientales »

Mercredi 17 Juillet à 20 h 30 : JEAN GUILAINE
« L’affaire TEVIEC et la violence dans la Préhistoire »

Vendredi 19 Juillet à 20 h 30 : JEAN CLOTTES
« La grotte CHAUVET, chef d’œuvre des Temps Glaciaires »

Samedi 20 Juillet à 20 h 30: MICHEL CHEVALIER
 » Le numérique est-il un art ?

Tout le programme en pdf ici:

http://www.paysdecouiza.fr/site/wp-content/uploads/LES-RENCONTRES-DE-SERRES-2013.pdf


Alet et son abbaye au temps des cathares. L’AEC vous invite à sa nouvelle journée découverte à Alet-les-Bains le samedi 4 mai 2013.

18 avril 2013

L’AEC / René Nelli vous invite à sa deuxième journée découverte le samedi 04 mai 2013 à Alet-les-Bains (Aude).

Cette journée, mise en place par nos bénévoles et en particulier Marie-Thérèze Delaprez avec le concours de Renaud Hertz, est organisée avec le soutien de la municipalité d’Alet-les-Bains et son représentant M. Jean-Jacques Hortoul.

Au programme de cette journée, nous avons prévu une visite commentée du village, de l’église paroissiale Saint-André (sous la conduite de Jean Ribes) et de l’abbaye Notre-Dame. En matinée, l’historien médiéviste Charles Peytavie nous présentera une conférence inédite intitulée: Alet et son abbaye au temps des cathares et de la Croisade albigeoise.

L’histoire d’Alet, au tournant des XIIe et XIIIe siècles, ne se limite pas, seulement, à celle de sa prestigieuse abbaye. A la veille de la Croisade, le développement du bourg est au cœur de la stratégie des Trencavel, vicomtes de Carcassonne, visant à asseoir plus fortement leur pouvoir en Razès. L’essor d’Alet attire de nouvelles populations et avec elles leurs idées et croyances nouvelles, jugées hérétiques par l’Eglise. Deux communautés religieuses y prennent de plus en plus d’importance: la communauté juive et la communauté des croyants cathares. Mais avec la Croisade et l’intervention de la Couronne capétienne, l’esprit de tolérance dont font coutume les moines bénédictins et les familles seigneuriales locales deviendra rapidement suspect. Les moines et toute la population d’Alet sont la cible des légats du pape et des inquisiteurs. Un temps exilés et accusés d’hérésie, les bénédictins devront tout mettre en œuvre pour récupérer leur abbaye. Quant aux Alétois, malgré l’acharnement des inquisiteurs, ils feront tout pour maintenir leurs droits et poursuivre l’expansion de leur localité.

Nous terminerons la journée par la visite de la chapelle romane du hameau de Saint-Salvayre.

Vous pouvez consulter et télécharger le programme et le bulletin d’inscription de cette journée  en cliquant sur le lien ci-dessous:

Programme de la Journée Découverte de l’AEC à Alet samedi 4 mai 2013


La bataille de Muret dans l’art contemporain. Une exposition à la médiathèque François Mitterrand de Muret jusqu’au 15 juin 2013.

14 avril 2013

muret expo-1En cette année de huit-centième anniversaire de la bataille de Muret, la ville de Muret, la médiathèque François Mitterrand de la ville et le Musée Clément Ader de Muret organise depuis le 12 avril jusqu’au 15 juin 2013, une exposition originale consacrée à la bataille de Muret dans l’art contemporain.

Le travail de Jacques Fauché réalisé en 1960 sur la Croisade albigeoise mis à l’honneur

La grande salle du 1er étage de la médiathèque de Muret accueille des œuvres ayant pour point commun de célébrer la mémoire de la célèbre bataille. Ce voyage dans la mémoire commence avec des œuvres des années 1960 avec la très peu figurative « bataille de Muret » de Charles-Pierre Bru,  ami de René Nelli dont nous avons évoqué tout récemment le souvenir lors de notre sortie à Fontiers-Cabardès. On peut également y découvrir les compositions sur la Croisade albigeoise et la bataille de Muret du peintre Jacques Fauché. Cette série d’huiles sur contreplaqué  avait été réalisée en 1960 pour le compte de l’ancien maire communiste de Noé,  Jean-Baptiste Doumeng et très peu montrée au public depuis cette époque. Pour l’anecdote, rappelons que Jacques Fauché s’était documenté pour l’occasion auprès d’André Lagarde et à travers les ouvrages de Zoé Oldenbourg. Il devait aussi une grande partie de ses connaissances sur les troubadours grâce à René Nelli et Robert Aribaud, alors critique d’art à la Dépêche du Midi. René Soula a raconté très précisément  l’histoire de cette commande artistique à partir des témoignages des protagonistes dans son livre Les Cathares. Entre Légende et Histoire. La mémoire de l’albigéisme du XIXe siècle à nos jours (IEO, 2004, p.169-187). Il a, à cette occasion, très bien montré comment cette oeuvre s’inscrivait dans la vision encore très « résistantialiste » de l’histoire des cathares propre aux auteurs et artistes en ce début des années 1960.

L’exposition de Muret accueille en tout une quarantaine d’œuvres parmi lesquelles signalons une lithographie de Raymond Moretti et les toiles « hyper réalistes » de l’artiste ruthénois  Hervé Olivier consacrées à la Croisade albigeoise qui avait été présentées au cours de l’été 2011 à la chapelle du musée de Lavaur avec des textes introductifs de Michel Roquebert. Un catalogue est disponible à l’issue de l’exposition.

Entrée gratuite aux heures d’ouverture de la médiathèque, au centre ville de Muret, 58, rue Clément Ader, près de l’église Saint-Jacques:

Mardi : 13h/18h30
Mercredi : 10h/12h30 et 14h/18h30
Jeudi : 13h/18h30
Vendredi : 13h/18h30
Samedi : 10h/12h30 et 14h/17h

Fermeture exceptionnelle le mardi 30 avril.

Renseignements au 05.61.51.91.30 / mediatheque@mairie-muret.fr


Samedi 9 mars 2013. Nouvelle journée découverte de l’AEC / René Nelli sur les traces des cathares à Belpech et dans le Lauragais audois.

12 février 2013

montageL’AEC / René Nelli prépare sa rentrée et vous invite dès le samedi 09 mars 2013 à une première journée découverte à Belpech et dans le Lauragais audois.

Au programme de cette journée, d’abord une visite sous la conduite de Franc Bardou et Charles Peytavie du village de Belpech, son château et son église Saint-Sernin et une conférence de Charles Peytavie intitulée:  » Les seigneurs de Belpech au temps du catharisme et de la Croisade albigeoise« . Après le repas, nous partirons à la découverte de deux villages du Lauragais audois au très riche patrimoine médiéval et possédant en particulier de très beaux exemples de stèles discoïdales : Saint-Michel de Lanès et Baraigne.

Cette journée a été organisée pour le compte de  notre association par notre président Philippe Ramon et notre nouvel administrateur Renaud Hertz.

Vous pouvez consulter et télécharger le programme de cette journée  en cliquant sur le lien ci-dessous:

Programme de la journée découverte de l’AEC 09 mars 2012 à Belpech


La vie quotidienne à Durban et dans les châteaux des Corbières au Moyen Âge. Une conférence de Gauthier Langlois.

4 octobre 2012

Située à une demi-heure de Narbonne ou de Perpignan, la commune de Durban-Corbières possède un riche patrimoine plutôt méconnu. Je vous propose de vous faire connaître l’histoire du château de Durban et la vie quotidienne de ses habitants au Moyen Âge dans une conférence qui se tiendra le 19 octobre 2012 à 18 h 30 au foyer municipal.

Cette conférence est organisée par le Comité de Sauvegarde du Vieux Durban. Elle est accessible à tout public. Les enfants seront les bienvenus et pourrons y participer de manière ludique.

Empreinte en cire du sceau de Vésiade de Durban, vers 1300. Cliché : Comité de sauvegarde du vieux Durban

Durban au Moyen Âge

Le château de Durban.© Charles Peytavie.

Durban est situé dans un espace densément peuplé et christianisé dès l’Antiquité. En témoigne la présence de nombreux lieux de cultes anciens, autrefois associés à des habitats. Au début Moyen Âge c’est le chef-lieu d’une petite baronnie des Corbières, vassale des vicomtes de Narbonne. Le premier seigneur connu, Guilhem Ebrin, prête serment de fidélité pour les châteaux de Durban et Saint-Martin au vicomte de Narbonne vers 1020. Mais ses descendants de ne vont pas toujours respecter cette fidélité. En 1058 ils accueillent l’archevêque de Narbonne en conflit avec son archidiacre et le vicomte. À cette occasion l’église de Durban est érigée en cathédrale et accueille les reliques des saints Just et Pasteur. Dans la première moitié du XIIe siècle, Guilhem de Durban en conflit avec Narbonne devient un fidèle des Trencavel, vicomtes de Carcassonne. Ces derniers le récompensent par l’attribution de plusieurs fiefs. Au début du XIIIe siècle les seigneurs de Durban nouent des alliances avec plusieurs familles hérétiques, dont les Cabaret. Pourtant ils ne sont pas inquiétés pendant la croisade des Albigeois. Et à la fin du XIIIe siècle ils reconstruisent leur château pour lui donner la forme d’un vaste palais urbain. Leurs descendants restent seigneurs de Durban et propriétaires du château jusqu’au XVIIIe siècle.

Plus de renseignements sur le site personnel de Gauthier Langlois : http://paratge.wordpress.com/2012/10/03/la-vie-quotidienne-a-durban-et-dans-les-chateaux-des-corbieres-au-moyen-age/


Prochaine journée découverte de l’AEC, samedi 27 octobre 2012 à Palairac, au coeur des Corbières.

3 octobre 2012

Le village de Palairac vu depuis le castrum médiéval.

Les cathares, la croisade albigeoise et l’argent de la guerre.

Samedi 27 octobre 2012, l’AEC/ René Nelli organise sa prochaine journée découverte à Palairac, au coeur des Corbières. Nous l’avons baptisée : Les cathares, la croisade albigeoise et l’argent de la guerre. Cette journée, conçue par notre ami Gauthier Langlois, est proposée en collaboration avec la commune de Palairac et l’association Mines en Corbières.

A cette occasion, nous vous proposons une visite exceptionnelle du castrum de Palairac et de deux mines, parmi les plus importantes des Corbières, la mine de la Canal et la mine de la Caune des Causses.

Palairac est au cœur du district minier des Hautes-Corbières exploité de l’Antiquité au milieu du XXe siècle. Au Moyen Âge le village est le centre de la seigneurie minière du Termenès. Ses mines de fer alimentent des forges pour la production d’outils et d’armes.

Décoration armoriée provenant du castrum de Palairac. XIIIe siècle.

Ses mines d’argent alimentent les ateliers monétaires de la région. Ils constituent l’une des bases de la puissance des seigneurs deTermes, vassaux des Trencavel qui réinvestissent les revenus miniers dans la construction de castra comme celui de Palairac. En conflit pour la possession de ces mines avec l’abbaye de Lagrasse et l’archevêque de Narbonne, les seigneurs de Termes rejettent l’autorité de l’Église catholique et adhèrent à l’hérésie cathare. Les croisés qui leur succèdent, Alain de Roucy et Simon de Montfort, reprennent à leur profit ce conflit. Nous visiterons quatre sites contemporains de ces évènements : l’église romane Saint-Saturnin et son riche décor baroque, le castrum ruiné qui domine le village actuel, la mine de fer de la Caune des Causses et la galerie de la Canal qui conduisait à la plus riche mine d’argent des Corbières.

Voici le programme détaillé de cette journée:

9 h 30 : Accueil à l’Église Saint-Saturnin de Palairac par Philippe Ramon, président de l’AEC / René Nelli, et Michel Rzepecki, maire de Palairac, président de la l’association Mines en Corbières
Café, croissants offerts.

10 h : Visite conférence de l’église de Palairac par Michel Rzepecki et visite du village et du castrum de Palairac par Gauthier Langlois, historien médiéviste.

Entrée de la mine de la Canal.

11 h 30 : à l’Église, conférence de Charles Peytavie, historien médiéviste : Les cathares et l’argent. Quel était le rapport des Bons hommes à l’argent ? Quel argent ? Celui obtenu par le travail de leurs mains ou celui reçu en aumônes des fidèles? A quoi était destiné le “trésor” de leurs Eglises en temps de paix puis en temps de guerre et de clandestinité.
Autant de questions abordées lors de cette conférence inédite proposée à l’occasion de cette journée en Corbières.

12 h 30 : repas au foyer municipal.

La mine de la Caune des Causses.

14 h / 14 h 30 : départ vers les sites miniers de la Canal et de la Caune des Causses.

16 h / 17 h : Fin de la journée.

Important : les mines sont accessibles à tout public et ne présentent pas de difficultés physiques. Il faut cependant prévoir des bottes et des vêtements peu salissants pour la visite de la mine de la Canal. Casques et lampes seront fournis par les organisateurs mais vous pouvez aussi apporter les vôtres. Pour la visite du village et la mine de la Caune des Causses, il est recommandé de prévoir de bonnes chaussures type “randonnée”. L’accès à la mine de la Caune des Causses se fera par un chemin de 2,7 km soit avec la camionnette d’un des organisateurs, soit avec votre propre véhicule.

Retrouvez en cliquant ici le programme complet de la journée découverte de l’AEC à Palairac le samedi 27 octobre 2012.


Toujours en kiosque ce mois-ci, un numéro de la revue Archéothéma sur les châteaux en Pays cathare.

13 août 2012

La revue d’Histoire et d’Archéologie grand public Archéothéma propose cet été un numéro consacré aux cathares et aux châteaux du Pays cathares piloté par les historiens médiévistes Gauthier Langlois et Charles Peytavie. Ce numéro est disponible en kiosque ou sur commande sur le site de l’éditeur. N’hésitez pas à le demander auprès de votre buraliste ou libraire si vous ne le trouvez pas en présentation dans les rayons.

L’éditorial et la présentation du magazine est à lire sur le site d’Archéothéma: http://www.archeothema.com/numero/les-chateaux-en-pays-cathare.htm.

Au sommaire de ce dossier, auquel l’AEC / René Nelli est étroitement associée (merci au passage à l’éditeur d’avoir publié une présentation substantielle de notre association), présente une série d’articles proposant de renouveler le regard porté sur les châteaux du Pays cathare à travers les recherches historiques et archéologiques les plus récentes:

Gauthier Langlois. L’affirmation de la seigneurie castrale dans le Midi au temps du catharisme.

Marie-Elise Gardel. Le site rupestre du Baux de Moussoulens.

Charles Peytavie. La société du Paratge.

Charles Peytavie. Cathares ou Albigeois. Vie et mort des Eglises dissidentes du Midi de la France.

Guilhem Baro et Hannes Ceulemans. Termes, de la résidence seigneuriale à la forteresse royale (Xe-XIVe siècle).

Gauthier Langlois. Le Pays cathares. Les mines et les castra.

Thomas Charpentier. Fenouillet. Un centre de pouvoir vicomtal antérieur au XIIIe siècle.

Charles Peytavie. La guerre de siège au cours de la Croisade albigeoise.

Gauthier Langlois. Termes, un siège exemplaire.

Gauthier Langlois. « La rébellion contre le roi » Le siège de la Cité de Carcassonne (1240).

Charles Peytavie. Retrouver Montségur. L’invention archéologique d’un haut lieu.

Charles Peytavie. Les forteresses du Lys et de la foi. Le grand oeuvre de saint Louis.

Dominique Baudreu. Les villages neufs de l’après Croisade albigeoise.

Gauthier Langlois. Qui sont les véritables constructeurs des forteresses royales ?

Gauthier Langlois. Du vicomte au sénéchal. Le château de Carcassonne avant et après la Croisade albigeoise.

Léna Hessing. Les archevêques de Narbonne, bâtisseurs et mécènes d’avant-garde.

A noter que plusieurs photographies de ce dossier sont l’oeuvre de notre ami photographe Patrick Courault et que vous pourrez découvrir pour la première fois les images du château de Montségur en 3D, tel qu’il était au XVIIe siècle, dues à Tristant Bergerot (http://www.espritcathare.org/) et à l’équipe du Musée de Montségur.


Rendez-vous estivaux autour du catharisme et de la société médiévale méridionale.

6 juillet 2012

Cet été, l’équipe de l’AEC est heureuse de vous recommander quelques conférences et rencontres qui se dérouleront dans le département de l’Aude:

Rencontres de Serres 2012

Rencontres de Serres 2011. Franc Bardou, Michel Roquebert, Charles Peytavie.

Organisées par les amis de Jean DESCHAMPS et l’Association Patrimoine de Serres.

Le jeudi 12 juillet à 18 heures au théâtre de plein air du château de Serres (Aude), entre Couiza et Arques.

Les troubadours et l’amour courtois. Les vies imaginaires du troubadour Peire Vidal.

Avec Michel ROQUEBERT, historien, Charles PEYTAVIE, historien médiéviste et Franc BARDOU, écrivain et poète occitan. Entrée libre.

Le mardi 24 juillet à 21 heures au théâtre de plein air du château de Serres (Aude)
« Les mines en Corbières » par Michel RZEPECKI, président des Mines en Corbières. Entrée libre.
Le mercredi 25 juillet à 21 heures au théâtre de plein air du château de Serres (Aude)
« Quel avenir pour l’antarctique? » par Daniel DEVILLE ingénieur de recherches au CNRS, professeur à l’université du Québec. Entrée libre
Le vendredi 27 juillet à 21 heures au théâtre de plein air du château de Serres (Aude)
L’art des cavernes préhistoriques par Jean CLOTTES, président du Comité international des Monuments et sites, Conservateur général du patrimoine. Entrée libre

Le mardi 17 juillet à 21 heures à Quillan, salle de la Cigale

Au Moyen-âge, l’homme est ce qu’il mange. Propos apéritifs autour de la gastronomie médiévale. Conférence de Nicolas GOUZY, écrivain, spécialiste de la gastronomie médiévale. Entrée gratuite.

Le mardi 7 août à 21 heures à Tuchan (Aude) dans la cour des écoles.

Puilaurens. © Franc Bardou.

Les châteaux des pays du Roussillon et du Languedoc à travers les sources historiques et archéologiques. Soirée organisée par l’Association  des Amis d’Aguilar avec Thomas CHARPENTIER, guide conférencier et archéologue.

Le Mardi 28 août, à 21 heures  à Quillan, salle de la Cigale

De Toulouse à Montségur. Les origines du catharisme en pays d’oc. Conférence illustrée de Charles PEYTAVIE, historien médiéviste, spécialiste du catharisme. Entrée gratuite.

 Que sait-on des débuts du catharisme au XIIe siècle avant la tourmente de la Croisade albigeoise ? Comment les communautés cathares étaient-elles organisées et quelles étaient leurs croyances ? Voilà les deux questions auxquelles Charles Peytavie portera toute son attention dans une conférence illustrée par des images et des documents d’époque. Ce sera aussi l’occasion de découvrir la vie des Eglises cathares au moment où les Bons hommes vivent encore au grand jour leur foi chrétienne dissidente et prêchent en langue d’oc l’«entendement du Bien». On découvrira également comment la menace d’une répression de plus en plus sévère au début du XIIIe siècle les obligera à se concerter et à demander la reconstruction du village fortifié de Montségur.

L’historien Francesco Zambon et le photographe Patrick Courault sont avec Michel Roquebert les invités de la 4e journée René Nelli à Bouisse, le samedi 23 juin 2012.

8 juin 2012

Parmi les invités de la 4e journée René Nelli organisée au château de Bouisse le samedi 23 juin prochain, l’AEC a l’honneur de recevoir cette année l’historien italien Francesco Zambon, professeur de philologie à l’Université de Trente, spécialiste des troubadours et des sources cathares, et le photographe Patrick Courault.

En octobre 2009, les deux hommes se rencontraient pour la première fois en Italie. Venu réaliser un reportage photographique sur les cathares, Patrick Courault réalisait un entretien resté inédit du spécialiste italien qui aurait dû être publié début 2010 dans le n°11 du magazine Histoire du catharisme édité alors par le Centre d’Etudes Cathares. A l’occasion de leur venue à Bouisse, il nous a semblé intéressant de vous proposer la transcription de cet entretien qui présente un état des lieux de la recherche sur le catharisme en Italie.

Existe-t-il encore une recherche sur le catharisme en Italie ?

 F. Zambon:  Je pense que nous sommes dans une époque qui bouge par rapport à la période précédente, où ceux qui s’intéressaient au catharisme en Italie étaient des Allemands, des Français, dont le père Antoine Dondaine qui a découvert, à Florence, des textes fondamentaux sur le catharisme. Les progrès de ces dernières années sont considérables. On peut citer les études du chercheur Raoul Manselli dont nous sommes redevables du seul ouvrage général sur le catharisme en Italie, mais aussi d’autres comme, Grado Giovanni Merlo, Gabriele Zanella, Lorenzo Paolini, Enrico Riparelli…

Port de Desenzano (Italie). © Patrick Courault. Cette cité fut au début du XIIIe siècle le siège d’un évêché cathare italien et le lieu de résidence du théologien cathare Jean de Lugio, auteur du Livre des Deux Principes.

Depuis le début des années 1990 de jeunes chercheurs, souvent des femmes d’ailleurs, sous la direction d’historiens, ont aussi publié sur les sources italiennes. Tout n’est pas défriché. Par exemple, on m’a montré des procès verbaux de l’Inquisition se trouvant à la bibliothèque de Mantoue. Certains documents peuvent être parfois très intéressants, car ils permettent de reconstituer toute la vie, toute l’histoire d’hérétiques comme Armanno Pungilupo. Ils pouvaient être considérés par les gens et même par les autorités ecclésiastiques comme des saints, et lorsque l’on découvrait qu’ils étaient cathares, leurs dépouilles étaient déterrées et leurs os brûlés.

Existe-t-il des rapports difficiles entre l’Eglise romaine et l’histoire du catharisme en Italie ? Les chercheurs sont-ils critiqués ?

F. Zambon: Malheureusement oui ! Malgré le fameux discours du Pape Jean-Paul II qui avait demandé pardon pour les crimes commis par l’Eglise durant son histoire et notamment par l’Inquisition, on trouve, en son sein, des tendances que je définirais comme intégristes. J’ai eu une polémique publiée dans les journaux « Corriere Della Sera » et « la Répubblica » car un des plus importants écrivains catholiques, Vittorio Messori, biographe de Jean-Paul II. Il avait écrit un article à l’occasion de l’anniversaire de la prise de Béziers. Il communiquait sur l’intention de fonder une association catholique anti calomnie qui considèrerait que tous les historiens soutenant que les cathares ont été massacrés par l’église, ne sont que des calomniateurs et qu’il faut rétablir la vérité. Il citait tout un ensemble de pseudo informations sur le catharisme, parfois tirées de sources médiévales, et parfois inventées, et qui lui servait pour présenter le catharisme comme une religion, de violents, d’intolérants, qui ont créé des problèmes, alors que c’est tout le contraire. C’était un article tellement incompréhensible, plein de contre vérité, d’ignorance et par conséquent de déformation de la vérité historique.

Les arènes de Vérone (Italie). © Patrick Courault.                       166 Bons hommes et Bonnes femmes du Midi de la France arrêtés à Sirmione y sont brûlés le 13 février 1278.

(…) L’intérêt historique objectif pour  le catharisme est récent en Italie. Il y a toujours eu, de la part de l’Eglise, une résistance à ce développement. Et d’autre part, les traces matérielles du catharisme en Italie, même si il a connu un développement aussi important que celui du sud ouest de la France, sont très rares et peu significatives. Donc il n’y a pas eu de légendes, de traditions, de romans qui auraient pu nourrir l’histoire des cathares dans la conscience populaire ou collective. Cela a toujours été un petit chapitre de l’histoire de l’Eglise dont se sont occupés surtout les historiens catholiques et c’est seulement depuis vingt ans que des non catholiques, des historiens, des historiens des religions, commencent à s’intéresser à ce phénomène en soit, indépendamment de l’Eglise.

Parle-t-on des cathares dans les livres d’histoire en Italie ? 

F. Zambon : Très peu. En France il y a eu la croisade albigeoise, c’est un fait historique important pour l’histoire de la France et pour l’Europe en général. C’est par ce biais que l’on connaît, plus qu’en Italie,  le mot cathares ou albigeois. Les historiens du XIXème siècle, en France, ont fait des ouvrages littéraires sur la croisade, mais en Italie il n’y a rien eu de tout cela. Tout est resté un chapitre secondaire dans l’histoire de l’Eglise.

Francesco Zambon

Francesco Zambon est professeur de philologie et de linguistique romane à l’université de Trente. Depuis 2006, il est membre du conseil d’administration de cette université. Ces principales recherches portent sur  le « Livre du Graal » de Robert de Boron et le cycle romanesque du graal, les traités et les rituels cathares, la poésie et les chansons des troubadours et la mystique médiévale. Il a longtemps été correspondant italien de la revue Heresis publiée par le Centre d’Etudes Cathares. Parmi ses nombreux travaux sur le catharisme ou la croisade albigeoise, citons sans être exhaustif :

 «L’évêque Foulque dans la « Chanson de la Croisade albigeoise »», dans 1209-1309. Un siècle intense au pied des Pyrénées, sous la direction de Claudine Pailhès, Castanet-Tolosan: Conseil Général de l’Ariège – Archives Départementales, 2010, p. 181-194

«L’interprétation cathare des paraboles évangéliques: les deux arbres, la brebis et la drachme perdues», dans 1209-2009. Cathares: une histoire à pacifier?,  sous la direction d’Anne Brenon, Portet-sur-Garonne: Loubatières, 2010, p. 155-169

«Guénon e la leggenda del Graal» dans Esoterismo e religione nel pensiero di René Guénon, A. Iacovella (a cura di), Carmagnola (Torino): Arktos, 2009, p. 41-56

«Le mythe du Graal chez Jean Cocteau et Julien Gracq» dans La mythologie de l’antiquité à la modernité. Appropriation-adaptation-détournement, Rennes: Presses Universitaires de Rennes, 2009, p. 371-382

«I catari e il potere» dans Gli arconti di questo mondo. Gnosi: politica e diritto, Bonvecchio, T. Tonchia (a cura di), Trieste: Università di Trieste, 2000, p. 147-160

«Le catharisme et les mythes du Graal», dans Catharisme: l’édifice imaginaire, Carcassonne: Centre d’Etudes Cathares, 1998, p. 215-243

Paratge. Els trobadors i la croada contra els càtars, Barcelona: Columna, 1998

La cena segreta. Trattati e rituali catari, Milano: Adelphi, 1997, 472 p

«La notion de Paratge des troubadours à la ‘Chanson de la Croisade albigeoise’», dans Les voies de l’hérésie. Le groupe aristocratique en Languedoc, Carcassonne: Centre d’Etudes Cathares, coll. Heresis, 1995, vol. III,  p. 9-27

Retrouvez toutes les publications de Francesco Zambon sur sa page de présentation sur le site de l’université de Trente : http://www.unitn.it/dsllf/8390/francesco-zambon

Patrick Courault. © Jacques Jany.

 Patrick Courault est photographe. Normand au passé de marin, il s’est d’abord spécialisé dans la photographie aérienne des rivages et plus particulièrement ceux des côtes de Normandie entre le Tréport et le Mont Saint-Michel. Sa recherche permanente des lumières, a séduit, et lui a valu de publier douze livres préfacés par l’historienne Régine Pernoud, l’écrivain Didier Decoin de l’Académie Goncourt ou l’écrivain Frédéric Lasaygues. Depuis l’an 2000, il étend sa zone de travail au Grand Ouest ainsi qu’à l’Europe, notamment les Balkans et le Midi de la France sur les traces des bogomiles et des cathares.

Retrouvez les photographies et les livres de Patrick Courault sur son site internet : http://www.courault.org/nc.html


Samedi 14 avril 2012. Rando-découverte sur les traces des Bons hommes à Cabrespine (Aude) et dans la vallée du Clamoux.

10 avril 2012

Une nouvelle rando-découverte en Cabardès

La vallée du Clamoux vue du château de Cabrespine. © Jean-Claude Capéra.

Samedi 14 avril 2012, l’AEC/ René Nelli, en partenariat avec l’association « PATRIMOINES, vallées des Cabardès » vous invite à une nouvelle rando-découverte sur les pas des Bons hommes à Cabrespine et dans la vallée du Clamoux. Une occasion d’évoquer la situation de Cabrespine au temps de la croisade albigeoise, les liens de l’ancien prieuré Saint Pierre de Cabrespine avec l’abbaye de Lagrasse ou encore le sort du château après la croisade albigeoise. Les troubadours de la Montagne Noire (en particulier Raymond de Miraval et Peire Vidal) seront évoqués dans une présentation de la culture d’Oc au XIIe et XIIIe siècles à travers le regard porté sur eux par le Bréviaire d’Amour de Matfre Ermengaud.

Les ruines du château de Cabrespine. © Jean-Claude Capéra.

Cette randonnée-découverte d’environ 3 h 30, de difficulté moyenne, sera commentée  par Franc Bardou, spécialiste des troubadours, Charles Peytavie, historien médiéviste,  et Jean-Claude Capéra, président de l’association « PATRIMOINES, vallées des Cabardès» (patrimoinesvalleesdescabardes.unblog.fr).

Rendez-vous le samedi 14 avril à 13 h 30, parking du Gouffre de Cabrespine; prévoir de bonnes chaussures de marche.