Samedi 28 mars 2015, à Carcassonne, l’AEC / René Nelli reçoit l’écrivain et éditeur Michel Cosem pour évoquer avec lui l’oeuvre poétique de René Nelli. Une causerie animée par Franc Bardou.

9 mars 2015


Michel_CosemSamedi 28 mars 2015, à Carcassonne (ville basse), à partir de 15 h 30, Auditorium des Jésuites
, l’AEC / René Nelli a le plaisir de vous inviter à rencontrer l’écrivain, poète et éditeur Michel Cosem ; il  nous fait l’honneur de venir évoquer son amitié avec René Nelli et leurs discussions autour de la poésie et la création en langue d’oc. Cette rencontre publique et ouverte à tous sera animée par Franc Bardou. Elle fera suite à l’assemblée générale de notre association.

Michel Cosem

Les vies multiples du troubadour Peire Vidal. Un roman de Michel Cosem paru en 2009, aux éditions du Pierregord (toujours disponible).

Les vies multiples du troubadour Peire Vidal. Un excellent  roman de Michel Cosem paru en 2009, aux éditions du Pierregord (toujours disponible).

Prix Artaud en 1986, Prix Malrieu en poésie en 1993, Michel Cosem dirige la revue Encres Vives qu’il a fondé en 1960.De 1967 à 1987, il est responsable national du secteur poésie-écriture au Groupe français d’éducation nouvelle (GFEN) ; dans ce cadre, parallèlement aux travaux d’Elisabeth Bing, il crée l’atelier d’écriture. De 1974 à 1980, il assure les fonctions de directeur de la collection Découvrir aux Éditions Seghers. Il fonde en 1988 avec Félix Castan Escalasud / colloque des Poètes du Sud. « Poète du bonheur intérieur » selon Robert Sabatier, « Voyageur contemplatif dans l’aveuglant paradis » selon Gilles Lades, il est l’auteur de nombreux recueils de poèmes, des romans et des livres pour la jeunesse. L’amour de la nature, de l’imaginaire et du voyage sert de fil conducteur à cette œuvre. Michel Cosem est aussi l’auteur d’anthologies de poésie parues aux éditions Seghers, Gallimard, Milan, Larousse. Ses romans pour la jeunesse sont très lus en France. Il a reçu le Prix Renaudot pour la jeunesse en 2002. Auteur bilingue, il a consacré plusieurs ouvrages à la langue occitane et à l’histoire et aux légendes de l’Occitanie.

Michel Cosem et René Nelli

Michel Cosem rencontre René Nelli dans les années 1960. Un dialogue amical s’engage entre les deux écrivains et poètes ;en 1969, Michel Cosem publie un recueil de poèmes de René Nelli intitulé La vie que s’interdit la vie . L’ouvrage lance la collection de poésie d’avant-garde Manuscrits aux éditions Encres vives.

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L’Ariège. Vérités et émotions. Editions Un Autre Reg’Art, 2013. L’Ariège vuepar Fabien Boutet et racontée par Michel Cosem. Toujours disponible en librairie.

 


En librairie. Les actes du colloque « Le temps de la bataille de Muret.12 septembre 1213  » sont actuellement disponibles en librairie.

6 février 2015

img413Les actes du colloque « Le temps de la bataille de Muret. 12 septembre 1213 » sont actuellement disponibles en librairie ou   sur commande auprès de la Fédération Historique de Midi-Pyrénées.

SOMMAIRE

Conférence :

Martin ALVIRA CABRER : Muret 1213, réflexions sur une bataille perdue.

La bataille :

Michel ROQUEBERT : Les fondements juridiques de l’intervention du roi Pierre II d’Aragon sur le théâtre de la croisade albigeoise.

Jean-Louis BIGET : Anthropologie de la bataille médiévale : le cas de Muret.

Muret, sa position en Comminges et en pays toulousain :
Espaces et hommes au début du XIIIe siècle

Christian MONNIER : La physionomie de Muret à l’époque médiévale et son évolution.

Yann HENRY : De l’Antiquité au Moyen-Age : origines et mutations du peuplement dans la plaine de Muret.

Jean-Michel LASSURE : La Garonne à Muret.

Gérard PRADALIE : Salles et la porte de Salles.

Henri AMEGLIO : Le site de la bataille de Muret : découvertes archéologiques, 1843-1984.

Eric TRANIER et Henri MOLET : À la recherche des traces du champ de bataille de Muret : les opérations archéologiques « Petit-Joffréry » et « Grand-Joffréry » (2011-2013).

Les royautés et les principautés : enjeux politiques et juridiques :

Patrick DE LATOUR : Bernard IV, obligé d’Alphonse le Chaste et vassal de Pierre le Catholique (1176-1213).

Martin DE FRAMOND : Bannières, milices urbaines et armoiries dans les vicomtés « aragonaises » de Millau et Gévaudan avant Muret.

Sergi GRAU TORRAS : La législation contre l’hérésie dans la couronne d’Aragon au temps du roi Pierre II d’Aragon.

Josep SERRANO DAURA : L’Assemblée de Paix et de Trêve jusqu’au règne de Pierre 1er de Catalogne et son évolution vers la Cour générale.

Nicolas LEROY : La croisade albigeoise dans ses confins orientaux : les répercussions de Muret sur la Provence rhodanienne et le Languedoc oriental.

Thierry PECOUT : La mort de Pierre II et l’émergence d’une principauté en Provence.

img414Société :

Guy-Pierre SOUVERVILLE : Les fondations ecclésiastiques en Comminges, du Nébouzan au Pays de Touges, aux XIIe et XIIIe siècles. Sources et documents.

Pierre VIDAL : Hospitaliers et templiers en Muretain, des premiers établissements (début XIIe s.) aux premières bastides (milieu XIIIe s.) : réseaux de pouvoirs et organisation de l’espace.

René SOURIAC : Bernard IV de Comminges en ses villes maîtresses : les coutumes de Muret (1203), et de Saint-Gaudens (1202).

Claudine PAILHES : Née de la croisade, la « Terre du Maréchal ».

Magali BAUDOUIN : Les vicomtes de Labarthe et la Barousse au début du XIIIe siècle.

Charles PEYTAVIE : Les seigneurs de Penne d’Albigeois et les évènements de la Croisade albigeoise. Les ambitions politiques et stratégiques d’un lignage méridional en temps de crise.

Culture :

Michel BANNIARD : Les enjeux langagiers d’une défaite : la mutation d’un paradigme.

Marjolaine RAGUIN : Langues et identités dans la partie anonyme de lachanson de la Croisade albigeoise.

Robert VINAS : L’image du roi Pierre d’Aragon dans le « Livre des faits » de son fils, le roi Jaume 1er.

Art et représentations :

Daniel CAZES : L’art dans les pays de Toulouse, Comminges et Foix au temps de la bataille de Muret.

Quitterie CAZES : Toulouse et la Catalogne à la fin du XIIe siècle : le « troisième atelier » de la Daurade.

Emmanuel GARLAND : La peinture murale au XIIIe siècle. Contribution à l’étude du décor peint des églises de Montsaunès et de Castillon-en-Couserans.

Hélène LAUG : L’architecture de l’église Saint-Jacques de Muret, du XIIe au XVIe siècle.

Christophe MARQUEZ : De l’iconographie de Simon de Montfort.

Enjeu de mémoire ? Visions, perceptions et interprétations :

Bernard MONTAGNES op. : Histoire et légende : Saint-Dominique à Muret ?

Pierre-Jean SOURIAC : Les enjeux mémoriels de la croisade albigeoise au temps des guerres de Religion.

Georges PASSERAT : Mary Lafon (1810-1884), traducteur de la Cansode la Crosada.

Rémy PECH : Muret 1913 : une fête félibréenne pimentée de politique.

René SOULA : Les célébrations de la bataille de Muret au XXe siècle : conflits de l’histoire et de la mémoire.

Jean-Pierre AMALRIC : La bataille de Muret vue d’Espagne : entre Histoire et Mémoire historique.

André DUPUY : Résonnances contemporaines d’une défaite : témoignage d’un occitanisme.

Conclusion par Martin AURELL.

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Le colloque sur le temps de la bataille de Muret a débuté hier avec les interventions très appréciées de Martin Alvira Cabrer, Jean-Louis Biget et Michel Roquebert.© Ch. Peytavie. – à Muret. Vendredi 13 septembre 2013.

Bulletin de commande auprès de la Fédération historique Midi-Pyrénées :

Cliquer pour accéder à Muret_COMMANDE.pdf

 


Samedi 31 janvier 2015, à Carcassonne, « Trencavel à l’assaut de la Cité. Le grand siège de 1240. »

20 janvier 2015

[Conférence]
Carcassonne, samedi 31 janvier 2015, à 14 h 30, l’AEC / René Nelli vous invite à la conférence publique à deux voix de Bernard Mahoux & Gauthier Langlois
« Trencavel à l’assaut de la Cité. Le grand siège de 1240. »

Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes à Carcassonne.
Les deux auteurs dédicaceront leurs ouvrages respectifs à la fin de la conférence.

A la fin de l’été 1240, le jeune vicomte de Carcassonne, Albi et Béziers, Raymond Trencavel, tente de reprendre possession des terres dont la Croisade puis le roi de France l’a spolié. Grâce au soutien massif de la population, de la noblesse locale – et particulièrement des sympathisants du catharisme – il assiège la cité de Carcassonne où s’est réfugié le sénéchal représentant le roi capétien.
L’historien médiéviste Gauthier Langlois, qui a déjà publié plusieurs articles de référence sur ce siège, et l’écrivain Bernard Mahoux, qui fait revivre cet épisode dans son roman « Le Retour du rebelle. Carcassonne ou mourir (TDO éditions), unissent leur voix pour évoquer ce grand épisode de l’histoire de la Cité de Carcassonne.img407


L’AEC / René Nelli a le plaisir de vous inviter à assister à ses deux prochaines conférences.

29 octobre 2014

Samedi 29 novembre 2014, Auditorium de la chapelle des Jésuites , 14 h 30, entrée libre

h-norbertus-van-premontre_hendrik-causc3a9_grimbergen1Hérésies médiévales en Flandre et dans les Pays-Bas au début du XIIe siècle. L’hérétique Tanchelm ou Tanchelin, un proto-cathare ?

Une conférence de Michel Gybels, administrateur de l’AEC / René Nelli

Tanchelin, Tanchelm ou encore Tanchelin d’Anvers est un moine réformateur religieux, un prophète « communaliste » du début du XIIe siècle, connu surtout pour son antisacerdotalisme. Selon certaines sources il aurait fait partie de l’entourage du comte Robert II de Flandre (Robert de Jérusalem), dont il est peut-être officier ou notaire qui avait suivi le duc Godefroy de Bouillon en Croisade en Palestine (1096-1099). Tanchelin commence à prêcher en Hollande, en Zélande, en Flandre et en Brabant dès 1110. Ses critiques sont dirigées contre l’Église catholique romaine. Il prône l’agrandissement de l’évêché de Thérouanne jusqu’à Utrecht, prêche le refus de payer la dîme et nie la validité des sacrements délivrés par les prêtres indignes. Il opère aussi la distinction entre l’Église des simples – dont il se prétend le représentant au nom de l’Esprit qu’il dit incarner – à l’Église des clercs. Il s’oppose aux fastes et aux richesses inutiles de l’Église qu’il qualifie de bordel et vante les mérites de la vie apostolique, pour lui synonyme de pauvreté. Enfin, il favorise les mariages librement consentis par les époux. Il tire parti d’un conflit d’intérêt entre le comte et l’archevêché d’Utrecht afin de soulever le peuple anversois contre son clergé corrompu. Il dirige Anvers au nom de Dieu, s’entoure d’une garde armée et à sa dévotion il multiplie les sermons dans une ambiance d’hystérie. Emprisonné à Cologne en 1113-1114, il est libéré malgré les protestations des chanoines d’Utrecht.Finalement, il est assassiné en 1115 par un prêtre catholique alors qu’il traverse l’estuaire de l’Escaut à Vlissingen en Zélande. Toutefois ses adeptes conservent le pouvoir dans la ville d’Anvers.

Samedi 06 décembre 2014, Auditorium de la chapelle des Jésuites, 14 h 30, entrée libre

Le crépuscule d’une vicomté : l’histoire méconnue du Fenolhedès dernier foyer de la résistance à la croisade contre les Albigeois.

Une conférence de Rodrigue Tréton, docteur en Histoire médiévale.

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Le castrum de Fenouillet et le pic de Bugarach.  © Photo Franc Bardou.

 

L’historiographie de la croisade contre les Albigeois et de l’annexion du Languedoc méditerranéen au royaume de France entérinée par le traité de Corbeil en 1258 a bien souvent passé sous silence la question de l’ancien pays de Fenolhedès. Pourtant, ce territoire pyrénéen, devenu vicomté aux alentours de l’an mil, a été le dernier véritable foyer de la résistance militaire face à l’Eglise et au pouvoir des Capétiens. Ce n’est en effet que onze ans après la prise de Montségur que Xatbert de Barbaira rendit les armes à Quéribus en 1255.

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Le château de Quéribus et le Fenolhedès. ©Photo Franc Bardou.

En s’appuyant sur le résultat d’une longue enquête personnelle menée dans les archives de France et d’Espagne, le conférencier s’attachera à présenter l’originalité de la situation géopolitique du Fenolhedès et les motivations de ses derniers vicomtes tout en déroulant le fil des principaux événements qui aboutirent à la suppression définitive de la vicomté en 1262.


Samedi 27 septembre 2014. Nouvelle journée découverte de l’AEC à Burlats dans le Tarn sur les pas de la vicomtesse Adélaïde et du catharisme dans le pays castrais.

5 septembre 2014

 

Le village de Burlats. Photo Franc Bardou.

Samedi 27 septembre 2014, l’AEC / René Nelli vous propose une nouvelle journée découverte à Burlats (8 km en amont de Castres) sur les pas de la vicomtesse Adélaïde et du catharisme en pays castrais dans la vallée de l’Agoût.

Nombre d’inscrits limité à 70 personnes. Journée gratuite pour les adhérents (sauf repas)

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

10 h 00 : Accueil par notre présidente Annie Lambert à Burlats (8 km en amont de Castres) devant la mairie du village installée dans les ruines de l’ancien prieuré Saint-Pierre.

Les vestiges du prieuré Saint-Pierre de Burlats.

Les vestiges du prieuré Saint-Pierre de Burlats. Photo Franc Bardou.

10 h 30 : Début de la visite du village sous la conduite de Jean-Louis Spertino (Association Patrimoine et culture du Burlats), avec la participation de Bernard Mahoux et Charles Peytavie. Au programme, visite des vestiges de l’ancien prieuré Saint-Pierre, visite du pavillon d’Adélaïde, découverte du village médiéval (Maison d’Adam, tour de la Bistoure, castel du Burlats).

La pavillon d'Adélaïde à Burlats (XIIe siècle).

La pavillon d’Adélaïde à Burlats (XIIe siècle). Photo Franc Bardou.

13 h 00 : Repas en commun au centre d’accueil Le Moulin des Sitelles, labellisé Gîtes de France.

15h 00 – 16 h : Conférence de Charles Peytavie, historien médiéviste : Adélaïde « comtesse de Burlatz». De l’Histoire à la légende.

Adélaïde et le vicomte Roger II.

Adélaïde et le vicomte Roger II. Photo Franc Bardou.

Nièce de roi (le capétien Louis VII), fille de comte (celui de Toulouse Raymond V), mariée en 1171 au vicomte Roger II de Béziers, la vicomtesse Adélaïde (ou Adelaïs) fut louée pour sa beauté et sa courtoisie par les plus grands troubadours de son temps. Dans la seconde moitié du XIIe siècle, sa cour, en particulier lorsqu’elle réside à Castres ou à Burlats, fut l’une des plus renommée du Midi. Mais mêlée à tous les conflits de son temps, Adélaïde entre aussi dans la postérité par ses gestes politiques en particulier lorsque la papauté étend son action contre l’hérésie aux terres des Trencavel et désigne Lavaur comme «le siège de Satan». Au cours de l’été 1181, elle doit ainsi faire face dans cette cité à la première expédition guerrière contre l’hérésie conduite par un légat du pape en pays chrétien. Sa gestion de cette crise sera connue dans toute l’Europe. Elle contribuera aussi, par delà les siècles, à assurer la renommée de la «comtesse de Burlatz».

Cette conférence sera prolongée par une discussion autour de la légende d’Adélaïde avec le romancier Bernard Mahoux, auteur de la saga La Malédiction des Trencavel.
Dédicaces.

17 h 00 : Fin de la journée.

Le bulletin d’inscription pour la journée et le bulletin de réservation pour le repas en commun sont à télécharger ici : Programme de la journée et bulletin d’inscription JD Burlats 2014Les bords de l'Agoût et la tour de la Bistoure. Photo Franc Bardou.

Les bords de l’Agoût et la tour de la Bistoure. Photo Franc Bardou.

 


Samedi 28 juin 2014. 6e Journée René Nelli au château de Bouisse. René Nelli philosophe. Amour de la sagesse et sagesse de l’amour. Avec Jòrdi Blanc, Michel Roquebert, Charles Peytavie, Franc Bardou et la participation de la Compagnie Fées et Gestes.

4 juin 2014
René Nelli, professeur de philosophie en 1936.

René Nelli, professeur de philosophie, en 1936.

Samedi 28 juin 2014.

Pour la 6e année consécutive, retrouvez votre rendez-vous annuel dédié à la mémoire de l’historien et poète René Nelli à Bouisse (Aude), au cœur des Corbières.

Cette année,  les organisateurs ont choisi de consacrer cette journée à René Nelli philosophe. Amour de la sagesse, sagesse de l’amour.

Voici le programme détaillée de cette journée :

Retrouvez le programme et le bulletin d’inscription en fichier pdf en cliquant ci-dessous:

Programme 6e Journée René Nelli à Bouisse 2014

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

09 h 30 : Rendez-vous à la mairie de Bouisse

Accueil par Annie Lambert, présidente de l’AEC / René Nelli, par Philippe Ramon, président des Amis du château de Bouisse, par Francis Baron, maire de Bouisse et par Hervé Baro, conseiller général et vice-président de la Communauté de Communes de la Région Lézignanaise Corbières et Minervois. Café et viennoiseries.

10 h : Montée au château de Bouisse.
Accueil et lectures tout au long de la journée
par la Compagnie Fées et Gestes.

René Nelli dans son bureau Rue du Palais à Carcassonne.

René Nelli dans son bureau Rue du Palais à Carcassonne.

René Nelli, un parcours en philosophie.
Par Charles PEYTAVIE, historien, spécialiste du catharisme.
Retour en quelques dates sur le parcours philosophique de René Nelli.

Nelli – Jaurès, des points de rencontres insoupçonnés.
Par Jòrdi BLANC, docteur en philosophie, maître ès sciences économiques, auteur de plusieurs ouvrages sur Jean Jaurès et éditeur de ses Œuvres philosophiques. René Nelli avait huit ans lors de l’assassinat de Jaurés. Outre l’engagement socialiste, philosophes tous deux, c’est leur métier qui permet de les rapprocher. Mais que peut-il y avoir de commun entre la poétique et puissante métaphysique de La Réalité du monde sensible de Jean Jaurès et la philosophie du catharisme et de l’éros de René Nelli? Or, profondément albigéiste, Jaurès n’ignore rien du catharisme. Et, au-delà du monde phénoménal, sur lequel ils divergent, une commune aspiration à la transcendance les réunit.

René Nelli, un philosophe surréel.
Par Franc BARDOU, écrivain et essayiste, spécialiste de l’oeuvre de René Nelli. Platon chassait les poètes de sa cité républicaine, mais René Nelli est pourtant parvenu à approfondir sa révolution surréaliste méditerranéenne à partir des conceptions néoplatoniciennes de Plotin, puis dans une belle harmonie avec de grands penseurs de son siècle, Alquié, Bachelard, Jung, Corbin, mais aussi Laborit ou même encore Heidegger, tandis que le pessimisme du regard qu’il posait sur notre monde semble nous renvoyer à celui de Schopenhauer. René Nelli est vraiment un poète palpitant au cœur de la philosophie.

12 h 30 : Repas, salle de l’ancienne école du village.

14 h 45 : Au château de Bouisse.

Sur un texte de René Nelli : « Introduction à une dialectique
du bien et du mal ».
Par Michel ROQUEBERT, historien, spécialiste du catharisme. En 1943, René Nelli participe à un numéro spécial des Cahiers du Sud, réalisé sous la direction de Joë Bousquet et de Jean Ballard et qui paraît sous le titre Le Génie d’Oc et l’homme méditerranéen. Etudes et poèmes. Sa contribution à cet ouvrage collectif fut un article intitulé Introduction à une dialectique du bien et du mal, avec, en surtitre : Esprit d’une métaphysique d’oc. Il s’agit d’une pure réflexion philosophique, laquelle s’avère quelque peu paradoxale. Si le mot de catharisme, en effet, n’y est pas prononcé une seule fois, cette réflexion n’en constitue pas moins une approche de ce qu’il y a de plus profond, philosophiquement parlant, dans la religion cathare.

Bouisse. © Photo Franc Bardou.

Bouisse. Photo Franc Bardou.

 

16 h 00 : Lecture théâtralisée par la Compagnie Fées et Gestes de plusieurs scènes du «Mystère» Beatris de Planissolas
Mise en espace sur la terrasse du château
Avec Esther Candaës et Jean-Louis Manceau avec la participation de Franc Bardou

16 h 45 : Fin de la journée


Une nouvelle conférence sur Pennautier au temps de cathares. Après le destin de la famille seigneuriale, la vie de la communauté villageoise.

19 mai 2014

[Conférence à Pennautier. Samedi 24 mai 2014 au théâtre Na Loba à 18 h 30]

Le village fortifié de Pennautier en Cabardès.

Le village fortifié de Pennautier en Cabardès.

L’historien médiéviste Charles Peytavie poursuit son exploration de l’histoire de Pennautier au temps des cathares et vous propose une nouvelle conférence inédite:

Pennautier au Moyen Age (XIIe-XIVe siècles). L’essor d’une communauté villageoise au temps des cathares, du roi et des inquisiteurs.

Après s’être intéressé le mois dernier au sort et à la participation de la famille seigneuriale de ce village du Cabardès pendant les événements de la Croisade albigeoise, découvrons qu’elle fut la vie de la communauté villageoise de Pennautier durant cette époque troublée à l’origine de profonds bouleversements politiques, religieux et sociaux.

Résumé de la conférence:

Pennautier au Moyen Age (XIIe-XIVe siècles). L’essor d’une communauté villageoise au temps des cathares, du roi et des inquisiteurs.

Que sait-on de l’histoire de la communauté villageoise de Pennautier entre les XIIe et XIVe siècles ? Quel sort lui est réservé pendant les événements de Croisade albigeoise ? Comment tous ceux qui n’appartenaient pas aux clans qui dirigeaient la destinée du castrum et qui ne furent chassés pas de leurs terres par les croisés ont-ils vécu la lutte acharnée contre les hérétiques qui sera désormais portée au cœur de leur famille et de leur paroisse par les inquisiteurs et les frères des ordres mendiants ? Nous verrons comment pendant de longues années certains Pennautierois vont se montrer profondément fidèles aux Bons hommes, leur offrant gîte et couvert ou organisant leurs prédications clandestines. Ce dévouement a touché toutes les catégories de population et même parfois les plus surprenantes à commencer dans les années 1280 par le curé de leur village lui-même, un nommé Arnaud Morlane. Drôle d’homme. Accusé par ses ouailles d’avoir été consolé par les Bons hommes quelques minutes avant sa mort, cela lui vaudra d’être exhumé trente-cinq ans plus tard et d’être brûlé au nom de l’Inquisition !

Sceau de la communauté de Pennautier en 1303.

Sceau de la communauté de Pennautier en 1303.

Dans un tel contexte, les habitants de Pennautier devront aussi s’adapter à un nouveau seigneur suzerain, le roi de France, qui n’entend rien lâcher de ses prérogatives juridiques et économiques, à l’instar, comme nous l’observerons, de la pugnacité qu’il déploie pour s’opposer au comte de Foix qui réclame la haute justice sur le village.
Nouvel Eldorado avant l’heure, le Cabardès attire toutes les convoitises et le contrôle de Pennautier est une des clés de la stratégie mise en œuvre par la Couronne, et d’autres, pour renforcer leur pouvoir sur ce territoire et reléguer définitivement au second plan l’empreinte de ses anciens seigneurs. Car d’ailleurs qui saurait résister à la promesse d’importants revenus tirés de la mise en valeur de ses forêts, de ses terres arables ou de ses activités textiles, minières et métallurgiques ?
Face à tout cela, dans cette société médiévale où chacun cherche à tirer son épingle du jeu, nous verrons comment a pris forme la communauté des Pennautierois et comment au début du XIVe siècle elle s’est enfin dotée de sa propre identité juridique au point de compter désormais parmi les « bonnes villes » d’un domaine royal capétien en passe d’être presque définitivement respecté.


Vendredi 25 avril 2014, à Pennautier, Charles Peytavie présente une conférence inédite sur les seigneurs de Pennautier au temps des cathares et de la Croisade albigeoise.

22 avril 2014

[Conférence]

L’AEC / René Nelli vous recommande vendredi 25 avril 2014 à 18 h 30, Théâtre Na Loba à Pennautier, la conférence inédite de Charles Peytavie, historien du catharisme et de la Croisade albigeoise.

Les Pennautier. L’histoire mouvementée d’un lignage au cœur de la Croisade albigeoise et de la lutte contre l’hérésie (XIIe-XIVe siècles).

Sceau de la communauté de Pennautier, 1303. Cliché Gauthier Langlois.

Sceau de la communauté de Pennautier, 1303. Cliché Gauthier Langlois.

Présents depuis le début du XIIe siècle dans l’entourage des vicomtes de Carcassonne, les Trencavel, les seigneurs de Pennautier témoignent d’une fidélité sans faille à leurs suzerains au moment où ceux-ci deviennent la cible de l’Eglise de Rome et de la Croisade contre les Albigeois. Comptant parmi eux de nombreux fidèles au christianisme des Bons Hommes voire même des membres de ce clergé dissident, ils deviennent à leur tour la cible des croisés puis des inquisiteurs. Alors que plusieurs membres du lignage sont condamnés pour hérésie ou complicité avec les hérétiques, d’autres rejoignent les insurgés qui tentent de reprendre Carcassonne au nom de Raymond Trencavel en 1240. Faydits notoires et exemplaires, traqués désormais autant par le lys et que par la croix, ils n’hésitent pas à braver le danger organisant plusieurs voyages jusqu’à Montségur afin d’écouter la parole des plus grands dignitaires du catharisme. Privés de leurs biens et de leurs droits sur la seigneurie de Pennautier, dépossédés au profit de la Couronne, ils payeront longtemps, comme nous le verrons, leurs engagements politique et religieux. On comprend pourquoi, dans la seconde moitié du XIIIe siècle, leurs héritiers ne parviendront jamais à retrouver l’intégralité de leurs biens même au prix d’un long et redoutable bras de fer judiciaire avec le roi et ses représentants dans la sénéchaussée de Carcassonne. Il faudra du temps pour que les derniers membres du lignage de Pennautier deviennent des serviteurs zélés du souverain capétien. Quant à la réconciliation avec l’Eglise, nous verrons comment elle advint en offrant à certains des membres de cette turbulente famille de très belles opportunités de carrière.


Une découverte archéologique présentée pour la première fois au public : les vestiges du « Mur » ou prison de l’Inquisition de Carcassonne révélés par l’archéologie.

30 janvier 2014
Vestiges de l'enceinte de la prison de l'inquisition de Carcassonne. Photo Dominique Baudreu.

Vestiges de l’enceinte de la prison de l’inquisition de Carcassonne. Photo Dominique Baudreu.

Une découverte archéologique exceptionnelle présentée pour la première fois au public :
les vestiges du « Mur » ou prison de l’Inquisition de Carcassonne révélés par l’archéologie.

Une conférence de Dominique Baudreu et Fabienne Calvayrac, proposée par la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude à Carcassonne le samedi 15 février à 14 h 30, Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes. Entrée libre.

Présentation de la conférence:

La redécouverte du « Mur » ou prison de l’Inquisition à Carcassonne.
Les apports inédits de l’archéologie.
Dominique Baudreu (CAML), Fabienne Calvayrac (CAML)

Bien qu’évoquée par de nombreux auteurs, la prison inquisitoriale de Carcassonne, appelée aussi le « Mur » dès la seconde moitié du XIIIe siècle, est longtemps restée à l’écart de toute recherche spécifique.

Lieu d’incarcération de nombreux hérétiques (parmi lesquels le dernier Bon Homme connu, Bélibaste, qui s’en est évadé) ou de leurs partisans, le Mur de Carcassonne, institution à la fois crainte et dénoncée par les habitants du Midi, demeura longtemps le symbole de l’action répressive menée par les inquisiteurs à l’encontre de ceux qui remettaient en cause l’autorité de la papauté romaine. Grande figure de cette contestation au début du XIVe siècle, le franciscain Bernard Délicieux y fut enfermé après son procès, en décembre 1319, et y mourut quelques mois plus tard, vers la Pâques de l’année suivante. Abandonnée à une période encore incertaine entre le XVe et le XVIe siècle, le souvenir de la prison inquisitoriale s’estompa sans pour autant disparaître totalement.

Malgré une localisation suggérée dès le XVIIIe siècle dans les abords sud-ouest de la Cité, Viollet-le-Duc en personne n’a pas su interpréter les vestiges, pourtant bien visibles, de l’ancienne prison. A la fin du XIXe siècle, à la faveur de la redécouverte des événements de la Croisade albigeoise, le lieu devient porteur d’une charge symbolique particulière. Dans le célèbre tableau de Jean-Paul Laurens, La délivrance des emmurés de Carcassonne (1879), Bernard Délicieux, chef de file de la révolte contre l’Inquisition, est mis en scène devant la porte principale de la prison.

La délivrance des emmurés de Carcassonne. Jean-Paul Laurens, 1879.

La délivrance des emmurés de Carcassonne. Jean-Paul Laurens, 1879.

Identifiée au début du XXe siècle, l’emprise du Mur n’a pas pour autant réellement attiré la curiosité des chercheurs. Mais depuis 2009, des reconnaissances de terrain confrontées aux données historiques, nous permettent de mieux cerner les limites de la prison et d’en caractériser les vestiges. En 2012, Dominique Baudreu et Fabienne Calvayrac, adhérents tous les deux au Centre d’Archéologie Médiévale du Languedoc (CAML), ont réalisé un sondage archéologique afin de dégager jusqu’au seuil ce qui fut probablement la porte principale du Mur. 

Les premiers résultats de cette étude globale sur l’ancienne prison des inquisiteurs et les photos de la porte seront présentés publiquement, de manière inédite, le samedi 15 février à Carcassonne, à 14 h 30, à l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes, au cours de la séance mensuelle de la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude.


L’AEC / René Nelli vous invite à découvrir le Montségur des cathares en 3D.

5 janvier 2014

photo BPremier rendez-vous exceptionnel de l’année pour l’AEC / René Nelli.

Samedi 11 janvier 2014 à Carcassonne, auditorium des Jésuites, rue des Etudes, à 14 h 30 : Présentation du film de Tristan Bergerot « Montségur de l’envol à la chute ».

En présence du réalisateur et de Fabrice Chambon, historien et guide-conférencier du site de Montségur.

Tourné entre l’automne et le printemps 2012-2013, ce film documentaire, également sorti en DVD, évoque la période de l’occupation cathare au sommet du pog. Afin de l’illustrer cinq intervenants (André Czeski, Fabrice Chambon, Claude Marsol, Olivier de Robert et Tristan Bergerot) nous amènent sur les pentes du pog à la rencontre des habitants de ce village au destin exceptionnel; ils racontent à tour de rôle son histoire entre 1204 et 1244. Le tout est illustré par des propositions de restitutions inédites en 3D basée sur les témoignages historiques et archéologiques.

Diffusé en avant-première, début juillet 2013 à Montségur, ce film de 59 min a déjà rencontré en Ariège un franc succès.
Après une première présentation à Toulouse à la fin de l’année dernière, l’AEC tenait à le présenter aussi au public audois et carcassonnais.

Promotion DVDMontségur. De l’envol à la chute. Un film de Tristan Bergerot.
Une production Esprit cathare / Forum des arts et civilisations.
Durée: 59 min. Langue: Français. Audio : Stéréo. Format: 2.35 (compatible 16/9).

Renseignements ici:
http://www.espritcathare.org/#!film/c23bc